lundi 10 décembre 2012

Mes pires vacances


Aujourd'hui je vais vous raconter les pires vacances de ma vie. J'ai déjà raconté en partie cette histoire ici ou là, donc pardon à ceux qui l'auraient déjà lue… mais elle me fait toujours rire quand j'y repense. 

A l'époque, donc, je devais passer deux semaines de vacances chez mes beaux-parents où mon conjoint devait aider son père à faire du bricolage. Une véritable galère en perspective, ma belle-mère ne m'aimant pas particulièrement (c'est drôle, depuis que je suis séparée de son fils, nous nous entendons merveilleusement bien, comme quoi …). Et comme à chaque fois sur le chemin de l'aller, je devenais de plus en plus nerveuse à mesure que nous nous rapprochions de notre destination… au point de finir par supplier mon compagnon de me donner une fessée. 
Il n'aimait pas particulièrement cela, mais, comme à chaque fois que nous allions voir ses parents, il ne se faisait pas trop prier (il voulait avoir la paix, sans doute …). Il s'est donc empressé de quitter la Nationale et de trouver une petite route à travers les champs bordés de murets en pierres sèches. Il n'y avait absolument personne sur cette route et il faisait nuit noire, il décida donc d'arrêter la voiture et repéra un endroit où l'un des murets semblait éboulé. Nous décidâmes qu'il serait préférable d'officier derrière le mur, au cas où, malgré tout, des voitures passeraient sur la route. C'est donc le cœur battant (j'adore les fessées en plein air) que je m'installais sur ses genoux, en ayant pris grand soin de me déculotter au préalable (à l'extérieur, il faut faire vite, donc tant pis pour l’effeuillage...). Il commença à me fesser mais s'arrêta brusquement au bout de quelques minutes à peine. Mince, je commençais tout juste à me sentir bien… je jetais un regard vers lui et m'aperçut que les lumières d'une maison s'étaient allumées en contre bas. En fait, nous n'étions pas dans un champ comme nous l'avions pensé, mais à l'intérieur d'une propriété… et les propriétaires venaient visiblement de rentrer. Je ne sais pas si ils nous ont vu (il faisait vraiment nuit noire) mais ils n'ont pas pu ne pas nous entendre, le bruit des claques sur les fesses nues étant vraiment très fort, surtout en plein air. Nous nous sommes donc précipités dans la voiture en espérant que ces braves gens n’aient pas appelé la gendarmerie… Inutile de dire que cette fessée, bien que très courte, m’avait tout de même un peu calmée...

Les jours qui suivirent chez mes beaux-parents furent, comme prévu, forts ennuyeux. Mon compagnon passait son temps à bricoler avec son père, tandis que je devais prendre des leçons de repassage, pliage de chaussettes et préparation de purée mousseline avec ma belle-mère… Et comme à chaque fois que je m'ennuie, une seule chose tourne dans ma tête, je ne fût donc pas très longue à demander à nouveau une fessée (c'est vraiment lassant de toujours devoir demander, vous ne trouvez pas?). Mais là, ce fût un NON catégorique. Il n'en était pas question! Il avait des choses bien plus importantes à faire que cela... et puis, chez ses parents, ce n'était pas possible (la maison était petite). Que faire? Jouer les pestes avec lui n'aurait servi à rien vu qu'il n’était pas dans le jeu de la fessée. Le prendre par les sentiments…encore aurait-il fallu qu'il passe un peu plus de temps avec moi! Donc grosse déprime. A force de voir la pauvre mine que je faisais, il a quand même décidé un jour que nous irions passer la journée à Lacanau, tous les deux en amoureux... Chouette, nous allions enfin sortir de la maison! J’attrapais en vitesse un maillot de bain et direction les Landes! Arrivés à quelques kilomètres de cette merveilleuse station balnéaire, mon compagnon bifurqua pour suivre un petit chemin qui s'enfonçait dans la forêt… et s’arrêta lorsqu'il jugea l'endroit suffisamment tranquille. 




C'est donc à nouveau le cœur battant la chamade que nous sommes descendus de la voiture pour nous enfoncer un peu plus profondément dans la forêt et nous installer bien confortablement au pied d'un pin. Une fessée surprise… quelle belle surprise! Je me retrouvais donc vite les fesses à l'air pour un petit coloriage estival, suivi d’une longue séance de câlins… un après-midi parfait! 

Nous avons ensuite rejoint la plage mais je n'avais aucune envie de me plonger dans l’eau glaciale de l’océan (je préfère largement les températures méditerranéennes…). J’ai donc laissé mon compagnon se baigner seul, tout en profitant du spectacle des vagues… et des sensations de mon derrière qui me piquait quand même un peu! Quelques heures plus tard, rentrés à la maison, mon derrière me faisait toujours aussi mal. Très étonnant, la fessée que j’avais reçue n'était pas si forte que ça! J'allais jeter un petit coup d'œil dans le miroir de la salle de bain et découvrais avec stupeur que mon derrière et l'arrière de mes cuisses étaient couverts de piqûres de moustiques! Je filais donc à la pharmacie chercher une crème apaisante. De retour à la maison j’en appliquais une bonne couche sur toute l’étendue affectée et décidait d’aller me coucher, cette position me semblant alors nettement préférable à la position assise… Les fesses me brûlaient terriblement et je passais une nuit des plus agitées. Le lendemain matin, à mon réveil, aucun signe d’amélioration… je me précipitais à nouveau dans la salle de bain et ne pouvait que constater l’étendue du massacre. Je devais avoir fait une réaction allergique à la crème anti-moustique et toutes les petites piqûres s’étaient transformées en énormes boursouflures rougeoyantes qui recouvraient toutes mes fesses et le derrière de mes cuisses… 

Et comme je refusais catégoriquement d’aller consulter un médecin (qu'allais-je donc bien pourvoir lui expliquer?), voilà comment j'ai passé les plus horribles vacances de ma vie, allongée sur le ventre pendant des jours entiers, en attendant que les boursouflures disparaissent (ce qui prit tout de même entre 2 et 3 semaines). Je n’ai plus jamais réclamé de fessée (enfin, plus jamais pendant au moins un mois!) et la fin de mes vacances fût très studieuse puisque, pour la première fois de ma vie, j'ai réussi à lire tous les livres que j’avais emmenés...








10 commentaires:

  1. Quelle horreur! Je me souvenais de l'histoire des moustiques, mais enchaîner ça avec une allergie...
    J'adore aussi les fessées en plein air - si bien que je me surprends à cogiter sur les vacances de l'été et sur la façon de nous ménager quelque temps dans un endroit tranquille; j'ai toujours redouté d'être surpris (ça a failli nous arriver!), mais je ne faisais pas vraiment attention aux insectes.
    En revanche, une réaction allergique sur les fesses, j'ai connu ça deux fois. Une fois chez mes parents, mais nous étions un moment seuls avec Constance qui n'a pas hésité à me déculotter pour m'appliquer une crème apaisante, si bien que tout est parti très vite. Ca m'est aussi arrivé la toute première fois qu'on a joué avec Constance. J'ai dû faire une réaction à la lessive. J'ai eu peur que l'aspect de mes fesses gâche le jeu - eh ben, elle m'a rassuré sur ce point.

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    1. Et bien Simon, je vois que tu es tout aussi sensible aux allergies que moi!
      En y réfléchissant, je pense que je n'étais pas allergique à la crème, mais bien aux piqûres elles-mêmes. Mais comme la crème a pour objet d'augmenter la micro-circulation et donc de diffuser plus rapidement le "poison", l'allergie s'est du coup étendue à toute la surface, ou presque...
      Je suis également allergique au crin, donc je ne peux pas approcher de trop prêt les chevaux... d'où peut-être ma répulsion pour les cravaches! :-D

      Pour les fessées en plein air, c'est vrai que c'est vraiment génial parce que la peur est décuplée et que sentir le vent sur ses fesses... c'est vraiment agréable! J'ai eu la chance d'en recevoir quelques unes, et parfois la malchance d'avoir quelques témoins. Il faut croire que le bruit porte loin et attire les esprits égarés, mais c'était à l'époque où les téléphones portables n'avaient pas encore d'appareil photo ou de camera... donc les souvenirs ne restaient gravés que dans la mémoire de mes inattendus témoins, ce qui finalement n'est pas très grave. Par contre, je pense que de nos jours, avec tous les portables et internet, il vaut mieux faire plus attention!

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    2. Ma pauvre!...
      Enfin, ça t'auras donné une coloration fessière rouge permanente!

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    3. Enfin semi-permanente... au bout d'un mois, on ne voyait plus rien. Tu me diras, c'est vrai que la couleur était sympa... mais l'aspect boursouflé un peu moins! :-D

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    4. L'excuse de l'allergie aux chevaux pour la non-utilisation de la cravache est plutôt tirée par les chevaux ! Euh... Les cheveux !
      Rien ne t'empêche de prendre une cravache neuve :-P

      Je partage, hélas, ton allergie aux chevaux (et au passage, chat, lapin, hamster et plein d'autres), mais pas celle à la cravache... (Maintenant, je dois avouer que même en self-spanking, c'est un instrument fort méchant, alors tenu par d'autres mains, ça a intérêt d'être parfaitement dosé, parce que ça peut faire du dégât... Et pas que physiquement...

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    5. Je suis d'accord avec toi, l'excuse n'est pas terrible mais si tu savais ce que je suis capable de dire parfois pour y échapper alors que j'en ai tellement envie... :-D
      Bon, pour la cravache, je n'en ai pas tant envie, sincèrement, mais je crois que j’essaierai bien, juste pour voir... et qui sait, ça ma plaira peut-être? Bien que, vu la petite surface de contact, ça doit vraiment faire un mal de cheval!

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  2. Elle est très jolie votre histoire, Amandine. Ma belle mère, bien que pour ma part ce fut un coup de foudre réciproque, arrive parfois aussi pour d'autre raisons que les vôtres à me rendre « nerveuse ». Et dans ce cas je me sens bien mieux avec elle après une bonne fessée. Je veux bien vous croire que la charge émotive s'évanouisse à la séparation avec votre mari. J'aime beaucoup ce genre de détail qui m'apprend du nouveau sur notre fantasme bien aimé.

    Par contre pour vos piqûres je pense qu'il s'agit d'une allergie dû à la grande quantité du venin injecté. Pour ma part, étant particulièrement allergique j'ai toujours de la cortisone en lotion dans mes bagages. Sinon c'est comme vous le décrivez : long et d'une douleur déplaisante.

    Ps: Pour la cravache celle à embout plat et rectangulaire se prête bien pour un usage récréatif sans dégâts. Evidemment tout dépend de la manière dont on s'en sert...

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    1. Vous avez raison, je devrais toujours faire attention à avoir une lotion ou une crème à base de cortisone car non seulement je suis allergique aux piqûres de moustiques, mais en plus eux m'aiment tout particulièrement... s'il y en a un dans la pièce, c'est sûr que c'est moi qu'il pique! :(
      Pour la cravache, j'avoue n'en avoir jamais vu "en vrai" mais si un jour je passe chez Décathlon (mince, j'y étais samedi...), je me souviendrais de vos conseils, un embout plat et rectangulaire... :-D

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  3. Annonciate17/6/14

    Amandine, j' ai franchement bien ri en lisant votre histoire. Il m' est arrivé, jeune mariée (bon sang que c' est loin tout ça) de faire un petit séjour, quelques jours de vacances chez les grands parents de mon mari. Et voilà que la grand-mère voulait m' apprendre à plier les draps. Je lui ai répondu, pas très contente que je les pliais comme ma mère m' avait montré et que je ne changerais pas. Elle a dit à mon mari que j' était une forte tête. Ensuite nous sommes partis pour regagner notre domicile mais en chemin il y a beaucoup de forêts et bien sûr nous nous sommes arrêtés...et moi aussi j' ai eu des piqûres de moustiques. Heureusement rien ne s' est infecté. Par la suite cette grand mère m' a fichu une paix royale. Par contre je m' entendais très bien avec ma belle-mère, beaucoup trop douce d' ailleurs.....

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    1. Ah, ah, vous avez subi ça, vous aussi !!! :-D
      Ma belle-mère est une maniaque obsessionnelle du pliage des chaussettes.
      Elle a même fait la leçon à ma propre mère...
      Du coup, à chaque fois que je rends visite à ma mère, elle me demande si je plie bien correctement les chaussettes. C'est devenu une sorte de blague rituelle entre nous. :-D

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