vendredi 22 mars 2013

DD ou pas?



L'une des raisons pour lesquelles j'ai ouvert ce blog était d'essayer de faire le point sur mon besoin d'être prise en main (enfin, surtout de recevoir des fessées...). Cette envie je l'ai et je la vis depuis presque 20 ans. Elle m'a apporté de grands moments de bonheur... mais aussi beaucoup de pleurs! Alors si je devais faire un bilan, je dirais "égalité, un partout!".  Mais si je devais considérer l'aspect "complication de la vie", alors c'est certain, la fessée ne simplifie rien...

En faisant un premier bilan de cette blogothérapie, il semblerait bien que je doive continuer à vivre avec ce besoin de contrôle... trop peu de chance et d'envie d'en guérir. 

Mais sous quelle forme la vivre? Ça, je n'en sais encore rien. D'abord parce que ça ne dépend pas uniquement de moi mais également de mon partenaire. Et puis, je ne sais toujours pas moi-même ce dont j'ai vraiment envie.

Que penser de la Discipline Domestique? Je l'ai vécu quand j'étais jeune, mais je savais très bien que ce n'était tout au plus que pour quelques mois.

L'ai-je aimé? Oui, beaucoup, mais je découvrais tout, la fessée comme la discipline... 

Serais-je en mesure de revivre ça un jour? Je ne le crois pas, en vérité. La Discipline Domestique est vraiment une chose très pesante Elle suppose d'être toujours la même, en forme et d'humeur égale, pour se plier aux règles qui elles ne s'adaptent souvent guère aux circonstances.
Parfois je n'ai pas le courage de faire les tâches qui normalement m'incombent, tout simplement parce que je suis fatiguée ou que je n'ai pas le moral. Il y a des jours où l'on a juste besoin de tendresse, et de rien d'autre. La Discipline Domestique serait trop lourde à porter, maintenant, pour moi.

Et pourtant? Etre punie pour une raison réelle, hors du jeu, est extrêmement troublant... plus que toute chose, en vérité. Donner et accepter une punition dans ce contexte prouve, à mon sens, toute la valeur et l'investissement que chacun met dans la relation amoureuse. A condition que le dialogue soit permanent, bien entendu, sinon, cela pourrait rapidement tout briser... C'est un équilibre extrêmement difficile à trouver et à faire durer dans le temps, dans la mesure où chacun évolue, et pas toujours ni à la même vitesse, ni dans le même sens. 

Alors? Et bien, je vais sans doute encore rester longtemps avec mes interrogations... :-)
La meilleure solution serait sans doute de rester dans le jeu, tout en introduisant un peu de discipline, mais sans en figer les règles. La punition "réelle" peut être donnée de bon sens, me semble-t-il, sans pour autant devoir définir et figer des règles qui ne pourraient s'adapter aux petits aléas que constituent notre vie. Mais comme je l'ai déjà dit, cela nécessite une grande communication au sein du couple, afin que chacun soit rassuré sur les sentiments et les intentions de l'autre. Mon partenaire aura-t-il l'envie de s'investir à ce point dans notre relation?

Qui vivra verra...


20 commentaires:

  1. Qui vivra verra... Que tout cela est un jeu qui parfois fait pleurer et complique la vie. Et parfois fait sourire et pimente la mornitude de certains jours...
    Un mec qui te dirait comment gérer ta vie, et ce que tu dois faire? Hum...M'est avis qu'il n'est pas né çui là!

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    1. C'est vrai que tu me connais mieux que quiconque ici :-)

      Un mec qui me dirait à tout bout de champ ce que je dois faire prendrait directement la porte, c'est certain. Réaction épidermique plus que raisonnée.

      Je ne suis pas soumise, ni de nature, ni par éducation.
      Mais la DD peut très bien se concevoir en dehors d'une relation D/s stricte. Je n'ai vraiment ni le besoin, ni l'envie que l'on me fixe des règles de vie ou de comportement. Mais je suis par ailleurs très loin d'être parfaite (contrairement à ce que je m'amuse à dire parfois...) et j'aimerai bien avoir l'aide de quelqu'un pour progresser en ce sens.
      Mais si "règles" il devait y avoir, il faudrait qu'elles viennent de moi. Je ne pourrai jamais être la marionnette de qui que ce soit.

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  2. Pecan nutjob23/3/13

    Nous n'avons jamais pratiqué la "discipline domestique" comme vous ou Isabelle décrivez, mais nous avons pratiqué, et pratiquons encore (mais avec les contraintes de la vie avec des enfants) les punitions pour des faits réels, notamment l'imprudence, la râlerie, la mauvaise humeur et la fainéantise. Même, nous devancions souvent l'annonce de la punition en réclamant le traitement.

    Ma femme (enfin moins de nos jours) a parfois du mal à évaluer le danger et m'a fait peur; elle se rapelle encore aujourd'hui avec tendresse avoir reçu de magistrales fessées à ce propos et me dit que, même si elle est pour le reste du monde une respectable dame, je ne dois surtout pas hésiter à la corriger pour cela. ;-)

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  3. De la discipline quand il faut, mais sans règles rigides. Toute la difficulté sera alors de savoir quand et comment la décider ou la réclamer.

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  4. Pecan et Oliver, je pense que vous touchez du doigt ce à quoi j'aspire, au fond.
    Je voudrais rester dans le jeu, c'est certain, mais y adjoindre un peu de "réel"... sans pour autant mettre en place des règles rigides.
    Comment la décider ou la réclamer? Et bien, je pense que le bon sens doit aider... ainsi qu'une bonne communication entre les partenaires pour essayer de déterminer assez précisément où l'on veut aller.
    Chez moi, par exemple, il y a des défauts que j'aimerais vraiment atténuer et je crois que si je rentrais dans ce genre de relation, j'en parlerai à mon partenaire. Mais serait-ce efficace? Difficile à dire. J'ai vraiment du mal à voir la fessée comme une "vraie" punition, mais je pense que cela m'aiderait au moins à me sentir un peu mieux par rapport auxdits défauts.
    Mais encore faut-il que cela "parle" aussi à mon partenaire et qu'il en ait envie tout autant que moi! :-)

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  5. assred0623/3/13

    la discipline domestique, non merci. Pour nous, la fessée doit rester un jeu sexuel parmi d'autres. Elle peut également être pour moi punitive, je ne dois rien pouvoir contrôler, hormis l'arret définitif de la fessée mais cela ne peut pas, dans mon esprit, être régi par des règles fixes. Parfois, l'envie d'une bonne fessée appuyée me vient, j'ai besoin de la fantasmer, la craindre pour pouvoir l'apprécier (pas sur le moment, bien entendu)

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    1. Je suis d'accord avec vous, les règles fixes sont trop pesantes au final. La fessée est un jeu sexuel,c'est certain. Peut-elle nous aider à devenir meilleurs (du moins à nos yeux!)? Je ne sais pas. C'est très tentant, mais la planche est savonnée... il faut faire attention et TOUJOURS communiquer avec son partenaire pour éviter tout malentendu, si on se lance là-dedans.

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    2. Décidément sans vous connaître lorsque vous parlez de vous, je sais que c'est pareil pour moi
      Des règles certainement mais avec énormément de communication et sans avoir un cahier de règles...
      Un doux équilibre pas forcément facile à trouver mais si tout le monde y trouve son plaisir, son envie c'est magique!

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  6. Bonjour Amandine,

    Voilà une problématique quasi insoluble à laquelle je gage que nombre d'adeptes de la fessée ont été ou seront un jour confrontés. Une problématique que chacun résoudra en fonction de variables très personnelles.

    Pour ce qui me concerne, la fessée idéale telle que je la fantasme se heurte dans une certaine mesure mais non la moindre au principe de réalité et à l'indispensable libre consentement. Je rêverais qu'elle me soit imposée, je ne tolèrerais en aucun cas qu'elle le soit ! Insoutenable dichotomie d'une spanky ordinaire...

    Dès lors s'impose à moi comme une évidence la nécessité de ne faire QUE semblant, avec le plus de vérité possible pour s'approcher au plus près de mon idéal, et ce sans jamais perdre de vue qu'il ne s'agit que d'un jeu, aussi sérieux soit-il. Ce qui prive, j'imagine, les deux partenaires d'une infime part de trouble : celle d'être réellement prise en main et dirigée, punie contre son gré pour la demoiselle, celle de punir d'autorité pour le monsieur.

    Oui mais si nous ne jouions pas ?... Si la fessée s'invitait impromptu dans la relation, sur la décision souveraine de monsieur-tout-puissant à la moindre dérogation aux règles édictées et acceptées en concertation, certes, mais à un temps T qui n'est pas le temps T+1, 2, 3... et ne tient pas compte des aléas ?
    Pas de problème lorsque l'entorse est intentionnelle et suggestive, en guise de signal de départ aux réjouissances, pour montrer à monsieur qu'on est d'accord et positivement disposée. Qu'en est-il lorsqu'elle est accidentelle ? Ou lorsqu'elle est intentionnelle, mais cette fois juste parce que "c'est la vie" : trop de fatigue, pas assez de temps etc...? Mouis, bof bof ! Voire pire.

    La discipline domestique a pour moi un petit air de chant des sirènes : séduisante, mais dangereuse. Je préfère de loin m'en tenir à la lecture si plaisante du blog d'Isabelle, "Besoin de discipline domestique ou la fessée en couple", qui répond à ma curiosité sur le sujet autant qu'il satisfait mes envies très ponctuelles (oui parce qu'en définitive, je ne saurais vivre la fessée autrement que comme une parenthèse dans ma vie quotidienne) et de la manière qui me convient le mieux : virtuellement !

    Cela n'empêche pas de vivre intensément la fessée punitive, même si la faute est factice. M'enfin un fesseur sachant fesser doit savoir fomenter la faute sans faillir. Et puis une femme n'est-elle pas intrinsèquement fautive ?

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    1. Bonjour Ula Oups,

      Je vois que nous sommes assez semblables dans nos fantasmes … :-)

      Il est certain que je ne me relancerai jamais dans une relation de DD telle que j’ai pu la connaitre lorsque j’avais 20 ans. A l’époque, l’enfance n’était pas si loin et obéir ne me heurtait pas, d’autant moins que mon partenaire était un petit peu plus âgé que moi.

      A 40 ans, il n’est bien sûr plus question de tout cela. Mais renoncer à être punie pour un motif "réel" me fait regret. C’est un sentiment extrêmement troublant d’être punie pour une "vraie" raison… et pourquoi pas en profiter pour atténuer ce que l'on n'aime pas trop en soi (mais là, soyons franche, je ne suis pas sûre que la méthode fonctionne)?

      Ce que j'ai en tête ferait sans doute bondir tous les adeptes de la "vraie" DD, mais je pense qu'il n’y pas de raison de ne pas pouvoir être punie pour de "vraies" fautes, tout en conditionnant la punition à notre accord. Je m'explique, la fessée n’est bien évidemment JAMAIS un acte de violence. Tous les hommes qui m’ont fessée étaient en réalité extrêmement doux, même si les mots qu'ils employaient pour me remettre à ma place étaient durs et la fessée quelque peu appuyée. Tout se passe dans le regard, je crois. Leur regard était toujours très doux et je ne pouvais avoir aucun doute sur le fait que cette fessée était donnée avec amour et n'avait absolument rien à voir avec un quelconque acte de violence. Ce contraste me mettait vraiment la tête à l’envers (au sens propre comme au figuré, du coup). Par ailleurs, je pense qu'il n'y a aucune raison que la fessée ne puisse être soumise à consentement, que la faute soit réelle ou fictive. Ce consentement peut passer par le regard ou par la parole, peu importe… mais ça devrait bien être possible, non ?
      Dans ces conditions, on resterait toujours dans un acte d'amour entre deux personnes consentantes et il ne devrait pas faire de différence que la faute soit réelle ou fictive.

      Mais bon, je n'ai jamais essayé cette option...

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    2. Tout est sans doute possible, Amandine...

      Chacun, au cœur de son fantasme, donne la part belle à ce qui pourrait passer aux yeux d'autres adeptes pour un détail, une composante secondaire.

      Parlant de fessée dite punitive (ainsi nommée pour la différencier de la fessée "simplement" érotique par un raccourci de langage qui gagne en compréhension ce qu'il perd en nuance), vous semblez attacher une importance toute particulière au motif, qui doit à vos oreilles et à tout votre être vibrer des accents de la vérité.
      En cela je ne suis pas très différente de vous, en transposant dans ma propre fantasmatique bien sûr et en prenant comme référence ce que je connais, ou ai connu, ou aurais envie de connaître. Mais un motif réel et sérieux, ancré dans la réalité, ne me semble pas ce qu'il y a de plus difficile à réaliser ni au centre de votre problématique...

      Je suis par contre beaucoup plus frileuse sur la notion de consentement tacite. Même en cas d'excellente connaissance mutuelle et réciproque des deux partenaires, il demeure toujours un risque d'erreur d'interprétation. C'est vrai pour la communication verbale, c'est encore plus vrai pour les regards, les intonations, les attitudes... Or il me semble que c'est mettre en jeu, ou plutôt en péril, des choses essentielles comme l'image de soi, la capacité à faire confiance, la stabilité et la sécurité émotionnelles... qu'aucune fessée au monde ne vaudra jamais.

      Passons sur ces craintes qui ne sont peut-être que les miennes et le fruit d'une nature peu aventureuse. Admettons que cela soit possible, que la communication au sein du couple permette cette lecture silencieuse et toujours juste de l'autre. Il n'en demeure pas moins que la fessée reste assujettie à votre accord préalable systématique, qu'il soit tacite ou explicite. N'est-ce pas là en définitive que le bas blesse et que se joue la problématique insoluble ? Savoir que vous êtes et restez, quoiqu'il en soit, la vraie décisionnaire finale ?...

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    3. Vous avez tout-à-fait raison, Ula, la décision reste TOUJOURS du ressort de la personne qui reçoit, que la fessée soit "punitive" ou "érotique".
      En cela, elle différera toujours de nos fantasmes profonds, du moins des fantasmes qui ont pris source pendant notre enfance.

      Par contre, il est beaucoup plus facile et léger de jouer sur des motifs fictifs. Jouer avec des motifs réels, c'est partager avec l'autre la propre image que l'on a de nous même, avec nos peurs, nos imperfections et nos doutes. En théorie, cela devrait renforcer le couple puisque l'on partage des choses plus intimes. Mais en pratique, pour que cela marche, il faut vraiment que celui qui donne la punition se sente profondément impliqué dans la relation. Sinon cette charge lui paraîtra rapidement trop lourde et il préférera de loin la légèreté de jeu fictif. :-D

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    4. Euh... J'ai rêvé ou j'ai cru voir une réponse qui a disparu ???

      Bon, je revenais une dernière fois sur le sujet pour vous signaler ce lien : je suis certaine que vous trouverez là-bas de quoi alimenter votre réflexion propre et la réflexion commune...

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    5. Oui, en fait j'ai reformulé mon commentaire initial, c'est pourquoi il a disparu pendant quelques minutes... :)
      Merci beaucoup pour le lien! Je m'aperçois que je suis loin d'être la seule à m'interroger sur le fait d'introduire ou non une petite part de fessée "punitive" dans le jeu. Il semble que les gens soient plutôt tentés mais que peu d'entre eux ont réellement essayé.

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    6. Latis23/3/13

      On va avoir l'occasion d'en discuter, promis...

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    7. Oui, très bientôt! Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'ai l'impression que tu vas essayer de me convaincre que la fessée "punitive" n'est pas du tout une bonne idée, je me trompe? :-D

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  7. Shakya16/4/13

    Cela fait plusieurs fois que je lis et relis ton article sur la DD et ton vécu, ainsi que les commentaires, bon en même temps je n'ai que 2 neurones qui se connectent à la minute donc faut que je digère l'info.

    J'avoue que la DD me séduit beaucoup mais je te dirais que je me pose beaucoup de questions car je n'ai pas je crois encore bien compris les tenants et les aboutissants de la chose d'autant plus que c'est surtout moi qui désirerait cette forme de discipline et je ne suis pas certaine de pouvoir embarquer mon mari là-dedans, encore faut-il qu'il le sache mais ça se sera pour plus tard, je dois déjà savoir moi-même ce que je veux.

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    1. La "vraie" DD, telle que pratiquée dans les pays anglo-saxons, implique la fessée en tant que punition, uniquement. Celle qui la reçoit ne doit en éprouver aucun plaisir et fortement la craindre afin de ne pas renouveler ses erreurs. Si tu aimes la fessée et que cela représente avant tout un plaisir pour toi, je ne pense pas que ce soit la solution (sauf, bien sûr, si tu as un profond besoin de punition en toi).
      Par ailleurs, dans ce type de relation, la fessée est acceptée "par principe" au début de la relation, et doit donc être assumée quelque soit les circonstances... ce qui dans la vie n'est pas toujours évident (on a toutes des hauts et des bas, des moments où l'on a envie et d'autres pas. Pour ne pas risquer de détruire la relation, il ne faut jamais être contrainte contre sa volonté de recevoir une fessée).

      Mais recevoir une fessée pour un motif "réel" et décidée par son conjoint, sans avoir à la réclamer ou la provoquer, est quelque chose d'extrêmement troublant. Donc pour moi, l'idéal serait de créer une sorte de DD où le conjoint prendrait de temps en temps les rênes, tout en s'assurant toujours que sa compagne est consentante (par un regard, une parole...). Par ailleurs, la fessée doit toujours rester dans la limite du plaisir, même si elle devrait être un peu plus appuyée quand la transgression est "réelle" plutôt qu'inventée. Il ne faut jamais oublier que l'impact psychologique d'une fessée est bien plus important que l'impact physique, donc aucun besoin d'aller dans la douleur intense pour faire passer un quelconque message...

      Mais si ton mari n'est pas encore dans la fessée, il faut, je pense, d'abord lui en donner le goût en l'habituant aux fessées purement érotiques. Petit-à-petit, tu pourras élargir le champs du jeu, mais il faut y aller très progressivement. Si tu lui parles tout de suite de "fessée pour des motifs réels", cela risque bien de le bloquer... :-)

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  8. Shakya29/4/13


    Bonsoir Amandine,

    En fait pour être honnête, je découvre le monde de la fessée, comme je le disais sur un autre forum je pense que de toutes les façons mes aspirations vont bien plus vers le BDSM et surtout la relation DS, mais je sais que mon mari bien qu'il est amorcé déjà beaucoup de changements que je n'aurai pas cru possible, ne ressemblera jamais à un maitre tel qu'on peut l'imaginer, il n'a pas ce petit côté pervers, je pense qu'il faut avoir, mais je me trompe peut-être du coup, comme en fait si j'analyse ce que je traverse je suis plus sur la recherche de l'autorité, de quelqu'un qui me cadre, me tienne, et finalement je pense que la DD pourrait être un bon compromis.

    Donc pour en arriver là j'ai demandé à mon époux des fessées érotiques, qu'il a timidement commencé à me donner mais il a encore beaucoup de mal, à user de la force, bien que parfois il y a eu de bonnes claques. J'ai essayé de passer à la cravache, la brosse en bois, la ceinture pour que justement il ne ressente pas l'impact sur sa main et qu'il puisse taper plus fort mais ce n'est pas encore gagné.

    Pour dire vrai la fessée érotique ne m'intéresse pas particulièrement bien que je doive avouer qu'après quelques claques lorsqu'il me caresse ma peau à une autre sensibilité et je trouve ça plutôt agréable, mais je sais que je dois en passer par là pour qu'il prenne de l'assurance, car moi ça me permet de lui montrer que je n'ai pas mal et qu'il peut monter d'un cran voir plus !!!! Et puis ça me permettra aussi de voir mes limites et ainsi s'il prend un peu d'assurance savoir à partir de quand ça devient critique pour moi.

    Moi j'ai vraiment besoin de me sentir cadré, et je recherche cette forme d'autorité avec la confiance qu'il faut pour la lui laisser, accepté qu'il soit le détenteur d'une sorte d'hygiène de vie, pour notre couple, tout en me manifestant son amour et aussi son intérêt.

    Il va donc de soi pour moi que pour respecter les règles établies, je sois contrainte à craindre la sanction punitive que je peux recevoir si je les transgresse, sinon je ne vois pas bien l'intérêt, je ne veux pas non plus tomber dans le SM et en sortir en sang mais je pense qu'une fessée punitive doit faire mal pour en avoir peur, sans pour autant être d'une sévérité extrême. Maintenant je ne sais pas comment réagira mon corps et mon subconscient pendant une telle sanction peut-être que je ressentirai aussi une sorte de plaisir qui sait ?????

    Quoiqu'il en soit je pense que nous devons vraiment prendre le temps l'un et l'autre, si cela se fait, pour discuter faire le tour de la question voir comment établir les règles, et faire des sortes de périodes d'essais, et puis je me dis qu'on devrait faire un sorte de point sur les événements de la semaine, réajuster, se dire ce qu'on a sur le cœur, ce qu'on a pensé de telle ou telle sanction ...Je n'ai pas non plus envi d'avoir peur du retour de mon mari à la maison comme certaines femmes victimes de violences conjugales, donc ça demande vraiment réflexion pour ne pas mettre notre couple en l'air non plus.

    Dans tous les cas j'avance doucement sur ce terrain, et je lui parle avec parcimonie de tout cela pour ne pas comme tu dis le bloquer, et puis moi ça me permet de réfléchir un peu aussi comment envisager la chose pour ne pas aller dans le mur.

    Merci donc à toi pour ta réponse et je suis preneuse de conseils quand même, puisque tu as de l'expérience dans le domaine, enfin plus que moi déjà. lol

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    1. Bonsoir Shakya,
      Je comprends ton désir de discipline mais je comprends aussi les réticences de ton mari. Il est assez facile de donner une fessée tant qu'il ne s'agit que d'un jeu, c'est vraiment autre chose si celle-ci doit être donnée pour des motifs "réels"... Si je devais te donner un conseil, ce serait de rester dans le jeux tant que ton mari n'éprouve pas lui-même l'envie de te fesser. Une fois qu'il sera mordu à ce jeu, il sera probablement beaucoup plus enclin à passer sur de la discipline réelle. Mais ne le brusque pas à ce niveau là, car cela pourrait heurter ses valeurs morales (il pourrait assimiler tout cela à de la violence domestique et ne plus vouloir en entendre parler). Par contre, rester dans le jeu ne veut absolument pas dire ne pas recevoir de fortes fessées (et avec toutes sortes d'instruments, éventuellement plus sévères que la main), mes fesses sont prêtes à en témoigner! :-D

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