samedi 12 janvier 2013

Je veux du cuir !

Comme beaucoup, je préfère largement au bois la chaleur du cuir (enfin, uniquement pour les instruments, parce que sinon je ne suis pas du tout du tout branchée domina, dominus, domini...)
Alors voilà mon sentiment sur le peu d'entre eux que j'ai eu l'occasion d'expérimenter.
  • le martinet
Un incontournable en France... pourtant je n'y ai goûté qu'une seule fois et il n'y a pas si longtemps. Oh, ce n'était pas un bel objet comme on peut en voir sur le blog de Waldo! Non, le mien c'était un basique moche acheté dans une grande enseigne de jardinerie dont le nom commence par un B... en cuir, tout de même, et plutôt cinglant. 

En passant, pour ceux qui voudraient bien en acheter un mais n'osent pas par timidité, il ne faut plus hésiter. Quand j'étais à la caisse (de B. donc), un couple de retraités qui se trouvait derrière moi m'a demandé si c'était pour "Monsieur" (ce que je n'ai pas démenti, je n'allais quand même pas dire que c'était pour moi!) et nous sommes tous (caissière comprise) partis en plaisanteries et fous rires... bref, c'était un moment très sympa. Finalement, la fessée est vue avec beaucoup plus de bienveillance qu'on ne l'imagine!

Alors, mes impressions sur ce merveilleux objet de tant de (mes) convoitises (passées)? D'un point de vue psychologique, il a une emprise très forte. N'ayant pas été élevée au martinet (je ne crois pas l'avoir jamais reçu enfant, ni même été menacée de le recevoir) et je ne crois pas non plus avoir lu la Comtesse de Ségur (en tout cas, cette lecture ne m'a pas marqué), je n'arrive pas trop à expliquer pourquoi, lorsque que je le vois, je redeviens immédiatement une "petite fille"... ou du moins une personne très douce et très gentille. Donc s'il pouvait trôner dans le salon, la vie serait plus belle... (mais ce n'est pas le cas!)

Pour ce qui est des sensations physiques, ce n'est pas aussi marquant. Je ne l'ai reçu qu'une fois donc difficile d'en tirer une généralité. En plus c'était lors d'une fessée très longue, donc j'étais probablement un peu "shootée" aux endorphines et n'avait plus l'esprit très clair. Donc voilà, au moment où j'entendais le bruit caractéristique de la cinglée, curieusement je ne sentais rien, ou presque. Et puis quelques (dixième de?) secondes plus tard, des petites bulles de douleurs se formaient et remontaient à la surface des fesses (un peu comme au feu d'artifice quand l'explosion retentit et que ce n'est qu'après un petit laps de temps que l'on voit la boule scintillante se développer dans le ciel). Très bizarre comme sensation, pas forcément très douloureux mais étrange et pas facile de suivre l'action, du coup...

Tout ça pour dire que si ça ne me dérange pas de le recevoir, le martinet ne sera pas mon instrument de prédilection et je ne fantasme pas spécialement de l'expérimenter à nouveau.

  • le paddle en cuir


Voilà à peu près à quoi ressemble le mien. Il est assez large pour couvrir une bonne partie du fessier (du moins dans sa largeur), tout en étant assez petit pour pouvoir être appliqué sur les genoux (pas folle, la guêpe!).

J'aime bien cet instrument, car ses sensations sont assez proches de celles données par la main, bien que la chaleur produite soit plus piquante et plus concentrée à la superficie de la peau. 
Si la main est fatiguée, je trouve personnellement que c'est une très bonne alternative (en tout cas, celle que je préfère) et, par ailleurs, je pense que son utilisation est sans danger.

  • la ceinture
Voilà un objet qui représente, pour moi, bien plus qu'un simple instrument. Disons que tout comme je considère mon besoin d'être fessée comme une partie intégrante de ma féminité, je considère la ceinture comme le symbole ultime de la virilité (je sais, c'est pathétique, mais les fantasmes ne sont pas rationnels et on ne peut rien y faire contre!). J'ai donc une fascination pour la ceinture dans ces moments où je me sens le plus vulnérable... Et lorsque j'entend son glissement à travers les passants, mon cœur fait un grand looping à l'intérieur de ma poitrine.

J'aime recevoir la ceinture allongée sur le lit, les fesses surélevées et surtout les mains attachées dans le dos (avec un foulard tout doux, pas avec des menottes, de la corde ou du ruban adhésif comme on le voit parfois, ça je n'aimerais pas du tout!). Pourquoi les mains attachées? Parce que la ceinture est associée, dans mon esprit, à un état de vulnérabilité totale, et avoir les mains attachées augmente très fortement ce sentiment. Mais aussi parce que c'est plus sûr : il ne faudrait pas qu'une main maladroite vienne s'interposer au mauvais moment! 

La ceinture n'est pas un instrument facile à contrôler. Aussi Stan nous conseille-t-il de la choisir épaisse et large. Je rajouterais qu'il faut bien en régler la longueur (ou la distance spanker/spankee) de manière à ce que le bout de la ceinture ne puisse pas atteindre le côté des fesses car cet endroit est plus fragile et des bleus s'y forment très facilement.

Par ailleurs la ceinture fait mal, c'est incontestable (mais c'est aussi ce que l'on recherche à ce moment là) donc, pour moi, pas question de commencer la fessée directement avec... la ceinture ne doit être que le "bouquet final" de la punition!



18 commentaires:

  1. Il n'y a pas de martinet dans les livres de la comtesse... Du fouet, des verges, même la cravache, le knout et la trique, oui. Mais pas de martinet.

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    1. Alors cela prouve bien que je ne l'ai pas lue, cette chère Comtesse... :o)
      Je n'ai en vérité aucune idée de la raison pour laquelle le martinet semble faire partie de ma culture punitive!

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    2. La Comtesse n'en parle pas, comme elle ne dit jamais "fessée"... elle parle de donner ou prendre le fouet. Dans un sens, elle m'a marqué, mais je l'ai lu à vingt ans passés, parce que je savais qu'il y avait des châtiments corporels, et je l'ai trouvée surtout incroyablement malsaine.
      Pour le martinet, dans ma "culture punitive" (elle est jolie, cette expression), sa place était tenue par la ceinture et des règles. Je n'ai découvert le martinet qu'en France, et j'ai longtemps été réticent. Seulement, il est sacrément efficace, dans tous les sens du mot - du coup, je me suis laissé acculturer.

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    3. "malsaine", non. Tu ne peux pas dire ça. On ne peut pas lire ses écrits avec notre mentalité d'aujourd'hui. Replace dans le contexte. Elle est de son époque, née fin du 18e et restée Russe dans l'âme assurément. Là-bas, c'est une société cruelle et dure. Ces livres datent de 1850 et à cette époque, c'est la société toute entière qui est très dure.

      Alors le fouet, c'est peanuts.

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    4. Alors, vous êtes un peu comme Isabelle, je crois, vous vous êtes "converti" au martinet... :-)

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    5. Eh bien, je persiste et signe: elle est malsaine. Pas tellement pour des faits de violence qu'elle n'approuve pas tellement. Au passage, la société "cruelle et dure" en Russie, c'est un peu simple, surtout pour une aristocrate (l'aristocratie russe parlait plutôt français et allemand à l'époque...), et il faudrait prouver que le XVIIIe est plus violent que le XIXe. Mais revenons à la Comtesse: ce qui me gêne, c'est son conservatisme social - chacun à sa place, on ne se mélange pas, et les pauvres sont toujours plus méchants, ou complètement soumis, auquel cas ils sont des gentils idiots; c'est son catholicisme réactionnaire, sans oublier sa langue guindée. Pour comparaison, en 1850, on est après 1848, il n'y a pas que des aristocrates catholiques et des paysans bretons au monde. C'est aussi l'époque de Flaubert (qui en plus de réagir violemment aux hypocrites du genre de la comtesse, couve sa petite nièce), ou de George Sand que la réputation sulfureuse n'empêche pas d'écrire des choses niaises-gentillettes... Alors ce n'est pas que l'époque, c'est une positon idéologique, déjà marquée à l'époque - qui connaît aussi Victor Duruy, en matière d'éducation, et un tas de faits divers d'abus d'enfants dans les écoles jésuitiques utilisées par les républicains et même des progressistes assez mous dans la contestation de rôle de l'église...

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    6. Pecan nutjob13/1/13

      Le martinet est pour nous le symbole de la fessée "familiale" à la française et c'est à ce titre que nous le pratiquons. Nous sommes un peu curieux: nous aimons la fessée comme elle aurait pu être pratiquée par papa, maman, une gouvernante... il y a 50 ou 100 ans, donc pas avec des objets de "magasins spécialisés" même s'ils ont assurément des qualités. Ainsi, plutôt qu'un paddle en cuir, nous allons utiliser une pantoufle; suivant la rigidité de la semelle on a une sensation qui va de celle de la main (en plus fort) à celle du bois.

      L'inconvénient du martinet est qu'il impose des positions où le fesseur(euse) est éloigné de la patiente(du patient).

      La ceinture en revanche a pour nous l'image non pas d'une correction familiale certes un peu douloureuse mais aimante, et plus une image "virile" d'homme brutal. Nous ne pratiquons pas.

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    7. Simon, je suis en accord avec tout ce que tu dis. La Comtesse est effectivement du bon côté du manche et assurément plus conservatrice et réactionnaire que d'autres, progressistes. Mais je maintiens que cette époque est violente, qu'on tue facilement, que le justice met à mort sans sourciller, que la Russie d'alors est un pays avec des lois terribles pour les petits (et même les nobles qui faillissent) bref que ce monde dans son entièreté est cruel.

      Sophie Rostopchine est femme de son époque, certes pas des plus souples mais elle est simplement représentative d'un milieu et de sa façon de penser d'alors... "Malsaine" qui me fait réagir et discuter ici n'est probablement pas le qualificatif adéquat parce que c'est pour moi associé dans ce cas à un rapport sur les enfants qui est très suspect, tu vois. Et elle est certes sévère, mais se veut juste. Dans ses livres on trouve d'ailleurs toujours des femmes et mères qui protestent contre l'utilisation du fouet, que Sophie a elle-même reçu dans son enfance. Elle se reconnait d'ailleurs de temps à autre "sanguine et excessive", mais force est de reconnaitre qu'en matière d'éducation, elle est simplement dans la ligne rigoriste de bon nombre de nos compatriotes d'antan.

      il me semble que l'on ne peut utiliser un mot actuel pour définir une époque qui est quand même 150 ans derrière nous. Mais encore une fois, pour tout le reste, il est indéniable que tu as bien raison... (et je connais plutôt bien l'histoire du peuple russe, tout comme la vie de la Comtesse dont je recommande la bio passionnante d'Hortense Dufour)

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    8. Bon, je ne connais pas Les malheurs de Sophie... mais en vous lisant, Simon et Stan, je me demande vraiment si c'est une lecture pour enfants ; ça ne risque pas de les traumatiser (surtout les enfants d'aujourd'hui qui ne connaissent heureusement pas les châtiments corporels)?

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    9. On ne peut pas ramener les œuvres de la Comtesse de Ségur uniquement aux châtiements corporels qu'elle y évoque, des punitions usitées qui je le rappelle ont été largement répandues à travers les âges, jusque dans les années 70 (1970...)

      LCe sont des petites merveilles avec certes une morale que les générations d'aujourd'hui peuvent trouver en grande partie désuètes, mais qui restent très lisibles si intelligemment racontées et décryptées par celles et ceux qui les lisent puis les font lire à leurs chérubins.

      Et s'il vous plait, sachons relativiser, on ne parle pas là des écrits de Sade, quand même, mais de petites histoires moralistes datant du 19eme siècle qu'on peut qualifier d'aussi classiques et instructives sur un époque donnée que le sont par exemple les fables de la Fontaine.

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    10. @ Pecan nutjob : je suis d'accord avec vous que le martinet éloigne trop les deux partenaires. Mais il me semble avoir lu chez Isabelle qu'elle le reçoit sur les genoux de son mari, donc il doit bien y avoir moyen...
      Quand à la ceinture, n'y voyez pas une image d'homme brutal, tout cela n'est qu'un jeu (même si parfois il fait un peu mal), ne l'oublions jamais! :)

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    11. La morale énoncée par la comtesse de Ségur était déjà désuète fin XIX°... S'il ne faut pas la ramener aux châtiments corporels, ce qui peut traumatiser les enfants d'aujourd'hui, ça serait plus cette vision de la société qui veut que chacun reste à sa place: qui est né dans les classes sociales inférieures le restera, mais il aura une belle vie (dans la mesure des moyens que lui ont donné sa naissance), s'il est gentil et bon avec ses maîtres... Mais il aura toujours des maîtres! Il sera toujours un domestique! Parce qu'il est né dans cette condition sociale, il n'a plus le droit d'en sortir. (Exemple à l'appui: Jean qui grogne et Jean qui rit, Pauvre Blaise). Ce qui donne l'image d'une hiérarchie sociale complètement sclérosée et figée, alors que c'est évidemment faux.
      Sans parler du fait que c'est une morale avant tout marquée par un catholicisme brutal: les gentils vont à la messe tous les matins, perdent des heures en prières, sont bons avec les (gueux) pauvres, mais toujours en leur faisant sentir qu'on ne leur donnera pas plus que ce qu'ils méritent en tant que pauvres: empêcher de crever de faim d'accord, ça va, c'est chrétien, aider à faire fortune, c'est pas chrétien. Si on poussait jusqu'au bout la logique de la morale ségurienne (charité, humilité, et patin couffin), la Fleurville aurait dû se balader à poil après avoir refilé ses robes aux gueuses du village.
      Les méchants, eux, sont avant tout des mauvais chrétiens. On ne peut pas sauver la petite Jeannette, parce qu'elle dort sur son banc à l'église, et ronfle pendant la messe. Alors oui, elle est battue par sa mère, mais bon, ça remue pas plus que ça les Rosebourg et consorts...
      Oui, les petites histoires de Ségur sont instructives. Mais pas tellement sur une époque donnée. Plutôt sur l'image que se fait de la société une vieille aristocrate très consciente de sa position sociale, convertie de force au catholicisme à l'adolescence (d'où le problème de la religiosité des gentilles dans Le Général Dourakine: normalement, elles devraient être orthodoxes, les mignonnes, si elles sont "le rare mais vrai type russe"...), qui refuse catégoriquement de voir une société en plein mouvement, qui rejette la ville, et surtout Paris, pour se cantonner à la campagne (quand on lit les Deux Nigauds, on sent comme une analogie avec Paris et le désert français de JF Gravier pourtant paru plus tard), parce que c'est à Paris que se trissait son doux époux volage.
      En un mot, les écrits de la comtesse révèle beaucoup plus sur elle que sur l'époque tout entière. (Société du XIX° siècle que je connais assez bien moi même, et pour la connaissance de laquelle je recommande chaudement Flaubert, Zola, et autres Stendhal)

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    12. Délicieux enchainement avec ces derniers auteurs qui ont construit pour une bonne part l'imaginaire Romantique Contemporain, même si tout cela a pris racine bien longtemps avant, dans ce Moyen Âge ou pour le coup la morale Chrétienne/Catholique et Dominante/Royale (féodale et déjà capitaliste)a eu définitivement raison de toute une Philosophie de Lumières spirituelles dont l'"Amour Courtois", par l'éradication physique et morale, matérielle, humaine pure et simple de tout ce qui est relatif à la Libre Pensée....
      Bon d'accord je décale le sujet...... mais pas tant que cela, souvenez-vous les chatiments, l'Inquisition, etc, et tout ce que cela peut et a pu engendrer dans l'imaginaire et la mémoire collectives..... et ces dichotomies manichéenes qui subsistent toujours ardemment entre Paris et la Province (l'Oc, etc.)

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    13. @Amandine, Pecan: il y a une façon de faire qui rapproche les deux mais qui est assez fatigante: le fesseur ou la fesseuse pose un pied sur quelque chose (canapé ou chaise stable), et bascule le ou la puni(e) sur son genou... Comme ça, on est proche et on peut utiliser le martinet, en plus, je trouve particulièrement troublant de me retrouver soulevé du sol, avec les pieds qui battent en l'air - mais ça demande un effort musculaire!

      @Stan: Il y a quand même quelques problèmes. Que les seuils de violence socialement acceptée aient baissé depuis le XIXe, c'est certain. Pour autant, dire que c'est une époque reculée où on passe son temps à se tuer et où la justice condamne à mort à tout va est un peu simpliste et relève du mythe du progrès, très dix-neuvièmiste au passage. La violence pose déjà un problème, y compris celle envers les enfants - voyez dans "A l'école de la violence" de Jean-Claude Caron (Aubier, 1999), qui étudie les archives du Second Empire, ou dans cet article: http://histoire-education.revues.org/542 (d'ailleurs, les actes de violence ici n'ont rien à voir avec la ritualisation que mettent en scène les récits de fessée, qui en plus prétendent placer tout cela dans les années 1950, six décennies plus tard). On retombe dans une logique proche de la comtesse, justement: c'est l'âme russe, foncièrement arriérée et cruelle.
      Je ne trouve pas que le terme de malsain soit anachronique. La psychiatrie s'élabore tout au long du XIX et est marquée par les rapports sociaux dont la comtesse participe, et le registre de la morbidité est très présent dans la littérature contemporaine (Flaubert justement, sans parler de Zola). Mais non, je ne suggère pas une perversion à la mode aujourd'hui envers les enfants, seulement, je vois chez Ségur beaucoup de traces de ses multiples traumatismes (la fameuse ardoise - un épisode qui colle très bien avec l'idée qu'on se fait alors de l'hystérie!) et beaucoup d'hypocrisie. Mon exemple préféré c'est la poupée dans les Petites filles modèles: quand la méchante fille de la meunière (forcément, elle est de basse extraction) rend enfin la poupée, on demande à la meunière de ne pas corriger la petite, puisqu'on est gentils et chrétiens, mais quand on entend les bruits de la correction que la petite se prend quand même, on ne se retourne pas... parce que les pauvres sont par nature violents.
      Donc, non, globalement, la comtesse toute réactionnaire qu'elle est n'approuve pas tant que ça les châtiments violents, et je suis au courant qu'elle s'identifie à Sophie - mais elle est incurablement hypocrite. et elle écrit une langue marquée par ce contexte, guindée et contrefaite. En comparaison, je préfère les contes (beaucoup plus violents) des Grimm qui, eux, ne le sont pas. De même, je ne trouve pas les morceaux moralisateurs de Ségur particulièrement intelligents, tout au plus emblématiques d'une certaine mentalité.
      Justement: elle n'est pas moraliste, mais moralisatrice. La Fontaine, au contraire, est moraliste, mais pas franchement moralisateur (il était un dépravé notoire!), si on lit tout et pas que des recueils pour enfants (Obsèques de la lionne, Les grenouilles qui demandent un roi, ou La chatte métamorphosée en femme, où la femme se met à quatre pattes...).
      Globalement, je trouve les libertins du XVIIIe moins "malsains" que la Comtesse: ils ne sont pas hypocrites, elle si.
      Du coup, je trouve la comtesse intéressante pour nous, les pervers, pour des psychologues et les historiens (il se trouve que c'est ce que je suis dans la vie officielle), mais qu'elle n'a pas grand-chose à apprendre aux enfants.

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    14. Simon et Constance, je n'aurai qu'un mot: chapeau. Tout est dit et c'est très intéressant de constater à quel point vous connaissez l'oeuvre. On se rejoint globalement et il n'y a rien à rajouter sur vos excellentes analyses de haute volée. Pour le côté religieux, ne pas oublier son fil Gaston qu'elle adorait et qui était évêque, je crois, (je n'ai pas revérifié) et qui l'a beaucoup influencée.

      Elle n'a commencé à écrire que très tard dans sa vie... à un moment où on des certitudes. Et c'est très amusant de lire sa correspondance avec ses différents éditeurs qui démontre pour des auteurs d'aujourd'hui que le rapport de force entre les deux entités est toujours le même, au fond...

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    15. Je précise au passage qu'on est pas plus amateurs de Sade pour autant, hein! (D'autant plus que l'étude de son oeuvre est encore plus rapide à faire: surenchère- surenchère - copie sur les ptits copains - surenchère)

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  2. Bon ben moi qui était tenté par le ceinturon pour une nouvelle expérience, je vais renoncer si cela est douloureux...... Pour moi qui suis béotien, néophyte/amateur en la matière, "Ma" Meilleure expérience aura été la fessée manuelle (par séries de 10) et pour "Elle" le martinet à minimum 100 lanières en Latex, qui il est vrai est une Merveille côté sensations et qui se mixe parfaitement avec la fesée manuelle......... Le martinet domestique basique que l'on trouve en jardinerie, etc. est une horreur côté sensations..... je pense même qu'il peut blesser......

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    1. Merci de venir nous rejoindre ici Etoile31 :)
      Si vous êtes tenté d’expérimenter la ceinture, ne vous en privez pas, ne serais-ce que juste par curiosité... car si vous l'appliquez doucement, elle ne vous fera pas mal. Tout est toujours affaire de dosage.

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