mercredi 30 novembre 2016

Franchir le pas


Rencontrer pour la première fois un partenaire de jeu n'est pas chose facile. Il faut vaincre sa peur et sa pudeur...

Vais-je aimer cela ou avoir trop mal ? L'homme avec qui je discute sur le net est-il réellement celui qu'il paraît être ? N'abusera-t-il pas de ma vulnérabilité ?

Dans cette vidéo, la belle Samatha Woodley joue le rôle d'une jeune femme qui se décide enfin à rencontrer l'homme avec lequel elle discutait sur le net depuis deux longues années...

Je trouve cette vidéo globalement assez réaliste. Peut-être aidera-t-elle celles qui hésitent encore à franchir le pas ? 

video

Pour ceux qui ne voient pas la vidéo (notamment les utilisateurs d'appareils mobiles), vous pouvez voir la vidéo en cliquant ici.

lundi 28 novembre 2016

Cuisantes retrouvailles


Nous avions convenu de nous retrouver gare Saint-Lazare. 

- Je t'attendrai au bout du quai.

J'avais hâte de le retrouver mais voulais aussi savourer ce moment, le "juste avant", celui où tout est encore possible, imaginable, souhaitable...  L'amour se rêve, s'imagine, se savoure, jamais il ne se presse. 

Arrivée au bout du quai, je ne le reconnus pas immédiatement. Il était allé chez le coiffeur et sa nouvelle coupe lui donnait un air plus juvénile auquel il fallait que je m'habitue. Le problème des relations épisodiques est qu'il faut à chaque fois se réhabituer l'un à l'autre, même si cela se fait somme toute assez rapidement.

Un baiser sur mes lèvres, une main autour de ma taille…

- Viens, il faut que je te montre quelque chose ! 

Un festival photographique s'exposait en plein hall, et l'une des photographies semblait un clin d'œil à nos retrouvailles.


Un sourire complice, un baiser langoureux, et nous reprîment notre marche vers notre destin du jour. 

Il avait réservé une chambre dans l'un des plus prestigieux hôtel de la capitale, le genre que seuls les couples illégitimes peuvent se payer grâce à Dayuse.

La chambre qui nous avait été attribuée était finalement assez petite et il en parut très déçu. Moi, je ne l'étais pas du tout ! Elle était petite mais très confortable. Surtout le lit ! Royal ! Et j'étais crevée…

- Tu veux sortir ? 

Quand j'étais malheureuse, que je me sentais seule et délaissée (ne fréquentez jamais un homme marié si vous êtes vous-même célibataire !), je lui reprochais de n'être pour lui "qu'une simple paire de fesses". C'était en partie vrai, je ne me leurre pas... Mais en partie seulement ! La psychologie des hommes infidèles est très complexe... Toujours est-il que ce jour-là, il avait à cœur de me prouver que j'avais tort et nous avions décidé, avant tout acte de luxure, de profiter du beau temps et des merveilles de la capitale pour nous balader ou visiter une exposition.

Mais voilà, j'étais fatiguée et le lit vraiment confortable…

- Non, je voudrais me reposer d'abord.

Je voyais bien qu'il était ennuyé, qu'il ne savait pas trop quoi faire. Il passait sa main sur mes cheveux, sur mon dos, effleurait très légèrement mes fesses mais n'osait pas aller plus loin. Quand il se releva, je m'exclamais :

- Ah non, tu ne peux t'arrêter là ! 

Il sourit et revint près de moi. Il devait me trouver déboussolante, pénible, ce genre de fille qui ne sait jamais ce qu'elle veut ! Je lui avais fait des reproches que je ne pensais pas, parce que j'avais besoin de justifier ma tristesse, parce que je ne pouvais pas lui reprocher d'être marié et d'en aimer une autre, parce que nous ne pouvions nous voir que quand sa femme en décidait et qu'en dehors de ces instants magiques je me sentais désespérément seule… Et puis, il fallait bien aussi que je mérite mes fessées ! 

Quelques claques tombèrent, des réprimandes furent prononcées. Je ne me souviens plus de ce qu'il me reprochait, mais cela n'avait aucun lien avec la réalité et je l'interrompis assez rapidement :

- Non, tu devrais me punir pour tout ce que je t'ai reproché mercredi !
- Tu veux une vraie punition ?
- Oui

Il ne se fit pas prier. Je l'avais vraiment énervé avec mes reproches aussi injustes qu'inutiles, et puisque je le demandais, j'allais en payer le juste prix.

Il me donna une véritable correction ce jour-là. Il avait l'habitude de frapper fort, mais il se surpassa, de sa main, de sa ceinture, jusqu'à ce que mes larmes coulent. C'était la première fois que je pleurais durant une fessée et il m'avoua plus tard qu'il en avait été profondément ému. A un moment, il s'est interrompu et m'a demandé si je voulais qu'il continue ou qu'il arrête.

- Continue, s'il te plait…
- Aussi fort ?
- Oui

Paradoxalement, cette douleur et les larmes qu'elle générait me faisaient beaucoup de bien.

Après cette étrange séance, nous ne nous sommes pas livrés à d'endiablés ébats comme nous en avions coutume mais il me garda longtemps dans ses bras… et puis il s'est déshabillé et s'est allongé sur mes jambes, sans rien dire. 

Je l'ai alors fessé moi aussi, pas aussi fort qu'il ne l'avait fait lui-même, j'en aurais été incapable, mais plus les claques tombaient et plus j'y prenais goût et y mettais de vigueur. J'avais envie de lui faire plaisir mais aussi de le punir et cela me troublait étrangement. J'avais vaguement l'impression de me venger et cela me mettait mal-à-l’aise.. mais m'excitait aussi, incontestablement. 

Sa fessée terminée, il m'a pris à nouveau dans ses bras, m'a retourné et m'en a recollé une ! Mais celle-ci fut joyeuse. Je riais aux éclats tout en lui disant qu'il voulait se venger de la fessée que je venais de lui donner et il riait lui aussi. Toute la tension qui régnait entre nous depuis que nous avions pénétré dans cette chambre s'était enfin dissipée. Nous avions retrouvé notre joie de vivre, de rire, de jouer, de faire l'amour encore et encore…

En fin d'après-midi, nous avons enfin quitté l’hôtel pour cette longue promenade que nous avions envisagé de faire en premier lieu. Arrivés au jardin des Tuileries, alors que je jouais avec mon téléphone, une claque sonore retentit sur mon postérieur. 

- Arrête de jouer avec ça, sinon…
- Chiche ? 

La réponse était sortie de ma bouche du tac au tac, sans que je n'y réfléchisse car il est précisément le type d'homme qui ne recule jamais devant un « Chiche ? » et je le savais parfaitement.
Il m'agrippa par le bras et me tira tant bien que mal (je me débattais du mieux que je pouvais, en lui écrasant les phalanges) vers un banc où il prit place et m'allongea sur ses genoux. Je riais aux éclats tout en protestant fougueusement, mais rien n'entama sa détermination. Il souleva ma jupe et asséna une quinzaine de claques sonores sur ma culotte (qu'heureusement il n'eu pas l'audace de baisser). J'en restais coite ! Comment avait-il pu faire cela au milieu de tout ce monde ? Cet homme était décidément fou et j'adorais sa folie !

En me relevant du banc, je regardais autour de moi mais personne ne semblait avoir prêté la moindre attention à notre étrange comportement. Il faut dire qu'il faisait déjà presque nuit et qu'en ce jour d'Halloween, les monstres et les sorcières ne surprenaient personne… les pères fouettards non plus !



dimanche 27 novembre 2016

Quatuor (3)


Les fessées sont comme les crêpes. Il y en a des simples, des doubles, des sucrées, des salées. Puis des complètes, des super-complète, des gargantuesques... Celles que reçurent Thomas et Patrick étaient sans conteste des gargantuesques super-complètes ! 

Tout y passa, la main, le martinet, la baguette, la brosse, le paddle en cuir, le paddle en bois, la canne et même les ceintures qu'Amandine et Lise retirèrent des pantalons qui traînaient à terre. Elles purent constater que les croupes masculines rougissent aussi bien et aussi vite que les féminines, et se contorsionnent sous les coups avec autant de frénésie. Elles constatèrent aussi, avec un grand plaisir, que les vocalises poussées par ces messieurs, quand ils sont soumis à un traitement énergique, n'ont rien à envier à celles de leurs compagnes, même si elles se situent, bien entendu, dans un registre sonore plus grave... Elles préférèrent ignorer, en revanche, les menaces, promesses et supplications dont leurs compagnons ne furent pas avares, dans ce moment si délicat pour leur amour-propre et pour leur carnation.

Mais les meilleures choses ont une fin, et les deux amies réalisèrent avec une certaine appréhension qu'elles ne pouvaient éternellement maintenir leurs captifs hors d'état de nuire, et que la probabilité de dures représailles de leur part était aussi forte que celle d'une défaite de la gauche aux prochaines élections. Elles tentèrent en vain un stratagème : détacher simultanément les deux prisonniers puis se précipiter à l'étage pour s'enfermer dans la chambre d'Amandine.

Face à cette retraite, les deux hommes prirent leur temps. Ils se rhabillèrent, en grimaçant quand il remirent leurs pantalons sur leur postérieurs endoloris, puis attendirent patiemment à la porte de la chambre la sortie des deux délinquantes.

Je ne crois pas qu'il ait besoin de raconter ce qui arriva à ces gourgandines quand elles pointèrent le bout de leur nez... Ce n'était pas d'ailleurs à leur nez que leurs compagnons en voulaient... Bref, il est des scènes tellement terribles qu'il vaut mieux les imaginer que les décrire.

Les jours qui suivirent cette scène mémorable furent plutôt moroses. Non pas parce que les derrières des quatre acteurs restèrent longtemps sensibles et douloureux, mais parce que les deux hommes étaient vraiment furieux du tour que leur avaient joué leurs femmes.

Patrick décida que puisqu'il en était ainsi, il allait se comporter en vrai macho, préférant les phrases blessantes aux fessées complices. Le reste du temps, il s'enfermait dans une bouderie permanente, ne répondant à Lise que par monosyllabes.

Thomas choisit aussi le silence, épistolaire et téléphonique, en se disant in petto qu'il faisait ainsi d'une pierre deux coups, en se vengeant de la trahison d'Amandine, mais aussi des comparables périodes de black-out qu'elle lui avait, elle aussi, infligées dans le passé.

Mais le temps et la tendresse firent leur oeuvre. Amandine et Lise firent tant et tant pour se faire pardonner, que finalement, au prix de quelques magistrales fessées supplémentaires, elles obtinrent miséricorde de la part de leurs amoureux. A tel point qu'une nouvelle rencontre fut envisagée, pour définitivement effacer l'effet désastreux de la précédente.

La scène se déroula à Dieppe et non à Calais, mais ce fut quasiment comme les bourgeois de cette cité, immortalisés par Rodin, en chemise longue et la corde au cou, que les deux retorses femelles durent se présenter devant leurs maîtres et seigneurs pour une nouvelle punition, deux fessées super-monumentales qui restèrent à jamais inscrites dans les annales des plus belles raclées infligées à un cul féminin... Mais ensuite, joie et bonne humeur revinrent au sein de ce singulier quatuor.

Au moment de se séparer, à l'issue de cette grande réconciliation, Thomas lâcha incidemment : "la prochaine fois, j'arriverai par le train de 15h58". "Oh, et bien, Lise et moi arriverons quand même en début d'après-midi", répondit Patrick, l'air faussement indifférent. Un grand silence accueillit ces déclarations anodines en apparence, mais qui sonnaient comme autant d'aveux et d'espoirs. Un long échange de regards, qui en disait long sur la suite des événements, s'ensuivit.

FIN

samedi 26 novembre 2016

Haut perchée


La plupart des hommes préfèrent les femmes juchées sur de hauts talons. Toutes les femmes le savent et en jouent, et je ne fais pas exception. De toute manière, je déteste les chaussures plates !

Mais parmi tout l'arsenal de séduction dont nous disposons, quelle est réellement la puissance de ce petit accessoire ? Les chercheurs de l'université de Vannes nous aident à le comprendre, à travers quelques petites expériences toutes simples.

Dans la première expérience, une jeune femme de 19 ans demande à un homme seul (âgé de 25 à 50 ans), croisé au hasard dans la rue, s'il serait d'accord pour répondre à quelques questions sur l'égalité hommes-femmes. Lorsqu'elle porte des talons plats, moins de 50 % (14 sur 30 précisément) des hommes acceptent. Mais lorsque qu'elle se hisse sur des talons de 5 cm, le le taux de participation à l'étude monte à 63 % (19 sur 30). Et si elle pousse jusqu'à enfiler une paire de 9 cm, 83% (25 sur 30) sont prêts à lui offrir quelques précieuses minutes ! 

Pour confirmer ces résultats pour le moins étonnants, une deuxième expérience a été lancée avec quatre jeunes femmes de même morphologie, habillées de manière rigoureusement identiques mais portant des talons de hauteur différente. Elles devaient demander à 90 passants (45 hommes et 45 femmes) de répondre à quelques questions sur le thème des habitudes alimentaires. Sans surprise, les hommes ont été plus disposés à collaborer avec les plus hauts talons (81 %) qu'avec les chaussures plates (41 %). En revanche, aucun effet "talons" à attendre sur la gente féminine, leur collaboration restant identique (autour de 30 %) quelle que soit la hauteur des talons portés par l'enquêtrice.

Dans une troisième expérience, une jeune femme faisait tomber un gant de son sac à main au moment où elle croisait un passant. 93 % des hommes réagissaient dans les 10 secondes pour signaler la perte à une femme à hauts talons, contre 61 % avec des talons plats.  La gentillesse tient à si peu de choses...

La démarche des femmes en fonction de la hauteur de leurs talons a également été étudiée grâce à des capteurs lumineux répartis sur leur corps. Des hommes âgés de 24 à 28 ans devaient regarder ces séquences et évaluer les degrés d'attraction qu'ils en ressentaient et estimer l'âge de la personne. Le port de hauts talons a conduit à juger la déambulation de points lumineux comme plus féminine, plus attrayante et plus jeune.

Même assise, une femme qui porte de hauts talons attire d'avantage. Dans une autre expérience, 36 femmes, âgées de 20 à 28 ans, étaient vêtues de la même façon à l'exception de leurs chaussures. Elles avaient pour seule instruction de croiser leurs jambes de façon à ce que celles-ci soient visibles. En portant des hauts talons, les femmes étaient abordées en moyenne moins de 8 minutes après leur entrée, alors qu'elles devaient attendre près du double sans talons. 

Bien sûr, le pouvoir de séduction d'une femme ne se réduira jamais à cela, mais il est indéniable que de belles chaussures à hauts talons ont une influence notable sur la libido des hommes. Ne  vous a-t-on jamais demandé de vous mettre nue mais de garder vos talons pour recevoir la fessée ? Moi, si, et plus d'une fois !

Quatuor (2)


La conversation, avec beaucoup de naturel, comme s'ils se connaissaient depuis longtemps, roula bien sûr sur cette bizarrerie que constitue la fessée dans le couple, sur la façon dont chacun avait affronté puis assumé ce fantasme, puis sur la part qu'y avait pris internet. "Vous connaissez sans doute ce site qui porte votre nom, Les errances d'Amandine", dit Lise. Thomas et Amandine se regardèrent en souriant. Amandine alors dévoila en être l'auteur, suscitant les regards admiratifs de ses deux invités. Elle ne put s'empêcher d'être prise d'un frisson de fierté, tandis que Thomas pensait avec émotion : " Amandine fait rêver, mais c'est moi qui la prend dans mes bras !".

La discussion bifurqua sur les instruments. "Tu devrais aller chercher ton sac à jouets", dit Thomas à son amante, qui ne demandait que ça. Le martinet et le paddle suscitèrent peu d'intérêt de la part de Patrick et Lise, qui possédaient les mêmes. Le gratte dos cassé et la volumineuse brosse les intéressèrent nettement plus, et Thomas leur proposa de les essayer. "Si vous voulez, je peux aussi vous faire une petite démonstration", suggéra-t-il.

Lise et Amandine furent basculées côte à côte en travers du dossier du canapé, présentant leurs fesses rapidement remises à nues à la fenêtre, heureusement fermée et opaque. La démonstration qui s'ensuivit fut des plus réjouissantes, quoique douloureuse pour l'épiderme de ces dames. Chaque instrument passait de la main de Thomas à celle de Patrick, qui en comparait les effets avant de solliciter l'avis des intéressées.

"Vous n'avez pas de canne ?", s'étonna Patrick. "Non, hélas", répondirent en cœur les deux tourtereaux. "Venez chez nous un de ces jours, vous pourrez essayer la notre". "Avec plaisir, et j'amènerai le martinet car le défaut de cet instrument est de toujours toucher la même fesse. Si nous utilisons chacun le notre ensemble, vous et moi, chacun d'un côté, nous remédions à ce dysfonctionnement". "Excellente idée !". Rendez-vous fut pris pour le mois suivant, lors de la prochaine visite de Thomas.

La visite d'Amandine et Thomas à Lise et Patrick fut une réussite. La distribution simultanée de coups de martinet sur chacune des rondeurs féminines constitua un exemple d'équité, tant entre les deux femmes, qu'entre les deux fesses de chacune.  Les mérites comparées de la corde d'Amandine et des menottes de Lise donnèrent lieu à de passionnantes exégèses. Amandine fit connaissance avec la canne, ce qui la marqua profondément dans tous les sens du terme, et quelque temps plus tard, Lise lui apporta un exemplaire qu'elle et son mari s'étaient procuré lors d'un petit voyage en Angleterre.

Les deux femmes s'étaient en effet lié d'amitié. Si Amandine ne voyait pas le couple en l'absence de Thomas, elle rencontrait souvent Lise, pour prendre un verre en bord de mer ou une petite séance de shopping. Lise admirait Amandine pour son blog, son écriture, son talent, et Amandine enviait Lise qui pouvait jouir des jeux de l'amour et de la fessée en permanence, dans le cadre d'une relation conjugale, alors qu'elle devait se contenter de trop brèves retrouvailles avec son amant. Mais si chacune enviait l'autre, elle ne la jalousait pas, et la complicité entre elles devenait de plus en plus étroite.

Un samedi, les deux couples devaient se retrouver une nouvelle fois chez Amandine, et rendez vous avait été pris peu après 15H00, Thomas devant rejoindre Dieppe par le train de 14h58. Mais quand Lise et Patrick arrivèrent, seule Amandine les attendait.

Patrick venait de retirer sa veste, et se tenait dans le salon, quand Lise se serra amoureusement contre lui par derrière, tandis qu'Amandine avançait, souriante. Avant qu'il ait le temps de comprendre ce qui lui arrivait, et de se rappeler que sa compagne avait longtemps pratiqué le judo, il se retrouva maîtrisé par les deux femmes, entièrement déshabillé, solidement ligoté, et bâillonné avec un charmant fouloir en soie ! Le bâillon n'avait en soi aucun intérêt érotique, et devait par la suite être rapidement ôté, mais dans un premier temps, les deux complices ne voulaient à aucun prix que Patrick puisse donner l'alerte à Thomas quand il arriverait.

Celui-ci avait en fait pris le train de 15h58, ce que savait pertinemment Amandine... Il eut droit au même comité d'accueil que son compagnon d'infortune, et les mêmes causes produisant les mêmes effets, il se se retrouva à son tour nu, les mains attachés au dessus de la tête, au bon vouloir de ces dames. Celles-ci annoncèrent à ces messieurs qu'il était temps pour eux de payer pour les innombrables sévices qu'ils faisaient subir depuis si longtemps à une partie de leur anatomie (à elles) qu'ils proclamaient pourtant chérir, et que l'heure du châtiment avait sonné pour eux...

(à suivre)

vendredi 25 novembre 2016

Quatuor (1)

Il avait écrit ce texte pour me distraire, pour que je comprenne mieux ses fantasmes aussi, sans doute. Partager notre passion avec un couple d'amis, pourquoi pas? Je pense que ça me plairait beaucoup. Mais dans l'inversion des rôles, je suis assez soft. J'aime recevoir la fessée mais je dois avouer qu'il m'est plus difficile de la donner. Je donne volontiers des fessées érotiques, où seuls la chaleur des fesses et le plaisir de l'autre comptent. Mais prendre le pouvoir, le réprimander, flirter avec ses limites de douleur physique, tout cela ne m'est, ni naturel, ni agréable. Je n'ai pas cette souplesse d'esprit de me fantasmer à la fois soumise et dominatrice... et je prie les hommes que j'ai pu décevoir ainsi de me pardonner! Ce n'est pas de l'égoïsme comme beaucoup peuvent penser. Ce n'est juste pas ma nature, et Dieu sait qu'il est difficile de lutter contre sa nature en matière de fantasme ! 

Mais laissons place à ce charmant récit... 


Amandine et Thomas profitaient des derniers beaux jours chauds et ensoleillés de ce début d’automne et déjeunaient en terrasse sur le port de Dieppe. Thomas, face à la rue, ne pouvaient s'empêcher d'admirer les belles femmes qui se promenaient là et Amandine en éprouvait quelques agacements. Ni tenant plus, elle fini par lâcher, grinçante : "Oh toi, ça va, tout ce qui porte une jupe t'excite! Tu draguerais même une centenaire !". Comme pour éviter d'être prise en flagrant délit de jalousie, elle ajouta en pouffant : "c'est drôle, hein ?". Il la regarda par dessus ses lunettes. "Très drôle, en effet. Quand nous serons rentrés, tu me feras penser à te flanquer une bonne fessée, histoire que tu sentes combien j'apprécie ton humour ravageur...." 

Des rires surgirent alors de la table d'à côté. "Excusez moi, dit leur voisine, une jolie femme d'une quarantaine d'années, mais c'est exactement ce que pourrait dire mon mari!". "Effectivement...", confirma l'intéressé, un assez bel homme dans les mêmes âges. "Oui, mais lui, il ne se contente pas de le dire, il le fait", glissa Amandine en désignant son amant. "Mais, lui aussi !", renchérit la femme en tendant le doigt vers son époux, qui approuva de la tête.

Ces confidences impromptues rompirent  la glace, et les présentations furent vite faites. Devançant les désirs de Thomas, Amandine proposa à Lise et Patrick de prendre le café chez elle.
Confortablement installé dans l'un des canapés bleus aux côtés de sa dulcinée, Thomas demanda, l'air de rien : "cela ne vous gêne pas que je donne  sa fessée tout de suite à Amandine?". "Je vous en prie, allez-y, vous connaissez le proverbe : fessée différée, fessée ratée", répondit Patrick, tandis que Lise ajouta : "franchement, nous aurions été déçus que vous ne le proposiez pas...."

D'un geste rapide, Thomas allongea Amandine en travers de ses genoux. Il troussa aussitôt sa jupe et baissa sa culotte. "D'emblée, cul nu ? Vous êtes sévère!", commenta, surpris, Patrick. "Oh, pas tant que ça, car, hélas, je ne suis pas comme vous, j'ai de petites mains...", répondit Thomas en regardant avec envie les très larges palmes de Patrick. Il commença d'emblée la correction avec vigueur, comme il le faisait toujours. "Pour compenser, je fais souvent exprès de taper plusieurs fois au même endroit. C'est un truc que m'a fait découvrir Amandine, et parfois elle regrette de me l'avoir dit...", expliqua-t-il, joignant le geste à la parole, et arrachant à son amoureuse quelques gémissements significatifs. 

"Pour une fois, ce n'est pas Thomas qui m'épate, car je sais bien que ce n'est pas la première fessée qu'il administre en public", pensait Amandine, pendant que les salves de claques s'abattaient sur son postérieur. "C'est moi qui m'étonne : j'accepte sans protester d'être corrigée devant des inconnus, chez moi. Mais que m'arrive-t-il? Il m'a ensorcelée!".

Elle prenait soin de bien serrer les jambes, afin de ne pas dévoiler à ces inconnus son intimité, déjà bien humide. Etait-ce l'effet de  l'incongruité de la situation ?

La punition fut longue et cuisante, suivie par un intérêt non dissimulé par Lise et Patrick qui s'étaient rapprochés l'un de l'autre et ne perdaient pas une miette du spectacle. Quand enfin, le cul de la fautive prit une magnifique et uniforme couleur rouge, Thomas le recouvrit pudiquement de ses tissus et réinstalla Amandine à côté de lui.

"Et bien ! Pour une belle fessée, c'était une belle fessée !", commenta Lise, ravie. "Je trouve que tu ne fais pas preuve de beaucoup de solidarité féminine", lui rétorqua Patrick. "C'est le moins que l'on puisse dire", renchérit Amandine. "C'est même assez choquant, une telle insensibilité devant le malheur d'une de vos congénères", ajouta Thomas.

Devant ces trois visages réprobateurs, Lise comprit qu'elle ne pouvait s'opposer à l'inévitable, et se laissa à son tour renverser sur les genoux de son homme. Patrick commença à la fesser sur sa jupe, mais avec une force qui augurait d'un cuisant moment pour sa moitié. Il continua sur la culotte, et quand enfin, il la baissa, le popotin était déjà bien rouge! Amandine et Thomas avaient l'impression d'assister à une scène de Shadowlane... Quand la correction continua sur les fesses nues, ce fut très impressionnant, car la main de Patrick couvrait à chaque claque la totalité de la croupe. Si Amandine s'était contentée de gémir sous les coups, Lise, elle, criait franchement, et on la comprenait ! 
Enfin, à son tour, elle fut rhabillée et réinstallée sur le canapé. Les quatre nouveaux amis se regardèrent en souriant, les joues des femmes rougissant légèrement. Soudain, tous éclatèrent de rire. 

(A suivre)

mardi 15 novembre 2016

La discipline du jeu


Je me promenais le long de la plage lorsqu'une pensée me traversa. Le temps de prendre une photo et d'envoyer un court message, les dés étaient lancés...

« Nous y jouerons ce week-end, à toi d'en inventer les règles… ». 

Allait-il mordre à l'hameçon? Allait-il prendre plaisir, ressentir de l'excitation, à cette perspective? Saurait-il transformer ce loisir familial plutôt plan-plan en un jeu érotique? 
Je souriais, persuadée qu'il allait s'en sortir haut la main, après les bougonnements d'usage qui ne manquèrent pas d'arriver... 

- J'ai plein de boulot et tu m'en rajoutes !

- Tu as 2 heures de train pour arriver. Profites-en…

Le dimanche venu, il me fallut faire face à une grosse déception. Il pleuvait ! Impossible de jouer à l'extérieur dans ces conditions. Il me proposa d'aller au casino en échange, mais les jeux d'argent ne me sont d'aucun intérêt et je trouve ces lieux particulièrement sinistres. Tous ces petits vieux, tels des morts vivants, dilapidant leur retraite dans les machines à sous, très peu pour moi ! Mais lui, il aime ça, alors...

- Tu ne joues pas plus de 20 euros et on s'en va, d'accord ? 

Il a acquiescé, mais bien sûr il a joué beaucoup plus. Quel plaisir pouvait-il prendre à perdre cet argent en à peine quelques minutes, juste en appuyant sur un bouton? Je n'arrivais pas à le comprendre, tout comme je n'arrivais pas à le convaincre de ne pas jouer plus que ce que l'on avait fixé.

Si les rôles avaient été inversés, j'aurais reçu pour cela une monumentale fessée… et ça ne m'aurait certainement pas déplu. Mais dans ce cas précis, c'était à moi d'œuvrer. Garce de pluie ! 

Le lendemain, le soleil avait repris possession des côtes normandes et c'est avec grand plaisir que je le lui annonçais. Nous allions enfin pouvoir jouer au mini-golf ! Je le reconnais, ce jeu n'est pas très excitant en soi, mais il devait en réinventer les règles…

Il m'expliqua alors que le perdant aux points recevrait autant de coups de tapette en bois que de points marqués, que le perdant en nombre de parcours remportés recevrait cinq coups de ceinture par parcours perdus, et que, comme le véritable perdant était normalement celui qui perdait aux points, ce dernier recevrait une fessée à la main de la part du gagnant, aussi sévère qu'il le jugerait bon. 

Je frissonnais car, aussi curieux que cela puisse paraître, je n'avais jamais joué au mini-golf alors que lui avait l'habitude d'y emmener ses enfants. Dans mon esprit, il n'y avait pas vraiment de suspens sur le nom du gagnant, mais qui sait, la chance des débutants… 

Le mini-golf où nous allions est un endroit très agréable, situé en bord de mer. On peut y admirer l'océan, le château, les hôtels particuliers du front de mer… Le week-end, il y a habituellement beaucoup de monde, mais nous étions lundi et l'endroit était plutôt calme. Quelques personnes étaient attablées au bar, sans doute des amis du patron, mais personne ne jouait ce qui nous laissait toute liberté pour nous taquiner sur le parcours. 

Comme prévu, je fus très rapidement distancée. Il savait jouer et ne me laissait aucun espoir de combler mon retard. C'était assez frustrant et finalement pas si amusant que je l'espérais, aussi décidais-je d'y mettre un peu de piquant en falsifiant le tableau des scores. Ma ruse était grossière : un petit 1 placé devant un 2 me permettait de rattraper dix points d'écart, mais cet artifice était facilement décelable puisqu'en aucun cas un parcours ne pouvait dépasser 8 points! Je ne m'attendais pas à ce que cette rouerie reste inaperçue, je voulais juste tester sa réaction. Je lui tendis le papier des scores et attendis, amusée, puis un peu déçue puisqu'il regarda plusieurs fois le document sans rien ne voir! Arrivés à mi-parcours, alors qu'il s'apprêtait fièrement à y inscrire un score aussi petit que désespérant, je le vis réfléchir, froncer les sourcils et se précipiter sur moi. De belles claques, mêlées à mes éclats de rire, firent vibrer les embruns... Le jeu devenait enfin amusant ! 

- Si tu recommences, je soulève ta jupe ! 

Une fessée sur ma culotte, voilà qui était tentant ! Mais j'hésitais… Je jouais à domicile et je craignais que quelqu'un qui me connaisse dans ma vie professionnelle ne puisse nous voir. Je marchais sur une ligne invisible, allais-je franchir le pas et le provoquer, ou rester sage? Finalement, et j'ai grande honte de l'avouer, je me suis dégonflée et me suis tenue sage jusqu'à la fin du parcours. Mais l’idée que je pouvais le provoquer suffit à m'amuser et me rendre le jeu plus palpitant ! 

Rentrés à la maison, il me fallut payer le prix de ma défaite : 82 coups de tapette en bois, 60 coups de ceinture et une monumentale fessée à la main. J’avais déjà reçu un grand nombre de fessées durant tout le week-end et je me demandais, perplexe, comment j'allais pouvoir encore encaisser tout cela… mais je le fis... avec énormément de plaisir !!!

Depuis ce jour, mes fesses frissonnent toujours lorsque je me promène en bord de mer. Le bonheur tient à si peu !

jeudi 27 octobre 2016

Les grands boulevards


Il faisait nuit. Nous venions de passer quelques jours ensemble, des journées à discuter, à s'embrasser, à faire l'amour… 
Il dit souvent que je suis trop bavarde et  cela m'amuse puisqu'il l'est encore plus que moi! Quand nous sommes ensemble, aucun silence ne vient jamais voiler ces instants de gêne où l'on ne sait que se dire. Nous parlons, tout le temps. Sauf quand nous nous embrassons. Sauf quand nous faisons l'amour. Sauf quand il me serre dans ses bras, que je repose ma tête contre sa poitrine et me laisse bercer par les battements de son cœur. 

Cette nuit-là, donc, nous étions dans la voiture et nous discutions. Après des jours d'ébats et de jeux cuisants, nos corps et nos esprits étaient parfaitement détendus, heureux. Je conduisais, tranquillement, nous étions très en avance, lorsque la sonnerie du téléphone retentit dans l'habitacle. Le numéro qui s'affichait sur l'écran du GPS m'était inconnu, aussi je pris en main mon téléphone pour voir le nom du correspondant. 

« Ce que tu viens de faire est inacceptable ! Je veux que tu t'arrêtes sur la prochaine aire d'autoroute, tu as bien compris ? Je n'en reviens pas que tu fasses cela, toi qui est toujours si à cheval sur la sécurité ! »

Il avait parlé d'un ton sec et autoritaire qui tranchait brutalement avec la douceur qui régnait dans l'habitacle quelques instants auparavant. Je ne savais pas s'il était sérieux. Pensait-il réellement que je méritais une bonne fessée (je n’avais aucun doute sur le genre d’activité qu’il prévoyait d’engager sur l’aire d’autoroute en question) ou voulait-il simplement jouer pour occuper l'avance considérable que nous avions, fruit de ma crainte viscérale d'être en retard? 
Quand il lançait le jeu, il était impossible de deviner s'il était sérieux ou pas, tant son intransigeance était toujours sans faille. Ses gestes, parfois, contredisaient ses mots lorsqu'il s'amusait à caresser le terrain qu'il s'apprêtait à embraser. Mais son discours, lui, ne déviait jamais! C'était vraiment une chose qui m'épatait en lui, une chose qui m'émerveillait et m'excitait tout à la fois. Quel que soit les arguments que je pouvais avancer pour essayer d'infléchir sa volonté, rien n’y faisait, il trouvait toujours le contre-argument pour rendre vains tous mes efforts. Et même si j'adorais perdre à ce jeu-là, je n'abandonnais jamais la partie! Nos fessées étaient de véritables pièces de théâtre. Indignation, protestation, négociation, apitoiement, nous parcourions toujours toute la gamme… jusqu'à ma reddition!

Mais ce soir-là, je ne savais s'il jouait où s'il était réellement en colère. Le silence régnait dans l'habitacle, chacun perdu dans ses pensées. Je le regardais en coin mais son état d'esprit m'était indéchiffrable. J'hésitais, entre envie et crainte, mais nous approchions de Rouen et il n'y avait plus d'aire d'autoroute sur notre chemin. Je le lui expliquais mais je ne savais s'il me croyait ou s'il pensait que j'essayais de me défiler.

Arrivés dans l'agglomération, j'hésitais à m'arrêter sur le parking d'un centre commercial, désert à cette heure mais je n'en avais aucune envie. C'était glauque et je ne voulais pas être fessée dans un tel endroit.

Quelques minutes plus tard, nous avions atteint le centre-ville où je me garais sur un grand boulevard. Lorsque je retirai la clé de contact, il m'attrapa par le bras et fit mine de vouloir me donner quelques claques sur la jupe.

« Non, on sera mieux derrière ! »

Je n'avais encore jamais été fessée dans une voiture et je n'avais aucune idée si cela était réalisable ou pas, mais je faisais preuve d'une telle détermination apparente qu'il se laissa entraîner à l'arrière du véhicule sans protester. Il prit place et je m'allongeai sur ses genoux, en me disant que ma voiture était décidément parfaite... exactement à ma taille !

Il commença à me réprimander sur mon comportement dangereux, tout en soulevant ma jupe et en me déculottant. Je frissonnais. Etait-ce l'effet de son courroux, de l'air frais qui circulait à présent sur mes fesses, ou de la possibilité que n'importe-qui puisse nous voir ? 
Les claques commencèrent à tomber, ni trop fortes, ni trop douces, parfaites pour un instant qui l'était tout autant! Je me sentais en sécurité, mon corps collé tout contre le sien, et me laissais griser par cette possibilité insensée que l'on puisse nous observer en secret. Parfois, je fermais les yeux et laissait cette vision s'évanouir dans l'obscurité bienveillante qui m'enveloppait.

Quand un passant s'approchait trop prêt de la voiture, il arrêtait de me fesser. Parfois même, il rabattait ma jupe et la peur que la fessée s'arrête venait me pincer l'estomac. Mais une fois l'importun éloigné, la fessée reprenait tous ses droits...

Cette situation était aussi excitante qu'incongrue. Elle marquait notre complicité, notre confiance l'un dans l'autre, notre capacité à vivre nos rêves les plus troublants en toute sécurité.

Plus tard, alors que nous marchions sur le boulevard, il me murmura à l'oreille :

« Tu dis souvent que je t'épate par mon intransigeance, mais ce soir c'est toi qui m'a épaté. Jamais je n'aurai imaginé que tu acceptes de recevoir une fessée en plein boulevard ! »

Aurais-je pensé qu'il le ferait ?

mercredi 19 octobre 2016

Le rouge et le noir

Voici un texte non pas écrit par moi mais par celui qui fait battre mon cœur plus fort qu'aucun autre avant lui, et qui retrace l'un de ces instants d'amour et de complicité que nous aimons tellement partager ensemble...


La fessée appelle la lumière. Sans lumière, comment apprécier le rougeoiement progressif du popotin, les ondulements du cul, les soubresauts de la croupe, la cambrure de l'arrière-train ? Sans lumière, comment percevoir le désir et la crainte dans l'œil de la chipie avant la punition ? Comment voir son corps se courber sur vos genoux avec toute la confiance que donne une complicité partagée ? Comment goûter au plaisir de lentement retrousser l'insolente en admirant le déroulé du tissu sur ses cuisses ? Comment apprécier d'un œil critique et concupiscent sa petite culotte en dentelle que l'on s'empresse de baisser ? Comment jouir du déshabillage qu'on impose ensuite, martinet en main, à sa victime avant de l'envoyer au coin, entièrement nue ?

Bref, pour moi, la cause était entendue : une fessée se donne en plein jour, à l'extrême rigueur dans une légère pénombre. Mais Amandine, qui semble s'être fixé comme mission de chambouler mes certitudes (et toute ma vie, soit dit en passant), m'a fait connaitre l'impensable, l'inimaginable, l'incroyable, l'irréalisable : donner une fessée dans le noir complet.

Pour la première fois, nous passions la nuit ensemble, et qui plus est, chez elle. Pour deux êtres à l'orée d'une relation amoureuse, c'est impressionnant. Une chose est de s'étreindre (et de se fesser) en plein milieu de l'après-midi dans l'anonymat d'une chambre d'hôtel, une autre est de plonger dans l'intimité de l'autre, et pas seulement dans son sexe, toute une soirée, une nuit, un matin. On ne partage pas seulement le désir et le plaisir, mais des prosaïques détails du quotidien. On ne joue plus au Don Juan dominateur et à la femme fatale faussement soumise, on se présente tel que l'on est, tout simplement.

"J'adore être réveillée par une fessée en pleine nuit", m'avait dit Amandine depuis longtemps. Et je crois bien qu'elle l'avait aussi écrit dans ce blog maintenant vénérable (car ne nous cachons pas la fesse, pardon la face, les Errances sont une institution dans le petit monde de la fessée). Je me l'étais tenu pour dit, et avais la ferme intention de la contenter sur ce point, et de la plus cuisante façon.
Aussi, quand vers 4h00, j'ouvris par hasard un œil, au lieu de le refermer aussitôt, la coquine et impérieuse idée de gratifier Amandine de sa fessée nocturne revint dans mon cerveau encore ensommeillé. J'ouvris donc avec ardeur, et déjà une pointe de sadique jubilation, ma seconde paupière. Mais là je découvris ce que je n'avais pas vraiment perçu lorsque nous nous étions endormis blottis l'un contre l'autre : il faisait noir dans cette chambre au delà de l'entendement !

Les chambres que j'avais pu connaitre dans ma longue vie étaient le plus souvent dotées de volets avec des persiennes laissant filtrer la lueur de la lune ou des réverbères. En tout cas, les chambres où je m'étais livré à de lubriques activités... Mais volet et porte amandiniens ont la caractéristique d'être hermétiquement clos et de ne donner aucune chance d'effraction au plus petit rai de lumière. Je tentais un truc venant de mon enfance pour tenter de percer l'obscurité : fermer et ouvrir les yeux plusieurs fois de suite. Peine perdue. Je me résignais donc à opérer à l'aveugle.

Il me fallait d'abord récupérer l'objet de ma convoitise, en l'occurrence Amandine, qui au fil de la nuit avait quitté mes bras pour se réfugier à l'autre bout de son grand lit. Je réussis à effleurer son corps tout chaud (au sens propre, car, de son propre aveu, elle est une véritable bouillotte la nuit, conséquence, je suppose, du sang chaud qui coule dans ses veines). Ce travail de reconnaissance accompli, un scrupule me saisit : aurais-je le cœur de réveiller sans crier gare cette nymphe, plongée dans un sommeil aussi profond qu'attendrissant, par de vigoureuses claques sur la partie charnue, et si désirable, de sa délicieuse anatomie ? Aussi impitoyable que je puisse être en plein jour, ce m'était impossible dans la profondeur de la nuit.

Résolu à agir avec une douceur inhabituelle, je retirai avec précaution la couette, et soulevai la petite nuisette dans laquelle, m'étais-je dit la veille, Amandine était si sexy qu'elle aurait défroqué un couvent entier de moines intégristes ou fait renoncer au jihad une armée de fanatiques barbus. Puis je déposai sur son séant quelques petites tapes du bout des doigts, qui provoquèrent chez l'intéressée un petit soupir d'aise. Ne sachant si elle faisait en fait semblant de dormir, ou si l'extrême sensibilité de son joli fessier expliquait un si prompt réveil, je me hasardais à lui envoyer des tapes plus hardies, ce qui eut pour effet d'amplifier le soupir de la belle.
Retrouvant alors les gestes que la dure obligation de remettre Amandine dans le droit chemin m'oblige si souvent à accomplir, je l'installais en travers de mes cuisses, et transformais les tapes un peu pusillanimes en claques dignes de ce nom. Les soupirs prirent de l'ampleur, ce qui me rassura, car rappelez-vous, je devais m'acquitter de ma noble tâche dans le noir complet, en ne pouvant me guider qu'à l'ouie.

Je passerai plus vite par pudeur sur la suite des événements que vous pouvez aisément deviner.... Je dirai simplement qu'Amandine me fit alors le magnifique cadeau d'exprimer son plaisir avec une intensité que je ne lui avais jamais connu, l'état de demi-sommeil lui offrant un abandon incomparablement plus grand que dans la journée. Car, lecteurs attentifs du blog, ne prenez pas au pied de la lettre les enthousiasmes d'Amandine sur mes capacités viriles : il ne vous a pas échappé qu'elle a une tendance certaine, lorsqu'elle s'installe à son clavier, à tout repeindre en rose... Mais cette nuit là, j'eus vraiment la merveilleuse sensation de réussir à faire vibrer profondément son corps, et je l'espère, son cœur. En tout cas, elle me fit pour sa part vibrer encore plus que d'habitude, et ce n'est pas peu dire !

Un peu plus tard, lorsque encore étourdis, nous reprenions nos esprits, Amandine alluma la lumière au moment même où, sans rien dire, je souhaitais qu'elle le fit. La vue de son adorable cul me confirma alors que le rouge et le noir, finalement, allaient très bien ensemble...

samedi 8 octobre 2016

Les indiscrétions d'un sablier


Lorsqu'il m'a choisit au magasin, j'étais plutôt content. J'en avais marre de me faire tripoter le ventre par des mains plus ou moins propres qui n'arrivaient même pas à me faire tourner la tête!
Quand le type s'est pointé, je pensais qu'il s'était égaré. Dans ce magasin, les hommes ne s'intéressent généralement qu'à l'astronomie ou à la randonnée, mais le thé, ça non! Alors de là à ce qu'il me choisisse, j'en revenais pas. C'était mon jour de chance! Mais à la caisse, ils m'ont mis dans une pochette cadeau et j'ai réalisé que c'était peut-être pas le gros lot que j'avais tiré. C'est vrai, je ne savais pas à qui on allait m'offrir...

Je ne revis le jour que quelques jours plus tard, au terme d'un long voyage. Une petite brune aux cheveux bouclés me regardait, étonnée. Dès ma première coulée de sable, je tombais sous le charme de ce mélange de fragilité et de sa détermination qui semblait se dégager d'elle. Le type, celui du magasin, écrivait des chiffres sur des bouts de papier : 1, 3, 5 et infini (ça vous en bouche un coin qu'un sablier connaisse le signe infini, n'est-ce pas ?). Amandine, parce qu'elle s'appelle Amandine, lui a demandé si ce n'était pas un peu présomptueux mais le type a lu à haute voix : 1, 3, 5 et indéfini. J'ai bien vu qu'Amandine se mordait les lèvres pour ne pas lui dire que le signe qu'il avait inscrit voulait dire "infini" et non "indéfini", mais elle n'osait pas lui dire. Moi, je le lui aurais bien crié à la figure, mais je ne pouvais pas parler, seulement regarder le visage déçu de cette Amandine quand le type lui a dit que cela allait déterminer le temps qu'elle allait rester au coin. J'ai eu l'impression qu'elle attendait autre chose, mais quoi? Elle est allée au coin et il m'a posé à côté d'elle.
Je ne vous l'ai pas encore dit mais je ne suis pas un simple sablier, je suis la Rolls des sabliers! Je suis triple, je mesure 1 minute, 3 minutes et 5 minutes.
Le type m'a retourné et Amandine a attendu. Elle avait beau exprimer son ennui (très gentiment parce qu'elle ne savait pas trop à qui elle avait affaire), rien n'y faisait et ce n'est que lorsque le dernier grain de sable de mon ventre "5 minutes"est tombé qu'il est venu la chercher et l'a tiré par le bras vers le salon. Je ne pouvais pas voir ce qu'il se passait là-bas, mais je peux vous dire que le bruit des claques sur sa peau nue ne me laissait aucun doute. Elle a reçu une sacrée fessée, Amandine! Je me désolais de ne rien pouvoir voir. J'aurais tellement aimé les voir, les fesses d'Amandine. Toutes rouges surtout!

Les jours ont passé, les semaines aussi, les mois peut-être... J'amusais souvent ses invités, les enfants comme les adultes, mais Amandine, elle, me regardait toujours avec un petit air triste et cela me déchirait le sable. Et puis un nouveau type arriva et son visage s'illumina. J'aimais la voir ainsi Amandine, si heureuse! Ils allaient souvent dans la chambre, et là je ne pouvais rien voir ni rien entendre de ce qu'il s'y passait, mais elle revenait souvent toute nue pour chercher un verre d'eau. Quel spectacle, je ne l'avais jamais vu toue nue Amandine! Et ses fesses étaient tout le temps toutes rouges! Décidément, je l'aimais beaucoup, ce type...

Un jour, alors qu'ils étaient en train de déjeuner, le type est venu me chercher. Je savais pas trop ce qu'il me voulait mais quand il m'a posé par terre à ses pieds et qu'il a pris Amandine par le bras et l'a allongé sur ses genoux, je me suis dit que c'était peut-être la chance de ma vie! Bingo, il l'a déculottée sur le champ en lui disant qu'il voulait mesurer la durée idéale d'une fessée. Elle n'a pas pipée, elle était trop heureuse... Moi aussi, vous pensez bien! Au début, il la fessait tout doucement et elle, elle riait et le taquinait. Du coup, il a augmenté la force des claques. Les fesses d'Amandine commençaient à rougir et j'étais aux anges! Elle aussi, mais c'est qu'elle est fière Amandine, alors elle n'arrêtait pas de lui donner des arguments pour qu'il arrête de la fesser. Heureusement, le type ne s'en laissait pas compter! Je lui attribuerais même l'oscar du meilleur acteur, parce que c'était quand même assez incroyable, tous le contre-argument qu'il trouvait à lui opposer! De là où j'étais, je voyais bien qu'Amandine était excitée, émue, qu'elle perdait pied, peu à peu... Alors j'essayais de retenir au maximum mes grains de sables. Je prenais une grande inspiration et serrais mon ventre aussi fort que je le pouvais, mais je ne parvenais pas à tout retenir et quand mon dernier grain de sable est tombé, la fessée s'est arrêtée. Amandine n'a pas tout de suite réalisé que c'était fini, elle est restée un petit moment allongée sur les genoux de son amoureux et j'ai pu me rincer le sable toute à ma guise devant ce beau spectacle.

Quand ils se sont relevés, les deux amants se sont embrassés à pleine bouche et c'est là qu'Amandine s'est rendue compte que les fenêtres qui donnaient sur la cour étaient grandes ouvertes. Elle est devenue toute blanche parce que les artisans qui travaillaient chez sa voisine étaient montés sur la verrière pour mieux regarder ce qu'il se passaient chez elle. Elle a vite refermé les fenêtre mais c'était trop tard! Depuis, chaque jour, lorsqu'elle croise les artisans dans la cour, elle rougit, Amandine. J'aime bien là voir ainsi, les joues roses, mais j'espère que je pourrai à nouveau voir ses autres joues rougir, elles aussi... Vivement que son amoureux revienne !

jeudi 6 octobre 2016

Douceur d'automne


Une douce chaleur avait envahi la Normandie, comme il était rare, même en été. Cette douceur appelait à l'amour, incontestablement, mais j'étais malade, ou plutôt je l'avais été. Il s'était inquiété, peut-être même l'était-il encore un peu, et il voulait juger par lui-même de mon bon rétablissement. Il me taquinait souvent en me parlant de ses méthodes thérapeutiques, un peu particulières mais très efficaces. Je me doutais bien qu'il n'avait en tête aucune de ces obscures potions dont raffolent les adeptes de médecines douces, mais quelque chose de bien plus cuisant...

Nous nous étions retrouvés à la gare. C'était ma toute première sortie depuis des semaines, elle me faisait du bien. Il me trouva plus en forme qu'il ne s'y attendait et en fût agréablement surpris. Nous étions tellement heureux de nous revoir ! 

Comme il faisait très beau, nous décidâmes de regagner la maison par le port puis par la plage. Il aime bien regarder les chalutiers, les bateaux marchands. Je leur préfère les bateaux de loisirs. Travail ou vacances ? Dans notre bulle, la question ne se posait pas. 

Cette promenade, main dans la main, était très agréable mais avait eu raison de mes dernières forces. Arrivés chez moi, j'étais épuisée. Il me prit dans ses bras et me guida jusqu'à la chambre et m'allongea précautionneusement sur le lit. Il m'embrassa et laissa courir ses doigts sur mon dos, sur mes fesses, le long de mes jambes, avant de m'embrasser à nouveau avant de reprendre ses caresses, en instant plus longuement sur mes fesses. Mon corps se cambrait, appelant à plus, mais il ne voulait rien brusquer. Il se contentait de réchauffer mon corps, tout en douceur, distillant de petites claques avec beaucoup de prudence. Nous étions bien loin de nos jeux habituels où il commençait toujours ma fessée par une salve bien sentie à travers laquelle il reprenait possession autant de mon corps que de mon esprit ! 
Ce jour-là, la douceur de ses gestes me déstabilisait un peu. N'avait-il plus envie de moi? Ses baisers chassaient rapidement tous mes doutes. Petit à petit, une douce chaleur se propageait, de mes fesses à mon sexe, laissant jaillir cette douce moiteur qui ne lui laissait aucun doute sur l'efficacité de son traitement. Il était sur la bonne voie! Il accentua un peu la force des claques, leur fréquence, et lorsqu'il jugea qu'il était mûr à point, le fruit fût consommé, tout en douceur…

Nous passâmes la journée sous la couette, malgré le soleil, malgré la beauté du paysage qui nous tendait les bras. Pour la première fois, il me parla de lui, de sa vie, de ses goûts, de ses doutes et de ses aspirations, de ce qu'il ressentait pour moi...

Cette journée marqua un tournant dans notre relation et restera sans doute à jamais dans notre mémoire comme l'une des plus douces.

mardi 9 août 2016

Mon autre



                         Mon autre est un joueur de violoncelle,
                         qui joue sans nul autre pareil, 
                         pour que nos émotions s’éveillent.

                         Mon autre aime l'improvisation.
                         Nous jouons toujours sans concession,
                         sans même que nous nous concertions,
                         sans jamais que nous ne répétions,
                         nos corps à corps harmoniques.

                         Mon autre est mon meilleur ami, 
                         celui qui toujours me ravit.
                         Il connait mes défauts par cœur,
                         mes ailleurs, mes joies et mes peurs.

                         Il m'offre la plus belle des libertés,
                         celle d'être moi-même, sans ambiguïté, 
                         sans retenue, sans peur d'être mal perçue,
                         sans crainte aussi de prendre le dessus.

                         S'il m'arrive de commettre une erreur,
                         emportée dans la chaleur et l'ardeur,
                         je reçois aussitôt une fessée
                         de sa main aimante, donnée.

                         Cet homme est un virtuose,
                         de nos corps, de nos âmes en osmose,

et de l'aimer, j'ose...


mardi 2 août 2016

Jour d'anniversaire


C'était le jour de son anniversaire et je voulais lui offrir un beau cadeau.

Dans notre relation, c'est lui qui me donne la fessée. Je lui donne parfois quelques claques en retour, mais rien qui ne s'apparente à ce qu'il m'offre avec tant de bonheur. Mais je sais qu'il aime recevoir la fessée lui aussi et je voulais qu'il garde de ce jour d'anniversaire un souvenir très spécial...

J'avais commencé les préparatifs quelques jours auparavant, en m'appliquant à créer ce petit climat d'appréhension qu'il savait si bien construire lui-même. J'avais une manière bien à moi d'évaluer les fessées d'anniversaire. Il la connaissait, nous en avions discuté quelques semaines auparavant. J'avais le pressentiment que si je me contentais de lui donner le nombre de claques correspondant  à son âge, il en aurait été déçu. Mais si nous procédions à ma manière, cela faisait plus de mille claques ! Il me semblait impossible d'en recevoir autant, tout comme il me semblait impossible d'en donner autant ! Mais j'avais envie qu'il connaisse ce doux frisson qui nous amène à parlementer, à négocier à la baisse la sentence, comme j'adore le faire moi-même quand il me promet une fessée magistrale.

Le jour où le verdict tomba, il ne marqua aucune surprise, aucune appréhension... et bien sûr aucune supplication à la clémence ne sortit de sa bouche. J'en fût un peu déçue, non pas pour moi mais pour lui car moi, j'adore ce moment-là. Mais force est de reconnaître que nous sommes différents dans notre relation à la fessée. Il aime la recevoir mais reste toujours maître de la situation, alors que j'adore m'y sentir soumise, vaincue.

A l'inverse de lui, je commençais à m'inquiéter. C'était une chose que de fanfaronner en promettant plus de mille claques, c'en était une autre que de les donner. La première chose qui m'effraya était de devoir compter. Je n'aime pas compter, et jusque là ça promettait d'être un calvaire ! Je me décidais à lui en parler, en me disant que forcément il admettrait que cela était impossible... mais non, il se contenta de me rassurer en me disant que c'était lui qui compterait.
La deuxième chose qui m'angoissait, mais celle-là je la gardais secrète, était de savoir comment j'arriverais à donner autant de claques. Je ne suis pas une fesseuse et n'ai pas ce fantasme en moi qui permet d'aller au-delà de la douleur physique, or plus de mille claques, ça fait mal, aux mains tout autant qu'aux fesses! Je décidais d'emporter avec moi quelques instruments, en espérant de tout mon cœur que tout se passe bien…

J'étais donc là, assise sur le lit où j'avais disposé quelques présents, attendant sagement qu'il entre dans la chambre. Quand il vit les petits paquets, il m'en tendit un, lui aussi. Ce n'était pourtant pas mon anniversaire, mais il n'y avait pas plus gentil et plus attentionné que lui !

Une fois les cadeaux ouverts et les remerciements échangés en un long et tendre baiser, le moment tant attendu arriva. Je me levais et me dirigeais vers les instruments que j'avais posé sur la table (deux brosses, larges et solides, bien plus redoutables que celle qui s'était cassée sur mon derrière lors de notre précédente rencontre, et un martinet qu'il affectionnait tout particulièrement… ) lorsqu'il me retint par le bras et prit mon visage entre ses mains, comme il le faisait souvent, parfois pour m'embrasser, parfois pour me réprimander, parfois tout simplement pour me regarder…

- Aujourd'hui c'est mon anniversaire et tu devais me donner une fessée. Mais tu t'es montrée particulièrement indisciplinée la dernière fois que nous nous sommes parlé et tu comprendras que je ne peux laisser passer cela ! Aussi, c'est toi qui va recevoir la fessée…

Je souriais, amusée et profondément émue. Cet homme était le plus attentionné qu'il puisse exister. Il avait parfaitement perçu mes appréhensions, mes doutes, et il essayait de m'offrir ce que je voulais lui offrir sans que je m'en sente coupable... Je lui demandais ce que j'avais bien pu faire pour me montrer indisciplinée et il me présenta la liste de toutes mes fautes, qu’il avait réellement établie pendant que nous discutions. C'était farfelu et très drôle, et c'est en riant que je me retrouvais allongée prestement sur ses genoux.

- Je ne sais pas encore si je te donne une fessée érotique ou une fessée punitive... Tout va dépendre de ta culotte, si elle me plait ou pas… 

- Mais elles ne te plaisent jamais, mes culottes ! 

C'est vrai, il est particulièrement difficile en matière de sous-vêtement et je n'avais pas encore compris ce qui pouvait le satisfaire. C'est donc avec une petite pointe d'appréhension que je le sentis soulever ma jupe... et avec un profond étonnement que je l'entendis marquer sa satisfaction devant ma petite culotte noire à dentelle et rubans enlacés. J’avais gagné une fessée érotique, ma joie redoubla !

En parfait maître de l'exercice, il me prodigua quelques douces caresses entremêlées de claques avant d'entrer dans le vif du sujet. Les claques qu'il m'asséna alors n'avaient plus rien à voir avec celles d'une douce fessée et je ne fus pas longue à laisser échapper quelques gémissements... 

- Je préfère entendre cela, j'aime quand tu te plains !

Et il continua, sourd à mes jérémiades… 

Quand il décida qu'une pause était la bienvenue, un sursaut de rébellion me gagna. 

Non, pas question, je n'irai pas au coin ! 

Une avalanche de claques me convainc rapidement du contraire, mais je ne m'avouais pas vaincue pour autant. Une fois à genoux et au coin, pas question de lui obéir! Mais, une fois encore, la brûlure du martinet réussit à me persuader qu'une attitude plus conciliante était préférable... 

Après avoir repris place sur ses genoux, les choses sérieuses commencèrent. Il prit en main la première brosse, la plus lourde des deux. Après quelques petits coups pour en mesurer l'effet, il entreprit de me punir avec. Je ne riais plus et, quand ma main tenta de s'interposer, c'est d'un ton sec et sans appel qu'il m'ordonna de la retirer. Il frappait méthodiquement, plusieurs coups sur une fesse, puis plusieurs coups sur l'autre. Quand je lui disais que ça faisait mal quand plusieurs coups tombaient successivement au même endroit, il me répondait que c'était précisément l'effet qu'il souhaitait. Son intransigeance m'amusait beaucoup. Elle me donnait envie de lui, terriblement, mais le moment n'était pas encore venu… 

Il essaya ensuite l'autre brosse, un peu moins large mais dotée d'un manche beaucoup plus long qui lui permettait plus de vitesse. Cette brosse-là était incontestablement la plus douloureuse et j'en ressentis les effets au plus profond de moi-même... Quand je cessai enfin de me débattre et de me plaindre, il estima qu'il était temps de mettre fin à ma punition et de passer à une toute autre forme de câlins, beaucoup plus intimes...

Quelques heures plus tard, alors que nos corps rassasiés s'offraient quelques minutes de repos, je saisis le martinet et pus enfin lui offrir son cadeau d'anniversaire. Il aimait le martinet, c'était évident mais à la longue quelque peu frustrant puisque je n'arrivais pas à lui soutirer le moindre gémissement... Je me saisis alors de la brosse, la deuxième, celle qui faisait le plus mal, et lui assénais la série de coups convenue. Je m'apprêtais à utiliser l'autre brosse lorsqu'il me demanda d'arrêter. On était bien loin des plus de milles coups prévus ce jour-là...

Quand nous refîmes l'amour pour la dernière fois avant de nous séparer, je lui donnais quelques dernières claques sur les fesses qui le firent exploser en moi. 

Ce n'était pas mon anniversaire ce jour-là, mais je reçu pourtant les plus beaux cadeaux que l'on puisse rêver... 

mardi 26 juillet 2016

Une femme soumise ?


C'était notre première fois ensemble dans cette position. 

D'habitude il préférait me regarder, tenter de deviner mes émotions à travers les expressions de mon visage, jouer avec mes seins ou simplement fermer les yeux…

Quand il m'a demandé de me mettre à quatre pattes, j'ai pensé qu'il voulait me fesser, avec le martinet ou la ceinture. Je n'aime pas cette position pour la fessée, les lanières s'insinuent toujours là où il ne faudrait pas, transformant la brûlure en un véritable supplice. 

Je pris donc place, avec plus d'appréhension que d'envie. 

Son sexe s'engouffra alors profondément en moi, réveillant cette sensation grisante, puissante, animale, d'être complètement possédée.

Tandis que ses reins marquaient le tempo, il me caressait les fesses, puis la nuque… 

- Tire-moi les cheveux !

Il prit mes cheveux à pleine main et tira fort, si fort que la cambrure de mon dos me faisait mal. C'était douloureux mais grisant...

De son autre main, il se mit à me fesser en rythme, fort, fort… 

Mon esprit tourbillonnait, son sexe frappait sans relâche au fond de mon vagin, mes fesses me brûlaient, ma tête n'était plus que douleur et vertige, mon corps une vague de frissons... 

Quand il relâcha mes cheveux, un orgasme si puissant me submergea que je m'écroulais sur le lit. 

Tandis qu'il s'allongeait à mes côté, il me glissa à l'oreille…

- Finalement, tu es une femme soumise !

- Tu en doutais ?

Il se mit à rire... et moi aussi...

vendredi 22 juillet 2016

Leçon de mathématiques


Nous venions de faire l'amour et reprenions notre souffle, allongés l'un contre l'autre. Sa main glissait sur ma poitrine dont les tétons durciraient sous la caresse. 

- Tu connais les suites géométriques ? 

Y avait-il un lien entre la courbe de mes seins et une quelconque formule mathématique ? 
Perplexe, je me contentais d'acquiescer vaguement. 

- Oui… peut-être.. pourquoi ?

- Tu es une scientifique et tu ne connais pas les suites géométriques ! Je vais te les apprendre.

En une fraction de seconde, il attrapa sa ceinture qui gisait au pied du lit et me retourna. Une vague de frissons m'envahit. J'eu tout juste eu le temps d'attraper l'oreiller sur lequel reposait ma tête quelques instants auparavant et de le positionner sous mes fesses lorsque le premier coup tomba. Je voulais qu'elles soient détendues, c'est important d'avoir les fesses détendues quand on reçoit la ceinture...

- Je commence par la plus facile, d'accord ?

Il n'attendit pas ma réponse pour me donner deux coups, l'un sur chacune de mes fesses. 

- Le premier nombre c'est 2. Le nombre suivant, c'est 4.

Et il distribua consciencieusement deux coups sur ma fesse gauche, puis deux coups sur ma fesse droite.
Je riais. 

- Ensuite, c'est 8.

Quatre coups sur ma fesse gauche, puis quatre sur ma fesse droite…

- Puis 16...

Huit coups sur ma fesse gauche, puis huit sur ma fesse droite…
Il ne frappait pas fort, mais comme les coups tombaient toujours au même endroit, mes fesses  devenaient sensibles.

- Ensuite, c'est 32.

Seize coups pour ma fesse gauche, seize coups pour ma fesse droite… 
Je commençais à protester.

- Mais si, je connais très bien les suites géométriques !
- Alors c'est quoi après ?
- 64 !
- Exactement !

32 coups s'abattirent sur ma fesse gauche, puis 32 coups sur ma fesse droite.
Je ne pouvais retenir quelques gémissements.

- Ensuite c'est 128.
- Ah non ! 

J'interposais mes mains mais la ceinture s'abattit impitoyablement sur mes cuisses jusqu'à ce que je les retire et que les 64 coups promis puissent être délivrés sur chacun de mes globes. 
J’avais les fesses en feu mais ne cessait de rire tant son intransigeance m'amusait, me fascinait. 

- Ensuite c'est 256…

Là, franchement, il m'épatait ! Jamais je n'aurais pensé qu'il oserait aller aussi loin…

Il asséna les 128 premiers coups à ma fesse gauche. Je m'agrippais comme je pouvais au couvre-lit pour ne pas recevoir quelques coups supplémentaires sur les cuisses, mais mes jambes ne pouvaient s'empêcher de battre frénétiquement et ce sont mes pieds qui eurent droit à un petit bonus…

Lorsqu'il attaqua la fesse droite, je tentais de le convaincre que le jeu devenait lassant, qu'il n'était guère amusant de compter ainsi de si grands nombres…

- Tu as raison, c'est toi qui est punie, c'est toi qui compte !

Jusqu'à présent c’était lui qui avait compté les coups, il savait combien j'avais horreur de cela. Mais puisque je faisais la maligne… 

Les coups commençaient à tomber mais je ne comptais pas. Il n'était pas question que je cède!

- Tant que tu ne comptes pas, ça ne compte pas…

La brûlure était difficilement supportable, je ne fût pas longue à céder.

- Un, deux, trois,..

Mais il distribuait les coups de plus en plus vite et il m'est rapidement devenu impossible de compter aussi vite! J’avais beau protester, il ne ralentissait pas le rythme. Combien ai-je reçu de coups jusqu'à ce que j'arrive enfin à prononcer ce maudit 128 ? Impossible à dire, mais beaucoup plus que je n'avais compté ! 

- Ensuite c'est 512.
- Non !!!

Je me précipitais dans ses bras pour l'embrasser et le convaincre de tout arrêter.

- Mais ce sera pour la prochaine fois...

Je l'embrassais à nouveau. Mieux valait assurer cette sage décision...