samedi 24 novembre 2012

Juste un besoin d'avoir mal



Dans ce blog, j’essaie de décrire ma vision de la fessée. Une vision un peu rose bonbon qui certainement déplaît à ceux qui la trouve par trop praline… mais il s’agit de ma vision et de la manière dont je vis les choses. 

Cependant, comme rien n’est tout blanc ou tout noir (rouge devrais-je peut-être dire), il arrive parfois que les nuances de gris s’assombrissent plus que l'on ne se plairait à l’imaginer. Aujourd'hui, je vais donc vous parler d’un épisode un peu plus sombre de ma vie, mais qui fait, tout autant que les autres, partie de ma construction. Vous vous souvenez peut-être de l'histoire des vacances à la neige, où je vous contais les doutes inhérents à l'arrivée d'un enfant. Parfois cela peut pendre une allure un peu moins romantique. Ce fût le cas cette fois là.

Cette histoire remonte à plus d'une décennie maintenant. J'aimais un homme avec lequel je partageais de merveilleux moments. Nos corps s’accordaient parfaitement et chaque minute passée ensemble nous ravissait. Il était un peu plus expérimenté que moi et s'amusait à me faire découvrir chaque parcelle de mon corps, chaque parcelle du sien aussi. Il n'aimait pas me fesser, c'était le seul point de discordance entre nous. Mais il le faisait tout de même, pour mon plaisir. Je n'ai jamais vraiment su ce qu'il éprouvait quand il le faisait. Il était excité sexuellement (il ne pouvait pas le cacher…) mais je pense qu'il n'aimait pas l'image de violence que cela lui renvoyait. J'avais beau lui expliquer que c'était un acte d'amour, lui ne parvenait pas à le comprendre ainsi... 

Son horloge biologique avançait un peu plus vite que la mienne et il voulait un enfant. Cela tournait presque à l’obsession. Moi, je ne ressentais pas encore ce besoin. Mais j'ai quand même fini par laisser de côté ces maudites pilules blanches et presque aussitôt un petit être s'est niché au creux de mon ventre. A-t-il senti que je n’étais pas prête, que je ne serais pas une bonne mère ? Je ne sais pas, mais il a décidé assez rapidement de se faire la malle… J'en ai ressenti une profonde tristesse, celle de le décevoir plutôt que de ne pas devenir mère. Pour être franche, j'étais plutôt soulagée de ne pas devenir mère en réalité… Et puis presque aussitôt est venu se nicher un deuxième petit bonhomme, bien décidé à s'accrocher celui-là. J’étais paniquée, jamais je n'avais ressenti une telle peur de ne pas être à la hauteur. Un jour que nous nous promenions en ville, nous sommes passés devant une boutique dans laquelle il a voulu que nous rentrions. J'étais un peu réticente, la naissance n'était pas prévue avant plusieurs mois et cela porte malheur de préparer trop à l’avance ces choses-là, non? Mais je ne voulais pas le contrarier et nous sommes entrés. Une vendeuse est accourue pour nous expliquer les avantages et inconvénients des différents types de poussettes, de lits, de baignoires et autres matériels nécessaires à nos petits anges. Plus elle parlait, plus je me liquéfiais, submergée par cet horrible pré-sentiment que jamais je n'y arriverai...

Une fois rentré à la maison, il s’est assis sur le canapé du salon. Sans doute voulait-il échapper au silence dans lequel je m’étais murée depuis notre sortie du magasin. Je suis venue à lui, me suis allongée sur ses genoux et lui ai demandé une fessée. Je m'attendais à devoir le supplier, il n'acceptait jamais facilement ce genre de requête. Mais ce jour-là, je n’en ai pas eu besoin. Il a relevé ma jupe, baissé ma culotte et a commencé la fessée, forte, d’entrée de jeu. Plus il frappait plus je sentais ma peur régresser. Mais ce n’était pas suffisant, j’avais besoin de plus. J'avais besoin d'avoir mal, vraiment mal. Je lui ai demandé d’utiliser sa ceinture. Il m’a entraînée vers la chambre, allongée sur le lit et attachée les poignets dans le dos à l’aide d’un foulard. Il a détaché sa ceinture et m'a zébré les fesses, longuement. Tout cela était très froid, pas un mot échangé entre nous, à des années lumières du jeu que j’ai pu décrire sur ce blog jusqu'à présent. Mais c'était ce dont j’avais besoin à ce moment-là, une sorte de thérapie. J’étais entièrement repliée sur moi-même, sur les sensations que je ressentais, sur les brûlures qui ravageaient mes fesses, sur cette peur qui me tenaillait le ventre depuis des semaines et qui lâchait enfin prise. Quand il a eu fini, il s’est allongé sur moi et m’a pénétré par derrière. Jusqu'à présent la sodomie ne faisait pas vraiment partie de notre univers érotique. Nous avions plusieurs fois essayé, mais je n'arrivais pas à suffisamment me détendre pour que nous puissions y parvenir. Ce jour-là, ce fût divin. Je connus un orgasme tel que je n’en avais jamais ressenti avant. Etait-ce l’effet de la fessée ou celui de la sodomie? L’alliance des deux probablement. Depuis, la sodomie est devenue mon amie… non, je plaisante, c’était juste pour la rime… disons plutôt qu'elle est devenue ma cerise sur le gâteau, après une bonne fessée. 

Voilà, ce fût le seul épisode de ma vie où j'ai vécu la fessée comme un réel besoin d'avoir mal. Ce fût curatif, ma grossesse s’est passée merveilleusement bien et je pense ne pas être une trop mauvaise mère, en tout cas je me sens bien dans ce rôle-là. Pour le moment, ce besoin n'est jamais réapparu.



8 commentaires:

  1. Pecan nutjob25/11/12

    Pardonnez une question vraiment très indiscrète, mais vous pouvez supporter une sodomie sans préparation (lubrification etc.) comme cela?

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    1. Ce jour là, oui, mais je n'étais pas tout à fait dans mon état "normal" (si tant est qu'il existe). Autrement, effectivement une lubrification est préférable, mais après une fessée je supporte cet acte assez bien en vérité... peut-être une affaire de détente musculaire? :)

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    2. Pecan nutjob25/11/12

      J'ai rapporté vos propos à mon épouse et sa réaction c'est "nonon, on continue comme d'habitude: fessée si possible, lavement, et beaucoup de lubrifiant". :-)

      (Si vous aviez vu son air embarrassé la première fois qu'elle a demandé cet acte, après avoir repoussé le sujet plusieurs fois...)

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  2. Pecan nutjob25/11/12

    Outre cette question, un témoignage... Il m'arrive moi aussi, lorsque je ressens l'angoisse, le malaise, la nervosité, de demander à mon épouse de me donner une grosse fessée. On se sent mieux après! Et elle aussi me réclame le service symétrique.

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    1. Oui, cela m'arrive assez souvent également. Il n'y a pas meilleur anti dépresseur. Mais c'est plus pour me rassurer et me reconnecter à l'autre, que pour ressentir de la douleur.

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    2. En te lisant, je n'ai rien vu de noir... Evoluer fait souvent mal. Pas que physiquement.
      Et si le passage par la douleur physique permet d'atteindre un mieux, ma foi...

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    3. Oui, parfois la douleur peut être thérapeutique, mais, dieu soit loué, cela reste extrêmement rare!

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  3. Dans ce cas on peut vraiment parler de fessée thérapeutique!
    Comme il est difficile de ne pas avoir de copine ou femme à qui demander de temps en temps une bonne fessée.

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