lundi 6 mai 2013

Une soirée au bureau



Ils avaient décidé de se revoir ce soir-là. Il l'avait laissé la veille sur les quais de Deauville, les fesses encore brûlantes des innombrables fessées qu'il lui avait données ces derniers jours... Elle devait le retrouver à présent dans l'effervescence de la capitale, cette ville qu'il aimait tant et qui lui collait si bien à la peau. 

Ils ne s'étaient encore jamais rencontrés ici. Jusqu'à présent, elle avait toujours eu l'avantage du lieu. .. Comment la trouverait-il ici? S'en désintéresserait-il comme on le fait de toute chose que l'on ramène de voyage? Ces choses qui paraissent avoir un sens sur place, mais qui le perdent aussitôt rentré chez soi? 

Elle était très en retard. Sa réunion s'était terminée plus tard que prévu et les bouchons de début de soirée l'avaient prise au dépourvu. Il l'attendait à son bureau et commençait à s'impatienter. 

- T’es où ? 

- Boulevard Barbès. 

- Mais qu’est-ce que tu fais là? Je t'avais dit de prendre les voies sur berges.

- Je ne sais pas, c'est Charlotte…. (Charlotte c'était sa GPSette et il semblait bien qu'elle s'était une fois de plus emmêlée les circuits imprimés) 

« J'aimerais bien le voir à ma place! », pensa-t-elle. « Mais elles sont où ces fichues berges? Allez courage, plus que quelques kilomètres... » 

Arrivée au point de rendez-vous, elle fût bien évidemment incapable de trouver une place où se garer. Mais tel le preux chevalier qu'il avait toujours été avec elle (sauf quand il était fâché), il accouru à sa rencontre et prit les choses en main… et surtout les clés de la voiture!

Il l'emmena dîner dans un quartier très romantique de la capitale, où ils croisèrent un homme, nu comme un ver, qui courait ici depuis des années, été comme hiver (pour les besoins de la science, lui expliqua-t'il), mais aussi un drôle de héron, des canards et des poules d'eau qui naviguaient tranquillement dans la senteur envoûtante des lilas en fleurs. Ils s'attablèrent à un restaurant en terrasse et se laissèrent bercer par la douce tiédeur de cette belle soirée printanière. 

Il s'était absenté au moment où la serveuse apporta l'addition à leur table. C'est donc tout naturellement qu'elle sortit sa carte bancaire et la tendit à la jeune femme. Au moment précis où la demoiselle introduisait sa carte dans le terminal, il surgit de nulle part et arracha précipitamment la carte de l'appareil tout en tendant la sienne à la serveuse interloquée.

- Vous mériteriez une bonne fessée de laisser payer une dame ! 

 La jeune serveuse sourit mais ne parut pas le moins gênée d'entendre ces propos. Pensait-il la faire rougir?

« Hé minute, c'est à moi que tu donnes la fessée, pas à cette gamine» pensa sa compagne, mi amusée, mi vexée. 

Main dans la main, ils retournèrent à son bureau où sa secrétaire avait laissé un dossier urgent qu'il devait relire. Il lui fit visiter les lieux et l'embrassa tendrement, quand soudain, de sa voix la plus sévère, il lui ordonna d'aller au coin. 

- Tu es punie, dépêche-toi! Je vais t'apprendre qui paye ici...

- Mais il n'y a pas de coin, ici! lui répondit-elle en jetant un regard circulaire dans son bureau où chaque recoin était encombré d'une pile de dossier ou d'objets divers. 

Il lui prit la main, l'entraîna précipitamment dans l'entrée et lui colla le nez au coin. 

- Il n'est pas très romantique ce coin, crut-t-elle amusant d'ajouter. 

Elle sentit aussitôt sa jupe se relever et ses collants et sa culotte descendre à ses genoux. 

- Non, le supplia-t-elle.

- Garde tes mains sur la tête! 

Il retourna dans son bureau. 

« Pourvu qu'il ne se mette pas à relire son rapport maintenant!» se dit-elle. Elle n'avait aucune envie de rester plantée là, toute seule, trop longtemps, sans parler du ridicule de sa tenue… Mais déjà il revenait à elle et se mit à la fesser doucement puis la prit par la main et la mena dans un petit bureau qui donnait sur l'arrière-cour de l'immeuble. Il s'assit et l'installa confortablement sur ses genoux. Les claques commencèrent à tomber, doucement, puis de plus en plus fort. 

- Tu as peur que l'on nous voit depuis le boulevard si tu me fesses dans ton bureau? 

- Pourquoi, ça te plairait d'être vue? 

- Je m'en fiche, tu sais? 

- Très bien...

Il se leva et l'entraîna dans son bureau qui n'était situé qu'au premier étage de l'immeuble. Par la fenêtre sans rideau, ils pouvaient voir les gens attablés aux terrasses des cafés ou passant dans la rue. Mais comme ils n'avaient pas allumé la lumière, il y avait peu de chance que ces gens les voient en retour.

Elle enleva son collant et sa culotte qui entravaient ses mouvements et son pull qui lui tenait trop chaud. Elle se tenait pratiquement nue devant lui, son soutien-gorge pour seul vêtement. 

- Agenouille-toi sur le fauteuil.

La fessée reprit de plus belle. Elle gémissait et il ne savait trop si c'était de plaisir ou de douleur. Il s'interrompit et la regarda un instant. C'était de plaisir, sans l'ombre d'un doute! Il déboucla sa ceinture et la fit glisser hors des passants et elle ne put retenir un soupir d’appréhension. Mais la ceinture ne s'abattit pas sur ses fesses comme elle s'y attendait. Il voulait s'en servir pour l'attacher et l'immobiliser. Mais en tirant un peu trop fort sur le noeud, la boucle céda et la ceinture retomba au sol. Devant son air dépité, elle ne put s'empêcher de rire et décida qu'il était temps d’inverser les rôles et de lui faire payer l'affront qu'il lui avait fait subir, quelques jours auparavant, en commentant sur son blog sous un faux pseudo (féminin, qui plus est). La boucle de la ceinture était cassée mais cela ne gâchait en rien le pouvoir punitif de l’objet.
Alors que la lanière de cuir s'abattait impitoyablement sur son pauvre derrière, elle le réprimandait sévèrement en lui rappelant les conséquences graves que pouvait entraîner une usurpation d'identité. Elle lui assénait tout le vocabulaire judiciaire qu'elle avait pu entendre à la télévision lorsqu'il partit lui-même dans un grand fou rire. 

- Non, arrête, il faut que je te punisse parce que tu racontes vraiment n'importe quoi ! 

Et la voilà à nouveau en mauvaise posture, subissant l'assaut impitoyable de sa main sur ses pauvres fesses déjà bien endolories par la première fessée.

La soirée fût longue et délicieuse… et quand vint l'heure d'y mettre un terme, il n'y avait plus personne dans les rues de Paris. 

- Je te raccompagne à ta voiture en moto.

- Mais je ne suis jamais montée en moto!

- Alors accroche-toi bien ! 

- Roule doucement, s'il te plait, j'ai peur... 

Il partit en trombe à travers les rues désertes. Elle avait beau hurler d'effroi à l'arrière, rien n'y faisait. 

- Je t'aime plus, je veux plus jamais te revoir! 

Et il riait, en plus, l'imbécile… 


12 commentaires:

  1. ;-)
    Classe le monsieur... Et très bon motif de punition!

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    1. Classe, il eut pu l'être s'il n'en avait profité pour draguer éhontément la jeune serveuse en ma présence... non, mais!
      Quant au motif de punition... et bien, j'ai adoré qu'il me mette au coin, donc je lui pardonne! :-D

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  2. Jeanne6/5/13

    Vous trouvez ça classe, Latis, un Monsieur qui vous emmène au restaurant et drague la serveuse! Non mais quel goujat ce type. Et vous trouvez normal qu'on vous mette au coin dans un coin tout ce qu'il y a de plus moche. Ah non Amandine, ne vous laissez pas attendrir (même les fesses) par ce mufle! Révoltez vous. D'ailleurs votre récit est bien plus romantique que celui de cette gamine effrontée qui se cache dans les placards. Si je tombais dessus je lui ferai sa fête à celle là: Pan pan cul cul très fort (Ah, pardon Stan).

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    1. Panpan6/5/13

      Dites-donc, Jeanne, vous avez pas bientôt fini de jeter de l'huile sur le feu. Pensez à cette pauvre Amandine, c'est qu'il a pas l'air bien commode ce goujat!

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    2. Je confirme, il est pas commode du tout, du tout...
      (et en plus, il est susceptible)

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  3. jeanne6/5/13

    Voilà que Panpan s'en mêle maintenant! Et donne des conseils. Qu'il se contente de brouter ce gazon maudit qu'il partage avec sa chère Lapinette. Sinon allez hop: au trou Monsieur Panpan. C'est une alternative qui n'est pas forcément réjouissante. Quoique dans un bon terrier il y a de quoi faire!

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    1. Ne soyez pas si dur avec Panpan, il ne fait que défendre la propriétaire de sa petite fiancée (dont le ventre s'élargit de jour en jour, soit dit en passant...)!

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    2. Latis6/5/13

      Entre Jeanne et Panpan, Terrier et ventre rond, Latis lit et comprend vaguement que l'usurpation d'identité a repris sur ce blog!
      Toutes mes excuses; c'est bien évidemment sans aucune classe, et cela ne restera bien entendu certainement pas impuni j'imagine... Te laisse pas faire Didine!

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    3. T'inquiète, j'en connais un qui va finir les fesses rouges cerise, c'est certain! Non seulement il se fait passer pour quelqu'un d'autre, mais en plus pour une femme... je préfère même pas penser à la punition que cette supercherie mérite!
      Y-a pas à dire, moi, à côté, je suis vraiment un ange :49:

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    4. Rouge cerise ! Quel beau programme ! Il ne faut plus le faire attendre...

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  4. scapin6/5/13

    Aie Aie Aie, les gens sont terribles de nos jours! On ne maîtrise plus rien ma pauvre dame! Même traverser dans les clous ils ne respectent pas! Que de motifs de punition.
    J'en connais un qui -un jour- devant partir avec une dame en moto, attendait sagement qu'elle monta sur la selle. Et lorsqu'il la cru bien assise à califourchon alors qu'elle lui parlait il démarra. Et puis comme il continuait la conversation et qu'elle ne répondait rien, au premier feu rouge il se retourna. Et là, stupeur point de dame à l'arrière.
    Il fit demi tour et retourna vers son point de départ. Il vit alors la dame en question trottiner sur le trottoir. Arrivé à sa hauteur avec une moue perplexe et interrogative, elle lui dit tout de go: Ah j'ai cru que tu étais caché. Je finissais juste de me recoiffer!
    Je vous raconte pas la suite ... ah si je ne l'étais pas avant, pour sûr que maintenant j'étais fâché.

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    1. Je vous l'accorde, se recoiffer alors que l'on doit enfiler un casque de moto, ce n'est guère malin... Mais je ne doute pas, connaissant votre sévérité légendaire, que cet affront n'ait été puni comme il se devait!

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