mardi 18 décembre 2012

Ultime attente




Elle attend, il prend son temps.

Elle se concentre, elle espère, il imagine. 

Leur plaisir est à ce prix, à l’image de leur attente, grand et puissant. 

Elle soupire. Il est assis, elle est allongée. 

Il a choisi la position, celle qui lui donnera la liberté du geste, le confort du mouvement. 

Elle gît là, sans tabou, sans refus, dans les prémisses de l'inéluctable indécence, dans l’amour de ce qui la fera rougir. 

Ils profitent de la douceur de cet instant, celui qui précède la fièvre qui les emportera tous les deux.

Il attend encore un peu, rien ne presse, rien d’autre que l’envie frémissante, encore légère mais de plus en plus présente de ce qui viendra, de là, de sa main sur la fleur de sa peau, encore frémissante, mais prête à le suivre dans la danse qu'il lui imposera. 

Leurs cœurs s'accélèrent, leurs battements sont lourds et oppressants. 

Elle ne bouge pas de peur de voir fuir au loin cette tempête dont les vagues viendront bientôt battre son flanc. 

Sa main se lève.

Ses rondeurs se tendent. 

L’instant arrive, dur et doux, chaud, tendre et puissant, qui viendra libérer cette tiédeur humide dont elle n'a jamais vraiment compris la source.

Dessin © Paula Meadows

12 commentaires:

  1. L'attente, c'est un étrange moment. J'essaye de deviner quand ça va commencer, le moindre mouvement de sa main me fait tressaillir... Et j'aime bien être sur ses genoux comme ça, même longtemps, avant, ou après...
    Impudique? Moi?? Nooon!

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    1. J'aime ce moment moi aussi, terriblement! Les nerfs à fleur de peau, tout va basculer, mais quand?

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    2. Je comprends ce que vous voulez dire, c'est un truc assez étonnant, la faculté de plonger immédiatement et de rougir, les yeux fixes, en sentant que c'est LE moment, le souffle court.

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    3. Il s'agit certainement d'un des moments où la tension émotionnelle est la plus forte, c'est donc mieux de ne pas le gâcher en se précipitant (même s'il tarde généralement à la fessée que le fesseur se décide...).

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  2. Le dessin est bien joli et il accompagne parfaitement le texte troublant lui aussi.
    C'est un des instants les plus intenses dans la fessée, même pour celui qui la donne (ce n'est que mon avis bien sur):

    En basculant sur ses genoux, c'est le quotidien qui bascule dans un autre univers.
    Un univers nourris de fantasmes, de rêveries inavouables et d'une sensualité particulière que nous semblons être les seuls a comprendre... Un univers juste fait pour eux deux a ce moment précis.
    En espérant qu'ils y en aura d'autres ... Que la leçon ne sera jamais tout a fait apprise! :)



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    1. Oui, il s'agit d'un joli dessin de Paula Meadows, dont Stan a parlé sur son blog à cette adresse :
      http://myblogstany.blogspot.fr/2010/01/de-jolies-couleurs.html
      (je ne sais pas mettre de lien direct dans les commentaires, si quelqu'un peut me l'expliquer?)

      Quant à la leçon, elle s'oublie aussi vite que le désir renaît... et il y a tellement de choses à apprendre, de toute manière! :)

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  3. Stan/E.21/12/12

    Je peux expliquer, c'est une histoire de balises...
    on met a href=lelien entre <> et on termine par les deux mêmes balises avec cette fois juste le a précédé d'un slash...

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  4. Réponses
    1. Merci Stan pour ces explications, je vais essayer... ici... super, ça marche!! :)

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  5. Moi qui craignais d'être un peu abscons... Mais vous avez parfaitement compris.

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    1. Non, vous avez très bien expliqué, merci beaucoup! Et comme j'étais en train de faire les valises, vos balises m'ont fait sourire :)

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  6. Anonyme23/11/13

    Merci
    Pour NOUS
    Je t' aime mon absolu

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