vendredi 30 novembre 2012

Voir au-delà des apparences

Voir au-delà des apparences, chercher la véritable essence d'une personne en dépassant les formes, la barrière visuelle… 

Est-ce là le véritable miracle d’Internet? Ne serait-ce pas plutôt un mirage, le reflet de nos propres attentes? Une question bien difficile à laquelle je n'ai jamais trouvé de réponse.

Mais voir au-delà des apparences dans la vie réelle, voilà ce à quoi je m'attache, chaque jour !



jeudi 29 novembre 2012

Mise au coin




Comme je l’ai déjà dit à maintes reprises, la fessée est un jeu de sensations davantage psychologiques que physiques (bien que ces dernières ne manquent pas, c’est indéniable). 

Une des actions visant à créer des sensations mentales particulières est la mise au coin. Elle peut survenir avant, pendant ou après la fessée. Pour ma part, je n'ai jamais expérimenté la mise au coin après la fessée, probablement parce qu'en ce qui me concerne ce jeu a une finalité de plaisir et, qu'après une fessée, j’ai juste besoin d’attention et de réconfort. 

La mise au coin avant la fessée fait partie des préliminaires qui permettent aux partenaires de se mettre dans l’ambiance. Elle survient généralement après la provocation mais avant la phase de réprimandes proprement dite, lorsque la fessée ne peut pas être donnée immédiatement ou simplement par la volonté du dominant. Je vais essayer ici de vous expliquer ce que j’ai pu ressentir dans ces moment-là (bien que, je l'avoue, cela fait bien longtemps que je ne l'ai expérimenté…).   

Si la mise au coin a lieu avant la fessée, le premier sentiment que j'éprouve est l’incrédulité. Si lors d'une fessée, j'aime le sentiment d'être traitée comme une enfant, là c’est peut-être un peu trop, quand même… Il faut vraiment que je prenne sur moi pour obtempérer (en vérité, il faut toujours que je prenne sur moi pour obéir, l’obéissance n’étant pas dans ma nature profonde... mais j’aime beaucoup le sentiment que cela me procure quand j’y arrive!). Je vis alors une première phase d’énervement où j'essaie de trouver tous les contre-arguments à ce qui pourrait m'être reproché. Mais ce n’est pas si facile de réfléchir quand on est énervée et surtout quand on ne voit rien… on perd tout contact avec l’autre et c'est un sentiment vraiment très désagréable. Le soufflé retombe donc assez vite, comme je n’arrive pas à me concentrer (je pense que je me sens trop en insécurité pour cela). La nervosité monte peu à peu, je me mets à l’écoute du moindre bruit qui pourrait me permettre de me reconnecter avec mon partenaire et l’attente devient vraiment pénible… quel soulagement lorsque les réprimandes commencent enfin! Donc m’envoyer au coin pour réfléchir à mes fautes ne marcherait absolument pas... Au mieux, ça me calme, c’est tout… 

Parfois la mise au coin a lieu pendant la fessée, lorsqu'on est obligée de l’interrompre pour aller chercher un instrument par exemple (bien que cela soit nettement plus drôle si la punie est envoyée le chercher… mais c’est drôle au second degré, donc ça me fait rire après, pas sur le coup!) ou pour répondre au téléphone, au facteur, au livreur de pizza (je plaisante, ce serait tout de même embarrassant). Pour peu que cette interruption ne dure pas trop longtemps, je dois avouer que cette mise au coin ne me dérange pas. Cela me permet de récupérer un peu et se sentir observée, sans que l’on ne puisse s’en assurer vraiment, procure une sensation assez étrange, assez excitante. 

Je n’ai jamais connue la mise au coin après la fessée. Cela ne rentre pas dans ma conception du jeu mais cette pratique est très utilisée en Discipline Domestique. J’avais ainsi trouvé un témoignage très intéressant ici, sur le blog de The Disciplined Feminist, où Vivian explique que dans sa relation avec son partenaire, la mise au coin suivait obligatoirement la fessée. Sa durée dépendait de la gravité du délit mais était d’au moins 20 minutes, parfois une heure, et parfois même plus! Cette mise au coin était une des choses qu'elle préférait dans la DD car cela lui apportait une paix intérieure et un niveau de spiritualité qu'aucune autre méthode de relaxation traditionnelle n’aurait pu lui procurer. Etonnant, n’est-ce pas? Je préfère trouver cette paix dans les bras de mon partenaire, mais il est vrai que ne suis pas impliquée dans une relation de DD... 

Enfin, je ne sais pas exactement quelles sont  les sensations que la mise au coin procurent au dominant mais je suppose que cela doit être assez excitant puisque cela matérialise bien son autorité. 




mercredi 28 novembre 2012

L'égalité des sexes




Je comprends parfaitement que certaines personnes, qui regardent notre jeu de l’extérieur, s'en sentent heurtées au titre de « l’égalité des sexes ». Il est vrai que la femme y semble placée à un niveau "inférieur" à celui qui la prend en main. 

Mais ce sentiment repose sur une mauvaise appréhension de ce qu'est réellement « l’égalité des sexes ». Dieu soit loué, les stéréotypes des années 70-80, où pour être considérée l'égale d'un homme, la femme devaient se travestir et renoncer à sa nature propre, sont maintenant dépassés. En aucun cas, "Egalité" ne signifie "Equivalence". 

Si je regarde le monde professionnel, qu'est-ce que l’égalité? Ce n’est pas faire la même chose que les hommes, mais remplir les mêmes objectifs. L’entreprise ne nous juge pas sur les moyens employés mais bien sur l’atteinte des objectifs qu'elle nous a fixé. 
Lorsque je me compare à mes homologues masculins, je ne peux que constater que nos méthodes sont nécessairement différentes, parce que nos caractères diffèrent mais aussi parce que l’image sociétale de l’homme est différente de celle de la femme.
Un homme a davantage de charisme et d’autorité que la femme. Cela vient sans doute de sa nature biologique, mais aussi de l’image qu'il s’est forgé depuis toujours dans notre société. Il sera donc, pour lui , beaucoup plus facile de fédérer les gens car "naturellement" il inspire davantage la confiance. 
Mais sa nature également plus "rugueuse" peut parfois rebuter, voire braquer, et amener à des querelles et des combats de coqs parfaitement contre-productifs. 
Une femme, elle, aura beaucoup plus de mal à s’imposer au premier abord. Elle n’inspire pas, à priori, le même sentiment de sécurité qu'un homme. Elle devra donc s’appliquer à expliquer pour convaincre, là où un homme n’aura qu'à imposer sa volonté ou sa parole. Mais cette démarche a l’avantage de créer une atmosphère plus calme, plus sereine et plus empathique, dans laquelle chacun aura sans doute plus envie de s’investir. 
Les méthodes employées par les hommes et les femmes pour atteindre un même objectif sont donc différentes, mais toutes deux parfaitement complémentaires et toutes aussi performantes. Les grandes entreprises, d’ailleurs, ne s’y trompent pas, en augmentant, progressivement mais sûrement, la parité au sein de leurs cadres dirigeants. 

Mais revenons-en au sujet qui nous intéresse. Comme je le répète toujours, l’objectif du jeu, du moins tel que je le conçois, est l’atteinte du plaisir et du bien-être partagé. L’égalité homme-femme ne demande pas que nous atteignons cet objectif de manière équivalente, mais que nous l’atteignons ensemble. 
Il serait profondément inégalitaire, au contraire, d’imposer à l’un de renier sa personnalité pour pouvoir atteindre cet objectif. 
La «vraie» égalité est d’atteindre le même niveau de plaisir en laissant libre cours à sa «vraie» nature. Dans le cas de la fessée, l’un empruntera le chemin de la domination tandis que l’autre celui de la soumission, mais la fin sera toujours celle du plaisir partagé ensemble. 

Liberté – Egalité – Complicité ! 

(Fraternité avait, dans ce contexte, un petit côté incestueux qui ne seyait pas à mon propos…)

mardi 27 novembre 2012

King Kong in spanking world




Il y a quelques mois, sur Spanking Tube, un drôle de gorille m'a demandé de lui raconter ma plus belle fessée… un choix bien difficile à faire, j’ai aimé toutes mes fessées je pense, et puis la plus belle… est une peu personnelle, non?

Au lieu de lui raconter la plus belle, je lui ai raconté la plus stupide (celles-là ne manquent pas non plus à mon répertoire), parce que j'aime bien rire… Nous sommes ainsi devenus des amis "virtuels". Old Jim, c'est son nom de scène, habite de l'autre côté de la Manche. Il écrit des histoires, des poèmes, des chansons… Il est fasciné par les punitions à la canne et à la pantoufle, ce qui le rend très étrange à mes yeux bien sûr, ces deux instruments ne faisant pas partie de notre culture latine. Son autre grande passion, peut-être encore plus étrange, est la combinaison. Pas la combinaison des cosmonautes, encore moins celle de votre plombier préféré, non, lui, il aime les femmes en combinaison de lingerie… Je crois que la dernière fois que j’en ai vu une, je devais avoir une dizaine d’année et c'est ma mère qui la portait. Mais il est vrai que c'est très joli et que cela ferait une tenue idéale pour recevoir une fessée (mais les nuisettes n’en sont pas si éloignées, juste un peu plus courtes…).

Voilà, aujourd'hui  je voulais parler de lui car c'est quelqu'un d'une grande sensibilité et que j'aime beaucoup ses histoires et ses poèmes que l'on peut découvrir ici, sur son blog intitulé « Tail Tales ». Il m'a dit que je lui avais inspiré l'une de ses héroïne, Sophie, sans doute parce que j'ai perdu mon père, moi-même, assez jeune… j'aurais bien aimé avoir un oncle comme lui, donc!





lundi 26 novembre 2012

Profiteroles



Tout le monde, ou presque, aime la vanille. Son goût standardisé est fait pour plaire au plus grand nombre, à  tel point que des compagnies multinationales en fabriquent une de synthèse, dont le marché est florissant.

Le chocolat noir, au contraire, a un goût plus fort, plus amer, plus complexe. Personne n’a jamais réussi à le synthétiser. Tout le monde ne peut pas l’aimer certes, mais, lorsque c’est le cas, il devient vite addictif.

Alors, doit-on opposer ces deux goûts? L’un serait réservé à une consommation de masse tandis que l'autre à une discrète élite? Bien sûr que non, nous avons tous besoin de la douceur de la vanille. Mais il serait tout aussi faux de croire que nous pourrions renoncer à la dimension spirituelle du chocolat sans se sentir profondément vide, à l’intérieur, du moins lorsque nous en aimons le goût...

Bon, il faut que j’arrête le régime, je sens que ça me tourneboule!


dimanche 25 novembre 2012

Questions médicales




Comme le jeu implique nécessairement une certaine part d’agression physique, certains d’entre vous se posent peut-être des questions d’ordre médical, qu'il n’est pas toujours facile de poser à son médecin, même si celui-ci est soumis au secret médical (et même s’il en a certainement vu beaucoup d’autres…). Donc si vous n’avez pas de copain médecin, Klint, de l’excellent blog “Learning Domestic Discipline” a posé pour nous certaines questions à l’un de ces amis chirurgien thoracique (rien de moins!). Si vous lisez l’anglais, les deux articles dédiés à cet interview sont ici et

Si vous ne lisez pas l’anglais, voici en gros ce que j’en ai retenu. 

Commençons par le point qui m’a le plus chagrinée et qui concernait la position la plus sûre pour donner une fessée. D’un point de vue médical, la position sur les genoux n’est certainement pas la mieux adaptée (mince alors!), du moins tant que la cage thoracique repose sur les jambes du fesseur et que la tête de la punie peut balancer vers le bas. En effet, dans cette positions la cage thoracique n’est pas protégée et peut créer une pression sur les poumons. Par ailleurs, mise en position de stress, l’afflux sanguin vers le cerveau de la punie peut être trop important. Le médecin conseille donc de ne pas faire durer la punition plus de 5 minutes dans cette position… En revanche, si le haut du corps de la punie repose à plat sur un canapé ou sur un lit, les risques sont minimisés. En conclusion, vive le confort! A remarquer que toute position où le haut du corps repose à plat (comme penché au-dessus d’un lit ou d’un meuble) est jugée sans danger… mince! 

Ensuite viens la question hautement existentielle… faut-il fesser cul nu ou habillé? Et bien là, désolée pour les plus pudiques d’entre nous, le médecin conseille de fesser cul nu dans la mesure où le fesseur peut mieux se rendre compte des effets de la fessée (ouf ! dirons certains…). 

Maintenant viens la question des bleus. Rappelons que plus une personne est anémiée, plus elle aura tendance à avoir des bleus. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut abuser du Fero-grad, rappelons tout de même qu’un excès de fer est bien plus dangereux pour la santé qu’une anémie (somme toute très fréquente chez la femme). Alors si vous voulez éviter les bleus, lâchez-vous sur la viande rouge, les abats (beurk!), le boudin noir (pas le blanc, hein, ça ne sert à rien, même à Noël), les lentilles… pas la peine de vous jeter sur les épinards, ils n’en contiennent pas ou très peu (encore un mensonge de M. Popeye qui a traumatisé toute une génération d’enfants, dont je fais partie!). Bon, mais si malgré ce délicieux traitement, monsieur s'est suffisamment lâché pour que vous ayez quelques bleus, voici les conseils du médecin (que personnellement je ne suivrai pas parce que je veux qu'ils durent le plus longtemps possible mes bleus, mais là, pour le peu, je ne suis pas sûre d’être tout à fait normale…) : juste après la fessée, il est recommandé d’appliquer des compresses d’eau froide pour que les bleus se résorbent plus rapidement. Mais attention, si vous attendez au lendemain, alors là il faut au contraire appliquer des compresses d’eau chaude pour résorber ces jolies traces… où alors vous faites comme moi, et vous attendez que ça passe tout seul! Comme tous les parents le savent, on peut aussi utiliser un gel à base d’arnica bien sûr. Et si vous avez une session fessée prévue quelques jours à l’avance, vous pouvez prendre ces petites granules homéopathiques à base d’arnica, à condition de commencer 2/3 jours avant (assez efficace d’après ce que j’ai pu en tester). 

Enfin, question plus sérieuse, est-il dangereux de fesser le bas des cuisses? Oui, cela peut être très dangereux, surtout si l’on utilise des instruments, car on pourrait léser les nerfs sciatiques et provoquer des effets graves, plus ou moins persistants. Il est toujours préférable de se limiter à fesser la zone d’assise et pas plus de quelques centimètres en dessous de celle-ci. Pour mieux vous expliquer, j’ai scanné un schéma qui se trouve dans l’excellent guide pour débutants intitulé « Consensual Spanking » de Jules Markham (ce guide est en anglais, mais vraiment facile à lire… je conseillerais sa lecture à toute personne qui souhaite se lancer dans l’aventure). 


Ces deux schémas montrent les endroits à éviter absolument (les reins, le coccyx et les nerfs sciatiques) et les zones à privilégier (la zone d’assise, et surtout ce que les anglo-saxons nomment le Sweet-spot, l’endroit qui procurera le plus de plaisir à votre partenaire parce qu'il renferme beaucoup de terminaisons nerveuses et partage des muscles communs avec les parties génitales. C’est d’ailleurs là qu'il faut insister si vous voulez obtenir ce que les anglais appellent le « glowing effect »… j'entends déjà votre coeur d'artiste s'emballer...). 

Voilà, c’est tout pour ce soir car il n’y a pas que la fessée dans la vie non plus… et que quelques obligations d’ordre familial m’attendent. Je vous exposerai la deuxième partie de l’interview médical demain, si vous le voulez bien (et même si vous ne le voulez pas, en fait… ).




samedi 24 novembre 2012

Juste un besoin d'avoir mal



Dans ce blog, j’essaie de décrire ma vision de la fessée. Une vision un peu rose bonbon qui certainement déplaît à ceux qui la trouve par trop praline… mais il s’agit de ma vision et de la manière dont je vis les choses. 

Cependant, comme rien n’est tout blanc ou tout noir (rouge devrais-je peut-être dire), il arrive parfois que les nuances de gris s’assombrissent plus que l'on ne se plairait à l’imaginer. Aujourd'hui, je vais donc vous parler d’un épisode un peu plus sombre de ma vie, mais qui fait, tout autant que les autres, partie de ma construction. Vous vous souvenez peut-être de l'histoire des vacances à la neige, où je vous contais les doutes inhérents à l'arrivée d'un enfant. Parfois cela peut pendre une allure un peu moins romantique. Ce fût le cas cette fois là.

Cette histoire remonte à plus d'une décennie maintenant. J'aimais un homme avec lequel je partageais de merveilleux moments. Nos corps s’accordaient parfaitement et chaque minute passée ensemble nous ravissait. Il était un peu plus expérimenté que moi et s'amusait à me faire découvrir chaque parcelle de mon corps, chaque parcelle du sien aussi. Il n'aimait pas me fesser, c'était le seul point de discordance entre nous. Mais il le faisait tout de même, pour mon plaisir. Je n'ai jamais vraiment su ce qu'il éprouvait quand il le faisait. Il était excité sexuellement (il ne pouvait pas le cacher…) mais je pense qu'il n'aimait pas l'image de violence que cela lui renvoyait. J'avais beau lui expliquer que c'était un acte d'amour, lui ne parvenait pas à le comprendre ainsi... 

Son horloge biologique avançait un peu plus vite que la mienne et il voulait un enfant. Cela tournait presque à l’obsession. Moi, je ne ressentais pas encore ce besoin. Mais j'ai quand même fini par laisser de côté ces maudites pilules blanches et presque aussitôt un petit être s'est niché au creux de mon ventre. A-t-il senti que je n’étais pas prête, que je ne serais pas une bonne mère ? Je ne sais pas, mais il a décidé assez rapidement de se faire la malle… J'en ai ressenti une profonde tristesse, celle de le décevoir plutôt que de ne pas devenir mère. Pour être franche, j'étais plutôt soulagée de ne pas devenir mère en réalité… Et puis presque aussitôt est venu se nicher un deuxième petit bonhomme, bien décidé à s'accrocher celui-là. J’étais paniquée, jamais je n'avais ressenti une telle peur de ne pas être à la hauteur. Un jour que nous nous promenions en ville, nous sommes passés devant une boutique dans laquelle il a voulu que nous rentrions. J'étais un peu réticente, la naissance n'était pas prévue avant plusieurs mois et cela porte malheur de préparer trop à l’avance ces choses-là, non? Mais je ne voulais pas le contrarier et nous sommes entrés. Une vendeuse est accourue pour nous expliquer les avantages et inconvénients des différents types de poussettes, de lits, de baignoires et autres matériels nécessaires à nos petits anges. Plus elle parlait, plus je me liquéfiais, submergée par cet horrible pré-sentiment que jamais je n'y arriverai...

Une fois rentré à la maison, il s’est assis sur le canapé du salon. Sans doute voulait-il échapper au silence dans lequel je m’étais murée depuis notre sortie du magasin. Je suis venue à lui, me suis allongée sur ses genoux et lui ai demandé une fessée. Je m'attendais à devoir le supplier, il n'acceptait jamais facilement ce genre de requête. Mais ce jour-là, je n’en ai pas eu besoin. Il a relevé ma jupe, baissé ma culotte et a commencé la fessée, forte, d’entrée de jeu. Plus il frappait plus je sentais ma peur régresser. Mais ce n’était pas suffisant, j’avais besoin de plus. J'avais besoin d'avoir mal, vraiment mal. Je lui ai demandé d’utiliser sa ceinture. Il m’a entraînée vers la chambre, allongée sur le lit et attachée les poignets dans le dos à l’aide d’un foulard. Il a détaché sa ceinture et m'a zébré les fesses, longuement. Tout cela était très froid, pas un mot échangé entre nous, à des années lumières du jeu que j’ai pu décrire sur ce blog jusqu'à présent. Mais c'était ce dont j’avais besoin à ce moment-là, une sorte de thérapie. J’étais entièrement repliée sur moi-même, sur les sensations que je ressentais, sur les brûlures qui ravageaient mes fesses, sur cette peur qui me tenaillait le ventre depuis des semaines et qui lâchait enfin prise. Quand il a eu fini, il s’est allongé sur moi et m’a pénétré par derrière. Jusqu'à présent la sodomie ne faisait pas vraiment partie de notre univers érotique. Nous avions plusieurs fois essayé, mais je n'arrivais pas à suffisamment me détendre pour que nous puissions y parvenir. Ce jour-là, ce fût divin. Je connus un orgasme tel que je n’en avais jamais ressenti avant. Etait-ce l’effet de la fessée ou celui de la sodomie? L’alliance des deux probablement. Depuis, la sodomie est devenue mon amie… non, je plaisante, c’était juste pour la rime… disons plutôt qu'elle est devenue ma cerise sur le gâteau, après une bonne fessée. 

Voilà, ce fût le seul épisode de ma vie où j'ai vécu la fessée comme un réel besoin d'avoir mal. Ce fût curatif, ma grossesse s’est passée merveilleusement bien et je pense ne pas être une trop mauvaise mère, en tout cas je me sens bien dans ce rôle-là. Pour le moment, ce besoin n'est jamais réapparu.



Petits instants de bonheur




Le moment de la découverte est un moment magique, l’instant où nous pensons que cette personne a quelque chose de magique, ce petit truc en plus qui la rend si différente, si spéciale. 
Dans ces moments, nous ne pouvons nous départir de ces petits sourires qui illuminent notre visage toute la journée. Il suffit d’un message, un simple geste de sa part, et tout est illuminé. C’est la naissance du flirt, du désir... 

Quelle que soit la manière dont ce processus va évoluer, ce moment reste toujours magique. 
Il nous pousse à vouloir plus de cette personne, à éventuellement construire une vie, une famille peut-être. Le sentiment évolue peu à peu. Il devient plus profond, il se construit sur des bases plus stables. On atteint une certaine plénitude.  

Mais qui ne peut parfois regretter ces petits papillons qui nous habitaient autrefois, au temps de la séduction? Ces petits instants de pur bonheur peuvent renaître dans notre jeu… et c’est bien ce qui le rend le si cher à notre cœur, n'est-ce pas ?



vendredi 23 novembre 2012

Quand on le sent, il faut se lancer !

Messieurs, vous avez toujours rêvé de donner la fessée à une dame, mais vous ne savez pas comment trouver la partenaire idéale? J'ai peut-être la solution ..



Mais méfiez-vous quand même de l'effet papillon ...


si la dame n'est pas libre !

jeudi 22 novembre 2012

Un difficile équilibre




Comme je l’ai déjà dit, le jeu de la fessée est complexe et fait de nombreuses contradictions. Aujourd'hui je vais vous parler de l’une d’entre elles, qui m’interpelle tout particulièrement. Elle concerne l’attitude du dominant durant le jeu. 

Pour que la soumise se donne à lui, il faut obligatoirement qu'il se montre ferme, implacable, sans jamais montrer aucune faille. Un moment de faiblesse et la soumise s'engouffrera immanquablement dans la brèche pour essayer de se soustraire à sa punition (même si, en réalité, elle a terriblement envie de recevoir cette fessée, encore une contradiction!). La fermeté et la force permettent d’entretenir le climat de tension nécessaire au jeu. Mais pour que la livraison soit complète, il faut que aussi que la punie se sente en sécurité, et cela demande de la douceur. Tout l’art du fesseur consiste donc à manier subtilement fermeté et douceur pour amener la soumise à se livrer complètement. 


Je me souviens d’une fessée assez appuyée où mon partenaire me regardait dans les yeux de temps en temps, pour s’assurer que tout allait bien. Son regard était d’une telle douceur qu'il me faisait littéralement fondre tandis que les mots qu'il utilisait pour me « remettre à ma place » faisaient voler des milliers de papillons dans mon ventre. Ce fût, de ce fait certainement, l’une des meilleures fessées qu'il ne m’ait jamais été donné de recevoir… Trouver le juste équilibre entre fermeté et douceur est certainement l'une des choses les plus difficiles du jeu, mais au combien gratifiant lorsqu'on y réussit !




mercredi 21 novembre 2012

Réprimandes


Il y a quelques jours, je vous ai parlé de l'étape de la provocation, dans laquelle l’envie de jouer a été déclarée et acceptée. Le jeu peut alors commencer. Pour qu'une fessée soit réellement réussie, la part "punitive" ne doit pas être sous-estimée. C’est elle qui déclenche tous ces petits papillons qui virevoltent dans notre estomac et font une grande partie du plaisir que nous ressentons. A partir de ce moment-là, c'est au dominant de mener le jeu. Il doit se monter inflexible et jouer la partition des réprimandes de main de maître, afin que la punie regrette son comportement et se rende compte qu'elle n'échappera pas aux conséquences de ses actes. 

Comment y arriver ? Cela dépend de pas mal de facteurs mais nécessite, comme toutes les autres étapes du jeu, de la confiance et une bonne connaissance de l’autre. Dans la première phase des réprimandes, la punie essaie souvent de réfuter ses fautes, de trouver des excuses plus ou moins bonnes, de minimiser les conséquences de ses actes… tout cela en vain, bien évidemment! C'est certainement un des moments les plus drôles du jeu, tant que tout cela se déroule dans une atmosphère calme et sereine (pour que les réprimandes soient efficaces, il faut toujours que le dominant garde son calme, comme dans toutes les autres phases du jeu d’ailleurs). En pratique, certains petits gestes peuvent aider… 

Tirer la punie par la main (ou par l'oreille, mais ça j'aime beaucoup moins… pas envie de ressembler à Dany Boon peut-être?) jusqu'au lieu où aura lieu la punition : cela met aussitôt la punie dans la peau d'une toute petite fille. 

Relever ses manches : certainement l'un des gestes les plus virils qui soit, et qui ne laisse aucun doute sur la suite des événements. 

Obliger la punie à rester debout en face de lui et à le regarder dans les yeux : en pratique, il est très difficile de soutenir le regard. Cette position peut être renforcée en obligeant la punie à se déculotter (si la faute est vraiment grave ou la punie vraiment rebelle…), cela augmente grandement l'embarras de la punie. 

Obliger la punie à expliquer elle-même les raisons de sa punition : demande à surmonter sa honte, pas toujours facile à faire. Cela ponctue généralement la fin de la phase des réprimandes ; il est alors temps de passer de la parole aux gestes. Mais mêmes au cours de la fessée proprement dite, je pense qu'il est toujours bon de continuer les réprimandes. Comme je l’ai expliqué, autant je peux avoir peur avant, autant cette peur s’évanouit lorsque je me retrouve sur les genoux de mon fesseur. Mais si ce dernier continue à me gronder pendant la fessée, les petits papillons ne me quittent pas… et c’est quand même en grande partie cette sensation que je recherche dans le jeu, mes montagnes russes en quelque sorte !


Les filles douces...


Dans la catégorie autres errances...

Un petit clin d'oeil à JP et au très beau blog de Latis




et en passant, un petit bonjour à Constance aussi...



mardi 20 novembre 2012

Reflets



Aujourd’hui, je vais parler d’un sujet que je ne maîtrise pas (un de plus…) mais qui me semble important d’aborder : le ressenti du dominant lors du jeu. 


Je pense que tout(e) spankee a cherché un jour à comprendre ce que peut ressentir le spanker pendant le jeu. Mais les réponses sont difficiles à obtenir. Probablement parce que les spankers sont majoritairement des hommes et que ces derniers sont plus pudiques que les femmes à livrer leurs sentiments. Peut-être aussi parce que, dans notre société, ce sujet est un peu tabou, parce que les gens qui ne connaissent pas ce monde préjugent le spanker comme un être sadique qui éprouveraient de l’excitation à instiller douleur et humiliation… Heureusement ce week-end, Constance et Rich ont levé le voile sur cette question, ici, chez Isabelle… merci à eux trois, donc, de nous permettre d’en comprendre un peu plus sur ce sujet. 

Il n’y a pas de réponse universelle, bien évidemment tout dépend du caractère de chacun. Par ailleurs le jeu est suffisamment complexe pour développer toute une gamme de sensations et de sentiments qu'il est certainement difficile d’analyser. 


Cependant les témoignages s’accordent sur le plaisir de recevoir la responsabilité, la confiance aveugle, du spankee qui se livre à lui. Cette responsabilité est très valorisante et et le plaisir qu'elle procure est certainement bien plus profond qu'un simple fantasme sexuel. Ce n’est pas l'envie de contrôler qui guide le spanker mais bien l'envie de donner à l'autre ce qu'il attend de lui et de se montrer digne de sa confiance. Cela demande beaucoup d’observation, de compréhension et de confiance en soi et en l'autre...


J'espère ne pas avoir trop déformé les témoignages, c’est ce que j’en comprends néanmoins. Le rôle du spanker est certainement le plus difficile à jouer dans ce jeu, le plus noble aussi. Qu'ils/elles en soient remerciés !





lundi 19 novembre 2012

La préférence



Comment rêvons-nous d’être fessés? Comment rêvent-ils de nous fesser? Je suis certaine que pour l’immense majorité des gens, cette fessée fantasmée se déroule sur les genoux et à la main. 

Dans notre jeu, il existe une grande variété d’instruments et de positions que nous pouvons expérimenter librement et sans danger. Ils jouent un rôle essentiel, c’est certain. En faisant monter l’appréhension ou la honte, ils contribuent, avant tout, à augmenter l'excitation. Et puis, ils nous permettent d’expérimenter une grande diversité de sensations, ce qui est plutôt sympathique à un caractère "expérimental" tel que le mien. 

Chacun peut donc avoir ses préférences en matière d’instruments et de positions, mais je suis persuadée que rien n’égale les sensations d’une fessée donnée à la main et sur les genoux. Aucune autre combinaison ne conduit au même niveau de communion entre les deux partenaires. 

Pas sa main, le dominant ressent directement les effets de la fessée, il peut en moduler la force, caresser, rassurer... La main est toujours disponible, spontanée, elle est symbole d’alliance et de partage (j’ai toujours été étonnée, même un peu honteuse à vrai dire, de voir à quel point la main de mon tortionnaire pouvait devenir rouge... et certainement tout aussi douloureuse que mon derrière !)
Etre sur les genoux permet un contact physique si privilégié, aimant, qu'il apaise toutes les tensions. Et je dois avouer que je ne me suis jamais sentie, dans ma vie, aussi profondément en sécurité que dans cette position.

Ainsi, si toutes les configurations peuvent procurer beaucoup de plaisir, je reste persuadée que la fessée idéale, celle qui vous chamboule le cœur à sa simple évocation, se déroule toujours à la main et sur les genoux...






dimanche 18 novembre 2012

A chaque humeur... sa culotte !



Et si on parlait culotte pour une fois… Maison Close nous en propose ici des petites du meilleur goût (ou peut-être pas, mais peu importe). Vendues par deux, dans un coffret qui réunit une culotte rose poudré et une noire, vous pourrez choisir celle qui convient le mieux à votre humeur du jour… 

Divine ou Infernale 

Obéissante ou Désobéissante 

Sage ou Turbulente 

Soumise ou Indomptable 


A 19€90 seulement, pourquoi s’en priver ? 


D’accord, elles sont un peu transparentes et pas toujours très confortables… mais s’il prenait l’envie à Monsieur de vous ordonner de l’enlever dans un endroit disons quelque peu incongru, vous ADOREREZ leurs petits liens de satin… 

Encore un secret de fille, décidément je vous gâte !

Quand ça dérape...




Je l’ai déjà dit, mais le répète et le répéterai sans doute souvent, dans ma conception du jeu, la partie mentale est plus importante que la partie physique. C’est ce qui en fait toute la difficulté, et parfois nous amène à commettre des erreurs. En tant que spankee nous allons parfois trop loin dans la provocation, au risque de blesser, parfois profondément, l’autre. Réciproquement, le spanker peut parfois perdre le contrôle, en réagissant à chaud, parce qu'il a eu une journée particulièrement éprouvante… Dans tous les cas, cela conduit à un horrible sentiment de culpabilité, d’autant plus frustrant qu'il n'y a pas de retour en arrière possible. 


Si vous vous engagez dans ce jeu, il faut savoir qu'un jour ou l’autre vous serez probablement amenés à devoir faire face à ce sentiment. Il fait partie des risques du jeu et je ne pense pas que nous puissions complètement l’éviter, même si nous faisons très attention. Alors rappelons-nous que la compréhension mutuelle et la confiance sont les piliers du jeu, et qu'au final tout peut être compris et pardonné…



Il faut que j'arrête d'écouter Raphaël en écrivant mes billets...

vendredi 16 novembre 2012

Bizarre, vous avez dit bizarre?




Il existe un test assez populaire dans le milieu des gens un peu bizarres, qui est censé nous permettre de mieux cerner notre moi profond… Vous trouverez le lien ici. Je l’ai fait, juste pour voir. C’était assez fastidieux, je dois bien l'avouer, et parfois j’ai répondu un peu au hasard parce que je ne comprenais pas vraiment la question. En tout cas, voici les résultats obtenus concernant ma "vrai" personnalité… 

Experimental : 71% 
C'est plutôt juste, j’aime bien essayer des choses nouvelles, même si au final le résultat n’est pas toujours à la hauteur de mes espérances… 

Masochiste : 68% 
Là j’avoue être plus surprise. Soumise, soit, mais plus pour l’aspect psychologique que la souffrance physique… d’un autre côté, je n’ai pas facilement mal, mais de là à éprouver du plaisir juste pour la souffrance physique,  je ne pense pas. 

Soumise : 57% 
Tiens, j’aurais pensé plus...  :) 

Vanille : 46% 
Oui, j’aime bien aussi le sexe "normal" ! 

Switch : 43% 
Alors là, je ne crois pas ! J’ai essayé une fois de switcher et ça s’est avéré un véritable désastre, pour lui comme pour moi… Mais switch dans la vie courante, oui, je suis pour l’égalité, sans le moindre doute. 

Bondage : 39% 
Avoir les mains attachées… oui, j’aime bien, parfois ! 

Dégradation : 32% 
Je ne sais pas trop ce que cela veut dire, mais franchement je n'aime pas ce mot  :( 

Dominant : 14% 
C’est juste, si je suis pour l’égalité, je déteste prendre le pouvoir sur l’autre, mais, dieu soit loué, il existe des gens qui aiment !  :)
Quoi qu'il en soit, cela prouve bien que je ne suis pas switch, non ? 

Sadique : 14% 
Mince, j’aurais préféré que ce soit à 0%, ma part d’ombre sans doute… 

Exhibitioniste, voyeur : 0% 
Tant pis pour ceux qui espéraient voir des photos ou des vidéos de mes exploits… :) 
D’un autre côté tenir ce blog ne prouverait-il pas un certain côté exhibitionniste? Bon, on ne va pas trop gratter là… 


Voilà, bon, tout cela ne veut rien dire, on est bien d’accord… 


Si vous le souhaitez, à vous de jouer maintenant !






jeudi 15 novembre 2012

The secretary

Vous connaissez tous le film de Steven Shainberg, "La secrétaire", sorti en 2002 et qui avait reçu, à l'époque, des critiques plutôt favorables. L'histoire? Lee Holloway (Maggie Gyllenhaal), pauvre fille fraîchement sortie d'un l’hôpital psychiatrique où elle avait été traitée pour une tendance marquée à l’automutilation (!), est engagée comme secrétaire auprès d’un avocat excentrique, Edward Grey (James Spader). Bien que la petite ne sache pas faire grand-chose et que cela l’irrite, les évidentes prédispositions à la soumission de la jeune femme éveillent rapidement l’appétit dominant de M. Grey. Il s’ensuit entre eux une relation BDSM plus ou moins tortueuse… mais à la fin ils se marient et auront sûrement de très nombreux enfants… La scène la plus célèbre du film est celle où, en raison d'une petite erreur commise dans une lettre, Grey donne une fessée à la jeune femme penchée sur son bureau.


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Mais connaissez-vous cette scène où Lee est à nouveau courbée au-dessus du bureau de M. Grey, mais devra se déculotter cette fois? Esthétiquement, je trouve cette scène magnifique et j'adore le regard de biche apeurée de Maggie Gyllenhaal. A n'en pas douter, elle a désespérément envie de cette fessée... qui finalement ne lui sera pas donnée. Dommage ! 

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Provocation


Comme vous l’avez peut-être compris à force de me lire, je ne conçois pas la fessée comme une punition que je mériterais réellement. J’en mérite peut-être (certainement même), mais je ne pense pas que quiconque ai suffisamment de droit sur moi pour m'infliger une punition que je ne désirerais pas… et je ne pourrais jamais aimer un homme qui pense avoir ce genre de droit sur moi! En cela, je ne pense pas pouvoir m’engager dans une relation de discipline domestique telle qu'elle peut être parfois pratiquée dans les pays anglo-saxons. 

Mais comment faire quand le désir de fessée est là, d'un côté ou de l'autre? Le lui dire directement? « Chéri, j'ai envie de recevoir/de te donner une fessée !». Soit, cela peux se concevoir lors des préliminaires amoureux. Comme je l’ai déjà dit, la fessée est un excellent stimulant sexuel. Mais la vraie fessée, celle qui vous fait lâcher prise, qui vous chamboule au plus profond de votre âme, ne peut pas se concevoir ainsi. 

Pour qu'une fessée soit pleinement réussie, pour que je me livre entièrement, j’ai besoin de me sentir fautive, de redevenir une petite fille face à une autorité aussi implacable que rassurante... Il faut qu'il y croit lui aussi, qu'il ait réellement envie de me punir. Une fessée donnée juste pour me faire plaisir ne conduit jamais à un lâcher prise... 

Nous rentrons alors là dans l’art subtil de la provocation. Provoquer l’autre pour le conduire à donner/recevoir une fessée, à faire en sorte que cette envie soit partagée et réciproque au moment choisi, n’est pas chose aisée. Créer une besoin de punition sans blesser, rabaisser, humilier l’autre nécessite de très bien se connaître. Insister sur un défaut, un manquement, un trait de caractère que l’autre n’assume pas pleinement risque de briser instantanément l’alchimie du jeu. C’est d’ailleurs pour cette raison qu'il me parait illusoire de penser que l’on peut atteindre le lâcher prise avec quelqu'un que l'on connait peu. Il ne s'agit en aucun cas de manier sarcasme, ironie ou propos acerbes. La soumise devra jouer avec les limites de tolérance de son partenaire, avec sa patience aussi, sans toutefois les dépasser. Le dominant amènera sa partenaire aux limites de la faute, à la limite de la transgression des règles si celles-ci ont été établies, un peu comme le chat joue avec la souris, en espérant de tout son coeur qu'elle franchisse la ligne et lui donne ainsi l’autorisation d’avancer un peu plus loin dans le jeu…   

Cette phase de provocation est certainement la plus subtile du jeu, celle qui nécessite le plus de bien se connaître, mais procure beaucoup d’excitation et de plaisir. Elle est fondamentale pour une fessée réussie.



Spleen



Comme tous les troisièmes jeudi de novembre, nous pouvons aujourd'hui célébrer la sortie du nouveau millésime du Beaujolais Nouveau… Oui, je vous voie bien, vous faites déjà la grimace! C'est vrai que ce breuvage est loin d'être fameux et ne mérite guère de porter l'appellation de "vin". Mais, que vous le vouliez ou non, cela fait aussi partie de l’identité culturelle de notre pays (pardon à ceux que je choque en disant cela). Quand je vivais aux Etats-Unis, la sortie du Beaujolais Nouveau était célébrée partout... dans les moindres troquets fleurissaient les petits fanions aux couleurs "bleu, blanc, rouge". Je pense qu'il en est de même dans beaucoup de pays de par le monde. Alors c'est peut-être horripilant, ce n'est surement pas ce que notre pays produit de mieux, c'est assurément un grand coup commercial, certes... mais si on le voyait différemment, comme une occasion de faire la fête, tous ensemble… on se fiche pas mal du support, non ? 


Tout cela me rappelle à quel point Lyon me manque. Je n'y suis pas née, n'y ai aucune famille, mais j'aime énormément cette ville… pourtant si souvent méprisée par ceux qui ne prennent jamais le temps de s'y arrêter, qui se contentent de s'engloutir dans ce satané tunnel pour gagner au plus tôt les plages surpeuplées de la Méditerranée. C’est vrai que c’est une ville assez secrète, difficile à aborder, un peu comme une femme un peu trop belle peut être… mais si vous accordez un peu de temps à cette ville étrange, de grande histoire et de forte identité, vous ne pourrez être déçus : promenez-vous sur les quais du Rhône, visitez le petit marché d’Arts des bords de Saône, déambulez dans les traboules, flânez à la Croix-Rousse, visitez les vestiges gallo-romains de Fourvière, arrêtez-vous dans l'un des nombreux pubs irlandais, appréciez l’effervescence de la presqu’île, dégustez la gastronomie des "vrais" bouchons, faites une petite balade au parc de la tête d'or un dimanche matin, au soleil levant... Mais ce qui me manque le plus de Lyon, ce sont avant tout les gens qui aiment faire la fête, peu importe la raison...  ;-)

Ah, j’allais oublier, si par hasard vous étiez amenés à prendre le métro, place Bellecour…







mercredi 14 novembre 2012

Quand elles abusent...

Un récent post de Stan, ici, me laisse pensive... et si on inversait les rôles, pour une fois, juste comme ça


Comment réagiriez-vous, messieurs? Seriez-vous choqués? excités? ou juste comme nous, médusés?

Bon ça fait la blague, mais c'est tout aussi con...



mardi 13 novembre 2012

Conte de Noël

Petite question philosophique du jour

Faire du shopping en montrant ses atouts....


ses orientations...


ou ses aspirations...



ne rendrait-il pas l'Avent bien plus amusant ?




Fessée et violence




Un petit post écrit sous le coup de la colère… c’est certainement une chose à éviter, comme toute chose faite sous la colère d’ailleurs. Mais quand je suis en profond désaccord, je pense qu'une explication rapide est préférable, quelle que soit la situation. 

Ce blog est basé sur la notion de fessée consensuelle, c'est-à-dire sur une envie et une volonté réciproques des deux partenaires. Je l’avais ouvert pour montrer (voire démontrer, mon esprit étant plus scientifique que littéraire) que la fessée pouvait être vue comme un véritable acte d’amour. Mais quand j’entends ou lit certaines personnes se récrier de « ces soumises passives qui leurs apportent si peu de satisfaction alors qu'il est tellement meilleur de soumettre la fille par la force, quitte à devoir livrer bataille et l'attacher… », cela me révulse! En tout état de cause, ces gens ne sont pas dans le consensuel et se servent de la discipline domestique comme justification d’un besoin de violence conjugale. Lire mon blog ne servira en rien à ces gens, ils n'y trouveront rien qui puisse assouvir leurs fantasmes. Dans ce cas là, il s'agit plus de violence que de jeu... et seule l'intervention d'un thérapeute me semble à conseiller!



lundi 12 novembre 2012

Epicer le jeu




Connaissez-vous le "Figging", cette petite finesse venue tout droit des pays-anglo-saxons ? 

On ne connaît pas grand-chose de l'histoire du "figging" mais il semblerait que cette pratique remonte à l’époque Victorienne où cette racine était introduite dans le rectum de la victime pour l’empêcher de serrer les fesses lorsqu'elle était recevait la canne. Dans ce temps-là, il s’agissait sans doute davantage de cruauté que d’érotisme (j’ai peut-être tort, mais c’est le sentiment que m’inspire la canne de toute manière...). 

D’autres sources indiquent que cette technique était utilisée depuis le 18e siècle dans le monde équestre. On utilisait cette racine lors des représentations, afin que l’animal relève bien la queue et avance d’un pas vif et alerte... Cette technique est maintenant interdite.



Comment utilise-t-on aujourd'hui la racine de gingembre dans un jeu érotique ? 

Il faut tout d’abord s'en procurer, et comme cette plante ne pousse pas à l’état sauvage… il faut nécessairement se rendre dans le premier supermarché ou primeur venu. Cette étape peut faire partie du jeu si la soumise est envoyée spécifiquement faire cet achat… et quoiqu'il en soit cela s'avérera très bénéfique pour sa gymnastique fessière. De belles fesses rebondies et des muscles périnéaux fermes et toniques, qui n’en rêverait pas ? 

Le gingembre se présente sous la forme d’une "main" avec des "doigts" comme le montre la photo.


Il faut la préparer pour la transformer en une sorte de petit plug. Cette œuvre sculpturale peut être réalisée par la soumise (trop cruel à mon goût) ou le dominant (meilleur choix, surtout s'il a la fibre artistique, et puis c'est sûrement un bien meilleur bricoleur...). Il ne faut pas trop attendre entre le moment de l’achat et le moment de l’utilisation car plus le gingembre est frais, plus l’effet recherché sera intense (mais comme, en réalité, on ne sait pas depuis combien de temps la racine a traîné au magasin, cela n'a pas beaucoup d’importance). Cette petite opération a le grand avantage de parfumer délicieusement votre cuisine... Alors, comment s’y prend-on? Petit reportage photographique.

Etape 1 : Tailler un "doigt" suffisamment grand
Etape 2 : Enlever la peau et toutes les aspérités
Etape 3 : Creuser un anneau au 2/3 de la longueur
C'est prêt

Attention à ne pas oublier l'étape 3. Il faut absolument penser à créer cette petite cavité circulaire pour éviter tout risque d'engloutissement de la racine entière dans le rectum, mais ne pas la creuser trop profondément pour éviter qu'elle ne se casse et ne puisse plus être retirée (dans les deux cas, avouez que l'on aurait pas l'air malin, là...).

Une fois le travail terminé, le résultat n'est pas très appétissant, je vous l'accorde... mais ce n'est pas le but recherché non plus!

L'étape la plus délicate est bien sûr l'insertion. Alors là, je ne vous donnerai pas de conseil, chacun fait comme il peut... Le point fondamental est de ne surtout pas utiliser de lubrifiant (sinon cela forme un film étanche autour de la paroi et il n'y aura aucun effet...). Il faut mouiller un peu la racine avec de l'eau froide et faire preuve de beaucoup de patience et de douceur...

Quels sont les effets ressentis par la soumise? Selon les sources que l'on peut trouver ici ou là, l'effet produit serait une sensation de chaleur, de brûlure, qui augmente progressivement jusqu'à devenir pratiquement intolérable. Cet effet dure une vingtaine de minutes environ, avant de commencer à doucement diminuer puis s'évanouir. Le dominant peut donc jouir de voir sa soumise se tortiller et l'implorer de retirer ce pxxxxx de truc de son derrière, tandis que la soumise peut prendre plaisir à cette montée de chaleur (qui pour une fois, est plus interne qu'externe) qui peut l'amener à un état d'excitation extrême.
Mon expérience personnelle (mais qui ne vaut pas grand chose, je n'ai expérimenté cette chose qu'une seule fois) est que la sensation n'est pas aussi forte que ça et qu'il est très exagéré de dire que c'est insupportable. Certes, ce n'est pas particulièrement confortable, et difficile de penser à autre chose qu'aux sensations qui malmènent notre petit derrière. Mais je n'ai jamais été au point, ni de me tortiller dans tous les sens, ni de supplier mon tortionnaire d'arrêter le processus. Peut-être que la racine utilisée n'était pas assez fraîche? Comme il existe plusieurs variétés de gingembre, peut-être que l'une est plus efficace que l'autre?

En conclusion, le "figging" n'est peut-être pas l'expérience la plus sensationnelle qu'il soit, mais c'est toujours amusant d'essayer des choses nouvelles et un peu insolites. Par ailleurs l'aspect psychologique est assez intéressant : l'achat, la préparation, l'attente, le côté humiliant de l'insertion, de l'exposition, de la demande du retrait...  Il est indéniable que ce processus augmente l'excitation et le désir d'une pénétration anale. A ce propos, j'avoue qu'une petite idée de vengeance m'avait traversé l'esprit en pensant à ce que les petits sucs restés immanquablement dans mon anus pourraient avoir comme effet sur la verge du monsieur (à priori, beaucoup plus sensible, non?)... mais voilà, mon gingembre a été servi sur une boule de glace à la vanille, donc je ne saurais jamais... Ggrrrrrrrrrrrrr!

PS: Si vous avez quelque expérience dans ce domaine, n'oubliez pas de nous la faire partager en commentaire...





dimanche 11 novembre 2012

La valse des âmes




Qu'est-ce que le jeu si ce n’est une sorte de communion d’envie, de désir, entre deux personnes fascinées par des sensations non conventionnelles. Bien sûr il implique nécessairement d’une part une forme de soumission, et d’autre part une forme de domination. Vu de l’extérieur, on pourrait penser que l’un livre son corps au plaisir de l’autre. Il n’y a rien de plus faux. La livraison est mutuelle et le plaisir aussi. 

Autant dans le sexe traditionnel, il nous arrive à tous, je pense, de livrer notre corps alors que notre esprit est ailleurs, autant dans ce jeu le corps ne peut se soumettre que par la volonté de notre propre esprit. De même, c’est uniquement par le biais de son esprit que le dominant peut prendre le contrôle de la soumise. Cette valse des âmes que nous entamons à chaque fois que nous jouons, n'est-ce pas cela qui en fait une chose aussi spéciale ? 


Quand la politique s'emmêle






Drôle de photo trouvée sur le site de l'American Spanking Society, censée être la couverture d'un magazine polonais... truquée à n'en pas douter.

Quand même étonnant de trouver cela sur un blog américain, alors que la plupart de leurs journalistes politiques ne connaissent même pas le nom de notre président (interrogés lors d'une émission, la plupart d'entre eux répondaient... Mitterrand, bien sûr!)

Pour avoir eu l'opportunité (totalement fortuite et en dehors de tout contexte politique, je tiens à le préciser) de rencontrer Nicolas Sarkozy, c'est quelqu'un de vraiment très gentil mais je le verrai tout de même plutôt dans le rôle du spanker que dans celui du spankee... une affaire de goût sans doute!

Mince, décidément, cette photo tue le mythe...



Faux-semblants


Attention, il ne faut quand même pas croire tout ce que je vous raconte...






vendredi 9 novembre 2012

Les petits conseils littéraires de Constance...


Constance est une lettrée et vous connaissez tous le merveilleux site qu'elle tient avec Simon, où les deux compères nous content de bien belles histoires de disciplines...

Pour nous consoler de la pitoyable médiocrité du roman phare de l'automne, "Cinquante nuances de Grey", Constance nous conseille la lecture de :


"Willard et ses trophées de Bowling" de Richard Brautigan




Bien sûr, je ne l'ai pas encore lu, mais voilà ce que l'on en dit sur le net...

« On souffle… ouf… une semaine difficile ? des problèmes ? un temps trop caniculaire ?
Allons allons, un petit coup de Brautigan, et ça repart !

Dès le premier chapitre, on est en terrain connu – enfin : les amateurs de Brautigan sont en terrain connu. Un couple s’amuse à un délire SM tragicomique et pas pornographique pour deux sous, car Bob a attaché Constance n’importe comment, il n’a même pas réussi à la bâillonner correctement. Trop nul ce Bob. A sa décharge, il faut préciser que depuis quelques temps, nous dit-on, il n’arrive plus à faire quoi que ce soit correctement. Ce qui se confirme, puisque la scène torride annoncée n’arrive pas : sa femme est nue et attachée devant lui… et il commence à lui lire des fragments d’une anthologie d’odes et épopées grecques (ce qui par ailleurs peut totalement être considéré comme un sévice).
Le ton est donné ! La perversion annoncée dans le titre (en anglais, ce roman est sous-titré : "A perverse mystery") n’apparaîtra jamais, mais par contre, on va bien rigoler et on ne va pas s’en plaindre.

Un roman de Brautigan n’étant jamais complètement un roman, celui-ci est plus un genre de série, plein de petites chroniques successives narrant les (més)aventures de toute une galerie de personnages aussi ordinaires que tordants. Il y a donc Bob et Constance, mais aussi un autre couple, John et Patricia. Ces derniers aiment beaucoup leur ami Willard, dont la seule raison de vivre c’est ses trophées de bowling. Parfois même il leur parle. John et Patricia se demandent si Greta Garbo et Willard pourraient devenir amis. Pourquoi ? Aucune idée… ah, et puis il y a aussi les redoutables Logan Brothers (plus une brève apparitions des Sisters) qui ont un trophée de bowling à la place du cerveau et n’ont qu'un seul but avouer : s’emparer des trophées de Willard. Ils ne savent pas pourquoi, mais ils ont bien l’intention de parvenir à leurs fins !

Autant être clair : si vous n’avez pas d’humour, passez votre chemin. Ici, pas de grandes prétentions artistiques, pas d’étude de mœurs nichées au creux d’une intrigue en apparence simplette… non, rien de toute cela : Brautigan veut s’amuser, et entraîner les lecteurs dans son univers délirant. Pour bien se figurer ce à quoi ressemble ce livre, il faudrait essayer d’imaginer le livre le plus pompeux de Hemingway (pastiché ouvertement et méchamment) adapté à l’écran par les frères Coen.
Le résultat, c’est un bouquin siphonné et jubilatoire, des personnages à moitié barges lorsqu'ils ne sont pas juste totalement cons (comme les Logan Brothers), des scènes de cul qui qui se métamorphosent en morceaux de bravoures comiques et un découpage structurel permettant d’en picorer quelques morceaux pour se revigorer avant de replonger des activités plus sérieuses. Et après y revenir - Brautigan, ça fait du bien !»

Avouez que ce livre à l'air bien tentant !  
Alors un grand merci à Constance pour ses précieux conseils... et le premier qui l'a lu le commente... entendu ?