vendredi 8 février 2013

Dévoilons-le avec plaisir!

Il y a quelques semaines, je vous avais donné mon avis sur «Cinquante nuance de Grey». Ce livre ne m'avait pas emballé, mais il en aurait fallu bien davantage pour me détourner définitivement de la romance érotique made in USA! C’est donc dans un pur souci d'équité intellectuelle que je me suis lancée dans la lecture de son concurrent, « Dévoile-moi », le premier tome de la trilogie Crossfire, de Sylvia Day. 



Disons-le tout de suite, ce livre-là je l'ai vraiment bien aimé.

Et pourtant, au départ, ce n'était pas gagné car l'intrigue ressemble à s'y méprendre à celle de « Cinquante Nuances de Grey » : une belle jeune fille tombe amoureuse d'un magnifique jeune homme, milliardaire, et bien sûr un homo super-erectus. La barbe! Qu'est-ce qu'elles ont toutes avec leurs milliardaires! Dans ma culture française, un milliardaire ça ressemble à ça…




Rien d'excitant, en somme.

Mais là n'est pas ce qui m'a le plus choqué. Non, non, non, le plus dur pour moi a été de ne pas bloquer sur le prénom du sex-symbol multimilliardaire, Gideon... c'est un nom de canard, ça! Mais si, souvenez-vous...




Mais revenons-en à notre histoire… 

Eva débarque à New-York où elle trouve un emploi d'assistante dans une boite de pub dans un immense immeuble qui abrite l'une des plus grosses entreprises du pays, Cross industrie. Dès son premier jour, elle tombe (littéralement) sur le grand patron, Gideon Cross. Ils ressentent immédiatement une immense et irrépressible attirance l'un envers l'autre. Mais voilà, Gideon est un brin trop arrogant (il lui demande de coucher dès leur première rencontre) et Eva est une femme forte, qui a appris à se reconstruire après un grave traumatisme. Elle ne va donc pas lui céder aussi facilement. Il s'en suivra un jeu du chat et de la souris, parsemé de très (trop?) nombreuses scènes de sexe, ma foi, assez bien retranscrites (même si à la fin, elles finissent pas être un tantinet répétitives). 

Une intrigue des plus banales, somme toute, pour un roman érotique. Alors pourquoi ce livre m'a-t-il plu ? 

Sans doute beaucoup à cause de la personnalité des deux personnages centraux, Eva et Gideon , qui sont très attachants. Eva n'est pas du tout niaise comme l’Anna de « 50 nuances de Grey », elle est forte et ne se laisse pas facilement contrôler par Gideon. J'ai aimé ses blessures, ses hésitations, ses excès parfois. Gideon quant à lui est le parfait mâle dominant : viril, posé, implacable, un brin macho et arrogant mais tellement doux, fragile et aimant avec la personne qu'il chérit… impossible de ne pas lui succomber! Il traîne lui aussi un lourd passé derrière lui (dont on ne saura rien dans le premier tome). Il ne peut s'empêcher de désirer Eva au delà du raisonnable, mais au fur et à mesure des rebuffades qu'il essuie, la carapace qu'il s'était si difficilement construite vole en éclat pour laisser un homme blessé, désabusé et torturé.

Le style de l’auteur est simple mais très agréable à lire. Les pages défilent sans que vous n'y preniez garde. L’histoire, même si elle n'a rien de bien original, demeure cependant bien ficelée et les personnages secondaires ont une véritable personnalité, notamment le colocataire gay à tendance bi (ou est-ce l’inverse?) d’Eva, ou sa mère hyper protective, ou le frère pervers de Gideon… 

Bon, "et la fessée dans tout cela?" me demanderez-vous. Il n'y en a pas dans ce premier tome, mais je ne désespère pas d'en trouver dans les tomes suivants car Gideon aime en donner (quand je vous dis que c'est un homme parfait!). Il en propose d’ailleurs une à Eva dès leur toute première rencontre, mais celle-ci la refuse. « Mince! », ais-je soupiré. Heureusement que le colocataire d’Eva lui a aussitôt fait remarqué qu'il n’y avait pourtant rien de pervers dans la fessée (merci!). Gideon reproposera ce service un peu plus loin dans l’histoire, mais Eva n’y est pas encore prête… espérons qu'elle se libère d’ici le tome 3!

11 commentaires:

  1. Sourire Amandine, j'adore ta façon de raconter cette histoire qui nous mène direct à l'envie de lire ce livre
    Merci à toi, passe un bon weekend
    Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup Chilina, passe un bon week-end toi aussi! :)

      Supprimer
  2. vous y croyez-vous à cette assistante qui non seulement après 1 jour dans son job participe au rdv de présentation avec "le" gros client (pour montrer sa grande intelligence ou sa plastique, humm ?) mais encore que son beau-père (un autre multimilliardaire) envoie chercher en limousine pour déjeuner ?

    et qui a quelques millions de dommages et intérêts qui dorment sur un compte mais comme elle veut vivre/maîtriser sa vie, sa seule ambition est d'être assistante ?
    bon, je vous l'accorde, c'est très altruiste, modeste, femme libérée tout ça tout ça...

    donc, l'aspect SM... bah oui, en 250 pages (écrit gros) pas de fessée, au prix du bouquin, on espère qu'il ne faudra pas attendre le volume 3. mais franchement, j'ai un doute

    ah si ! il y a un truc édifiant pour tous les apprentis dominateurs : lorsqu'une femme cède aux baisers, est émue, voire excitée et qu'il peut en constater physiquement l'effet (oups, t'es toute mouillée dis donc) c'est qu'elle est ... tadam ! roulement de tambour : soumise ! é-di-fiant
    ah petite précision faut être à l'arrière d'une limousine, sinon ça marche pas, c'est pas un signe de soumission irréfutable(cf au bureau, dans la chambre d'hôtel, à la maison)

    quant au gros malheur qui les accablent l'un et l'autre, pour elle on sait, et pour lui... ça se devine après la réception, y a pas de mystère.

    non mais franchement même harlequin ne voudrait pas d'une telle histoire.

    (ps j'avoue que j'ai lu ce bouquin par pur intérêt personnel pervers... j'ai gagné un gage !)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai bien aimé ce livre, cela prouve visiblement que je suis une conne. D'ailleurs, que venez-vous faire sur le blog d'une conne? Encore un autre gage, je suppose.

      Supprimer
    2. Euh, on peut avoir un avis contraire Amandine. Tout va bien, hein...

      Supprimer
    3. Bien sûr qu'on peut avoir un avis contraire, Stan, mais il y a des façons de dire les choses qui sont particulièrement blessantes... et dire que ce livre n'est même pas digne d'un Harlequin est insultant pour la personne qui dit l'avoir aimé.

      Et puis je déteste l'arrogance, c'est épidermique!

      Supprimer
    4. Sophie12/2/13

      bon et puis, moi je suis pas contre un ptit Harlequin une fois de temps en temps. Sur la plage ? l'été en vacances ? non ? c'est pas pire que VSD ou closer. Ou bien ?

      Supprimer
    5. Vous avez raison, Sophie. J'avoue que je n'ai jamais lu d'Harlequin, mais si les livres de cette collection sont nettement mieux que celui-là, alors il faut vraiment que je m'y mette! :)

      Supprimer
    6. Sophie13/2/13

      Moi non plus je n'ai jamais lu Harlequin en fait, mais je crois que fait pire : j'ai lu Marc Levy et Guillaume Musso ;-)!

      Supprimer
  3. En tout cas vous l'avez tellement bien illustré, que je n'ai qu'une envie c'est de le lire. On croirait que vous en êtes l'auteur

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup Phéromones, votre message me rassure et me fait vraiment plaisir... :) Mais non, non, je ne suis pas l'auteur de ce livre.

      Supprimer

Merci de bien vouloir utiliser un pseudo pour vos commentaires (Il suffit de cocher la case nom/URL et d'y inscrire le pseudo que vous voudrez en laissant vide la case URL).
Les commentaires anonymes seront effacés.