mercredi 28 novembre 2012

L'égalité des sexes




Je comprends parfaitement que certaines personnes, qui regardent notre jeu de l’extérieur, s'en sentent heurtées au titre de « l’égalité des sexes ». Il est vrai que la femme y semble placée à un niveau "inférieur" à celui qui la prend en main. 

Mais ce sentiment repose sur une mauvaise appréhension de ce qu'est réellement « l’égalité des sexes ». Dieu soit loué, les stéréotypes des années 70-80, où pour être considérée l'égale d'un homme, la femme devaient se travestir et renoncer à sa nature propre, sont maintenant dépassés. En aucun cas, "Egalité" ne signifie "Equivalence". 

Si je regarde le monde professionnel, qu'est-ce que l’égalité? Ce n’est pas faire la même chose que les hommes, mais remplir les mêmes objectifs. L’entreprise ne nous juge pas sur les moyens employés mais bien sur l’atteinte des objectifs qu'elle nous a fixé. 
Lorsque je me compare à mes homologues masculins, je ne peux que constater que nos méthodes sont nécessairement différentes, parce que nos caractères diffèrent mais aussi parce que l’image sociétale de l’homme est différente de celle de la femme.
Un homme a davantage de charisme et d’autorité que la femme. Cela vient sans doute de sa nature biologique, mais aussi de l’image qu'il s’est forgé depuis toujours dans notre société. Il sera donc, pour lui , beaucoup plus facile de fédérer les gens car "naturellement" il inspire davantage la confiance. 
Mais sa nature également plus "rugueuse" peut parfois rebuter, voire braquer, et amener à des querelles et des combats de coqs parfaitement contre-productifs. 
Une femme, elle, aura beaucoup plus de mal à s’imposer au premier abord. Elle n’inspire pas, à priori, le même sentiment de sécurité qu'un homme. Elle devra donc s’appliquer à expliquer pour convaincre, là où un homme n’aura qu'à imposer sa volonté ou sa parole. Mais cette démarche a l’avantage de créer une atmosphère plus calme, plus sereine et plus empathique, dans laquelle chacun aura sans doute plus envie de s’investir. 
Les méthodes employées par les hommes et les femmes pour atteindre un même objectif sont donc différentes, mais toutes deux parfaitement complémentaires et toutes aussi performantes. Les grandes entreprises, d’ailleurs, ne s’y trompent pas, en augmentant, progressivement mais sûrement, la parité au sein de leurs cadres dirigeants. 

Mais revenons-en au sujet qui nous intéresse. Comme je le répète toujours, l’objectif du jeu, du moins tel que je le conçois, est l’atteinte du plaisir et du bien-être partagé. L’égalité homme-femme ne demande pas que nous atteignons cet objectif de manière équivalente, mais que nous l’atteignons ensemble. 
Il serait profondément inégalitaire, au contraire, d’imposer à l’un de renier sa personnalité pour pouvoir atteindre cet objectif. 
La «vraie» égalité est d’atteindre le même niveau de plaisir en laissant libre cours à sa «vraie» nature. Dans le cas de la fessée, l’un empruntera le chemin de la domination tandis que l’autre celui de la soumission, mais la fin sera toujours celle du plaisir partagé ensemble. 

Liberté – Egalité – Complicité ! 

(Fraternité avait, dans ce contexte, un petit côté incestueux qui ne seyait pas à mon propos…)

13 commentaires:

  1. Un peu de féminisme aussi? J'aime!
    De toutes les manières, on constate que les duo qui fonctionnent avec un homme qui se fait fesser par sa femme existent aussi et fonctionnent bien.
    Je n'aime pas non plus cette conception de l'égalité homme/femme qui nie la différence. Heureusement qu'il y a des différences! On serait tous bissexuels si i n'y en avait pas!
    Je ne te rejoins par contre pas trop au niveau de l'autorité masculine plus imposante. D'un point de vue professionnel, je vois des femmes qui en imposent solidement à ce niveau!

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    1. Non, je me suis mal expliquée, je ne pense pas que les femmes en imposent moins que les hommes, mais elles en imposent différemment, moins par l'autorité que par leurs qualités techniques et pédagogiques.
      Mais je travaille dans l'industrie, dans un milieu quasiment exclusivement masculin, où les femmes ont du développer leur propres armes pour en "imposer" tout autant, voire plus... Ce milieu n'est cependant certainement pas représentatif de tous les milieux professionnels!

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    2. Oui, je crois que le milieu de l'industrie doit être assez difficile de ce point de vue-là. Pour ma part, je suis bien parti pour évoluer dans un milieu largement féminisé (c'est le cas de l'enseignement et de la fonction publique en général); du coup, les stéréotypes sont peut-être moins pesants, ce qui ne signifie pas qu'ils n'existent pas. En revanche, j'ai du mal avec l'idée que le charisme ou l'autorité seraient liée à la nature - je crois vraiment qu'il n'y a rien de biologique là-dedans. Et comme Latis, j'ai rencontré des femmes qui ont beaucoup d'autorité comme des hommes qui n'en ont pas, sans qu'il y ait de différence nette entre les façons de faire des unes comme des autres. Je pense que l'imaginaire social d'une part et les différences individuelles (entre telle femme et tel homme comme entre telle femme et telle autre, ou tel homme et tel autre) de l'autre suffisent comme explication sans qu'on aie besoin de la nature.
      Mais c'est peut-être aussi une question de choix de la différence. Et là, je ne suis plus du tout en terrain sûr (d'autant plus que même au collège, alors qu'on était censés être en pleine puberté, je m'obstinais à trouver que la copie n'a pas de sexe, donc je ne suis pas censé en avoir au travail)

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    3. Il est toujours difficile, voire impossible, de connaître la part de la nature et la part de l'éducation sur un caractère donné, mais effectivement je pense que la société a un impact beaucoup plus fort que la nature. Heureusement les choses évoluent rapidement. Quand j'étais en école d'ingénieur, les filles étaient largement minoritaires et souvent traitées avec mépris par les professeurs (je me souviens de l'un d'entre eux, notamment, qui ne mettait que des bonnes notes aux filles parce que franchement c'était déjà un miracle qu'elles en soient arrivées là...). Une fois dans l'industrie, je n'ai jamais rencontré ce genre de comportement mais il est certain que les femmes doivent faire davantage leurs preuves que les hommes parce que, à priori, les hommes ont moins confiance en leurs propos. Cela n'est pas gênant puisque que, comme nous sommes obligés de démontrer notre valeur, celle-ci est du coup officiellement reconnue et j'ai obtenu des reconnaissances qu'aucun de mes homologues masculins n'a jamais eu... Par ailleurs, j'aime bien travailler dans un milieu masculin parce que les rapports homme-femme sont toujours plus doux que les rapports homme-homme ou femme-femme (et là, ça doit bien être en grande partie du à notre nature sexuée, il ne faut pas se voiler la face non plus).

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  2. J'ai du mal à suivre ceux qui se sentent heurtés par nos pratiques, sous prétexte que cela place la femme dans une situation où elle est "soumise" à l'homme. La lutte pour l'égalité des droits entre un homme et une femme, c'est pas dans un jeu entre adultes consentants qu'elle se trouve.
    Je m'explique: ce n'est pas parce qu'on aime recevoir la fessée qu'on reconnaît la supériorité de l'homme sur la femme, qu'on reconnaît notre incapacité à gérer nos vies et nos biens toutes seules et que pour cela, il faut qu'on reste placées sous l'autorité d'un mâle dominant.
    Mais c'est pas non plus pour continuer la lutte contre la vile engeance machiste qu'il faudrait s'arrêter de la recevoir!
    Au même titre que je ne suis pas devenue fesseuse pour dominer les hommes, prendre ma revanche sur eux, et me montrer supérieure. J'aime donner la fessée, c'est tout. J'aime la complicité créée avec mon partenaire de fessée, la confiance qu'il me fait, j'aime le plaisir que je lui donne (j'aime aussi le spectacle de ses petites fesses s'agitant sur mes genoux, ses couinements et autres manifestations de trouble), mais je n'ai jamais considéré un seul de mes soumis comme un inférieur, et surtout pas celui qui est devenu mon amoureux.
    Il ne manquerait plus que ça.

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    1. Je souscris bien évidemment complètement à ce point de vue, mais je comprends aussi que les personnes pour qui ce jeu ne veux rien dire puisse être choquées... et leur dire que c'est un jeu entre personnes consentantes n'y change malheureusement rien car il y a toujours suspicion de manipulation. C'est comme ça, on ne peut pas toujours convaincre même si cela fait mal au coeur.

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    2. En même temps c'est pas super grave dans la mesure où c'est pas avec eux qu'on joue...

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  3. Il m'arrive assez souvent de réfléchir sur cette égalité qui (de)nie la différence comme pathologie sociale de nos jours. Car en surface on trouve un discours politiquement correct qui prône le respect de la différence et le deni de cette dernière se montre de manière plus que subtile, dans un refus de lui donner une forme verbale. Je vous vois patauger dans les mots pour exprimer votre ressentir pour juste cause car le féminisme n'a pas apporté un vocabulaire mieux adapté pour exprimer la position féminine. Et pour ma part aussi, je me trouve devant cette difficulté en écrivant mes textes. Voila en fait où je vois la difficulté de parler du désir féminin en rapport avec notre sujet.

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  4. Vous avez raison Isabelle, je pense que je n’ai pas réussi à exprimer clairement ce que je ressens pourtant profondément. L’égalité signifie le droit d’avoir ou de vivre les mêmes choses, mais en aucun cas de les vivre ou de les ressentir de la même manière. Je trouve que dans le monde du travail (du moins dans mon milieu) cela est flagrant, que les entreprises ont bien compris l’intérêt de cette dualité et n’hésitent plus à embaucher des femmes, mêmes pour de hautes responsabilités, à mon sens plus parce qu'elles ont besoin de cette complémentarité que parce qu'un homme et une femme sont interchangeables (en tout cas je l’espère, car si tout est basé sur cette équivalence, les femmes seront toujours perdantes, ne serait-ce que parce qu'elles portent la responsabilité de l’enfantement et que globalement, dans notre société, la part du temps qu'elles consacrent aux enfants et au foyer est plus grande que celle des hommes). Les choses évoluent bien et une femme peut désormais s’épanouir au travail tout autant qu'un homme, tout en préservant sa nature propre. Là est bien la plus grande victoire du féminisme. Cette victoire que nous avons quasiment gagné au travail, il serait bon que nous puissions également la gagner dans le domaine plus privé qui nous intéresse ici, mais là c’est loin d’être fait. Je pense que ce sujet va encore choquer l’opinion publique pendant longtemps, mais remarquez, ça ne me gêne pas outre mesure non plus… comme le souligne à juste titre Constance, ce n’est pas avec eux que l’on joue … enfin si, parfois, parce que l’on ne choisit pas les critères qui nous font tomber amoureux de quelqu'un, et que passer pour une « pauvre fille » parce qu'on aime bien être fessée est parfois un peu frustrant ! :)

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    1. Exprimé de manière un peu différente, nous avons toutes finalement une préoccupation commune; affirmer le droit à aimer se faire "dominer", et à avoir une sexualité allant dans ce sens sans être considérée comme soumises ou inférieure par nature.
      C'est assez marqué chez moi, et je réclame souvent d'être bien rassurée avant de pouvoir me laisser aller à "jouer" ("Tu me respectes? Hein tu me respectes?" etc)En parler de temps en temps sur les blogs ne peut pas faire de mal, mais si il est clair que ce n'est pas le combat féministe du siècle évidemment!

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    2. C'est clair que toute personne n'ayant compris cela serait à fuir au plus vite! Heureusement, la majorité des dominants ne le sont que l'instant du jeu et comprennent donc parfaitement que c'est aussi le cas pour leur partenaire.

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  5. Peter Pan22/7/16

    Bonsoir Amandine, Isabelle et vous toutes,

    Je repasse en revue les Posts délicieux d'Amandine.
    Et je trouve que CE Post est l'essence même de ce Blog.
    Le dessin humoristique est à double sens :
    la première militante dénonce les défauts traditionnels masculins et la seconde affirme le droit à l'égalité.
    Mais on pourrait comprendre l'inverse :les femmes ont les mêmes défauts que les hommes. Equivoque qui peut faire sourire ou... faire grincer les dents ! Au choix.
    L'égalité doit réunir à mon avis trois conditions minimum.
    la première: le respect. Respecter les personnes et leur travail.
    Le seconde : la confiance. Sans confiance, on ne peut pas collaborer et être constructif.
    La troisième : la complicité. Elle peut être aussi une forme d'égalité. Etre complice, c'est être à deux pour faire quelque chose en commun.
    Ca parait simpliste comme çà mais si on ne se fait pas confiance les uns et les autres, on reste cloisonné et on avance pas. Chacun sur son île, à observer l'autre à la longue-vue.
    Dans le domaine de l'autorité, elle n'est pas exercée de la même façon par un homme ou une femme.
    D'une façon générale, la femme l'exerce par le dialogue et la communication en essayant de convaincre. Quitte à répéter.
    L'homme, en revanche, ne fait comme l'on dit "qu'une seule sommation" et a recours à la persuasion "physique" en dernier recours. Mais tout dépend de la personne que vous avez en face de vous : une "forte tête" ou une personne raisonnable.
    Mais il y a aussi des personnes au caractère affirmé voire autoritaire de nature et d''autres plus ou trop conciliants.
    Au fond l'éducation donnée et reçue n'apporte qu'un vernis de surface pour modérer les excès ou les défauts du tempérament de chacune et chacun d'entre nous. Non ?
    Je l'ai remarqué dans le milieu enseignant où j'ai travaillé une dizaine d'années.
    Peter Pan.

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    1. Respect, Confiance et Complicité, vous avez trouvé là la plus belle des formules qui permette la réussite dans une relation humaine, qu'elle soit amoureuse, professionnelle ou simplement amicale... :-)

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