mardi 23 octobre 2012

Pardon




Je voulais que tu me punisses ce soir.
Je voulais que de tes mains claquent mes fesses.
Je voulais que ta ceinture cingle mon derrière.

Mais tu n’aimes pas cela.
Tu me l’as dit, tu me le répètes.
Tu n'es pas violent, tu n'es pas brutal.

Alors je t'ai supplié, j'en avais envie, peut-être besoin.
Alors tu m’as regardé, et parce que tu m’aimes tu l’as fait.
Tu as attaché mes mains, tu m’as bandé les yeux.
Tu as cinglé mes fesses, avec tes mains et ta ceinture.

Et tu m’as fait l’amour, violemment, intensément.
Parce que tu ressens aussi l’excitation intense que ce jeu procure.

Mais je sais que demain tu le regretteras.
Tu te détesteras, tu me haïras. 
Tu détourneras ton regard de moi, des marques laissées là.
Tu seras malheureux. Tu seras déçu.

Je te regarde dormir à mes côtés et mon cœur me fait mal.
Je sens monter en moi cette vague de regrets, maintenant si familière.

Notre histoire finira bientôt, je le sais.
Je ne veux pas te blesser, encore moins te détruire.
Mais je ne peux pas changer.
Parce que je t’aime, je partirai.
 


3 commentaires:

  1. Très joli texte, qui me parle beaucoup.
    On ne change jamais... Mieux vaut partir que de faire comme si on était différent.

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  2. Un peu triste tout de même. On peut aussi essayer de rester malgré les différences.

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  3. Je ne prétends pas que ce soit le meilleur choix, juste celui qui s'est imposé à moi, parfois.

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