mardi 14 mai 2013

Souvenirs cinématographiques



J'ai toujours eu envie d'être fessée, d'aussi loin que je puisse m'en souvenir (donc depuis l'âge de 8/9 ans, je pense). A l'époque, mes rêves se limitaient à me faire fesser par des personnes proches (mais jamais mes parents) ou même parfois par de parfaits inconnus. Mais ces rêves n'étaient alimentés par aucun support concret, ni livre, ni magazine, ni film...

A la télé, je voyais parfois des scènes de fessées d'enfants, notamment dans les films américains ou les enfants étaient assez souvent soumis à recevoir la ceinture par leur paternel. Ces images là n'éveillaient en moi aucun émoi. Pas plus qu'en avait déclenchée la scène terrible de paddling du Cercles des poètes disparus, l'un des films cultes de ma jeunesse.

Il y avait aussi, parfois, des scènes de fessée entre adultes, comme dans Gervaise. J'ai détesté la violence de cette scène. Et puis voir des filles se battre, cela ne peut exciter que des hommes...

Non, le premier film a avoir éveillé le fantasme qui était en moi était un (télé?)film, de bien piètre qualité, qui devait sans doute se vouloir d'inspiration sadienne. Je ne me souviens absolument pas de son titre. Je devais avoir une dizaine d'année à l'époque (et ce film était diffusé en "prime time" à la télé, ce qui ne se ferait plus de nos jours, espérons-le). Il y avait une scène qui se passait dans la chambre d'un château. Une servante y était amenée de force par le châtelain, allongée sur le lit, retroussée et fessée très sévèrement avec une sorte de long martinet, jusqu'à ce que ses fesses soient en sang. C'était très violent, totalement abjecte, et pourtant je sentais poindre en moi comme une envie d'être à la place de cette pauvre servante... un sentiment très étrange et troublant pour la petite fille que j'étais encore, alors.

Mais le film qui a été ma révélation, celle comme quoi ce que j'aspirai au plus profond de moi était peut-être possible, fût sans conteste "Neuf semaines et demi". J'étais fascinée par la beauté du couple Basinger/Rourke, j'adorais la manière dont il prenait constamment soin d'elle, quitte à l'en étouffer. Une scène m'avait particulièrement marquée. Une seule minute du film m'avait montré que la fessée était possible à vivre dans un cadre purement amoureux. Cette scène ne débouche finalement pas sur une fessée. Kim Basinger la refuse et s'ensuit une scène de sexe, au départ un peu violente, puis au final très tendre. C'était le choix de l'auteur, j'aurais préféré qu'il en soit autrement. Mais il en demeure pas moins que cette minute où la fessée est annoncée resta longtemps gravée dans mon esprit.
J'ai réussi à numériser cette scène, je vous la présente donc (mais il faudra m'excuser pour les sous-titres en italien que je n'arrive pas à enlever).



Voilà, tout cela était avant internet, spanking tube, et tout et tout... avant la vraie vie, surtout. 

2 commentaires:

  1. A chacun ses émois cinématographiques. Et moi j'ai été très "marqué" par une scène de fessée violente du film "Gervaise" puis par une autre sur le mode humoristiques dans "Les Bricoleurs". J'avais environ 10 ans.
    Bravo pour votre blog.
    Le mien encore en construction: fesseconjugale.wordpress.com

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    1. Merci fessee21! La scène de Gervaise dont vous faites allusion n'est-elle pas justement celle qui se trouve en lien dans ce billet?

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