mercredi 23 janvier 2013

L'obéissance




L'obéissance est une composante importante de notre jeu. Je ne parle pas là d'obéissance absolue, irrationnelle et qui consisterait ni plus ni moins à renier le caractère et la personnalité de l'autre. Je veux parler de l'obéissance simple, celle que l'on demande à un enfant… accepter de faire ce que l'autre demande, tant que cela ne heurte ni notre morale, ni l'image que nous avons de nous-même. 

La capacité d'obéir est une chose que nous perdons, peu à peu, à l'âge adulte. Grace à l'éducation, nous sommes tous devenus des adultes indépendants et libres, capables de réfléchir et d'agir par nous-mêmes. Bien sûr nous obéissons aux lois, aux contraintes professionnelles, etc… mais, parce que nous en connaissons parfaitement  le bien-fondé et la nécessité, nous ne ressentons guère de contrainte en le faisant. 

Dans le jeu, il en va différemment. S'il peut être très amusant de ne pas obéir, au début, afin de faire monter un peu la tension et donner au dominant le plaisir de savourer sa "victoire", il est indéniable que l'obéissance devra être donnée, à un moment ou à une autre. C'est à partir de ce moment que commence l'état de vulnérabilité, qui devrait conduire à ce fameux "lâcher prise" si le jeu se déroule bien. 

Mais l'obéissance n'est pas le lâcher prise et il n'existe pas forcément de "bien-fondé" dans les ordres donnés  qui pourrait nous conduire à obéir sans que l'on ne le ressente comme une contrainte. Personnellement, je dois sans cesse  lutter contre moi-même pour y arriver! 

J'y éprouve cependant toujours un énorme plaisir, un plaisir sans doute régressif de retrouver mon âme de "petite fille". 

Cela me rassure aussi dans ma relation à l'autre : accepter d'obéir à quelqu'un, c'est lui prouver toute la confiance que j'ai en lui, et cela d'une manière bien plus sincère qu'aucun mot ne saurait le faire. Mais un dominant le ressent-il comme tel? Ça, je n'en ai pas la moindre idée.

C'est enfin donner à mon partenaire l'autorisation de me "reprendre en main", ce qui m'apporte réellement énormément de sérénité… à condition, bien évidemment, de me placer entre de "bonnes" mains!

2 commentaires:

  1. Esteban30/1/13

    Latis, autre blogueuse que j'apprécie, m'a recommandé votre blog. A raison car je le trouve fort instructif.
    L'obéissance en tant que soumission n'a aucun intérêt à mon sens. Une femme soumise par nature ne correspond pas à mon idéal féminin. Pour l'aimer, j'ai besoin qu'elle soit autonome, libre et libérée. Et c'est lorsque cette femme là accepte de m'obéir que je remercie la vie...
    Bravo pour votre blog Amandine.

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    Réponses
    1. Merci beaucoup Esteban, vos encouragements nous sont précieux car ils nous encouragent à continuer quand parfois l’envie ou l’inspiration viennent à manquer.

      Je partage tout-à-fait votre vision de la femme libre et libérée, qui n’offre sa soumission que l’instant du jeu et pour le plus grand plaisir des deux partenaires.

      Et un grand merci à Latis de vous avoir parlé de mon blog! :)

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