dimanche 21 mai 2017

Jeux pourpres


Le fantasme qui m'habite m'offre parfois de merveilleux moments. Celui que je vais vous conter ici fait partie des plus fous, des plus marquants et surtout des plus inattendus qu'il m'ait été donné de vivre. 

C'était il y a un mois, avant que ma vie ne prenne l'un de ces énièmes tournants qui m'amènent si souvent à changer bien des choses. Je ne sais pas si la fessée fera partie de ma nouvelle vie, si j'en aurais encore l'envie (elle se fait très discrète en ce moment), mais quand je repense à ce dernier épisode, je ne peux m'empêcher de sourire et d'en ressentir un peu du bonheur qui avait soufflé fort ce jour-là.  

Les personnages de cette histoire ont un prénom et peut-être même un pseudonyme. Comme je ne sais ce qu'il en est, du moins pour chacun d'eux, je me référerai ici à eux par une simple initiale. 

J. était l'initiateur et le chef d'orchestre de ce moment d'exception. C'est un homme vraiment épatant. Gentil, intelligent, sécurisant et bienveillant, il est de ces gens qui inspirent immédiatement la confiance. Nous nous étions connus sur le site des « Lunes Pourpres » où nous avions parfois échangé quelques mails, mais nous n'avions jamais eu l'occasion de nous rencontrer. 

Ce jour-là, il eut l'audace de me proposer quelque chose de totalement nouveau pour moi, quelque chose qui m'aurait sans doute semblé inenvisageable quelques mois auparavant, mais qui, dans l'esprit de renouveau dans lequel je me trouvais alors, ne semblait pas si dissonant : vivre la fessée à plusieurs, mais avec personne que je ne connaisse (mis à part lui, que je ne connaissais qu’à travers quelques écrits). 

Deux choses me laissaient dubitative. Qu'allais-je ressentir à être vue et touchée par de parfaits inconnus ? Et jouer à la fessée hors d'un cadre sentimental allait-il me plaire? N'allais-je pas trouver cela un peu fade et artificiel ? 

En réponse à ma première interrogation, mon aventure chez Cris et Chuchotement m'a rassurée. J’ai trouvé plutôt agréable et amusant d’être vue par de parfaits inconnus, et je crois que cela ne m’aurait pas déplu s’ils avaient voulu participer un peu à l’action, sous réserve que j'en garde contrôle, bien entendu. Je n'avais donc pas à m'inquiéter sur ce point.

Il ne restait donc plus que l'aspect humain et sentimental. Le courant allait-il passer avec mes camarades de jeu ? Allais-je réussir à dissocier la fessée de son aspect sentimental qui m'est d'ordinaire si cher ? Tout déprendrait des gens que je rencontrerai, et sur ce point J. eu à cœur de me rassurer. Il me téléphona à plusieurs reprises, pour m'expliquer un peu de ce qui était prévu mais surtout pour me rassurer sur les personnes qui allaient partager notre aventure. Et dans ces personnes, il y avait précisément C. et S., les deux femmes qui allaient être fessées avec moi et qui entreprirent elles aussi de me rassurer. C'est très rare que je puisse discuter avec des femmes qui partagent le même fantasme que moi, d'habitude ce sont plutôt des hommes qui m'écrivent, et C. et S. ont été d'une immense gentillesse, douceur et bienveillance à mon égard ! Rendez-vous fut donc pris car non seulement je n'avais plus la moindre raison d'hésiter, mais j’étais surtout très impatiente de connaître J., C. et S. dans la vraie vie !

Nous devions nous rencontrer à Montmartre, où C. et son compagnon P. avaient réservé l'appartement qui abriterait nos jeux. Je devais y retrouver J. vers 14h. S. et son compagnon W. devaient également nous y rejoindre afin que nous fassions connaissance avant notre entrée en scène. S. et son compagnon P. avaient des obligations professionnelles et devaient nous rejoindre un peu plus tard. 

Comme à mon habitude, j'arrivais en avance (jamais je ne serai fessée pour être arrivée en retard à un rendez-vous !) et en profitais pour faire un petit tour dans le quartier et m'y remémorer avec nostalgie quelques beaux souvenirs que j'en avais gardé. 
A l’heure dite, je me trouvais devant le théâtre qui jouxtait le lieu de notre rendez-vous, et attendais, de moins en moins sûre de moi. Mon téléphone se mit à vibrer alors que le Monsieur fort élégant qui se trouvait à côté de moi jouait avec son téléphone. Nous nous sommes souris, puis embrassés. C'était J., visiblement tout aussi impressionné que moi. Il portait un costume. Avait-il lu que cela faisait partie de mes fantasmes ? Peut-être pas, puisqu'il ne portait pas de cravate. Mais qui porte encore une cravate de nos jours ???
Le sentiment qui m'habitait à la découverte de J. était assez étrange. En fait, J. est exactement le type de personne que je pourrais côtoyer au travail, nous avons d’ailleurs des activités professionnelles très proches. C’était tout à la fois rassurant et un peu perturbant car je n’arrivais pas à me mettre en mode "jeu". V. avait tendance à prendre le pas sur A., ce qu’il ne fallait surtout pas ! 
Heureusement arrivèrent, quelques minutes plus tard, S. et W. ! 
S. est une femme très belle, très douce, souriante avec ce rien de timidité qui la rend vraiment craquante. Elle a un corps magnifique, absolument parfait, mais cela je le découvrirai plus tard ! 
W., c'est mon petit frère, il parle et rit tout le temps ! Il nous a mis tout de suite tous très à l’aise. Il semblait ravi de cette aventure, même s’il ne savait pas vraiment en quoi cela allait consister. Car, je l’apprenais à cet instant, le grand organisateur de l'événement, c'était P., le compagnon de S. 
D'après ce que racontaient W. et J., il leur avait posé tout un tas de question pour s’assurer de répondre aux attentes de chacun et chacune. une telle organisation m'a un peu fait peur ! J’ai toujours joué en improvisant. Serais-je capable de suivre les directives d'un metteur en scène ?
Je suppliais J. et W. de ne pas jouer trop sérieusement, mais ils me répondaient qu'ils ne savaient pas exactement comment cela allait se passer, que c’était P. qui détenait les règles du jeu et qui les brieferait avant que nous ne soyons autorisées à entrer en scène. Je n’étais pas vraiment inquiète car je savais que J. aurait à cœur de satisfaire mes goûts et mes envies, qu'il avait pris soin de connaitre en détail, et W. nous faisait tellement rire que je ne l’imaginais pas une seconde tenir dans une mise en scène sévère et austère. Mais lorsque nous primes le chemin de l'appartement, ma belle assurance s'évapora aussi vite que mon cœur battait, même si je faisais de mon mieux pour ne rien en laisser paraître.

(à suivre)

mercredi 3 mai 2017

Un ami formidable

Un après-midi à Cris et Chuchotements, vu à contre-champ.


J'y suis allé à reculons. Pour lui faire plaisir. Car à peine arrivés, j'avais une envie furieuse de repartir. Rien n'allait, ni l'endroit, ni le public. Rien ! 

Alors ça m'a rendu de fort mauvaise humeur. Furieux et bougon. Elle ne pouvait que s'en rendre compte. Si je me suis gravement forcé à rester là, c'est pour elle, parce qu'elle en avait VRAIMENT envie. Amplement mérité je dois dire.

Alors on a trouvé un petit coin désert. Une sorte de boudoir anglais, assez sombre tout au fond d'un couloir et à moitié dissimulé. C'est là que je lui ai flanqué la fessée. Moi, dos à la porte. Et elle face à moi, sans atermoiements, sa culotte bien vite abaissée. Toute de suite donc, les fesses se sont retrouvées nues. Et peu importe qu'elles soient un peu meurtries de la veille. J'ai pris deux ou trois instruments ramassés à coté du bar. Elle manifestement émoustillée par mon choix. 

Et puis très vite j'ai senti des ombres dans mon dos sans en percevoir le nombre. Juste un souffle collectif, une discrète présence. Elle, le regard tourné vers l'ouverture qui donnait accès à la chambre du supplice, en apercevait parfaitement le nombre, des visages inconnus. A genoux, le buste posé sur les miens, face au public, elle a reçu la fessée sans que sa pudeur eut trop à en souffrir. Une bonne grosse fessée à l'intimité préservée, main et cravache œuvrant à tour de rôle. Ses gémissements, signe du cocktail réussi, un zeste de douleur et bien du plaisir, l'ont délivré de ce pourquoi elle avait désiré venir là. Et moi, ils m'ont délivré de ma méchante humeur. Je l'en remercie. Puis tous deux détendus on a finalement bavardé tranquillement avec les quelques personnes présentes.

lundi 24 avril 2017

Un après-midi à Cris et Chuchotements


Cela faisait longtemps que j'avais envie de participer aux "50 nuances de Cris" du célèbre club BDSM parisien, Cris et Chuchotements, et c'est avec joie que je m'y suis rendue en ce jour de vendredi saint. Pas pour m'y faire crucifier sur une croix de Saint-André, rassurez-vous ! J'avais l'espoir de m'y amuser et découvrir de nouvelles sensations et émotions. Contrat rempli, amplement !

Pour ceux qui ne connaissent pas, une petite présentation s'impose. C'est un lieu un peu bizarre pour toute personne qui, comme moi, est étrangère au monde du BDSM, mais très sympa. Enfin c'est surtout Pascal, le maître des lieux, qui est très sympa ! Il vous accueille vraiment très gentiment, simplement, chaleureusement. Pour les novices, il prend le temps de tout expliquer et de présenter les lieux de manière à ce que l'acclimatation se fasse toute en douceur.

La première salle dans laquelle vous entrez est  très cosy, une sorte de salon tout de rouge et d'or, où se trouve le bar... et tout un tas d'instruments à disposition de la clientèle. Un véritable trésor !  


En dehors de cette salle, le lieu est constitué de tout un dédale de petites pièces à thématiques variées.





Je crois qu'il existe aussi une grande salle, mais elle doit sans doute être réservée aux soirées. 

Autant vous l'avouer, je n'étais pas particulièrement attirée par les thématiques proposées, mais j'ai tout de même trouvé mon bonheur dans un petit salon anglais qui convenait parfaitement à ma fantaisie. 


Nous y avons joué longuement et j'en suis ressortie les fesses en feu... et couvertes de bleus! Parce qu'il faut le comprendre, ce lieu est tellement extravagant et éloigné de toute réalité que l'on ne peut que se laisser glisser entièrement dans le jeu, en oubliant toute inhibition et forcément en dépassant (un peu) ses limites habituelles. C'est tout l'intérêt de ce genre de lieux, mais c'est aussi la raison pour laquelle il vaut mieux y aller avec un partenaire qui vous connait bien et saura vous imposer les limites qu'il convient.

Une autre bizarrerie du lieu, ce sont les "hommes seuls", ceux qui ne viennent pas accompagnés. Au début, ils nous ont mis un peu mal-à-l'aise parce qu'ils nous suivaient partout en affichant un visage parfaitement impassible et sans dire le moindre mot. Je crois, mais n'en suis pas sûre, que c'est la règle, que les hommes qui viennent seuls dans les donjons peuvent regarder mais ne doivent pas interférer avec les couples qui jouent. Du coup, cela crée une ambiance bizarre et assez froide, qui nous a personnellement un peu dérangés, du moins au début, parce qu'une fois dans le jeu, on oublie presque tout de l'environnement! Et je dois l'avouer, j'ai trouvé cela très excitant et amusant d'être regardée, d'autant plus que mon ami avait eu la prévenance de choisir des positions où lui seul profitait de mon intimité, les spectateurs ne pouvant guère voir que ses gestes et mes réactions. Cela n'avait donc rien d'impudique, du moins dans mon esprit, et j'ai éprouvé, à ce petit jeu d'exhibition soft, un grand plaisir !

Une fois que nous avons fini de jouer, nous sommes retournés dans la grande salle du bar où nous avons pris un verre et fait la connaissance des autres participants, avec qui nous avons eu grand plaisir à discuter. Et c'est là encore une des grandes qualités de ce lieu que de pouvoir y rencontrer d'autres personnes qui partagent la même passion et avec qui on peut, si on le souhaite, discuter librement et passer un moment très convivial.

Vous l'aurez compris, j'ai passé un après-midi vraiment très agréable chez Cris et Chuchotements et y retournerai volontiers, en après-midi ou en soirée. Pascal m'a d'ailleurs dit qu'il prévoyait une soirée "spéciale fessée" dans le courant du mois de mai. Ce sera un jeudi soir, la date exacte sera prochainement précisée sur le site. J'adorerais y participer, mais le jeudi soir n'est guère commode pour qui travaille en province, loin de la capitale. Mais si jamais j'ai la chance d'y aller, nul doute que vous en entendrez parler, ici même ! :-)

vendredi 31 mars 2017

Souvenirs de vacances


S'il y a bien une chose que je déteste, ce sont ces séances où mes amis me montrent leurs photos ou films de vacances. Il n'y a rien de plus assommant ! Comment voulez-vous être intéressé, touché, ému par quelque chose que vous n'avez pas vécu et qui n'a aucune signification pour vous ? Mais pour eux, cela en a une, forcément, et l'exercice dure toujours un temps qui me parait infini et que je ne sais comment interrompre sans risquer de vexer ces personnes qui me sont chères.

Mais ça, c'est parce que je ne connais pas ce jeune couple ! Si j'avais des amis comme eux, je me précipiterai dès leur retour pour voir leurs films de vacances... et croyez-moi, jamais je n'interromprai la séance !

Une croisière dans les caraïbes...

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Une petite escapade sur la côte...

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Une ballade en forêt...

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Si comme moi, vous aimez les vidéos simples et naturelles de ce très joli couple, vous pourrez en trouver beaucoup d'autres ici.


mardi 28 mars 2017

La légende de Whipping Tom



Petite histoire dans l'Histoire, les Whipping Tom n'étaient pas des héros de légende mais bien de cruels serial fesseurs qui terrorisèrent Londres aux 17e et 18e siècles. 

On ne sait pas grand chose du premier Whipping Tom qui battit sa célébrité en martyrisant les derrières féminins, si ce n'est qu'il était mentionné comme "l'ennemi des culs de jeunes femmes blancs laiteux", qu'il se faisait un devoir de rougir en l'année 1672. 

Le second Whipping Tom est nettement plus documenté. Il commit ses méfaits en 1681, soit seulement neuf ans après le premier, mais d'après la croyance populaire, ces deux Whipping Tom n'étaient pas la même personne mais ils se connaissaient. Un passage de témoin, en quelque sorte...

Ce Whipping Tom là avait à cœur de se montrer digne de son prédécesseur et semblait prendre son devoir très au sérieux. Il suivait les femmes qui se trouvaient seules dans les ruelles sombres ou les cours mal éclairées du vieux Londres, se ruaient sur elles, les flanquaient sur ses genoux, soulevait leurs jupes et jupons et s'acharnaient violemment sur leur derrière dénudé.
Son arme de prédilection était sa main, mais il lui arrivait d'utiliser des verges avec lesquelles il blessait sérieusement les pauvres demoiselles.
Une fois son forfait terminé, il s'évanouissait dans la nature en criant "Spanko!", laissant sa victime apeurée et désorientée. Ses attaques se répétaient toutes les nuits, et il s'échappait de la scène si rapidement que les gens lui prêtèrent des pouvoirs surnaturels !
Comme les pouvoirs publics semblaient impuissants à mettre la main sur lui, les londoniens s'organisèrent. A la nuit tombée, les femmes ne sortaient plus qu'en groupes, armées de couteaux. Des hommes s'habillaient en femme pour tenter de leurrer cet effrayant serial fesseur, mais le monstre ne s'y est jamais laissé prendre! Nuit après nuit, il continuait ses forfaits et lorsque les citoyens de garde entendaient rugir le désormais célèbre "Spanko!" et se précipitaient, ils ne trouvaient jamais que la pauvre victime, gisant en pleurs au sol. Whipping Tom avait disparut, plus vite que la lumière...

A la fin de l'année 1681, deux hommes furent arrêtés et jugés pour ces attaques, un tailleur de Holborn et son ami. Leurs noms, comment ils ont été capturés et l'issue du procès ont été oubliés, nous ne sauront donc jamais si l'un deux étaient vraiment le célèbre Whipping Tom, mais force est de constater que les attaques ont cessé. Si ce n'était pas eux, leur capture a dû convaincre le vrai Whipping Tom  qu'il était tant de prendre sa retraite ! Peu importe, les femmes pouvaient à nouveau se promener en toute sécurité dans les rues de Londres à la nuit tombée, et c'est bien là le plus important !

Mais trente années plus tard, le cauchemar renaissait, non plus à Londres mais dans le petit village de Hackney situé à 5 miles de là. En 1712, Thomas Wallis, qui avait entendu parler des exploits de Whipping Tom et qui venait de se faire éconduire par une donzelle qui avait eu l'outrecuidance de se refuser à lui, décida de rendosser le costume du serial fesseur et de se venger par la même de toutes les femmes... et ainsi sauver l'humanité, car selon ses propres mots, "à moins de battre leur monstrueux orgueil et leur bassesse, l'humanité risquait de tomber sous l'esclavage des femmes". 

Le 10 octobre, donc, Wallis se saisit d'un branche de bouleau et partit à la recherche de sa première victime, une jeune paysanne qu'il trouva dans un champ. Comme son illustre modèle trente ans plus tôt, il l'attrapa, releva ses jupes et la fouetta sévèrement sur ses fesses nues.

Mais il ne s'arrêta pas là car il s'était fixé un objectif fort ambitieux : fouetter cent femmes avant Noël ! Il sortit donc, inlassablement, chaque soir, faisant parfois même plusieurs victimes. Fin novembre, il avait déjà fouetté plus de 70 femmes !

Mais il ne réussit jamais à atteindre son objectif. Arrêté début décembre, il avoua rapidement ses crimes et, la justice anglaise ne manquant ni d'humour, ni d'à-propos, passa un an en prison où il fut fouetté chaque semaine... par des femmes.

La légende de Whipping Tom s'arrête là. Depuis plus de trois siècles, plus personne n'a rendossé son costume. Mais la plus grande vigilance s'impose. L'esprit de Whipping Tom pourrait bien renaître, au détour d'un vieux manoir anglais... ou d'un donjon parisien... et si jamais vous entendez crier "Spanko!" derrière vous, une seule consigne ne vaut : planquez vous !!!

mercredi 15 mars 2017

Humeur badine



Il fallait que cette Saint-valentin soit marquante, au moins dans mon esprit...

"Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui?" me demanda-t-il dès notre réveil.

" Je veux aller chez Dèmonia acheter une canne ! "

Ce n'était pas la plus romantique des idées, j'en conviens, mais cela faisait des années que j'avais envie d'essayer cet instrument, et à ma grande déception, jamais personne ne m'avait fait la surprise d'en apporter une lors de nos rendez-vous cuisants.  Ce n'était pas faute d'y faire souvent allusion. Certains de mes partenaires ont même parfois déclaré que la prochaine fois, c'était sûr, j'y aurais droit... Mais que nenni, j'ai toujours été beaucoup trop sage, sans doute, pour la mériter !

Mais ce jour-là, j'étais bien décidée à prendre mon destin en main et à me procurer, coûte que coûte, ce précieux objet.

Après avoir traversé à pied et en talons la moitié de la capitale (pensait-il vraiment réussir ainsi à infléchir ma volonté ?), nous sommes arrivés au 6 de l'avenue Jean Aicard. Je vous l'avoue, j'ai eu un petit moment d'hésitation. L'endroit ne me semblait guère accueillant. Je m'attendais à une boutique, une vraie, avec une vitrine, des lumières, des choses rigolotes ou effrayantes à regarder avant d'entrer. Mais Dèmonia, ce n'est pas comme ça ! Nous nous trouvions devant une façade quasi- aveugle, une fenêtre à barreaux  et une porte cochère rouge marquée d'un grand "D" juste au-dessus. 


J'étais un peu mal-à-l'aise.

"Tu es sûr que c'est là ?" lui demandais-je, septique

" Oui, tu vois le "D"..."

Je me décidais donc à franchir le pas et me retrouvais dans un petit couloir, guère plus accueillant, barré d'un rideau rouge comme dans les sex-shops d'autrefois.


" Tu es déjà venu ici, tu est sûr ?"

" Mais oui ! Allez, rentre !" 

Si j'avais été seule, je ne serais sans doute jamais entrée dans cet endroit, ce qui aurait été fort regrettable puisque derrière ce rideau rouge si peu engageant se cache un magasin très grand et bien éclairé, très agréable, divisé en sections plus ou moins thématiques. 

Mon ami se précipita sur les tenues en latex, vinyl, ou cuir, dont le choix ici est très impressionnant, tandis que je cherchais avidement les instruments de fessée.  Il y a de très jolis modèles de martinet, de cravache, de paddle chez Dèmonia, mais les prix sont globalement assez élevés. Difficile de trouver un martinet ou une cravache à moins de 50 euros, voire beaucoup plus ! Les cannes, elles, sont beaucoup moins chères. Je choisis une badine en rotin de 60 cm de long, légère et très maniable et, parce que forcément on ne peut être raisonnable dans un tel endroit, mon cœur s'est ensuite laissé tenter par un paddle en cuir de Betty Page, magnifique et très agréable à prendre en main ! J'avais hâte de l'essayer pour savoir quelle sensation il pouvait procurer mais un petit écriteau rappelait au client qu'il était interdit de "tester" les instruments dans l'enceinte de la boutique. Il me faudrait donc attendre un peu...
Mon ami, grand amateur de ligotage en tout genre, rajouta une paire de menotte à notre trésor et nous reprîmes notre chemin à travers les rues de la capitale. La badine était trop grande pour tenir dans le sac, aussi je m'amusais avec, à jouer, selon l'imagination de chacun, les chefs d'orchestre ou les dominas. C'est un objet assez grisant à prendre en main, il faut l'essayer pour le comprendre. Mais comme mon ami est d'un naturel plus discret, du moins pour ces choses-là, il ne tarda pas à me confisquer mon nouveau jouet et à le cacher à l'intérieur de son manteau. Je traînais des pieds, du coup, mais quand il a proposé que nous arrêtions chez Concorde pour acheter un petit complément, je retrouvais instantanément forme et vitalité...

J'exagère un peu. Nous avions parcourus à pied plus de 10 km et j'avais vraiment les pieds en compote. Je lui demandais la grâce de prendre un petit café en terrasse et en profitais pour récupérer ma baguette magique. C'est muni de ce cruel instrument que nous fîmes une entrée remarquée chez Concorde. Il y avait un peu de monde ce jour-là, c'était la saint-Valentin. Une dizaine d'hommes cherchaient dans le rayon des sextoys de quoi amuser leur compagne (C'est bizarre, je n'y ai vu aucune femme, comme quoi le sexe reste encore un domaine principalement géré par les hommes... ).
Mais revenons-en à ma baguette, ou plutôt au rosebud que mon ami recherchait. Il n'y en a pas grand choix chez Concorde mais nous en avons quand même trouvé quelques uns dans une vitrine. Comme j'avais la badine en main, je m'amusais à imposer mes choix du bout de ma baguette et, à ma grande surprise, mon ami s'est plié au jeu ! Je choisis donc, pour lui, un rosebud très girly paré d'un cœur rose que j'étais sûre qu'il détesterait et qu'à ma grande stupéfaction, il accepta sans discuter ! Mais une fois l'objet sorti de sa vitrine, je le trouvais finalement vraiment trop laid, et optais pour une pierre pourpre plus classique. Lui ne disait rien, me laissant décider de tout sans n'émettre aucune protestation, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Je me laissais griser au jeu, forcément, et quand j'ai dégainé ma carte de fidélité à la caisse, nulle doute que tous les clients m'ont pris pour une dominatrice professionnelle, ce qui ne manqua de nous amuser tout le long du trajet qu'il nous restait à parcourir pour rejoindre la maison.

Le soir venu, nous nous sommes empressés de fêter la Saint-Valentin dans sa plus pure et ancienne tradition.


Qu'en dire ?

La canne/badine est très agréable à recevoir, tant qu'elle n'est pas donnée de manière trop cinglante. Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus douloureux mais en réalité on peut très facilement en moduler l'effet, par un mouvement du poignet ou de l'ensemble du bras. Des coups cinglants peuvent faire mal, surtout s'ils sont donnés dans le plis des fesses ou le haut des cuisses. Mais pour des coups de force mesurée, la sensation procurée est très agréable, un peu "piquante" à l'impact, mais elle laisse ensuite place à cette douce chaleur que je recherche tout particulièrement dans la fessée.
Ma plus grande surprise tient toutefois au plaisir que l'on ressent à manier l'instrument. La badine chante, vibre, rebondit, fait peur et excite... Elle dessine surtout de très belles lignes rouges, intrigantes, persistantes et fières. La badine est enivrante, à condition, bien sûr, que votre partenaire en ressente tout autant de plaisir que vous !

Pour ce qui est du paddle de betty Page, je ne peux guère vous en parler si ce n'est redire qu'il est vraiment très beau et très agréable à prendre en main. Il ne fait pas mal, surtout si on utilise sa face arrière capitonnée, et il me semble qu'il faut vraiment y aller de toute ses forces si l'on veut "punir" avec cet instrument. Mais je n'ai guère pu le tester car, à l'inverse de la badine, il est extrêmement bruyant. Il faut être seuls à la maison pour pouvoir s'en servir (ce qui n'était pas notre cas ce jour-là) et inutile de l'emporter dans vos bagages pour une escapade à l'hôtel, vous vous feriez, à coup sûr, immédiatement repérer ! J'espère un jour pouvoir le tester en toute quiétude car c'est un très bel objet et je suis à peu près certaine d'en aimer les sensations. Je vous en dirai plus le jour venu, si tant est qu'il vienne...

... à la prochaine Saint-Valentin ?

vendredi 24 février 2017

Scène de ménage (2)

- Pourquoi tu ne publies plus sur ton blog ?
- Si, je publie encore, mais en ce moment je n'ai pas trop le temps.

Quelques jours plus tard,
- T'as vu, j'ai publié.
- J'ai vu, tu t'es pas foulée ! Tu auras la fessée !!!

Morale de cette histoire (à vous de trouver la bonne)
1. Une Amandine sachant laver sait aussi fesser.
2. Tel est puni qui croyait punir.
3. La canne d'Amandine fait-elle mal ou archi-mal ?


jeudi 23 février 2017

Scène de ménage

La lessive, une corvée que l'on ne peut se permettre de trop retarder au risque de se retrouver sans rien à se mettre... ou bien déculottée, c'est selon.
Franchement, c'est cannant !

mardi 31 janvier 2017

Quatuor (5)


Thomas prit Amandine par la main et l'aida à basculer sur ses genoux.
Lorsque Lise se trouva dans la même position, les deux hommes soulevèrent leur jupe de concert. Il faisait très froid ce jour-là et des collants opaques recouvraient les jambes et les fessiers des pénitentes, aussi ne furent-ils pas en mesure de juger du premier regard celle qui portait la plus belle culotte. Mais ce petit obstacle n'était certainement pas en mesure de les arrêter. Tant bien que mal, ils réussirent à abaisser l'ultime barrière de nylon qui protégeait l'objet de leur convoitise et jaugèrent l'emballage qui se révélait à eux. Amandine portait une petite culotte noire en dentelle tandis que Lise arborait une magnifique culotte en satin pourpre et d'un commun accord, ils proclamèrent avec force solennité que Lise remportait les 10 premiers points.

Thomas se pencha à l'oreille d'Amandine et lui murmura « Tu as intérêt à te rattraper !», ce qui naturellement la vexa un peu. Mais elle savait qu'elle avait toutes ses chances aux épreuves d'endurance…

Les premières claques tombèrent. Comme à son habitude, Thomas frappait fort et vite, embrasant littéralement le fessier d'Amandine dès les toutes premières minutes. Patrick officiait plus progressivement pour que Lise s'accommode peu à peu de la brûlure qui bientôt envahirait ses chairs, ferait gonfler sa vulve et chavirer ses sens. Amandine ne bénéficiait pas d'autant de bienveillance. Le cœur battant, elle crispait ses muscles pour ne pas faillir et jeter sa main en arrière pour se protéger. Il y avait 10 points en jeu pour celle qui aurait le comportement le plus exemplaire et elle ne comptait pas les perdre. Elle observa Lise du coin de l'œil. Patrick tenait son poignet droit, haut sur ses reins et elle se détendit un peu. Ces points-là étaient à sa portée ! 

Au bout d'un temps qui lui parut interminable, les claques s'arrêtèrent. Thomas ouvrit une boite que Patrick avait placée entre eux et qui contenait les divers instruments du couple. Il se saisit d'un martinet. Il savait pourtant qu'Amandine détestait cela. Voulait-il vraiment qu'elle perde ? 

« Lève-toi et penche-toi au-dessus de l'accoudoir ».

Elle obéit et sentit les lanières lui caresser les reins avant que le premier coup ne vienne la cingler. L'orage se déchaîna. Ses fesses s'embrasaient, crépitaient. Elle ferma les yeux et se laissa aller jusqu'à ce que la tempête s'arrête de nouveau. Thomas était reparti vers la boite à trésor, oubliant le martinet qu'Amandine se hâta de cacher sous les coussins du canapé. Voilà un instrument que Lise et Patrick n'auraient pas !

Thomas revint près d'elle avec un paddle en cuir, un instrument qu'elle aimait tout particulièrement. La fessée reprit, lente et mesurée cette fois. A chaque coup, ses fesses ondulaient comme les vagues de l'océan. C’était une sensation si agréable qu'elle aurait voulu qu'elle dure toujours. Elle commença à soupirer, son esprits divaguait vers d'autres rêverie...

Mais Thomas s'arrêta et changea d'instrument. Brosse, règle, tawse, canne, aucun des instruments de Liste et Patrick ne lui échappa. Amandine avait depuis longtemps perdu conscience des coups et des instruments qui lui étaient appliqués lorsque le jeu cessa. Sa perception des choses se limitait à ses fesses qui s'étaient enflammées et à son sexe, tellement gonflée qu'il semblait sur le point d'exploser. 

« Il est temps à présent de faire les comptes ! » déclara Patrick alors que Lise, lovée sur ses genoux, tentait de l'embrasser.

Celle qui avait enduré le plus de coups était incontestablement Amandine, aucun des protagonistes n'en avait le moindre doute. Patrick avait mené la fessée avec art, sachant maintenir l'équilibre pour que Lise le suive sans appréhension, mais leur jeu était bien plus caressant que claquant. 

Chaque couple énuméra ensuite les instruments qu'il avait utilisés. Patrick n'avait pas pris leurs instruments les plus sévères, la tawse et la canne, mais il s'interrogeait sur le martinet qu'il n'avait pas trouvé dans la boîte alors qu'il l'aurait volontiers utilisé, Lise aimant particulièrement les caresses de ses lanières. Sous le regard sévère de Thomas, Amandine ne pipa mot. Cela faisait 20 points pour elle, contre 10 pour Lise, et même si elle n'avait pas caché le martinet pour que ses amis ne puissent l'utiliser, elle aurait tout de même gagné ces dix points- là !

Pour le critère suivant, le choix était plus difficile. Lise avait reçu moins de claques qu'Amandine, mais sa peau diaphane marquait bien davantage, aussi choisirent-ils de lui attribuer les 10 points correspondant aux fesses les plus rouges. Les compétitrices se trouvaient ainsi à égalité...

« Qui a eu le comportement le plus exemplaire pendant la fessée ? » demanda Patrick en riant. 

« Pas toi, Lise, c'est sûr ! », ajouta-t-il en tapotant les fesses de sa bien-aimée.

Lise le regarda, mi amusée, mi vexée, mais ne répondit rien et fit bonne grâce de ces 10 points-là à Amandine. 

« Et pour ce qui est de celle qui a demandé le plus sincèrement pardon après sa fessée, on peut dire que vous êtes toutes les deux disqualifiées ! » renchérit Thomas. 

« Encore heureux » répondirent-elles en cœur, « nous n'avions rien fait de mal ! » 

« Vous auriez au moins pu faire semblant… »

« Certainement pas ! » 

Et tous rirent de bon cœur. 

« Je crois qu'Amandine a finalement gagné » proclamas Thomas en l'embrassant goulûment.

« Mais qu'est-ce que j'ai gagné au juste ? » demanda-t-elle, un peu inquiète.

« Ça, tu vas bientôt le découvrir… mais avant nous allons fêter ce premier jeu de l'année dignement !»

Patrick versait du champagne dans des coupes que regardaient les deux pénitentes avec envie. La fessée leur avait donné chaud et elles étaient assoiffées.

« Mais Toi, Amandine, tu dois être punie pour avoir triché lors du jeu en cachant le martinet. Pendant que nous allons nous régaler de ce délicieux champagne, tu vas nous attendre au coin, mains sur la tête et ton délicieux popotin bien en vue ! » déclara Thomas d'un ton qui ne prêtait pas à la moindre protestation. 

Amandine était furieuse, vexée, et surtout très déçue de ne pouvoir étancher sa soif, mais elle n'osa contester sa faute et obéit.

Au bout d'un temps qui lui parut une éternité, elle entendit 

« Mettez vos manteaux, nous sortons ! »

Toute la petite troupe se retrouva vite plongée dans le froid glacial qui avait envahi la Normandie ces derniers jours. Thomas marchait en tête, bien décidé à mener à bien son plan. Amandine interrogeait Lise pour savoir où ils allaient mais elle ne semblait pas être au courant, et Patrick ne voulait rien lui dire.
Ils atteignirent la plage alors qu'il faisait déjà presque nuit. Par ce temps, elle était déserte, mais cela ne semblait pas inquiéter Thomas qui prit aussitôt la direction des falaises. Arrivé devant un gros rocher blanc, il s'assit et agrippa le bras d'Amandine.

« Tu sais qu'à chaque fois que nous nous promenons sur la plage, tu me dis que tu aimerais y recevoir une fessée... ».

« Non, mais je disais ça juste comme ça ! » répondit Amandine, soudainement effrayée.

« Non, tu disais ça juste pour ça ! » reprit Thomas, en la forçant à basculer sur ses genoux. 

Il ne s'embarrassa d'aucune manière, remonta haut sur ses reins son manteau et sa jupe et dans le même mouvement abaissa sa culotte. Le contraste entre la chaleur qui subsistait encore de la longue fessée qu'elle avait reçu peu de temps auparavant et la température glaciale qui régnait sur la plage la saisit si brusquement qu'elle perdit tout repère et toute velléité d'opposition. Thomas profita de cette passivité soudaine pour marquer de son empreinte le territoire qui lui était offert et la fessée fut magistrale ! Amandine s'y abandonna avec délice, sans qu'elle ne prenne jamais conscience du spectacle qu'elle donnait ainsi. Etourdie par le chant des claques qui résonnait en écho sur la falaise, rien ne parvenait à atteindre son esprit en dehors de cette brûlure qui tentait d'embrasser son séant mais que le vent glacial parvenait à maîtriser. 

Thomas cessa la fessée et caressa longuement les fesses de son amante qui ne bougeait pas, de peur de rompre le charme de l'instant. Lise et Patrick, qui avaient assisté en silence à la fessée d'Amandine, s'étaient un peu éloignés pour ne pas perturber cet instant très intime que s'offraient leurs amis. 

Au bout de quelques minutes, Amandine se releva et embrassa tendrement Thomas.

« On rentre ! Il y a une coupe de champagne qui t'attend ! » lui glissa-t-il malicieusement à l'oreille.

« J'espère bien ! » répondit-elle, en se blottissant tout contre lui.

jeudi 26 janvier 2017

Quatuor (4)

L'histoire était terminée... et puis, non, finalement! Une petite suite, que j'ai écrit moi-même, cette fois.


Leur dernière rencontre avait eu lieu depuis plusieurs semaines déjà. Les contraintes professionnelles de tous étaient très fortes en ce début d’année et Thomas n'avait pu réussir à se libérer pour rejoindre le littoral normand et fêter avec chaleur la plus belle des nouvelles années. Lise et Amandine, en revanche, se voyaient régulièrement. Elles avaient pris un abonnement à la piscine et s'y retrouvaient deux fois par semaine pour quelques brasses et de longues discussions que la fessée et la malice de leurs amants ne manquaient pas d'alimenter. Mais elles s'interdisaient de penser à une quelconque vengeance, le fiasco de leur dernière tentative leur ayant définitivement servi de leçon.

Alors que la fin du mois de janvier approchait et qu'Amandine se désespérait de ne plus jamais revivre ces émotions claquantes qu'elle aimait tant, Thomas lui fit le plus beau des cadeaux : une visite surprise! Alors qu'elle profitait des soldes dans une petite boutique du centre-ville, elle n'en crut pas ses yeux lorsqu'elle le vit traverser la rue et venir à sa rencontre. Lise, qui l'accompagnait, ne semblait pas du tout surprise et Amandine eu le vague sentiment que quelque chose se tramait. Mais peu importait, elle était si heureuse de retrouver Thomas qu'aucune ombre n'aurait pu venir gâcher ce moment et c'est en riant qu'elle se précipita dans ses bras.

« Vous venez vous réchauffer à la maison ? » demanda Lise avec une petite lueur espiègle dans les yeux. 

Amandine aurait préféré rentrer directement chez elle, se retrouver seule avec Thomas. Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient vus et ils avaient plein de chose à se dire, à partager... Mais elle n'osa pas refuser l'invitation et ils se retrouvèrent quelques minutes plus tard dans le grand salon où Patrick les accueillis chaleureusement. Curieusement, des verres, des boissons et des gâteaux étaient disposés sur la table, comme si Patrick avait préparé leur venue, alors qu'Amandine en était certaine, Lise de ne lui avait pas téléphoné pour la lui annoncer ! Elle regarda Thomas mais si ce dernier était surpris, il n'en laissait rien paraître. Il prit place autour du canapé et lui fit signe pour qu'elle s'assoie à ses côtés. Les deux couples retrouvaient peu à peu le plaisir d'être ensemble et de discuter, de tout et de rien. L'atmosphère était chaleureuse et les petits gâteaux, confectionnés par Lise le matin même, vraiment délicieux ! 

Soudain, Patrick se leva et déclara qu'il était temps de fêter dignement la nouvelle année.

« Thomas et moi avons décidé que 2017 serait l'année du jeu... » déclara-t-il solennellement.

« Et il est grand temps que nous lancions le premier ! ».

Tout le monde souriait, mais Amandine et Lise se doutaient bien qu'il y avait anguille sous roche et se méfiaient un peu.

« Ce jeu se joue en deux équipes. Bien sûr, Thomas jouera avec Amandine et je jouerai avec toi, Lise». 

Amandine regarda Lise mais elle semblait tout aussi surprise qu'elle par la tournure que prenaient les événements.

« Comme dans tous les jeux, l'équipe qui gagnera sera celle qui emportera le plus de points, mais ce sont vous, et uniquement vous mesdames, qui permettrez à votre équipe d'en marquer. Il vous faudra donc faire de grands efforts... »

Amandine et Lise se regardèrent à nouveau, de plus en plus inquiètes.

« Voici donc les règles du jeu.

Thomas et moi allons vous donner une fessée qui donnera lieu à la distribution de points suivante : 

- 10 points pour celle qui porte la plus belle culotte, 

- 10 points pour celle qui aura enduré le plus de coups,

- 10 points pour le couple qui aura utilisé le plus d'instruments,

- 10 points pour celle qui aura les fesses les plus rouges,

- 10 points pour celle qui aura le comportement le plus exemplaire pendant la fessée,

- Et enfin, 10 points pour celle qui demandera le plus sincèrement pardon après sa fessée.»

Amandine se lança dans un rapide calcul. Pour la culotte, c'était sans doute déjà perdu. Comme elle ne s'attendait pas à la visite de Thomas ce jour-là, elle avait enfilé la première venue mais elle ne parvenait pas à se souvenir de laquelle c'était. Lise, au contraire, était au courant de leur rencontre, et avait certainement dû mettre une jolie culotte, car quand Patrick et Thomas étaient ensemble, leurs fessiers finissaient toujours par être exposés, d'une manière ou d'une autre. Mieux valait donc renoncer à ces dix points là !

Pour ce qui concernait l'endurance, le nombre de coups et d'instruments reçus, la rougeur des fesses, Amandine était plus confiante bien que Lise se montrerait sans doute une adversaire coriace. 

Quant à celle qui aurait le comportement le plus exemplaire, les pronostics étaient incertains, aucune d'entre elles n'étant par nature particulièrement soumise…

Mais ce qui interpellait le plus Amandine était certainement le dernier. Qu'entendait-il exactement par "demander pardon" ? C’était un jeu, elle n'avait rien fait de mal ! Pourquoi demander pardon ?

« Mais qu'est-ce qu'on gagne si on remporte le plus de points ?» demanda une Lise qui semblait tout aussi dubitative qu'Amandine.

« La réalisation de l'un de vos fantasmes encore inassouvi ! »

Lise et Amandine se regardèrent, interloquées. Si quelques images défilaient dans leurs esprits, elles ne voyaient guère comment cela pouvait se jouer à quatre ! 
Amandine n'était soudain plus trop sûre de vouloir gagner. Et à bien regarder Lise, il semblait qu'elle non plus n'avait aucune envie de réaliser devant ses amis ses fantasmes les plus secrets !

« Il est temps de commencer, Mesdames ! ».

(à suivre)

dimanche 22 janvier 2017

Vidéos


Je me suis aperçue ce week-end que toutes les vidéos du blog avaient disparu ! Je ne sais pas depuis quand, encore moins pourquoi, mais les codes de partage ne semblent plus fonctionner sur Blogger. 

J'ai donc dû rechercher chacune des vidéos sur le web (ce qui n'était pas une mince affaire!)  pour ensuite les sauvegarder puis les recharger sur le blog. Il m'en manque quelques unes, notamment une que j'aimais tout particulièrement et que j'avais publié sous le post "Les déculottées du dimanche". Si par hasard quelqu'un l'avait sauvegardée sur son ordinateur et voulait bien me la renvoyer, j'en serais vraiment ravie !

A toute chose, malheur est bon et ce gros travail m'a permis de redécouvrir pas mal de vidéos que j'avais complètement oubliées. Celle que je préfère, la plus belle et romantique, est sans aucun doute celle de cet artiste fesseur néerlandais. Quel merveille !
J'aime aussi beaucoup celle-là, parce que les fesses de la fille sont vraiment très belles, mais aussi parce que le fesseur est élégamment vêtu, ce qui est fort rare dans les vidéos d'amateurs. 

Pour conclure sur ce tout petit sujet, je vous présente ma dernière découverte : une vidéo très/trop courte, mais esthétiquement très belle...

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mercredi 18 janvier 2017

Ceux qui restent


Aujourd'hui je voulais vous parler d'un film touchant, délicat, pudique, d'une histoire d'amour drôle, élégante et grave, impossible parce que trop coupable. 

« Ceux qui restent » fait partie de ces films qui retracent la vie, la vraie, celle qui n'a rien de spectaculaire, de sensationnelle, celle que nous avons tous vécue, des émotions vraies portées par de formidables acteurs, si justes qu'ils nous font oublier que tout cela n'est que cinéma. 

Pourquoi vous parler de ce film ici ? Parce qu'il contient une scène qui m'a particulièrement émue, forcément ! Est-ce un hasard si cette scène est précisément celle qui est à l'affiche du film ?

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samedi 31 décembre 2016

Bonne Année !


A tous ceux qui viennent ici, 
 par hasard ou par curiosité, 
pour me lire ou pour discuter,
à tous ceux que la fessée fait rêver,

je souhaite beaucoup de bonheur, 
d'amour, de joies et toutes ces belles émotions 
sans lesquelles nos vies seraient si pâles !

Du rouge, un peu, beaucoup, passionnément...

Bonne Année à tous !


dimanche 11 décembre 2016

SpankingApp


Saviez-vous qu'il existe désormais une application pour la fessée ? 

Il s'agit d'une application entièrement gratuite, malheureusement disponible uniquement sous android. Possédant un IPhone, je n'ai pas pu la tester, mais d'après ce que m'a expliqué Tony, son concepteur, elle ressemble un peu au logiciel qu'avait développé The Art of self Spanking et dont j'avais un peu parlé ici

Je vous laisse découvrir la vidéo de présentation...



Si vous souhaitez en savoir un peu plus, vous trouverez tous les détails de l'application sur le site de Spankingapp.

Si vous possédez un appareil sous android et téléchargez cette application, revenez ici nous dire ce que vous en pensez, ce que vous aimez ou n'aimez pas, ce qui marche ou ne marche pas, ce que vous aimeriez y voir ajouter, etc. Tony comprends le français et sera ravi d'avoir votre avis ! :-)

lundi 5 décembre 2016

La peur de la fessée


En lisant le blog de Mariposas de Chocolate, dont je trouve l'article du jour particulièrement juste, un souvenir m'est revenu en mémoire. Nous traversions le boulevard des Italiens, juste en face de l'Opéra Garnier, quand il m'a dit :

- Un jour, j'aimerais que tu ne fasses pas quelque chose par peur de recevoir la fessée. Je trouverais cela très gratifiant !

Je lui ai répondu, du tac au tac,

- Tu serais malin si je commençais à avoir peur de recevoir une fessée ! 

mais j'avoue que cette remarque m'avait beaucoup surprise. 

Serait-il concevable que mon comportement puisse être influencé par la peur de recevoir une fessée ? 

Définitivement, non ! 

La fessée est un jeu érotique, et uniquement érotique. Elle permet, certes, de pacifier les relations en évitant que les petits conflits, inévitables dans une relation à deux, ne s'amplifient façon boule de neige. Mais ce n'est pas parce qu'elle a valeur de crainte ou valeur d'éducation !
La fessée permet de se reconnecter à l'autre, d'abandonner le conflit pour se replacer dans un contexte érotique et amoureux dans lequel il est bien plus facile de dialoguer et de trouver, s'il y a lieu, une solution au problème. Mais l'idée que la fessée puisse être disciplinaire, comme elle a pu être employée durant des siècles sur les enfants, me paraît complètement absurde et dangereux. 

S'il m'arrive parfois de lui demander de me punir pour une faute "réeelle" que je pense avoir commise, ce n'est absolument pas pour la valeur disciplinaire de la fessée, valeur à laquelle je ne crois absolument pas, mais parce que j'ai besoin de me sentir aimée et pardonnée. J'ai besoin de ce contact physique, aussi cuisant soit-il, pour me sentir en connivence, en communion, avec lui. Pour nombre de gens, faire l'amour est suffisant pour recréer ce lien. Pour moi, la fessée est plus puissante, plus érotique, plus émouvante, plus intime, mais elle ne diffère pas en nature. Il s'agit bien d'un acte érotique, et rien d'autre...

Alors non, mon comportement ne changera jamais par peur de recevoir une fessée ! Il pourra être influencé par ma volonté de ne pas décevoir mon partenaire, comme cela est le cas pour toutes les personnes qui comptent réellement pour moi, mais pas par la crainte de recevoir une correction. Cela n'a pour moi aucun sens, ni pour les enfants, ni pour les adultes...