mercredi 29 mai 2013

Un beau martinet



Un beau martinet, on rêve tous d'en avoir un. Mais impossible, ou presque, d'en trouver un dans le commerce. Les martinets vendus dans les bazars ne sont jamais beaux, ceux vendus dans les sex-shops sont, soit ridicules, soit trop teintés SM pour me plaire et satisfaire ma rêverie.

Mais heureusement, j'ai un ami qui adore chiner et qui a justement trouvé un merveilleux martinet chez une vieille dame antiquaire. Cette dernière a semblé très émue le jour où il en fit l'acquisition, nulle doute qu'elle avait dû le connaître de près. Mais laissons-là cette brave dame, à présent c'était à nous de nous amuser avec !

Sauf qu'il nous restait un peu de travail, parce que du martinet, il n'en restait plus que le manche en vérité. Un superbe manche, comme vous pouvez le voir sur la photo... un manche qui parle à l’imaginaire de tout spankophile !


Il nous fallait absolument trouver des lanières pour reconstituer l'objet de nos rêves… petit clic sur internet et déferlante de choix. Que choisir ? La plupart des martinets vendus dans le commerce ont des lanières  d'environ 1,5 mm d'épaisseur. Comme nous possédions déjà un martinet de la sorte, que nous aimions bien mais qui ne faisait pas vraiment mal (avec lui, la fessée peut durer très longtemps sans qu'elle ne devienne réellement insupportable, même si on la sent passer si elle est bien appliquée) nous avons opté (après milles et une hésitations et une bonne vingtaine de textos échangés... il ne s'agissait pas de se planter sur un paramètre aussi important!) pour des lanières de 4 mm de largeur et de 3 mm d'épaisseur, afin que l'objet de nos rêves soit un peu plus sévère. 

Voici donc les 5 m de lanières reçues quelques jours plus tard dans ma boite aux lettres…


Après, ce fut un jeu d'enfants : découper 12 lanières de 35 cm de longueur, les coller tout autour du manche   avec de la Super Glue 3. Le résultat est plutôt pas mal, non ? En tout cas, moi, je le trouve très beau !



Il ne nous reste plus qu'à le décorer avec une jolie collerette (éventuellement, si nous en trouvons une). Mais il remplit déjà pleinement son office et croyez-moi, ce martinet-là n'a absolument rien d'un martinet de bazar. Il fait réellement mal si on l'applique avec force et ne peut pas être donné bien longtemps sans que le derrière qui le reçoit ne se mette à se trémousser dans tous les sens !

Mais je l'aime bien quand même…


samedi 25 mai 2013

La légèreté du bonheur

Les deux vidéos que je vous présente ici sont des petits instants de bonheur volés au temps. Points de maître ni de soumise, point de faute ni de punition, juste la légèreté d'un instant de bonheur entre deux personnes qui s'aiment, tout simplement...








vendredi 24 mai 2013

J'ai dit holà...

Cette chanson, je la dédie à un ami.
Je l'aime même si elle me rend triste, souvent.


Quand les chiffres comptent...

Notre société attribue aux chiffres une place bien trop importante. En témoignent les sondages qui fleurissent partout et pour un rien, et sur lesquels nos chers journalistes passent des heures à essayer d'en tirer des enseignements aussi illusoires qu'éphémères. 

Bien évidemment, les chiffres permettent de révéler des tendances, des évolutions. Mais jamais ils n'arriveront a révéler la profondeur, l'épaisseur humaine des choses. 

Quoi que...


© Sodano

mercredi 22 mai 2013

Garden-partie



Il voulait lui donner une fessée aux orties et la prévint quelques jours avant son arrivée.

- Bah, quelle horreur, mais vous n’y pensez-pas ! s’était-elle écriée avec effroi.

- Vous verrez, cela brûlure délicieusement...

- Je n'aime que les brûlures mécaniques, pas les brûlures chimiques. Non, non et non ! D'ailleurs je vais tondre le jardin et vérifier qu'il ne reste pas de ces saletés qui poussent comme le chiendent ici. .. et passer un petit coup de round-up, bien sûr, si j'en trouve...

- Arrêtez-cela tout de suite! Si vous faites cela, vous allez polluez l'environnement. Je vous croyais plus respectueuse...

- Bon d'accord, si j'en trouve je les arracherai à la main… 

Et elle avait raccroché, un sourire aux lèvres. Même si l'idée d'être fessée avec des orties ne lui plaisait pas du tout, elle ne pouvait s'empêcher d'être amusée pas son côté "grand enfant". Franchement, avoir des idées pareilles…

Elle était allée dans le jardin, avait tondu soigneusement la pelouse pour que tout soit beau avant son arrivée. Bien sûr, il y avait plein d'orties. Que faire ? Elle hésita un moment, passa un coup de tondeuse sur les plus grandes, celles qui paraissaient les plus redoutables et laissa les jeunes pousses... 

«Allez, autant s'amuser! Et puis on verra bien, si ça se trouve, il a dit ça juste pour m'effrayer» pensa-telle. 

Monsieur arriva le lendemain et les premiers jours se passèrent merveilleusement bien. Il y eu des fessées, bien sûr… mais tout ce qu'il y avait de plus classique. 
Et puis un jour, profitant d'un rayon de soleil, Monsieur décida d'aller faire un petit tour dans le jardin… Le temps d’enfiler ses chaussures, elle se précipita à ses côtés afin d’orienter intelligemment sa promenade matinale et le tenir éloigné des endroits à risques.

- Tu veux aller voir là-haut, il y a des arbres fruitiers ?

Mais trop tard, le regard de Monsieur s’était déjà posé là où il n’aurait jamais dû... 

- Volontiers, où sont-ils ?

Ouf, il n'avait peut-être rien vu, après tout !

De retour à la maison, elle décida d'aller faire un peu de rangement dans la chambre où tout était en désordre depuis plusieurs jours tandis que Monsieur restait en bas à consulter ses mails. 

Quelques dizaines de minutes plus tard, elle entendit ses pas dans l'escalier, vit la porte de la chambre s'ouvrir et … un bouquet d'orties apparaître !

« Oh ! » fût tout ce qu'elle réussit à articuler. Une petite boule s'était formée dans sa gorge et les torsions de son estomac commençaient doucement à se rappeler à son bon souvenir... C'était la première fois qu’elle ressentait cette sensation de "peur" avec lui. Délicieuse c'est certain…. mais en attendant, elle n'osait pas trop la ramener !

« Baisse ta culotte » lui chuchota-t-il dans l'oreille. 

Que faire ?  Lui faire confiance, bien sûr. Sauf que là, elle n'était pas du tout sûre d'aimer l'expérience… 

C'est donc en tremblant légèrement qu'elle souleva sa jupe et glissa ses doigts dans l'élastique de sa culotte. Elle respira profondément et descendit le bout de tissu à ses genoux. 

« Penche-toi sur le lit ».

Elle obéit et il commença à la fouetter doucement avec le bouquet qu'il avait qu'il avait soigneusement préparé, quelques minutes auparavant. 

Elle se mit aussitôt à crier. Il lui semblait que des milliers d'aiguilles s'enfonçaient dans sa chaire. Il dû la prendre par la taille et la tenir fermement pour qu'elle accepte de recevoir son châtiment jusqu'au bout. Tout cela ne dura que quelques minutes car le pire était, bien évidemment, à venir. Après les piqûres venaient les brûlures de l'acide qui se formait en petites cloques sous sa peau... Ce fût terrible, au moins les dix premières minutes… mais lui trouvait cela très amusant.  

Elle se vengea bien sûr. Elle n'était pas du genre, ni à se laisser marcher sur les pieds, ni à se laisser écraser les orties sur les fesses !  Elle lui fit goûter du maudit bouquet, juste pour qu'il se rende compte de l'effet produit… Mais voilà, les milliers de petites piqûres s'étaient déjà fichées dans ses fesses à elles et l'effet sur Monsieur fût plus que modéré. Du coup, il ne crût pas une seconde à ses jérémiades et se moqua même de sa douilletterie, le monstre...

La nature est vraiment trop injuste !

En attendant, elle lui fit promettre de ne plus jamais utiliser ce mode de punition. Sauf si elle était vraiment punie pour de faux, bien sûr, là elle n'aurait pas son mot à dire…


dimanche 19 mai 2013

Parce qu’on s’en fiche des lapins !




« Où est votre chambre ? » 

Il se décidait enfin à passer à l’action... 

Il avait fait plusieurs fois allusion à la punition qu'elle méritait de recevoir, mais elle n'avait jamais vraiment pu savoir s'il était sérieux ou s'il la taquinait. D'un côté, il lisait le blog, assidûment même, il savait donc qu'elle adorait recevoir la fessée. Mais d'un autre côté, ils n'avaient jamais parlé de jouer ensemble, jamais flirté même… et puis, ils se vouvoyaient encore. Ils se connaissaient à peine quand elle y réfléchissait bien. Cela semblait si étrange! 

Il lui prit doucement la main pour l'amener à se lever. 

« A l'étage » répondit-elle dans un murmure. A cet instant, elle n'osait pas le regarder. 

Elle ne put s'empêcher de jeter un regard à travers les grandes baies vitrées du salon, comme si ses voisins pouvaient les voir et comprendre, par cette seule main donnée, la scène qui allait bientôt se jouer. 

« Vous ne voulez tout de même pas la recevoir ici ? » lui demanda-t-il. 

« Non, voyons, on pourrait être vu ! » 

Elle serra sa main un peu plus fort et l'entraîna vers l'escalier. 

Tout cela paraissait si irréel.  Ils s'écrivaient depuis plusieurs semaines maintenant, mais n'avaient jamais parlé de jouer ensemble. Ils n'avaient même jamais flirté. Ils s'étaient juste contentés de se raconter leur vie, de parler de leurs peines ou de leurs joies. Elle savait son cœur ailleurs, alors de là à imaginer qu'il pourrait se passer quelque chose entre eux... Même si elle l'avait espéré, elle n'y croyait pas vraiment. 

Arrivés sur le palier de l'étage, il hésita. Il y avait quatre chambres. Laquelle choisir? Il se dirigea naturellement vers la plus grande. 

« Ce n'est pas la mienne » lui dit-elle. « Mais nous pouvons officier là, si vous le souhaitez, c'est la chambre d'amis ». 

« Non, dites-moi où est la vôtre » 

Elle le conduisit donc dans sa petite chambre mansardée, celle où elle se sentait bien. Il l'embrassa et s'assit sur le lit en l'attirant à elle. Elle prit place sur ses genoux. Elle sentait son cœur battre de plus en plus vite. Les dés étaient jetés maintenant, à lui d'écrire la suite de l’histoire. 

Il lui caressait doucement les fesses à travers le tissu de sa jupe. Il prenait mesure de sa propriété.  Quelques tapes amicales... peut-être voulait-il en mesurer la fermeté, le coefficient de réfléchissement? Il souleva un peu sa jupe et elle sentit tout le sang quitter son visage. 

Merde, il va être déçu… 

Elle n'avait pas mis les bas qu'il affectionnait tant. Ceux-là étaient si peu confortables! Elle leur préférait, de loin, les collants trompe l'œil, ceux qui font croire que l'on porte des bas, qui sont tout autant sexy mais tellement plus confortables… sauf qu'ils ne pouvaient faire illusion face à un homme venu vous fesser! 

Elle se leva précipitamment. 

« Puis-je enlever mes collants ? » 

« Oui, bien sûr » répondit-il, un peu surprit tout de même. 

Elle le fit et, rassérénée, se rallongea sur ses genoux. Cette fois, tout était parfait et elle pouvait se laisser aller à sa main experte. 

Il commença à la fesser. Doucement, au départ, puis de plus en plus fort. Elle ne disait rien, seuls quelques soupirs s'échappaient de ses lèvres. Mais ses fesses ne marquaient pas. Elles rosissaient à peine. Il décida d'augmenter la force des claques. Elle tint bon un moment, mais ses jambes commençaient à remuer dans tous les sens, jusqu'à esquisser de véritables ruades. Il décida d'en arrêter là. Pour une première fessée, il estima que ce n’était déjà pas si mal, après tout.

Il la prit dans ses bras et ils s'embrassèrent. 

« Prends-moi, s'il te plait» 

C'était la première fois qu'elle le tutoyait. Cela le fit sourire. Il lui fit tendrement l'amour. Sa douceur contrastait avec la brûlure de ses gestes passés! Ils firent l’amour doucement, sans hâte, sans précipitation. Ils avaient besoin de connaître et d'apprivoiser leurs corps. Il lui donna plusieurs jouissance, mais de son côté, retenait la sienne… à force cela l'énerva. Elle voulait qu'il prenne du plaisir, lui aussi, pas question pour elle de jouer les reines d'un jour! Alors qu'il se trouvait au-dessus d'elle, elle lui donna impulsivement une claque sur les fesses. Ses fesses étaient d’une incroyable douceur… cela la surprit, vraiment. Elle ne put s'empêcher  de lui en donner une autre, puis un autre encore... Elle tapait trop fort. C'est ce qu'il lui dit, en tout cas. Les fesses des hommes sont plus sensibles que celles des femmes, visiblement. S'en est-elle arrêtée là ou est-elle allée plus loin, elle ne s'en souvient plus bien. Elle est allée beaucoup plus loin par la suite. De cela, au moins, elle en est certaine...  

C'était leur première fois ensemble. Il y en eu beaucoup d'autres par la suite, durant cet étrange week-end, et après. Mais tout cela est une autre histoire!


jeudi 16 mai 2013

Un peu de doigté, Messieurs !

D'accord, cette vidéo est un peu plus explicite que celles que je vous présente d'habitude. Mais qui n'a jamais joué de la sorte me lance la première pierre!

Je préfère quand même vous prévenir Mesdames, avant de la regarder, munissez-vous de votre homme préféré. Sinon très grosse frustration en vue (et là, même le meilleur des sextoys ni pourra rien)...


mercredi 15 mai 2013

Le coup du lapin, vu par Monsieur!

Comme je l'ai mis directement en cause dans mon billet précédent, je laisse tribune libre et publique à Monsieur pour défendre son cas (si tant est qu'il le soit, défendable... mais comme il est vraiment  chou,  je lui pardonne tout... si, si, les sept !).

 


"Au fond si je vous comprends bien Amandine ce que vous rapportez, c’est l’histoire d’un gentil type, curieux de rencontrer une fille jusque là virtuelle qui tient un blog sympa sur un sujet brûlant (c’est la cas de le dire) dont il est un lecteur admiratif, donc assidu, et avec laquelle il entretien depuis quelques semaines un échange épistolaire.

Le type trouve un vrai faux prétexte pour y parvenir, surtout sans s’engager à rien. On ne sait jamais, des fois quelle ne lui plaise pas, la fille . Alors il lui fait le coup du lapin ou plutôt de la lapine!

De son coté la fille accepte, espérant secrètement que le lapin annoncé ne soit qu’un faux vrai prétexte. Et que le type viendra en réalité combler une attente (à elle) que son intuition (à lui) n’a pas le droit d’ignorer. Et donc la lui administrer. Belle et sonore, cela va de soi !

Et la confidente -fine psychologue- avec qui elle en parle (les filles ont toujours une amie à qui l’on confie tout) la rassure et lui affirme qu’elle n’a pour sa part aucun doute sur l’issue de la visite d’un type qui va faire 500 km pour la rencontrer! Et en bonne Madame Soleil qu’elle est - elle prédit « qu’il » devrait combler ses espérances.

Et merde ! Lorsque le type arrive, il est vraiment accompagné d’un lapin. Néanmoins tout se passe bien. Et les deux sont réciproquement séduits. Lui met un peu trop de temps à prononcer timidement la phrase fatidique attendue.

Mais le lapin lui, car s’en est un, vient interrompre tout ça et détourne leur attention en passant immédiatement à l’acte pour faire fuck fuck avec Lapinette.

D’où un mois étant passé, ce résultat accablant montré par notre bloggeuse favorite !

Ah comme vous avez raison Amandine, la suite avec le Monsieur n’a aucune importance.

Amis lecteurs et lectrices qui partagez avec moi la lecture des « Errances », la morale qu'Amandine tire de cette histoire est qu'il faut se méfier des lapins : "Préférerez leur donc une peluche, vous ne serez plus déçus !"


Le coup du lapin

Tenir un blog a parfois des effets secondaires... inattendus.
Pour moi, voilà ce à quoi ils ressemblaient, hier.



Petit retour en arrière... il y a pile-poil un mois.

Comme chaque matin, je me lève et jette un œil à mon smartphone où s'affichent les e-mails que j'ai reçu pendant le nuit. Et justement ce jour-là, il y en a un de mes lecteurs. Nous avions commencé à correspondre quelques semaines auparavant, lorsqu'il m'avait écrit. Il voulait laisser un message sur mon blog mais ne savait comment s'y prendre. Il est charmant, intelligent, drôle, très bien éduqué. Je l'aime bien, quoi. Nous avons beaucoup de points communs, un enfant du même âge, un lapin... enfin, plutôt une lapine. Nous parlons un peu de tout, de nos vies surtout et pas seulement de fessée. Ça, c'est plutôt agréable parce que même si je tiens ce blog, je m'intéresse à bien d'autres choses... (malgré les apparences qui jouent en ma défaveur sur ce blog) je suis, dans la vie, une fille  tout ce qu'il y a de plus "normale".

Ce jour là, il me demande si je peux lui rendre un petit service : lui garder sa lapine le temps qu'il refasse son jardin que la coquine avait ravagé. Bien sûr que je peux! J'ai déjà une lapine, alors une seconde... et puis mon fils sera aux anges, c'est sûr, il adore les animaux.

Bon, je ne vais pas mentir non plus, j'espère un peu qu'il succombera à mon charme et m'en donnera une petite, au passage... :-)

Je téléphone aussitôt à mon amie, celle à qui je peux tout confier, pour lui annoncer la grande nouvelle (je lui avais déjà parlé de ce monsieur, bien entendu) : demain, il vient me voir! Mais pas d'affolement, il ne vient que pour m'amener sa lapine en garde... mais j'aimerais bien qu'il me donne une  petite fessée quand même! 

"Mais voyons, c'est évident qu'il va te donner une fessée! Allons, tu connais un mec prêt à faire 250 km, 500 km aller-retour, juste pour un lapin?" me répond-elle.

Oui, mais mon amie, elle n'est pas trop branchée animaux, alors... Bon, je croise les doigts, pourvu qu'elle ait raison!

Le lendemain arrive trop vite et je n'ai rien eu le temps de préparer. Il pleut, en plus. Vite, il faut que je monte un enclos dans le jardin. Mais cela prend beaucoup plus de temps que prévu... et quand je pars enfin le chercher à la gare, je suis déjà très en retard.

Mince, il va croire que je lui ai posé un lapin!

Arrivée à la gare, je le vois qui attend patiemment sur le parking. J'étais vraiment en retard. Nous revenons à la maison. L'atmosphère est curieusement très détendue, comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Nous mettons la lapine dans l'enclos que je lui avais préparé mais il pleut tellement que nous n'avons pas le cœur de l'y laisser et nous convenons qu'il serait préférable de la mettre au chaud, dans la cage de ma lapine... et là... et bien disons que sa lapine a un comportement fort peu chaste envers la mienne.

Mais nous n'y prêtons guère attention. Nous partons faire un petit tour sur le port, préparons à manger, discutons de choses et d'autres... jusqu'au moment où il se décide à prononcer la phrase fatidique :

- Je crois qu'il est grand temps pour vous de recevoir votre fessée!

- Une fessée, mais...

- Où est votre chambre?

Drôle de sensation que de recevoir une fessée par un homme que l'on n'a encore jamais tutoyé! Mais rien ne sied mieux à la fessée que le vouvoiement, sincèrement...

Bon, y-a-t'il eu fessée ou pas? Peu importe en fait. Le monsieur était VRAIMENT venu pour m'amener sa lapine en garde...

Et me voilà maintenant avec sept petits bouts de chair rose sur les bras!

Alors, s'il y a une chose à retenir de toute cette histoire, c'est que : 

putain, mes lecteurs, ils n'y connaissent vraiment rien en sexe de lapin !!!


Et au passage, messieurs, si vous convoitez une dame et que vous comptez lui faire le coup du lapin... par pitié, choisissez un lapin en peluche, c'est tellement plus mignon ! 






mardi 14 mai 2013

Souvenirs cinématographiques



J'ai toujours eu envie d'être fessée, d'aussi loin que je puisse m'en souvenir (donc depuis l'âge de 8/9 ans, je pense). A l'époque, mes rêves se limitaient à me faire fesser par des personnes proches (mais jamais mes parents) ou même parfois par de parfaits inconnus. Mais ces rêves n'étaient alimentés par aucun support concret, ni livre, ni magazine, ni film...

A la télé, je voyais parfois des scènes de fessées d'enfants, notamment dans les films américains ou les enfants étaient assez souvent soumis à recevoir la ceinture par leur paternel. Ces images là n'éveillaient en moi aucun émoi. Pas plus qu'en avait déclenchée la scène terrible de paddling du Cercles des poètes disparus, l'un des films cultes de ma jeunesse.

Il y avait aussi, parfois, des scènes de fessée entre adultes, comme dans Gervaise. J'ai détesté la violence de cette scène. Et puis voir des filles se battre, cela ne peut exciter que des hommes...

Non, le premier film a avoir éveillé le fantasme qui était en moi était un (télé?)film, de bien piètre qualité, qui devait sans doute se vouloir d'inspiration sadienne. Je ne me souviens absolument pas de son titre. Je devais avoir une dizaine d'année à l'époque (et ce film était diffusé en "prime time" à la télé, ce qui ne se ferait plus de nos jours, espérons-le). Il y avait une scène qui se passait dans la chambre d'un château. Une servante y était amenée de force par le châtelain, allongée sur le lit, retroussée et fessée très sévèrement avec une sorte de long martinet, jusqu'à ce que ses fesses soient en sang. C'était très violent, totalement abjecte, et pourtant je sentais poindre en moi comme une envie d'être à la place de cette pauvre servante... un sentiment très étrange et troublant pour la petite fille que j'étais encore, alors.

Mais le film qui a été ma révélation, celle comme quoi ce que j'aspirai au plus profond de moi était peut-être possible, fût sans conteste "Neuf semaines et demi". J'étais fascinée par la beauté du couple Basinger/Rourke, j'adorais la manière dont il prenait constamment soin d'elle, quitte à l'en étouffer. Une scène m'avait particulièrement marquée. Une seule minute du film m'avait montré que la fessée était possible à vivre dans un cadre purement amoureux. Cette scène ne débouche finalement pas sur une fessée. Kim Basinger la refuse et s'ensuit une scène de sexe, au départ un peu violente, puis au final très tendre. C'était le choix de l'auteur, j'aurais préféré qu'il en soit autrement. Mais il en demeure pas moins que cette minute où la fessée est annoncée resta longtemps gravée dans mon esprit.
J'ai réussi à numériser cette scène, je vous la présente donc (mais il faudra m'excuser pour les sous-titres en italien que je n'arrive pas à enlever).



Voilà, tout cela était avant internet, spanking tube, et tout et tout... avant la vraie vie, surtout. 

samedi 11 mai 2013

Une envie soudaine



Ça m'a pris soudainement, sans que je ne m'y attende. Alors je me suis précipitée sur le téléphone.

- S'il te plait, la prochaine fois, ramène ta cravache. Je ne l'ai jamais reçue et j'en meure d'envie.

Bien sûr qu'il a dit oui, c'est un gentleman !

Sauf qu'une heure après, il me rappelait pour me dire qu'il avait retourné sa maison de fond en comble et pas moyen de remettre la main sur sa cravache (après avoir perdu un martinet, au bureau, et une cravache, à la maison, je commence à me demander s'il n'y aurait pas un(e) amateur(trice) de fessée dans son environnement proche…).

- Si tu veux, en sortant du bureau je passerai à Décath en acheter une?

- Non, ce n'est pas grave, on ira ensemble, samedi.

Et me voilà repartie dans mes rêves. J'étais Kim, et lui Mickey…





Le samedi arriva vite, et avec lui mon bel ami… Après un rapide déjeuner et une moins rapide séance de fessée/câlin, revoilà que cette envie resurgit sournoisement.

- Je veux une cravache! Dépêche de t'habiller, les magasins vont fermer!

Et lui, obligé de renfiler son pantalon en vitesse pour me suivre dans la voiture... Direction Caen, là-bas il y a le plus grand Décath que je connaisse! C’est sûr qu'on va y trouver des cravaches, c'est pas possible autrement, le magasin est IMMENSE…

Sauf qu'à Décath, ils ne vendent pas de cravache. Enfin, pas de cravache digne de ce nom, pas de cravache pour donner la fessée. Et voici mon rêve qui se brise en mille morceaux. On en a pris deux, quand même, histoire de ne pas être venus pour rien… mais on savait bien (enfin surtout lui, moi j'avoue que j'y connaissais rien…) que ça n'allait pas faire l'affaire. L'une d'elle était beaucoup trop large pour être efficace (on pourrait peut-être découper le bout, non?) et pour l'autre, l'embout était beaucoup trop rigide pour ne pas risquer de se faire très mal.

Devant ma mine déconfite, le cœur de mon ami se brisa (je plaisante) et il sortit sa baguette magique (non, non, arrêtez, il y avait plein de monde)... son smartphone !

- Allez viens, on va à Deauville. Là-bas, il y a plein de boutiques d'équitation et on trouvera bien ce qu'il nous faut.

- Non, laisse tomber, le temps d’arriver là-bas, elles seront toutes fermées (il était déjà 19h).

On est rentré à la maison, on a essayé les cravaches… et comme il l'avait prévu l'une ne se sentait absolument pas, tandis que l'autre ne m'a laissé en souvenir qu'un très vilain bleu.

Voilà, maintenant vous savez pourquoi je vis en état de frustration permanente depuis deux semaines. Mais bon, ce n'est pas pour autant que je suis de mauvaise humeur… non, non... quoi que.



vendredi 10 mai 2013

L'art du Shibari



Shibari, ça veut dire "lien" en japonais. C'est surtout le terme que l'on utilise en occident pour parler de l'art du bondage. 

Mais saviez-vous que l'un des maître en la matière est français, et même lorrain? Attention, je parle bien ici d'Art, et non pas de pratique de fausse torture...

L'artiste en question s'appelle Fred Kyrel, et pousse l'art de la cordelette en chanvre jusqu'à en créer des (sous)vêtements éphémères, très beaux... mais qui peuvent aussi servir à suspendre la bien-heureuse, pour ceux qui s'en inquiéteraient!

Voici un petit aperçu de ses œuvres...

 






et en vidéo, ça donne ...



Bon allez, je vous la_corde, ce n'est pas vraiment du Shibari puisque les filles ne sont pas entravées, mais c'est tout de même joli.



jeudi 9 mai 2013

Juste pour le fun

Les fessées qui me bouleversent le plus sont certainement celles qui ont un caractère punitif... simulé, bien évidemment, puisque cela reste avant tout un jeu. De "vraies" fessées, appliquées pour des fautes "réelles", je n'en ai reçu que très peu et cela fait bien longtemps...

Mais même pour de faux, même si ce n'est qu'un jeu, il est très difficile pour un homme de donner une fessée à caractère punitif. Cela le renvoie immédiatement à l'image tant convoyée de violence conjugale et ses barrières morales s'élèvent immédiatement. Les fessées que j'ai reçues étaient donc presque toutes données pour rigoler, pour s'amuser, dans la bonne humeur et les éclats de rire. Elles sont bonnes aussi, ces fessées-là, même si elles ne me font pas vibrer aussi intensément que les autres.

La vidéo que je vous présente ici est de ce type. La scène se déroule lors du tournage d'un film. Les acteurs sont en pause avant la prochaine scène et Keith Jones en profite pour réviser son texte et son jeu d'acteur avec l'une de ses camarades de jeu (que je n'ai pas reconnue, mais je ne doute pas que certains d'entre vous la reconnaîtront). Tout cela se passe dans la joie et les rires, exactement comme je l'aime...


Une vie sans rêve aurait-elle un sens ?





                    L'homme idéal aurait la main ferme,
                                                 et le cœur tendre, toujours. 

                    L'homme idéal m'empêcherait de déborder
                                                 en me gardant entre ses bras, toujours. 

                    L'homme idéal prendrait des décisions pour deux
                                                 tout en sachant ce que je veux, toujours. 

                    L'homme idéal m'aimerait telle que je suis
                                                 mais essaierait de me rendre meilleure, toujours. 

                    
                    Il est parfois des rêves si grands 
                                                 que l'on ne peut les perdre de vue, jamais.



mercredi 8 mai 2013

Naissances de printemps

Ces blogs là sont nouveaux. Il sont beaux, par leur esthétique mais surtout par leur contenu. Ils sont nés il y a peu, alors peut-être ne les connaissez-vous pas...




Le premier s'appelle Blue Sky et appartient à Zaltane. Je ne connais pas ce monsieur mais je il m'a toujours profondément touché par ses mots, d'une infinie gentillesse. Son blog est à son image.  Ses illustrations comme ses textes sont beaux, chics et  troublants... Je suis certaine que toute femme s'y reconnaîtra!



 

Le deuxième s'appelle Féssées libertines et autres rêveries érotiques et est tenu par Richard. J'aime son contenu hétéroclite, ses poèmes, ses lectures, ses articles.... un blog à suivre!





Le troisième est Never Mind, d'Elie C., délicieusement impertinent (et que dire de sa superbe bannière!)... mais je pense que vous le connaissez déjà car Stan et Waldo l'ont déjà magnifiquement présenté (et là, tapis, pas question question de rivaliser!).


J'espère que les heureux propriétaires de ces trois merveilles trouveront le courage de souvent les alimenter et que leur vie sera longue... pour notre plus grand plaisir!
Never Mind, t'as pas intérêt à embêter Ellie, parce que nous, on a envie de te lire! 

lundi 6 mai 2013

Un peu de sensualité



Álvaro de la Herrán est un brillant réalisateur de courts-métrages espagnol. Il travaille principalement pour l'industrie de la mode et de la publicité. Ses films sont connus pour être toujours très élégants, un rien hypnotiques. 

Dernièrement, la branche espagnole du magazine GQ lui a commandé un court-métrage dans la veine de "50 Shades of Grey"... et même si les scènes de fessées n'y sont que suggérées, les images sont magnifiques.
.








Une soirée au bureau... bis

La même histoire, vue sous un autre angle...  Si un jour, je l'attrape celle-là, elle va tâter du martinet qu'elle a subtilisé, soyez-en certains!



« Ma mère m’a dit Antoine va t’faire couper les ch’veux » c'est le genre d’ineptie chanté par Antoine que mon père écoutait quand il était jeune! Et il trouve débile les textes rappeurs actuels. Pfuuu, je rêve! 

N'empêche qu'à 40 ans, il a fini par se les couper les ch’veux. Ma mère l’a tellement fait chier avec ça. «Les ch’veux longs ça vieillit qu’elle disait». Remarque elle avait raison, les ch’veux longs qu'on perdu d'leur volume, pour les vieux, c'est moche. 

Il fallait bien que mon père se venge, alors il lui foutait la fessée à ma mère. C'est pas à moi qu'il aurait fait un truc pareil. Non c'est à ma mère. Quand parfois ma mère lui suggérait d'être plus sévère avec moi il lui répondait « Ça va pas, non. C'est un truc "d'adulte consentant" qu'il disait mon père. 

S'ils croyaient que je les entendais pas. Clac clac clac, ça fait du bruit la fessée, surtout la nuit! Au début je croyais qu'elle pleurait ma mère, mais non elle gémissait et de plaisir, ça s'entendait. Elle prenait son pied quoi. Et ça finissait toujours pareil. Vous savez bien comment hein. A ce moment là je me barrais, cette suite ne m'intéressait plus.

Maintenant que je suis adulte plus de complexe. Allez rapplique vite! En attendant j’ai un truc à te raconter. Voilà ce qui est arrivé...


J’ai la clé du bureau où je travaille. Parfois j’y passe la nuit faire des photocopies, en douce. J’y étais ce soir là. Mais vers 22 heures il y a eu du bruit dans la serrure. Alors je me suis cachée dans un placard. C’était mon patron. Il est arrivé avec une Meuf. J’avais pas eu le temps d’éteindre la lumière. Ça les a un peu étonné, mais ils ont mis ça sur le compte d’un oubli de l’associée de mon patron. 

Manifestement ils sortaient du restaurant. Ils se marraient en reparlant de la tête qu’avait fait la serveuse quand mon patron l’avait menacé de lui donner la fessée. Tout ça parce qu’elle avait apporté l’addition pendant qu'il était allé pisser. Il était arrivé juste à temps pour arracher la carte Visa de son invitée à la serveuse. C'est vrai qu’elle aurait bien mérité une grosse fessée cette idiote de serveuse! 

A peine arrivé dans le bureau que mon patron s’est mis à gonder la fille qui l’accompagnait. J’ai compris qu’elle s’appelait Amandine. Normal alors qu’il la mette à l’amende. Elle avait failli payer l’addition. C’est maintenant qu’elle allait la payer. Pas très imaginatif comme prétexte. Dommage que j’ai pas d’émoticone à l’instant sous la main. A ce moment là du récit j’te foutrait bien un diable lubrique tout rouge sur le papier...

Mais NON … et pourtant SI. Il a mis la jeune femme au coin, les mains sur la tête. Il lui a baissé son collant, il lui a baissé la culotte. Le tout jusqu'aux genoux. Elle avait du mal à se déplacer ainsi entravée. En plus elle faisait des simagrées. « Ça c’est pas un vrai coin, ici y a pas de vrai coin », etc.  Elle la voulait et il a fini par la lui coller, la fessée. Une bonne correction, bien sonore, bien sentie. Dans touts les positions : On The Knee qu'il a dit. Puis à quatre pattes par terre, à genoux sur un fauteuil. Un vrai récital de Maestro qui a bien duré un quart d’heure. 

Et puis paf subitement tout s'est renversé, c'est la meuf qui s'est mis à le disputer. Ça alors ! Et ça avait l’air sérieux!

« Que oui, il s’était fait passer pour Jeanne ; que c’était une honte ; qu’il allait être puni, qu’on entendait pas ses explications, rien de ce qu’il disait... ». Et tout d’un coup elle s'est mis à lui défaire la ceinture, à la retirer des passants de son pantalon et à l'en fouetter à toute force à tel point que la boucle de la ceinture s'est vite cassée et a valsé sur le parquet. Elle a continué à la main. Il lui a parlé d'un martinet qu'il cachait dans un des tiroirs de son bureau, mais elle n'a rien trouvé...

Normal, c’est moi qui l’ai piqué. 
Profitant du vacarme que la fessée produisait, j'en ai profité pour m'éclipser sans qu'ils s'en aperçoivent. 

Maintenant je t'attends. Tu sais ce fameux martinet qu'ils ont cherché désespérément, on va copieusement s’en servir. Allez, dépêche toi d'arriver!


Une soirée au bureau



Ils avaient décidé de se revoir ce soir-là. Il l'avait laissé la veille sur les quais de Deauville, les fesses encore brûlantes des innombrables fessées qu'il lui avait données ces derniers jours... Elle devait le retrouver à présent dans l'effervescence de la capitale, cette ville qu'il aimait tant et qui lui collait si bien à la peau. 

Ils ne s'étaient encore jamais rencontrés ici. Jusqu'à présent, elle avait toujours eu l'avantage du lieu. .. Comment la trouverait-il ici? S'en désintéresserait-il comme on le fait de toute chose que l'on ramène de voyage? Ces choses qui paraissent avoir un sens sur place, mais qui le perdent aussitôt rentré chez soi? 

Elle était très en retard. Sa réunion s'était terminée plus tard que prévu et les bouchons de début de soirée l'avaient prise au dépourvu. Il l'attendait à son bureau et commençait à s'impatienter. 

- T’es où ? 

- Boulevard Barbès. 

- Mais qu’est-ce que tu fais là? Je t'avais dit de prendre les voies sur berges.

- Je ne sais pas, c'est Charlotte…. (Charlotte c'était sa GPSette et il semblait bien qu'elle s'était une fois de plus emmêlée les circuits imprimés) 

« J'aimerais bien le voir à ma place! », pensa-t-elle. « Mais elles sont où ces fichues berges? Allez courage, plus que quelques kilomètres... » 

Arrivée au point de rendez-vous, elle fût bien évidemment incapable de trouver une place où se garer. Mais tel le preux chevalier qu'il avait toujours été avec elle (sauf quand il était fâché), il accouru à sa rencontre et prit les choses en main… et surtout les clés de la voiture!

Il l'emmena dîner dans un quartier très romantique de la capitale, où ils croisèrent un homme, nu comme un ver, qui courait ici depuis des années, été comme hiver (pour les besoins de la science, lui expliqua-t'il), mais aussi un drôle de héron, des canards et des poules d'eau qui naviguaient tranquillement dans la senteur envoûtante des lilas en fleurs. Ils s'attablèrent à un restaurant en terrasse et se laissèrent bercer par la douce tiédeur de cette belle soirée printanière. 

Il s'était absenté au moment où la serveuse apporta l'addition à leur table. C'est donc tout naturellement qu'elle sortit sa carte bancaire et la tendit à la jeune femme. Au moment précis où la demoiselle introduisait sa carte dans le terminal, il surgit de nulle part et arracha précipitamment la carte de l'appareil tout en tendant la sienne à la serveuse interloquée.

- Vous mériteriez une bonne fessée de laisser payer une dame ! 

 La jeune serveuse sourit mais ne parut pas le moins gênée d'entendre ces propos. Pensait-il la faire rougir?

« Hé minute, c'est à moi que tu donnes la fessée, pas à cette gamine» pensa sa compagne, mi amusée, mi vexée. 

Main dans la main, ils retournèrent à son bureau où sa secrétaire avait laissé un dossier urgent qu'il devait relire. Il lui fit visiter les lieux et l'embrassa tendrement, quand soudain, de sa voix la plus sévère, il lui ordonna d'aller au coin. 

- Tu es punie, dépêche-toi! Je vais t'apprendre qui paye ici...

- Mais il n'y a pas de coin, ici! lui répondit-elle en jetant un regard circulaire dans son bureau où chaque recoin était encombré d'une pile de dossier ou d'objets divers. 

Il lui prit la main, l'entraîna précipitamment dans l'entrée et lui colla le nez au coin. 

- Il n'est pas très romantique ce coin, crut-t-elle amusant d'ajouter. 

Elle sentit aussitôt sa jupe se relever et ses collants et sa culotte descendre à ses genoux. 

- Non, le supplia-t-elle.

- Garde tes mains sur la tête! 

Il retourna dans son bureau. 

« Pourvu qu'il ne se mette pas à relire son rapport maintenant!» se dit-elle. Elle n'avait aucune envie de rester plantée là, toute seule, trop longtemps, sans parler du ridicule de sa tenue… Mais déjà il revenait à elle et se mit à la fesser doucement puis la prit par la main et la mena dans un petit bureau qui donnait sur l'arrière-cour de l'immeuble. Il s'assit et l'installa confortablement sur ses genoux. Les claques commencèrent à tomber, doucement, puis de plus en plus fort. 

- Tu as peur que l'on nous voit depuis le boulevard si tu me fesses dans ton bureau? 

- Pourquoi, ça te plairait d'être vue? 

- Je m'en fiche, tu sais? 

- Très bien...

Il se leva et l'entraîna dans son bureau qui n'était situé qu'au premier étage de l'immeuble. Par la fenêtre sans rideau, ils pouvaient voir les gens attablés aux terrasses des cafés ou passant dans la rue. Mais comme ils n'avaient pas allumé la lumière, il y avait peu de chance que ces gens les voient en retour.

Elle enleva son collant et sa culotte qui entravaient ses mouvements et son pull qui lui tenait trop chaud. Elle se tenait pratiquement nue devant lui, son soutien-gorge pour seul vêtement. 

- Agenouille-toi sur le fauteuil.

La fessée reprit de plus belle. Elle gémissait et il ne savait trop si c'était de plaisir ou de douleur. Il s'interrompit et la regarda un instant. C'était de plaisir, sans l'ombre d'un doute! Il déboucla sa ceinture et la fit glisser hors des passants et elle ne put retenir un soupir d’appréhension. Mais la ceinture ne s'abattit pas sur ses fesses comme elle s'y attendait. Il voulait s'en servir pour l'attacher et l'immobiliser. Mais en tirant un peu trop fort sur le noeud, la boucle céda et la ceinture retomba au sol. Devant son air dépité, elle ne put s'empêcher de rire et décida qu'il était temps d’inverser les rôles et de lui faire payer l'affront qu'il lui avait fait subir, quelques jours auparavant, en commentant sur son blog sous un faux pseudo (féminin, qui plus est). La boucle de la ceinture était cassée mais cela ne gâchait en rien le pouvoir punitif de l’objet.
Alors que la lanière de cuir s'abattait impitoyablement sur son pauvre derrière, elle le réprimandait sévèrement en lui rappelant les conséquences graves que pouvait entraîner une usurpation d'identité. Elle lui assénait tout le vocabulaire judiciaire qu'elle avait pu entendre à la télévision lorsqu'il partit lui-même dans un grand fou rire. 

- Non, arrête, il faut que je te punisse parce que tu racontes vraiment n'importe quoi ! 

Et la voilà à nouveau en mauvaise posture, subissant l'assaut impitoyable de sa main sur ses pauvres fesses déjà bien endolories par la première fessée.

La soirée fût longue et délicieuse… et quand vint l'heure d'y mettre un terme, il n'y avait plus personne dans les rues de Paris. 

- Je te raccompagne à ta voiture en moto.

- Mais je ne suis jamais montée en moto!

- Alors accroche-toi bien ! 

- Roule doucement, s'il te plait, j'ai peur... 

Il partit en trombe à travers les rues désertes. Elle avait beau hurler d'effroi à l'arrière, rien n'y faisait. 

- Je t'aime plus, je veux plus jamais te revoir! 

Et il riait, en plus, l'imbécile…