dimanche 30 décembre 2012

Pleurer en secret

Latis et Stan viennent d'en parler cette semaine, du coup cela tourne dans ma tête... Alors pardon à tous ceux qui pensent, à raison, que je manque d'originalité mais l'un des (trop) rares moments où j'ai pleuré, malheureusement pas au moment voulu, m'est revenu en tête. Le voici...


J’écoutais battre son cœur, la tête posée là sur sa poitrine. J’écoutais son rythme calme, sa respiration tout aussi tranquille. Il dormait déjà, détendu, apaisé. 

J’avais encore son goût en moi. Je ressentais encore ces petites vagues furtives de plaisir, qui s’estompaient tout doucement. 

Je venais d’éteindre la lumière et n’osais plus bouger, de peur perdre la magie de ce corps enlacé au mien qui venait de m’offrir tant d’émotions. 

Et soudain je sentis couler ces larmes qu'il aurait tant aimé voir rouler sur mes joues lors de la fessée. Pourquoi venaient-elles maintenant, alors que cela n'avait plus aucune importance? Plus je pensais à cette absurdité, et plus mes sanglots redoublaient. Ils mouillaient sa poitrine, creusant des petits sillons à travers ses poils. 

Je me sentais terriblement malheureuse de ne pas être à la hauteur de ses désirs. 

Il aurait tellement aimé me voir pleurer. Il ne l’aura jamais vu. 

Un bien beau Noël?


Cette année, comme presque toutes les années, les fêtes de Noël se sont passées en famille et dans l'une des plus belles régions de France. Merveilleux, en somme. Il faisait très beau et très doux cette année. 
Nous avons vu le père Noël arriver, dans son beau bateau tout décoré de blanc, sur le port de Sanary. Il faisait grand soleil et la température dépassait allègrement les 20°C (au soleil). Je me sentais un peu comme dans ce magnifique dessin de Noël de JPC... il manquait juste la musique (et j'étais pas en paréo, tout de même). 
La ville était merveilleusement illuminée (si vous êtes dans la région en ce moment, allez jeter un coup d'oeil, de nuit, à Sanary, c'est vraiment très beau!). 
Le réveillon arrive... huîtres, foie gras, escargots, bûche (confectionnée par mes soins, si, si .... avec cette saloperie de crème au beurre que je rate tous les ans), rien que de très classique en somme. 
Et voilà venu le moment de la remise des cadeaux (les enfants sont grands et ne croient plus au père Noël, donc on peut se les remettre au réveillon). Pour moi? Un magnifique sac à main tout droit sorti de l'atelier d'un créateur italien... vraiment, le plus beau sac à main que je n'ai jamais eu! Et pourtant je ne rêvais que d'un seule chose... une jolie fessée, bien sûr.
Pourquoi Noël est-il si commercial? Combien de gens, sortis de l'enfance, aiment cette fête en réalité? Bien peu, quand vous en discutez autour de vous. Personnellement, je déteste. Alors, je fais comme tout le monde, je souris et remercie. 
Vivrais-je un jour le véritable Noël dont je rêve depuis toujours? Peut-être... mais probablement jamais.

mardi 25 décembre 2012

samedi 22 décembre 2012

Ces petits riens qui font beaucoup


En matière d'érotisme, nous avons tous nos préférences, allant du plus petit détail à une pratique plus générale. Certaines choses sont drôles, d'autres peuvent être légèrement plus inavouables (mais n'est-ce pas justement parce qu'elles semblent inavouables qu'elles sont d'autant plus excitantes?) . 

Parmi les petits détails qui apportent beaucoup, il en est un que j'affectionne tout particulièrement et qui est lié... au potentiel érotique des cheveux! Sans verser dans la tricophilie...  


(non, la tricophilie ce n'est pas la passion du pelotage.... c'est l'excitation sexuelle ressentie à la vue d'une belle chevelure!)

Le cuir chevelu est bourré de terminaisons nerveuses, ce qui en fait une partie du corps qui est très réceptive aux caresses et aux stimulations. Il est donc assez facile de lui donner un petit rôle aphrodisiaque…

Les cheveux peuvent donner lieu à des caresses très sensuelles. Mais ils peuvent aussi inspirer des plaisirs beaucoup plus érotiques, surtout lorsqu'ils sont utilisés en plein feu de l’action… Personnellement, j'adore qu'on me les tire, particulièrement pendant une fessée. Mais attention, pour être réellement stimulant, le tirage des cheveux doit être fait dans les règles de l’art. Et la règle de base, c'est la douceur! En d’autres mots, on tire, mais pas trop fort… et on s’agrippe le plus près possible de la base du cuir chevelu. 

Et chose que j'affectionne tout autant... que l'on me caresse tout doucement la tête, juste après la fessée. Il n'y a pas de geste plus rassurant et plus sensuel! 



vendredi 21 décembre 2012

jeudi 20 décembre 2012

Mon rapport étrange à la douleur


Comme beaucoup de spankee, j'imagine, je me pose beaucoup de questions sur mon rapport à la douleur.

Suis-je masochiste? D'après le Larousse, le masochisme est une déviation sexuelle dans laquelle le sujet ne trouve le plaisir que dans la douleur physique et les humiliations qui lui sont infligées. Alors non, je ne suis pas masochiste, car je n'éprouve pas de plaisir ou d'excitation sexuelle à la douleur et, si j'aime la honte que je peux ressentir lors d'une fessée, je n'apprécie en aucune manière l'humiliation. Mon excitation sexuelle vient de ce que mon partenaire se place "au-dessus de moi", me prenne en charge ou plus précisément "en main", de manière à ce que je puisse être moi, juste moi. J'aime terriblement ce sentiment, mais je n'ai aucune attirance particulière ni pour la douleur, ni encore moins pour l'humiliation.

Cela dit, mon rapport à la douleur est peut-être un peu particulier. Je n'ai jamais été douillette mais il y a quelques années je suis tombée très gravement malade. La douleur était telle que j'appelais désespérément la mort pour y mettre un terme, malgré ma famille, malgré mon fils qui devait avoir 4 ou 5 ans à l'époque. Bien sûr, une fois hospitalisée, j'ai été mise sous morphine et la douleur insoutenable a enfin lâché prise. Mais je fais partie des quelques pourcents de patients a qui cette substance donne des hallucinations, donc je voyais des insectes grouiller partout... et dès que je fût en mesure de supporter la douleur, j'ai refusé les injections de morphine.

Je pense que cet incident de vie a un peu changé mon rapport à la douleur. Tout d'abord parce que, quand je me fais mal, l'information "douleur" ne remonte pas forcément à mon cerveau. Souvent je ne m'en rend compte que bien plus tard, lorsque je vois des traces de sang par exemple. Mais aussi, parce que lors d'une fessée, si celle-ci est conduite progressivement, je n'ai aucune sensation de douleur. Je sens la chaleur, je sens les piqûres, je sens les petites "bulles" que provoquent le martinet, mais mon cerveau n'associe pas toutes ces sensations à de la douleur proprement dite, et donc il n'y a pas de moment où je n'arrive plus à le supporter. Du coup, il est assez difficile de savoir pour mon partenaire de savoir quand il est grand d'arrêter. Il faut qu'il se base sur son bon sens et non sur mes réactions, ce qui peut être assez déstabilisant au début. Peut-être que la maladie a élevé mon seuil de tolérance à la douleur? Pourtant, si la fessée démarre fort tout de suite, sans période de "warming" comme l'appelle les anglo-saxons, j'ai mal, même très mal parfois, tout de suite (je ne suis pas Wonder Woman tout de même!). Mais si la fessée démarre doucement, je n'éprouve jamais de sensation de douleur, même si la fessée s'intensifie ou si elle dure très longtemps. Je me demande si ce n'est pas l'effet des fameuses endorphines qui agissent tout comme la morphine, et donc auxquelles je serais plus sensible que la normale? 
Voilà encore une question à laquelle je ne trouverai probablement jamais de réponse!


mercredi 19 décembre 2012

Il faut s'aimer






Elle dit qu'il faut s’aimer 

Et moi bien sûr je l’aime 

A tort et à travers 

Au travers de ses torts

mardi 18 décembre 2012

Ultime attente




Elle attend, il prend son temps.

Elle se concentre, elle espère, il imagine. 

Leur plaisir est à ce prix, à l’image de leur attente, grand et puissant. 

Elle soupire. Il est assis, elle est allongée. 

Il a choisi la position, celle qui lui donnera la liberté du geste, le confort du mouvement. 

Elle gît là, sans tabou, sans refus, dans les prémisses de l'inéluctable indécence, dans l’amour de ce qui la fera rougir. 

Ils profitent de la douceur de cet instant, celui qui précède la fièvre qui les emportera tous les deux.

Il attend encore un peu, rien ne presse, rien d’autre que l’envie frémissante, encore légère mais de plus en plus présente de ce qui viendra, de là, de sa main sur la fleur de sa peau, encore frémissante, mais prête à le suivre dans la danse qu'il lui imposera. 

Leurs cœurs s'accélèrent, leurs battements sont lourds et oppressants. 

Elle ne bouge pas de peur de voir fuir au loin cette tempête dont les vagues viendront bientôt battre son flanc. 

Sa main se lève.

Ses rondeurs se tendent. 

L’instant arrive, dur et doux, chaud, tendre et puissant, qui viendra libérer cette tiédeur humide dont elle n'a jamais vraiment compris la source.

Dessin © Paula Meadows

dimanche 16 décembre 2012

Jeu de bonne société


Jouer… et recevoir une fessée! 
Rien de bien nouveau me direz-vous.  
Si, car ce que j’aimerais expérimenter, juste une fois (ça ne me plaira peut-être pas après tout), serait de jouer à un jeu et de laisser le hasard décider de la fessée que je recevrai à son issue. Juste pour une fois, que ce ne soit ni lui ni moi qui décide. 
Bien sûr, cela a toute les chances d’être frustrant, après tout il sait beaucoup mieux que le hasard ce que j’aime… mais tous les fantasmes n’obéissent pas à la logique, n’est-ce pas? J’ai bien failli réaliser ce fantasme un jour, en jouant avec le tirage de l’Euromillion, mais nous avons finalement changé notre fusil d’épaule. Ce que je ne regrette pas le moins du monde, ne nous méprenons pas, mais bon…


Alors que faire? Demander au Père Noël d’apporter dans mon petit soulier les dés Play&Spank de Love to Love? Un dé, joliment illustré par Manara, permettant de déterminer la position, l'autre dé déterminant le nombre de claques à appliquer... En vérité je ne pense pas que ce soit vraiment la peine d'investir les 6 euros demandés (bien que les illustrations de Manara sur le dé Positions aient l'air assez jolies), en fabriquer soit même ne doit pas être bien compliqué, quitte à coller des autocollants sur les faces d'un dé traditionnel. Un ami m'avait même conseillé d'utiliser un dé à 20 faces (issu, parait-il, des jeux de rôles) pour déterminer le nombre de claques et qu'au final ce soit quand même une "vraie" fessée.. Mais, arrêtons de rêver, ce Noël se passera en famille, donc pas question de "jolie surprise" dans mon petit soulier...

Tout cela me rappelle les histoires que, toujours le même ami, m'envoyait parfois pour me distraire (un gros merci à lui, je sais qu'il lit le blog de temps en temps!). Il s'agissait d'histoires de fessées, se passant pour la plupart du temps en milieu universitaire. En général, elles étaient assez éloignées de mon univers érotique parce que, j'espère que vous l'aurez compris, pour moi, fessée rime toujours avec amour. Mais elles étaient néanmoins très plaisantes! L'une d'entre elles m'avait particulièrement interpellée parce que justement elle racontait une fessée-jeu. Du coup, je m'étais amusée à la retranscrire dans mon univers propre. Bien sûr, la trame du scénario étant imposée (une partie de Trivial Poursuit entre deux camarades qui ne sont pas encore amants, à l'issue de laquelle la perdante reçoit 43 coups de règles, debout contre le mur), cette histoire ne reflète pas exactement mes fantasmes... mais cela m'avait amusé de l'écrire et donc je vous la livre aujourd'hui. Elle est très imparfaite car c'était la toute première fois que j'essayais d'écrire une histoire "érotique", qui plus est une fiction...


Il entra dans la pièce et referma la porte derrière lui. Elle était assise sur le canapé, osant à peine lever la tête et croiser son regard. Elle connaissait les règles du jeu et les avaient acceptées. Elle voulait à tout prix paraître brave à ses yeux, ne pas lui montrer ses faiblesses… il avait l’air tellement sûr de lui! Elle aussi était réellement sûre d’elle dans la vie, une vraie «team leader» comme disait ses professeurs… sauf dans ses relations intimes avec les hommes. Là, elle ne se sentait pas en sécurité parce qu'elle avait parfaitement conscience de ne pas tout maîtriser. Mais n'étais-ce pas justement ce qui la faisait frissonner? 

Ils avaient prévu de commencer par une partie de Trivial Poursuit… une partie un peu particulière où toute mauvaise réponse conduirait à enlever une pièce de ses vêtements. Comme d’habitude elle avait un peu triché et mis plusieurs couches de vêtements sur elle. En prendrait-il ombrage? Il la connaissait après-tout, il savait qu'elle n’était pas si facile à apprivoiser… Le perdant devait ensuite recevoir une fessée dont la nature serait tirée au hasard par les dés. Elle adorait cette idée, être livrée au choix du sort, sans aucun contrôle! Pourvu qu'elle perde! Pourquoi avait-elle mis tous ces vêtements sur elle, pourquoi son esprit bravache  avait-il encore prit le dessus? Pour rien au monde elle n'aurait voulu gagner, elle ne pouvait supporter l’idée de donner elle-même une fessée… et elle devait bien l’avouer, elle adorait recevoir la fessée, même si cela la terrifiait à chaque fois … pourquoi l'esprit féminin est-il si compliqué ? 

Il vint s’asseoir près d’elle sur le canapé. Il était souriant et l’embrassa gentiment sur la joue… ce qui la rassura. Il contempla un instant le jeu qui était posé sur la table basse du salon. « Tu es prêtes?» lui demanda-t-il, un sourire espiègle aux lèvres. « Oui » lui répondit-elle avec un sourire. Le jeu commença. Première question, première erreur. Elle était nulle en culture générale, elle le savait bien. Elle aurait dû faire HEC, elle aurait certainement été bien plus cultivée! Mais l’idée de se retrouver avec tous ces costumes cravates … non, ça elle ne l'aurait jamais supporté, elle était beaucoup trop délurée pour cela! 

Le jeu continuait et son camembert restait toujours aussi vide. Heureusement qu'il y avait quelques questions "sciences", la portion verte, celle-là au moins elle l’avait gagnée… Son corps se dévêtissait petit à petit, heureusement qu'elle avait un peu triché finalement! Elle le regardait en coin, il avait l’air très amusé et cela l’énervait un petit peu… Il était presque nu lui aussi, il ne lui restait plus que son boxer et son T-shirt. Mais il faut bien avouer qu'il n’avait perdu que son pantalon et ses chaussettes… C'était à nouveau à elle de jouer, il ne lui restait plus que son T-shirt, sa culotte et son soutien-gorge. Elle lança le dé et … question jaune, "histoire", au non, elle détestait ça! Cette fois, c’est certain, elle allait être obligée d’enlever son T-shirt. Elle savait qu'elle avait une jolie poitrine … mais justement, elle ne voulait pas qu'il se concentre sur sa poitrine, mais uniquement sur ses fesses… Comment allait-il réagir? Il lui posa la question et comme attendu elle n’avait pas la moindre idée de la réponse. Elle enleva donc son T-Shirt et dévoila son soutien-gorge. Elle avait bien évidement choisi son plus beau et était très en valeur dedans. Elle le regarda à la dérobée et vit son expression de surprise… mais très rapidement son expression amusée reprit le dessus. Il lança le dé et … répondit justement à sa question, mettant ainsi un terme au jeu. 

Une sensation de froid l'envahit soudain, elle se mit à frissonner.  Son ventre se contractait et lui faisait mal. « Tu sais ce qui t’attend maintenant? » lui demanda-t-il en souriant. « Oui » répondit-elle timidement. Il prit le premier dé dans sa main et le lui tendit. Il s'agissait du dé « Instruments ». « Pourvu que ce ne soit pas la canne » pensa-t-telle, « ça je ne pourrai jamais le supporter… ». Elle lança le dé et … la règle. « Ouf »,  pensa-telle, « elle n’a pas l’air si terrible ». Elle lança le deuxième dé « Positions ». Elle espérait fortement que la position OTK sorte, elle aurait tellement aimé se coucher sur ses genoux, sur ses jambes musclées… Elle lança le dé et … contre le mur. Elle ne cacha pas sa déception, ce qui le fit éclater de rire. Il lui tendit alors les 3 dés à 20 faces qui devaient celer le nombre de coups. Elle retint sa respiration et lança les dés… 43! Elle blêmit, allait-elle réellement pouvoir en prendre autant? Elle était courageuse mais… 43!

Il lui prit la main et l'amena contre le mur. « Enlève ta culotte » lui ordonna-t-il. Son ton était très dur, très autoritaire, tranchant complètement avec l’attitude chaleureuse qu'il avait eu à son égard jusqu'à présent. Elle était terrifiée mais s'empressa d’obéir. Le courant d’air sur ses fesses nues la fit frissonner. « Cambre-toi » lui ordonna-t-il ensuite. Elle prit appui avec ses mains sur le mur et se cambra au mieux, mortifiée à l’idée de dévoiler ainsi toute son intimité… Le premier coup vint sans prévenir. Une sensation de brûlure lui déchira le fessier de part en part. « Aie » ne put-elle s'empêcher de lâcher. « Tais-toi !» lui ordonna-t-il à nouveau, « tu savais ce que tu risquais quand tu as accepté de jouer, maintenant assume!». Elle sentit les larmes lui monter aux yeux, pourquoi était-il si dur, si cassant? Elle reprit position et tendit son fessier au coup suivant qui ne tarda pas à arriver. Il était aussi dur que le précédant mais elle s’y attendait cette fois-ci et aucun son ne sortit de sa bouche. Il continua ainsi une dizaine, une vingtaine de coups… elle en avait perdu le compte. Ses fesses n’étaient que douleur mais une chaleur sourde commençait à envahir son sexe. 
« Pourvu qu'il ne s'en aperçoive pas! » pensa-t-elle, quand soudain un coup s'abattit un peu trop bas, juste à la naissance de ses cuisses. La douleur fulgurante la ramena bien droite, elle ne put s'empêcher de porter ses mains à ses fesses. « Remet-toi en position!» luis ordonna-t-il, mais elle ne pouvait le faire, elle ne pouvait détacher ses mains de sa chaire meurtrie. Il attendit quelques secondes et lui asséna un petit coup de règle sur ses mains qui, comme par miracle, revinrent au mur… elle reprit position et la fessée continua longtemps. 20 minutes? Elle n'en avait pas la moindre idée, elle avait perdu depuis bien longtemps la notion du temps, la notion de toute chose en fait. Son esprit vagabondait entre ciel et mer, dans une tempête orageuse… 

Lorsque la fessée cessa elle n’en prit pas immédiatement conscience. Il la contempla avec un sourire, son fessier était rouge carmin depuis le haut jusqu'à la naissance des cuisses. Il était fier de son travail, il était surtout très fier d’elle… Comme elle ne bougeait pas, il comprit qu'elle n’avait pas encore reprit totalement ses esprits. Il décida de la mettre au coin pour qu'elle récupère un peu… Il lui prit la main et l’emmena dans le coin de la pièce qui faisait face au canapé. « Ne bouge pas » lui-dit-il, « je viendrais te chercher quand il sera temps ». Il revint s’asseoir sur le canapé et la contempla un long moment. Il sentait le désir monter en lui, de plus en plus fort, de plus en plus douloureux… Il revint vers elle et se mit à lui caresser les cheveux, doucement. Ses boucles étaient toutes emmêlées, certaines étaient collées contre son visage humide. Une fois qu'il les eut repoussées, il put voir son visage, illuminé d’envie… 

Il lui prit la main et la ramena près du canapé, lui fit signe de s’agenouiller et défit la boucle de son pantalon. Son sexe, dur et gonflé, en jaillit aussitôt. Elle le mit goulûment dans sa bouche, fit tourner sa langue autour de son gland. Il était rose, chaud, salé, si doux… c’était un délice et elle en avait tellement envie. Il posa ses mains sur sa tête et commença à imposer le tempo de leur duo. Il sentait sa puissance monter de plus en plus fort, il allait jouir… mais ne voulait pas le faire comme ça, pour leur première fois. Il la repoussa, la fit basculer au sol, la retourna et la pénétra. Son sexe profondément enfoui en elle, le contact de son scrotum sur ses fesses brûlantes, ses mains tirant légèrement sa tête en arrière, toutes ces sensations la submergèrent et la firent jouir au moment même où il explosait en elle. Ils s’affalèrent tous les deux sur le sol du salon et restèrent un moment à se contempler, l’esprit légèrement embrumé… Combien de temps restèrent-ils ainsi? Ils n'en eurent ni l’un ni l'autre la moindre idée, ils avaient perdus toute notion de temps, d'espace, de lieu. Il contemplait ses yeux, elle contemplait ses mains, ils se souriaient et il la lova tendrement dans ses bras. 

Lorsqu'ils se levèrent enfin, il lui prit la main et se dirigèrent vers la salle de bain. Ils entrèrent tous deux dans la douche et il régla le débit et la température de l’eau. L’eau se mit à jaillir et il la poussa doucement sous le jet. L’eau était trop chaude, il le savait. Le contact avec la peau meurtrie de son derrière la fit tressaillir mais elle ne dit rien. Les rictus qu'elle ne pouvait cependant réprimer le firent sourire et, à la vision de son fessier dont la teinte recommençait à virer au rouge carmin, le désir revint brusquement en lui. Il la poussa légèrement contre la paroi de la douche, posa ses mains sur ses seins et enfonça son sexe à l’intérieur de son intimité, chaude et humide. Elle se cambra, posa ses propres mains sur les fesses si musclées, si viriles, de son amant et ils entreprirent d'écrire, ensemble cette fois, la partition de leur plaisir…La jouissance ne fut pas longue à venir! Lorsque le plaisir se fût enfin dissipé, il remit le jet d’eau en service, à une température raisonnable cette fois. Ils se savonnèrent mutuellement, se rincèrent, s'embrassèrent. Elle était épuisée. Toutes ces émotions, le relâchement de toutes ses tensions, la laissaient frêle sur ses jambes. Il sortit le premier de la douche et s'enveloppa dans la serviette blanche épaisse qui était posée là. Il en prit une deuxième, lui demanda de sortir de la douche et l’enveloppa tendrement dedans. Il entreprit de lui brosser les cheveux et elle se laissait faire avec beaucoup de reconnaissance lorsqu'il lui ordonna de se pencher au-dessus de la vasque du lavabo. Une boule se forma instantanément dans sa gorge et dans son ventre. Allait-elle être encore fessée? La vision de la brosse à cheveux reposant là, juste à côté d’elle, n’était pas pour la rassurer. Son cœur s’arrêta lorsqu'il releva la serviette et découvrit son derrière… mais une onde de fraîcheur l’envahit. Il étalait doucement une lotion hydratante sur ses fesses endolories. Cette sensation était si agréable et contrastait si fortement avec toutes celles qu'elle avait ressenties jusqu'à présent, qu'elle levait de plus en haut ses fesses pour garder le contact avec ces mains salvatrices… et commençait à se frotter légèrement contre la serviette de son amant en espérant que peut-être… mais une forte claque s'abattit sur ses fesses. « Pas maintenant » lui dit-il, « reste sage jusqu'à demain! ». Et oui, ils avaient convenu de poursuivre le jeu le lendemain soir et comme la frustration décuple le plaisir… Il rabattit la serviette, la releva et la conduisit à sa chambre. « Bonne nuit, ma chérie » lui dit-il en refermant la porte, un sourire énigmatique aux lèvres.

vendredi 14 décembre 2012

Faut-il limiter notre liberté?




Quand nous apprêtons à jouer avec quelqu'un, il est d’usage de définir clairement, au préalable, les limites du jeu. Personnellement, ces discussions m’ont toujours mis très mal à l’aise. 

« Doit-on s’arrêter si tu pleures ? » et bien, non… parce que je vais peut-être commencer à pleurer avant même que tu commences à me fesser, si tu me réprimandes et que la tension émotionnelle est trop forte… et puis j’ai jamais pleuré à cause de la douleur… et puis j’aime bien pleurer de toute manière, j’aime bien l'abandon que cela me procure… mais je pleure jamais, ou presque!

« Quels sont les instruments que tu acceptes de recevoir ? » Je préfère être fessée à la main, mais si tu veux utiliser des instruments, il n’y a pas de problème… à condition que tu me promettes de ne pas frapper trop fort tout de même! 

« Y-a-t il des positions que tu refuses ? » à priori non… mais je n’en ai pas expérimenté beaucoup… tu as quoi en tête exactement ? 

Voilà à peu près le genre de questions sur lesquelles il m’a fallu donner une réponse... très difficile, parce que premièrement je ne pense pas me connaître si bien que cela, et surtout parce que tout dépend de mon partenaire. Si j’ai toute confiance en lui, je sais que je peux aller beaucoup plus loin que ce que j’imaginais au départ... et y prendre beaucoup plus de plaisir aussi!

Alors faut-il tout de même fixer ces limites ? Et bien, même si je n'aime pas trop le faire, je pense que c'est nécessaire… au moins au départ, parce que l'on joue beaucoup plus librement quand la peur de dépasser les limites n'est pas présente!
Evidemment, ces limites fixées, cela ne supprime pas le devoir du dominant de s'assurer que tout se passe bien pour sa partenaire, car comme je viens de le dire, les réponses que l'on peut faire à ce genre de questions sont très approximatives et dépendent grandement de l’alchimie qui se crée lors du jeu. Mais si le cadre est fixé, aussi imparfaitement qu'il puisse être, le couple pourra jouer plus librement... et l’abandon sera beaucoup plus facile.

Ce qui n’interdit pas, avec le temps, lorsque l'on se connait mieux, de dépasser un peu ces limites, de surprendre sa complice et de lui faire découvrir des sensations qu'elle ne connaissait pas... cela aussi est important !



jeudi 13 décembre 2012

La meilleure manière de demander...


L'autre jour, au réveil, je ne me sentais pas très bien... encore cette petite boule dans l'estomac qui venait me me faire souffrir.

Je suis allée dans la cuisine me préparer un café,
et manger un petit quelque chose,
mais non, décidément, ça n'allait toujours pas mieux.

J'avais envie de te parler mais tu dormais...

Comme je ne voulais pas te réveiller, j'ai pensé te laisser un petit message,
ou une petite surprise, pour ton réveil,
mais, j'ai réalisé la tête que tu ferais en découvrant tout cela,
et ça ne m'a plus paru une bonne idée...

Alors je suis retournée dans la cuisine pour donner à manger au chien,
et là, j'ai réalisé que le mieux était de le demander, tout simplement...

Chéri, je t'en prie, donne-moi une fessée ! 



mercredi 12 décembre 2012

Ta main

          

          Elle te démange quand je t’énerve

          Elle me tire à toi quand tu le décides

          Elle me courbe sur toi quand il est temps

          Elle agrippe mes cheveux, parfois, quand je ne t'écoute pas

          Elle effleure mon visage pour s'assurer que tout va bien

          Elle me fait frissonner, toujours, de la tête aux pieds

          Elle caresse mon dos, elle caresse mes fesses

          Elle relève ma robe, elle abaisse ma culotte

          Elle se lève, elle s’abat, elle se lève

          Elle me caresse, elle me frappe, sans s'arrêt

          Elle enchaîne ma main, elle repousse mes jambes

          Elle me fesse, elle joue, elle me fesse

          Elle joue du martinet, elle joue et me soumet

          Elle me caresse, elle entre en moi et me fait jouir

          Jeu de main, jeu de vilain?

          Une simple main, ta main

          Toujours me tient et me rassure

          Toujours là, enlacée dans la mienne






mardi 11 décembre 2012

Un joyeux délire...


Voici une petite vidéo trouvée sur le site de Terrafemina et qui résume assez bien ma propre vision du jeu de la fessée.

J’ai apprécié la fin, où il est dit que, « contrairement à une idée largement répandue, la fessée n'est ni une déviance, ni même un dérivé du SM, mais s'apparente plutôt à un fétichisme » (ok, j’avais dit que la fessée était une branche du SM, mea-culpa, je préfère la définition du fétichisme de toute manière…).  

Mais j'ai surtout aimé la conclusion : « La fessée est surtout l'un des rares fantasmes où l'humour est terriblement présent et agit comme un vrai coup de fouet dans la sexualité de couple. La fessée est avant tout un joyeux délire... et une si jolie déculottée! ». Joliment dit, non? Si tout le monde pouvait penser ainsi, on rirait plus dans les chaumières...

Allez, je vous laisse regarder la vidéo…





lundi 10 décembre 2012

Mes pires vacances


Aujourd'hui je vais vous raconter les pires vacances de ma vie. J'ai déjà raconté en partie cette histoire ici ou là, donc pardon à ceux qui l'auraient déjà lue… mais elle me fait toujours rire quand j'y repense. 

A l'époque, donc, je devais passer deux semaines de vacances chez mes beaux-parents où mon conjoint devait aider son père à faire du bricolage. Une véritable galère en perspective, ma belle-mère ne m'aimant pas particulièrement (c'est drôle, depuis que je suis séparée de son fils, nous nous entendons merveilleusement bien, comme quoi …). Et comme à chaque fois sur le chemin de l'aller, je devenais de plus en plus nerveuse à mesure que nous nous rapprochions de notre destination… au point de finir par supplier mon compagnon de me donner une fessée. 
Il n'aimait pas particulièrement cela, mais, comme à chaque fois que nous allions voir ses parents, il ne se faisait pas trop prier (il voulait avoir la paix, sans doute …). Il s'est donc empressé de quitter la Nationale et de trouver une petite route à travers les champs bordés de murets en pierres sèches. Il n'y avait absolument personne sur cette route et il faisait nuit noire, il décida donc d'arrêter la voiture et repéra un endroit où l'un des murets semblait éboulé. Nous décidâmes qu'il serait préférable d'officier derrière le mur, au cas où, malgré tout, des voitures passeraient sur la route. C'est donc le cœur battant (j'adore les fessées en plein air) que je m'installais sur ses genoux, en ayant pris grand soin de me déculotter au préalable (à l'extérieur, il faut faire vite, donc tant pis pour l’effeuillage...). Il commença à me fesser mais s'arrêta brusquement au bout de quelques minutes à peine. Mince, je commençais tout juste à me sentir bien… je jetais un regard vers lui et m'aperçut que les lumières d'une maison s'étaient allumées en contre bas. En fait, nous n'étions pas dans un champ comme nous l'avions pensé, mais à l'intérieur d'une propriété… et les propriétaires venaient visiblement de rentrer. Je ne sais pas si ils nous ont vu (il faisait vraiment nuit noire) mais ils n'ont pas pu ne pas nous entendre, le bruit des claques sur les fesses nues étant vraiment très fort, surtout en plein air. Nous nous sommes donc précipités dans la voiture en espérant que ces braves gens n’aient pas appelé la gendarmerie… Inutile de dire que cette fessée, bien que très courte, m’avait tout de même un peu calmée...

Les jours qui suivirent chez mes beaux-parents furent, comme prévu, forts ennuyeux. Mon compagnon passait son temps à bricoler avec son père, tandis que je devais prendre des leçons de repassage, pliage de chaussettes et préparation de purée mousseline avec ma belle-mère… Et comme à chaque fois que je m'ennuie, une seule chose tourne dans ma tête, je ne fût donc pas très longue à demander à nouveau une fessée (c'est vraiment lassant de toujours devoir demander, vous ne trouvez pas?). Mais là, ce fût un NON catégorique. Il n'en était pas question! Il avait des choses bien plus importantes à faire que cela... et puis, chez ses parents, ce n'était pas possible (la maison était petite). Que faire? Jouer les pestes avec lui n'aurait servi à rien vu qu'il n’était pas dans le jeu de la fessée. Le prendre par les sentiments…encore aurait-il fallu qu'il passe un peu plus de temps avec moi! Donc grosse déprime. A force de voir la pauvre mine que je faisais, il a quand même décidé un jour que nous irions passer la journée à Lacanau, tous les deux en amoureux... Chouette, nous allions enfin sortir de la maison! J’attrapais en vitesse un maillot de bain et direction les Landes! Arrivés à quelques kilomètres de cette merveilleuse station balnéaire, mon compagnon bifurqua pour suivre un petit chemin qui s'enfonçait dans la forêt… et s’arrêta lorsqu'il jugea l'endroit suffisamment tranquille. 




C'est donc à nouveau le cœur battant la chamade que nous sommes descendus de la voiture pour nous enfoncer un peu plus profondément dans la forêt et nous installer bien confortablement au pied d'un pin. Une fessée surprise… quelle belle surprise! Je me retrouvais donc vite les fesses à l'air pour un petit coloriage estival, suivi d’une longue séance de câlins… un après-midi parfait! 

Nous avons ensuite rejoint la plage mais je n'avais aucune envie de me plonger dans l’eau glaciale de l’océan (je préfère largement les températures méditerranéennes…). J’ai donc laissé mon compagnon se baigner seul, tout en profitant du spectacle des vagues… et des sensations de mon derrière qui me piquait quand même un peu! Quelques heures plus tard, rentrés à la maison, mon derrière me faisait toujours aussi mal. Très étonnant, la fessée que j’avais reçue n'était pas si forte que ça! J'allais jeter un petit coup d'œil dans le miroir de la salle de bain et découvrais avec stupeur que mon derrière et l'arrière de mes cuisses étaient couverts de piqûres de moustiques! Je filais donc à la pharmacie chercher une crème apaisante. De retour à la maison j’en appliquais une bonne couche sur toute l’étendue affectée et décidait d’aller me coucher, cette position me semblant alors nettement préférable à la position assise… Les fesses me brûlaient terriblement et je passais une nuit des plus agitées. Le lendemain matin, à mon réveil, aucun signe d’amélioration… je me précipitais à nouveau dans la salle de bain et ne pouvait que constater l’étendue du massacre. Je devais avoir fait une réaction allergique à la crème anti-moustique et toutes les petites piqûres s’étaient transformées en énormes boursouflures rougeoyantes qui recouvraient toutes mes fesses et le derrière de mes cuisses… 

Et comme je refusais catégoriquement d’aller consulter un médecin (qu'allais-je donc bien pourvoir lui expliquer?), voilà comment j'ai passé les plus horribles vacances de ma vie, allongée sur le ventre pendant des jours entiers, en attendant que les boursouflures disparaissent (ce qui prit tout de même entre 2 et 3 semaines). Je n’ai plus jamais réclamé de fessée (enfin, plus jamais pendant au moins un mois!) et la fin de mes vacances fût très studieuse puisque, pour la première fois de ma vie, j'ai réussi à lire tous les livres que j’avais emmenés...








vendredi 7 décembre 2012

Le passage au réel




Aujourd'hui je vais parler d’un sujet qui est rarement abordé dans les blogs, ceux-ci étant majoritairement tenus par des gens qui ont la chance de vivre leur passion de la fessée en couple... Mais je pense qu'en réalité la majorité des gens qui partagent notre passion vivent avec des conjoints "vanilles", parce que les critères qui nous font tomber amoureux dépassent largement l'assouvissement d'un simple fantasme et que cela s'avère vraiment le fruit du hasard quand nos fantasmes sur ce point convergent...

Donc pour ceux qui vivent ce fantasme "en solitaire", il faut reconnaître qu'internet a apporté pas mal de choses. On y trouve beaucoup d’informations et parfois même des réponses à nos interrogations ou à nos doutes. On y découvre surtout d’autres personnes qui partagent le même fantasme et avec qui l’on peut parfois vouloir aller un peu plus loin...

C’est alors que l’on mesure toute la distance qui nous sépare : la distance géographique tout d'abord, qui se mesure bien souvent en centaines de kilomètres, la distance psychologique, surtout, parce que même sans vouloir du tout être manipulateur, il est naturel d’écrire ce que l’on pressent que l’autre à envie d’entendre et qu'il est tout aussi naturel d’interpréter ce qu'on lit à l’aune de nos propres attentes

Le moment de la première rencontre "réelle" est donc toujours difficile. Penser que l'on se connaît parce que l'on communique virtuellement depuis des mois serait une grave erreur. 

Donc voilà, un jour, nous nous trouvons là, face à face, avec une attente commune. Nous avions décidé de franchir le pas, chacun de notre côté, allons-nous faire demi-tour parce que l'on réalise soudain que l'on ne connaît pas cette autre personne qui se tient devant nous? 

Souvent nous allons plus loin, parce que l'idée d'avoir fait tous ces kilomètres pour rien nous déplaît (ce n’est pas très romantique, je vous l'accorde), plus souvent par curiosité, parce que l'autre nous inspire suffisamment confiance, malgré tout, plus rarement parce qu'un simple regard échangé suffit à nous en donner follement envie (mais cela peut arriver, fort heureusement!)... et nous franchissons ensemble la porte de l’hôtel. 

Mais le jeu que nous nous apprêtons à partager est loin d'être anodin. Il est clair qu'il y a une composante d'autorité, de domination et d'humiliation dans certaines parties de ce jeu, et cette composante peut conduire à profondément blesser l’estime de soi de la personne qui endossera le rôle du/de la fessé(e). Celui qui joue le dominant doit faire l'effort de se connecter à l'autre, d'essayer de reconnaître et d'anticiper ses besoins, et par-dessus tout de comprendre son ressenti… en résumé d'apprendre à connaître réellement l'autre. Et tout le danger pour le/la fessé(e) est bien là, que le dominant ne fasse pas cet effort. C'est extrêmement douloureux, et je ne parle pas là de souffrance physique. Mais se montrer nu(e) (au sens propre comme au sens figuré), devant quelqu'un qui ne prend même pas la peine de comprendre qui vous êtes réellement, est destructeur et il faut très longtemps pour s'en remettre (si tant est qu'on y arrive, d'ailleurs).

Donc si vous êtes un jour amenés à suivre le chemin qui mène à la fessée, n’oubliez jamais que la fessée est aussi le chemin qui mène à la personne. Tout le danger de la première rencontre est bien là… que le dominant s’arrête en cours de route.

Mais heureusement cette première rencontre peut parfois donner naissance à une belle amitiée, parfois même à un peu plus si l'affinité est là...




jeudi 6 décembre 2012

Soirée de gala




On sonne à la porte. Je me précipite pour ouvrir et tu apparais, en retard, comme d'habitude... Comme que tu es beau dans ce costume. Mon cœur vacille, j'en reste sans voix. Tu me regardes en souriant. Tu es parfaitement conscient de l'effet que tu me fais, que tu fais à toutes les femmes… ou presque, enfin, je crois… enfin, je m'en fiche! Ce soir, c'est avec moi que tu as choisi d'être. Et moi aussi je suis jolie, dans ma robe en velours et ma grande étole. Je sais que tu apprécies, tu as le regard qui pétille. Je ne suis plus si sûre de vouloir sortir... Mais arrêtons là les rêveries, il est temps de partir! Tu veux prendre ta voiture mais je refuse, nous n'y serons jamais à temps. Il vaut mieux prendre le RER. Je vois que tu fais la grimace. Tu as horreur des transports en commun, mais je t'entraîne et tu n'as pas le temps de protester. Nous franchissons les tourniquets au moment où le RER déleste tout son flot de voyageur sur le quai. Je te fais signe que non, je ne peux pas courir avec mes chaussures à talons, nous devrons attendre le prochain train. Au moment où nous arrivons sur le quai, il est presque désert. Personne ne s'est attardé là, il fait trop froid. Tu m'attrapes par la taille, ta main glisse sur mes fesses, ta bouche s'approche de mon oreille. 

« Tu mériterais une bonne fessée! » 

Non, non, non, M. Parker, vous ne m'attraperez pas dans votre toile aussi facilement! J’essaie de penser à autre chose, de ne plus t'écouter. Heureusement, le train arrive et je me précipite dans la rame. Tu viens t’asseoir à côté de moi et tu me regardes en coin. Je vois à ton petit air amusé que tu penses avoir gagné la partie, mais c'est mal me connaître. Je suis beaucoup plus forte que tu ne le penses, même si j’ai les fesses qui frissonnent, du coup. Non, c’est le froid… il fait un froid polaire dans ce wagon! 

Le voyage est rapide. En sortant de la station, nous nous retrouvons devant les vitrines des grands magasins. Je m'attarde un peu devant les peluches et les poupées animées qui me rappellent mon enfance, quand nous nous pressions là, en rang d'oignons, contre les balustrades en bois. Mais quelques petites tapes sur la fesse me rappellent vite que nous sommes en retard et effectivement, nous avons beau nous presser, nous arrivons dans les derniers. Il y a foule, il semble bien qu'aucun des employés n'aient décliné l’invitation! Tu es vite happé par tes collègues de bureau. Ça m'énerve, mais c'est inévitable, c'est le gala de l'entreprise après tout. J'aurais quand même aimé t'avoir pour moi toute seule en ce lieu magique… Je regarde autour de moi pour essayer de trouver quelques têtes connues. J’aperçois M. Lourdingue. Lui, il faut que je l'évite, il me met mal-à-l’aise. Est-ce parce qu'il m'a dit l'autre jour que « mon ex m'avait bien dressée »? Bien dressée, pour qui me prend-il? Je ne suis pas une chienne! Du coup, j'ai paniqué. Cela se verrait-il que j’ai quelques tendances à la soumission dans ma vie intime? Bon, très légère la soumission, et uniquement dans ma vie intime… Est-ce que ça se lit sur mon visage? Tiens, il y a un groupe qui part pour une visite guidée, je vais m'y rattacher… 

La soirée se passe et je m'ennuie. J'ai envie d'être avec toi mais tu es toujours entouré de tes jeunes collègues. Nos regards ne font que se croiser. Tu adores faire le coq et tu sais que ça m'énerve. Plus le temps passe, plus je suis en colère contre toi et plus j'ai envie d'une fessée... Non, ça je ne dois pas y penser! M. Lourdingue vient se joindre à notre groupe. Tant mieux, je sais que tu te méfies de lui depuis que je t'ai raconté le genre de remarques stupides qu'il me faisait parfois. Peut-être que tu vas enfin te décider à me rejoindre… Non! Bon, il faut dire que tu es en pleine discussion avec l'un des grands directeurs, maintenant. Je sais bien que l'on ne doit pas s'afficher ensemble, mais tout le monde le sait de toute manière... Je commence à être fatiguée, j'ai envie de rentrer. M. Lourdingue me propose de me raccompagner chez moi. Minute, faudrait-pas qu'il s'imagine pouvoir aller plus loin... Non, il habite à côté de chez moi, en fait, c'est sur son chemin. J'accepte la proposition, tout en veillant bien à ne pas envoyer de signaux qui pourraient laisser penser à M. Mégatonne qu'il pourrait obtenir davantage...  Je ne sais pas si tu nous vois partir, mais je l'espère. Ça t'apprendra à m'avoir boudée toute la soirée! 

De retour à la maison, je me sens profondément triste. Je me réjouissais de cette soirée, notre première sortie, même si elle était professionnelle… un vrai fiasco! Je vais dans la cuisine me préparer une infusion lorsque j'entends sonner à la porte. C'est toi! Je me jette dans tes bras. 

« Je suis heureuse que tu sois là! » 

Ton regard est impénétrable. Je ne sais pas si tu es heureux ou en colère... mais une chose est certaine, le gala ne fait que commencer!








mercredi 5 décembre 2012

Le bénéfice des règles



Notre jeu est un transfert de pouvoir. Ce n'est pas une chose évidente, ni pour celui qui prend le pouvoir, ni pour celui qui le lui donne. Mettre en place des règles peut parfois grandement faciliter les choses car il est beaucoup plus facile d’appliquer ou d'accepter une punition si nous pensons qu'elle est juste. Bien sûr, cela nécessite que le couple partage pas mal de choses de la vie quotidienne ; on ne peut que difficilement mettre en place des règles lorsque l’on ne se rencontre qu'occasionnellement. 

Alors comment peut-on s'y prendre? On peut regarder du côté de la Discipline Domestique qui organise ses règles autour des « 4D » (Disobedience, Disrespect, Dishonesty, Dangerous), soit désobéissance, malhonnêteté, manque de respect et comportement dangereux. Je trouve ces principes tout-à-fait vertueux pour le couple et ne verrait absolument aucun inconvénient, bien au contraire, à être punie pour la transgression de l’un d'entre eux. 

Mais du coup, je trouverais malsain (et somme toute assez dangereux pour le couple) de jouer avec ces principes moraux, car les règles dont je veux parler ici sont avant tout là pour être transgressées et nous conduire au jeu. Elles nous offrent non seulement l’occasion de jouer mais en augmentent également le plaisir, parce qu'il est toujours plus facile et plus excitant de donner ou de recevoir une fessée si on a le sentiment qu'elle est méritée.

Donc le choix des règles appartient à chaque couple, bien évidemment, mais doivent être choisies avec soin. Je pourrais simplement donner les conseils suivants. 
  • Idéalement les règles sont proposées par la punie (après tout, ce sera à elle de les respecter) et sont validées par le dominant (c'est lui qui aura à s'assurer de leur respect). 
  • Il faut que la punie soit absolument certaine de pouvoir respecter ces règles intégralement. En d'autres termes, les règles ne seront transgressées que par la volonté (plus ou moins consciente, on peut parfois avoir la tête en l'air...) de la punie, pas parce qu'elle ne peut pas y arriver.
  • Les règles ne doivent, ni perturber la vie courante, ni être frustrantes. Il est inutile et contre-productif de choisir des règles contraignantes, comme par exemple une heure fixe de coucher, car cela va immanquablement nuire à la qualité de vie de la punie (voire du couple), et rapidement devenir frustrant ou tout au moins lassant (rappelons que le but du jeu est avant tout de s'amuser!).
  • Enfin, ne jamais oublier la règle élémentaire en matière d’éducation : pour pouvoir faire appliquer une règle, il faut avant tout donner l’exemple… (ah la la, le rôle du dominant n’est décidément pas facile!) 

A partir du moment où les règles seront établies, le dominant aura pour devoir de s'assurer qu'elles sont bien respectées, sans jamais oublier que, même si elles ont pu être négociées au départ, les conséquences de leur transgression ne doivent jamais l'être! 

Si on se connaît suffisamment bien, on peut également utiliser le jeu pour aider à l'atteinte d'un objectif (arrêter de fumer, perdre du poids, perdre une mauvaise habitude…). Cela me semble cependant à utiliser avec beaucoup de prudence car l'atteinte d'un tel objectif est parfois difficile et, rappelons-le encore une fois, le but du jeu est de s'amuser. Mais si la complicité est forte entre les deux partenaires, cette méthode peut s'avérer très performante et très agréable. 

Bien sûr, même si des règles sont établies au sein d'un couple, le dominant a parfaitement le droit de lancer le jeu sans qu'il n'y ait transgression d'une règle. C'est même indispensable, pour garder un peu de surprise et de piquant au jeu. Le dominant peut aussi essayer de faire en sorte que la punie transgresse elle-même une règle, mais c'est plus difficile, le stratagème du chat échappant rarement à la souris… mais cela reste néanmoins très amusant!






mardi 4 décembre 2012

L'envol des papillons

               
                   Viens ici, j'ai à te parler!
                   Je viens mais ne te fâche pas…
                   Explique-moi ce qui s'est passé!
                   Rien, rien d’important…
                   C'est à moi de décider ce qui est important, non?
                   Je vais t’expliquer, mais c'est bête…
                   Maintenant c'est terminé!
                   Non, mais ne le prend pas comme ça...
                   Je ne sais pas ce que je vais faire de toi…
                   Ah, vraiment? 
                   Ça ne va plus du tout! 
                   Mais j'ai rien fait... 
                   Si j'étais toi, je ne la ramènerai pas… 
                   Arrête d'en faire tout un plat! 
                   Je t'ai déjà expliqué milles fois… mais tu n'en fais qu'à ta tête! 
                   Non, mais je n'ai pas réfléchi, c'est tout…
                   Il y a des règles à respecter, tu les as oubliées?
                   Non, je les connais, mais c'est idiot… 
                   Tu devrais être plus responsable dans ce cas! 
                   J’ai essayé mais… 
                   Et si je te chauffe les fesses, tu y arriveras? 
                   Non, pas besoin… 
                   Alors, arrête de te comporter comme un bébé! 
                   De toute façon, tu me fais toujours des reproches… 
                   Tu ne me laisses pas le choix, si? 
                   Ecoute, je suis désolée… 
                   Pas encore, mais tu ne vas pas tarder… 
                   Donne-moi une nouvelle chance, promis, je ne le referai plus! 
                   J’ai déjà entendu ça… 
                   Oui, mais là c'est vrai! 
                   Je vais tout faire pour m'en assurer, crois-moi! 
                   Allez, arrête de faire pas ta mauvaise tête… 
                   File m'attendre dans la chambre! 
                   Mais… 
                   Dépêche-toi !
                    ………………………………………..c’est vraiment trop injuste...





dimanche 2 décembre 2012

Bien apprendre

Comme le week-end, c'est cinéma, voici la dernière séance vidéo de la semaine.

Comme vous le savez, je ne sais pas donner la fessée à un homme. Enfin, je ne savais pas... mais maintenant j'ai tout compris! 

Donc, si vous voulez vous aussi vous lancer dans cet art noble, voici la méthode...



Bien évidemment, le costume compte, dans la crédibilité d'un dominant!

samedi 1 décembre 2012

Nouvelle star pour la spank musik

Vous connaissez tous ces émissions qui ont pour but d'élire chaque année la nouvelle star de la pop musique. Certains crus ont été bons, avec notamment l’avènement d'Elodie Fregé, grande prêtresse de la fessée devant l’Eternel (tiens, j'aurais jamais pensé un jour en être amenée à élever Cauet au rang de divinité... quand je vous dis que je raconte n'importe quoi sur ce blog!). Bon, pour ceux qui auraient raté l'émission (mais je doute franchement qu'il y en ait), la voici.


Mais laissons ces vieux scoops de côté et intéressons nous à la nouvelle saison de la Star Ac'. Quoi, vous pensiez que cette émission n'existait plus? Que nenni, elle n'a pas disparu. Elle n'est plus diffusée sur TF1 mais sur NRJ12. Et qui dit petite chaîne, dit petit budget. Donc cette année, il n'y aura que 2 candidats en lice... et le prix à gagner ne sera pas un album mais... une fessée! Si, si, petit budget et crise oblige...

Donc laissez-moi vous présenter les deux candidats qui vont se déchirer sous vos yeux ébahis pour remporter ce glorieux prix. 

Le premier candidat s’appelle Slick Mahony et rêve d'en prendre une bonne... à la ceinture (oui, ne vous y trompez pas, celui qui la mérite n'est pas celle que l'on croit!).



Le deuxième candidat en lice s’appelle Robin Thicke. Son rêve à lui? Recevoir une bonne leçon...



Alors chers lecteurs, à vous de voter pour votre candidat préféré. 


Petit supplément du 05/12/2012

Quand on a une âme d'artiste.... voilà la proposition Joker de JPC.... MAGINIFIQUE !




video buzz sur BuzzMoiça 

Merci  pour cette belle trouvaille !  :)

Bon, j'ai pas l'impression que ça marche... alors cliquez ici.


Oh Wiiiiiiiiiiiiii


Après les Sims, vous allez penser que je suis vraiment passionnée de jeux vidéos! C'est faux, mais quand on a des enfants...
Cependant j'avoue qu'entre amis, une petite partie de Wii ne me déplaît pas. Si on ne se prend pas trop au sérieux (ce qui est le cas de tous mes amis, sinon ils n'en seraient pas), on peut réellement passer un bon moment où enfants et adultes peuvent s'amuser ensemble.

Mais aujourd'hui je vais vous parler d'un jeu qu'il vaut mieux réserver aux soirées entre adultes...consentants.

Et wii, vous en rêviez... Ubisoft l'a fait! Ce jeu s'appelle "Petits flirts entre amis"... tout un programme (mais attention à bien choisir ses amis, tout de même!).  Je vous laisse en découvrir la bande annonce...



Tentant, n'est-ce pas?

Bon allez, ne vous fiez pas à cette publicité aguicheuse, mais trompeuse...à défaut de faire monter l'ambiance, "Petits Flirts entre amis" ne sert qu'à la flinguer. De l'avis général ce jeu n'est qu'un banal party-game, absolument pas coquin et encore moins érotique (il n'est d'ailleurs déconseillé qu'au moins de 12 ans), et ne présente strictement aucun intérêt, sa maniabilité étant exécrable.
Voilà ce qu'en dit jeuvideo.com (mon site de référence dans ce domaine), en lui attribuant une note finale de 4/20! : "Petits flirts entre amis n'est pas le produit qu'il prétend. Alors qu'on s'attendait à un titre rigolo, bourré de références graveleuses mais amusantes, destiné à un public dynamique et un chouia porté sur la chose, on ne découvre finalement qu'un party-game plat et répétitif dans lequel on nous demande trop souvent de danser banalement... Bâclé, que ce soit en termes de gameplay ou de navigation, il n'assume ni sa maigre promo, ni sa jaquette. Pour le coup, on peut parler d'une publicité mensongère à tous les étages... Coquin, Petits flirts entre amis ne l'est pas, mais alors pas du tout du tout du tout !"

Dommage, la potentialité y était, pourtant !
Il va falloir trouver une autre idée, pour Noël...





vendredi 30 novembre 2012

Voir au-delà des apparences

Voir au-delà des apparences, chercher la véritable essence d'une personne en dépassant les formes, la barrière visuelle… 

Est-ce là le véritable miracle d’Internet? Ne serait-ce pas plutôt un mirage, le reflet de nos propres attentes? Une question bien difficile à laquelle je n'ai jamais trouvé de réponse.

Mais voir au-delà des apparences dans la vie réelle, voilà ce à quoi je m'attache, chaque jour !



jeudi 29 novembre 2012

Mise au coin




Comme je l’ai déjà dit à maintes reprises, la fessée est un jeu de sensations davantage psychologiques que physiques (bien que ces dernières ne manquent pas, c’est indéniable). 

Une des actions visant à créer des sensations mentales particulières est la mise au coin. Elle peut survenir avant, pendant ou après la fessée. Pour ma part, je n'ai jamais expérimenté la mise au coin après la fessée, probablement parce qu'en ce qui me concerne ce jeu a une finalité de plaisir et, qu'après une fessée, j’ai juste besoin d’attention et de réconfort. 

La mise au coin avant la fessée fait partie des préliminaires qui permettent aux partenaires de se mettre dans l’ambiance. Elle survient généralement après la provocation mais avant la phase de réprimandes proprement dite, lorsque la fessée ne peut pas être donnée immédiatement ou simplement par la volonté du dominant. Je vais essayer ici de vous expliquer ce que j’ai pu ressentir dans ces moment-là (bien que, je l'avoue, cela fait bien longtemps que je ne l'ai expérimenté…).   

Si la mise au coin a lieu avant la fessée, le premier sentiment que j'éprouve est l’incrédulité. Si lors d'une fessée, j'aime le sentiment d'être traitée comme une enfant, là c’est peut-être un peu trop, quand même… Il faut vraiment que je prenne sur moi pour obtempérer (en vérité, il faut toujours que je prenne sur moi pour obéir, l’obéissance n’étant pas dans ma nature profonde... mais j’aime beaucoup le sentiment que cela me procure quand j’y arrive!). Je vis alors une première phase d’énervement où j'essaie de trouver tous les contre-arguments à ce qui pourrait m'être reproché. Mais ce n’est pas si facile de réfléchir quand on est énervée et surtout quand on ne voit rien… on perd tout contact avec l’autre et c'est un sentiment vraiment très désagréable. Le soufflé retombe donc assez vite, comme je n’arrive pas à me concentrer (je pense que je me sens trop en insécurité pour cela). La nervosité monte peu à peu, je me mets à l’écoute du moindre bruit qui pourrait me permettre de me reconnecter avec mon partenaire et l’attente devient vraiment pénible… quel soulagement lorsque les réprimandes commencent enfin! Donc m’envoyer au coin pour réfléchir à mes fautes ne marcherait absolument pas... Au mieux, ça me calme, c’est tout… 

Parfois la mise au coin a lieu pendant la fessée, lorsqu'on est obligée de l’interrompre pour aller chercher un instrument par exemple (bien que cela soit nettement plus drôle si la punie est envoyée le chercher… mais c’est drôle au second degré, donc ça me fait rire après, pas sur le coup!) ou pour répondre au téléphone, au facteur, au livreur de pizza (je plaisante, ce serait tout de même embarrassant). Pour peu que cette interruption ne dure pas trop longtemps, je dois avouer que cette mise au coin ne me dérange pas. Cela me permet de récupérer un peu et se sentir observée, sans que l’on ne puisse s’en assurer vraiment, procure une sensation assez étrange, assez excitante. 

Je n’ai jamais connue la mise au coin après la fessée. Cela ne rentre pas dans ma conception du jeu mais cette pratique est très utilisée en Discipline Domestique. J’avais ainsi trouvé un témoignage très intéressant ici, sur le blog de The Disciplined Feminist, où Vivian explique que dans sa relation avec son partenaire, la mise au coin suivait obligatoirement la fessée. Sa durée dépendait de la gravité du délit mais était d’au moins 20 minutes, parfois une heure, et parfois même plus! Cette mise au coin était une des choses qu'elle préférait dans la DD car cela lui apportait une paix intérieure et un niveau de spiritualité qu'aucune autre méthode de relaxation traditionnelle n’aurait pu lui procurer. Etonnant, n’est-ce pas? Je préfère trouver cette paix dans les bras de mon partenaire, mais il est vrai que ne suis pas impliquée dans une relation de DD... 

Enfin, je ne sais pas exactement quelles sont  les sensations que la mise au coin procurent au dominant mais je suppose que cela doit être assez excitant puisque cela matérialise bien son autorité.