jeudi 31 octobre 2013

Une conduite dangereuse (1)



Elle montait tranquillement les marches de la petite rue pavée qui la menait tout droit vers l’antre de ses plaisirs. Il faisait presque chaud. Le soleil d’hivers se réfléchissait sur les façades blanches de calcaire, les parant d’une jolie teinte rosée. Mais les pavés recouverts de mousse sur lesquels elle essayait de ne pas glisser témoignaient de l’hiver qui ne tarderait pas à les envelopper de sa grisaille. Elle avait le cœur léger, presque joyeux. Elle s'apprêtait pourtant à faire une bêtise qu’elle espérait ne jamais avoir à regretter. Mais, pour une fois, elle n’avait pas écouté la voix de la raison. L'envie de vivre cet instant s’était révélé si fort qu’elle en avait balayé toutes les règles de sécurité les plus élémentaires... 

Arrivée devant la porte cochère, elle leva les yeux sur l’interphone et chercha fébrilement le nom qui tournait et retournait dans sa tête depuis quelques jours. Elle le trouva, tout en haut de la liste. Se hissant sur la pointe des pieds, elle réussit à atteindre le bouton et appuya. La sonnerie qui retentit lui vrilla l'estomac. C’est à ce moment-là qu’elle prit conscience de l’incongruité de sa situation. 

« Amandine ? » demanda une voix teintée d’un charmant accent étranger.

Elle voulait répondre « Oui » mais elle n’arrivait pas à articuler le moindre son. Une boule s'était logée au fond de sa gorge, l'empêchant presque de respirer. Il fallait qu'elle se ressaisisse, qu'elle se calme. Mais le sang qui tambourinait sur ses tempes l'empêchait de réfléchir.

« Je suis au 4e étage, tout en haut ».

Le grésillement du loquet mit fin à son tourment. Elle était venue pour le voir, elle en avait une terrible envie, elle n’allait pas flancher aussi près du but! Elle poussa la lourde porte en bois verni et commença à monter les marches. Son cœur battait la chamade mais elle commença à sourire malgré tout. Les dés étaient jetés. Tout allait bien se passer, elle n'en doutait plus. 

Arrivée au quatrième étage, un peu essoufflée, elle se demandait perplexe à laquelle des deux portes elle devait frapper lorsque l'une d'elle s'ouvrit brusquement. Elle en fût tellement surprise que sa respiration se bloqua à nouveau. Décidément, il allait finir par la penser muette si elle n'arrivait pas à articuler le moindre mot…

« Bonjour Amandine. Entrez! » 

Elle lui sourit et il sourit en retour. Il semblait chaleureux et cela lui suffit pour accepter son invitation.

« Bonjour » réussit-elle à articuler une fois que son esprit eu repris un tantinet le contrôle de son corps.

Elle entra dans le petit appartement aux boiseries blanches et au parquet ciré. C'était très lumineux, très chaleureux. Elle s'y sentit toute de suite à l’aise. Il la débarrassa de son manteau et la guida vers le petit salon qui se trouvait juste en face de l'entrée. Elle lui tendit le petit paquet qu'elle tenait caché jusqu'à présent dans ses mains.

« Qu'est-ce que c'est ? » lui demanda-t-il, surpris.

« Ouvrez-le! Je l'ai fait pour vous. » lui répondit-elle en osant enfin le regarder dans les yeux. 

Il avait l’air amusé. Son sourire dessinait de jolies fossettes sur ses joues et ses yeux pétillaient. Visiblement, il avait l’air heureux de la situation et ne semblait absolument pas nerveux.

Il dénoua le nœud et ouvrit le petit paquet qu'elle lui avait glissé dans les mains. Il en sortit une petite boule décorée d'or et d'argent. 

« C'est bientôt Noël… » crut-elle d'expliquer

« Elle est très jolie. Merci! » lui répondit-il en faisant tourner la petite boule dans le creux de sa main. Elle le regardait faire en souriant. Il avait de magnifiques mains, fines et douces. Enfin, douces, elle le supposait...

« Comme cela, vous vous souviendrez de la première fessée que vous aurez donné à une française» ajouta-t-elle malicieusement.

Elle avait enfin retrouvée son calme et son assurance. Elle se sentait heureuse d'être ici. Elle avait envie de rire et de jouer, de le taquiner et d'être fessée. Mais ce n'était pas le scénario qui avait été prévu et elle le savait. 

« Asseyez-vous, je vous en prie » lui dit-il en désignant le canapé. 

« Voulez-vous une tasse de thé? »

Elle détestait le thé mais n'aurait jamais osé le lui dire.

« Oh non, merci, je n'ai pas soif. »

« Bien, alors parlons, si vous le voulez bien, de ce qui vous amène ici... »

Son estomac recommença aussitôt à se contracter. On abordait les choses sérieuses par l'acte le plus difficile. Il avait été convenu qu'elle devrait lui exposer les raisons qui devaient justifier de la punition à venir. Mais elle n'avait pas préparée son texte et à ce moment précis elle avait l'étrange sensation de se retrouver trente ans en arrière, sur les bancs du confessionnal où elle devait exposer au prêtre les pêchés qu’elle avait commis durant la semaine. A cette époque là, elle ne savait jamais quoi dire et inventait n’importe quoi pour se débarrasser de cette corvée. Si je lui dis que je me suis disputée avec mon frère, cela marchera-t-il à nouveau? Elle ne put s'empêcher de sourire à cette idée.

« Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, Mademoiselle » la reprit-il sèchement.

Mince! Lui était déjà rentré dans le jeu... Il fallait qu'elle se concentre davantage!

« J'ai parfois un comportement irréfléchi qui pourrait me mettre en grand danger » commença-t-elle.

« Expliquez-moi cela! » dit-il, intéressé.

« Et bien voilà…. J'ai décidé de rencontrer un homme, chez lui. Je ne l'ai jamais rencontré avant et je ne sais quasiment rien de lui. Et ce monsieur doit me donner une fessée » répliqua-t-elle dans un éclat de rire.

« Cela suffit! Voulez-vous aller au coin afin d'y réfléchir mieux? » répondit-il, mi amusé, mi exaspéré.

« Non, s'il vous plait, non! »

Elle commençait à se sentir un peu honteuse mais ne savait vraiment pas quoi dire. Elle se contenta donc de baisser les yeux.

« Bien, je vais vous aider… A quelle heure avions-nous rendez-vous? »

« A 14 h. »

« Et quelle heure est-il? »

Elle chercha frénétiquement des yeux l'aide d'une horloge. Heureusement, il y en avait une petite sur la table.

« 15 h!»

« Pouvez-vous m'expliquer la cause de votre retard? Pensez-vous être tellement supérieure aux autres que ceux-ci peuvent bien vous attendre sans que cela n'ait d'importance? Expliquez-moi. »

« Non, non, jamais je ne penserais cela! ». Elle était soudain paniquée. Comment pouvait-il penser cela d'elle? Mais aussi, pourquoi fallait-il qu'il mette le doigt sur le seul sujet qu'elle ne voulait absolument pas aborder? Elle voulait être réprimandée. Elle voulait être punie. Mais elle ne voulait pas avoir à lui avouer ses vraies fautes, à lui qu'elle ne connaissait pas. C'était terriblement gênant.

« Alors, quelle en est la raison? » demanda-t-il calmement.

Elle se sentit pris au piège. Elle était tellement paniquée qu'elle n'arrivait pas à réfléchir pour trouver une excuse un tant soit peu valable. C'est donc la mort dans l'âme qu’elle lui avoua la vérité. 

« J'étais un peu en retard quand je suis partie de chez moi. Et comme j'étais pressée, j'ai… » 

« Vous avez... ? »

« J'ai grillé un stop et je me suis fait arrêter par la police qui malheureusement se trouvait là à ce moment-là. Ils ont mis un temps infini à remplir le procès-verbal et je ne pouvais pas partir avant qu'ils n'aient terminé…» ajouta-t-elle dans un murmure. 

Elle n'osait plus le regarder. Ses yeux restaient fixés sur les lames du parquet. 

« Je vois. Non seulement votre conduite inconséquente vous a mis en danger, mais elle a également mis en danger la sécurité des autres conducteurs. Réalisez-vous à quel point cela aurait pu être grave? »

« Oui » répondit-elle d'une toute petite voix

« Y-a t-il autre chose que vous devriez m'avouer ? » 

« Non » 

« Bien, nous allons donc commencer votre punition. Comme je vous l'avais déjà expliqué, vous pouvez encore choisir de partir. Mais si vous restez, vous devrez accepter de subir votre châtiment dans son intégralité. Il ne prendra fin que lorsque je l'aurais estimé suffisant. Est-ce bien clair? »

« Oui Monsieur ».

« Dans ce cas, venez prendre place sur mes genoux. »

(à suivre)


vendredi 25 octobre 2013

Prix d'honneur

Je viens de m'apercevoir que le blog approchait à grands pas des 2 000 commentaires!

Je me suis dis : "Mince, mais il faut fêter ça!".

Mais qu'offrir à mon 2 000e commentateur?

C'est embarrassant.

Je ne vais quand même pas lui offrir une fessée, je suis un bien piètre fesseuse.

Quant à offrir mes fesses... mais voilà, je n'arrive pas à me décider! Vaut-il mieux du plâtre, du bronze ou de l'argent ?





Bon, moi je plaisante, hein... 

Mais pour ceux qui veulent offrir un cadeau du meilleur goût à leur tendre et cher, sachez que cela est tout-à-fait possible et que ça se passe ici. Il y en a même qui le font pour de vrai. si, si. Dingue, non? 


A new day



Hier, je marchais sur la plage où il y a quelques temps nous étions deux. Rien ne semblait avoir changé. Les mêmes flots à perte de vue. Le même sable immaculé. Le même vent qui vient nous fouetter le visage.

L'occasion de faire le point sur moi, mes envies, mes besoins. La fessée n'est pas tout. Elle ne suffit pas. On ne peut pas baser une relation juste là-dessus quand tout le reste marche de travers.

Comme je déteste la personne que je peux être parfois. Comme je déteste sa faiblesse quand il s'agit de dire non à ce qu'elle juge pourtant inacceptable. Pourquoi être aussi lâche dès lors que l'on joue sur les sensations? Je ne me comprends plus. 

Je ne suis pas la seule, je le sais. Combien de filles ont-elles été blessées dans ce monde-là? Combien ont-elles été brisées émotionnellement? On n'en parle jamais, et pourtant. Sommes-nous à ce point coupables de notre faiblesse que nous devions tout endosser sans un mot?

Mais cela est terminé, qu'on se le dise. Je suis forte à présent. Celle d'avant est morte, incinérée, ses cendres emportées par les flots… Elle ne reviendra plus. 

And I'm feeling good!





jeudi 24 octobre 2013

La savate anglaise

La Savate française est un sport de percussion qui met en scène deux adversaires munis de gants et de chaussons.

La Savate anglaise se joue sans gant, elle.

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mardi 22 octobre 2013

Comment gérer la douleur?

Comment gère-t-on la douleur lors d'une fessée? Doit-on la redouter? Nous procure-t-elle du plaisir? La douleur est un élément central de la fessée et une source inépuisable d’interrogations pour celles ou ceux qui veulent s'y lancer. 

« Une fessée doit faire mal, sinon ce n’est pas une fessée! » On l'entend souvent cette phrase qui ne veut pas dire grand chose, au fond. Si vous interrogez la majorité des femmes qui aiment être fessées, elles vous répondront qu'elles n'aiment pas souffrir. Pour moi, la fessée ne peut pas être assimilée au masochisme. Ceux qui pensent cela se trompent gravement. Qu'il y ait des masochistes qui aiment être fessées, peut-être. Mais  penser que toutes les filles qui aiment être fessées sont des masochistes, c'est complètement faux. 

Je ne pense pas être masochiste. La douleur ne me fait absolument pas jouir. Par contre, que l'autre prenne le pouvoir sur moi afin de me corriger, de me rassurer et de me donner du plaisir, je trouve cela très jouissif. Quand on me laisse être moi-même, je peux être fragile, je peux commettre des erreurs sans que ce soit la fin du monde… Dans une société où chacun croule sous le poids de responsabilités dont il n'a pas forcément toutes les clés, ce sentiment est tellement rassurant. Mais même s’il faut passer par la douleur pour atteindre la jouissance du don de soi, ce n'est pas la douleur qui est le maître mot du plaisir, mais bien le transfert de pouvoir d'un partenaire à l'autre. 

Mais puisque ce processus implique forcément un certain degré de douleur, comment arrivons-nous à la gérer? Une fessée doit-elle vraiment faire mal et jusqu'à quel point? 
Je vous ai fait un petit schéma qui représente ma vision personnelle de la chose... 


Pour schématiser, il existe 3 zones de douleur : 

- Une zone de douleur modérée. C'est dans cette zone que se jouent les fessés purement érotiques. La douleur y est douce et facile à supporter, la sensation de chaleur et de bien-être suscitée par la fessée y est bien supérieure à la sensation de douleur… que du bonheur, en somme! 


- Une zone de douleur aiguë. C'est en général dans cette zone que doit finir ce que l'on aime à nommer une "vraie" fessée (ie une fessée à connotation plus ou moins punitive). Cette fessée-là doit faire un peu mal, pour que le sentiment de transfert de pouvoir/punition/rédemption puisse s'exprimer pleinement. La personne punie doit prendre sur elle pour supporter la fin de la fessée, car c'est à ce prix qu'elle atteindra le sentiment au combien jouissif du don de soi… 

Ce genre de fessée demande un peu d'habileté de la part du fesseur. Elle n'est pas à la portée du premier imbécile venu (et dieu sait qu'il y en a dans le petit monde des dominants…mon ¼ heure de méchanceté lucidité). Tout l'art du fesseur, donc, consiste à s'arrêter dans la "zone de tolérance" de la punie. Il ne sert à rien d'aller au-delà si ce n'est à faire plus mal que nécessaire. 

Seulement voilà, cette zone de tolérance est bien évidemment propre à chacun et éminemment variable selon les circonstances. Si la fessée est menée progressivement et de manière très rassurante, elle pourra être considérablement être déplacée vers le haut. Elle le sera également si la personne punie est placée dans un état psychologique où elle se sent un peu coupable et ressent cette fessée comme nécessaire pour elle. Elle dépend enfin des l'instruments utilisés, nous n’avons pas la même tolérance selon qu'ils soient cinglants,  frappants, etc. Au dominant de bien observer les réactions de sa partenaire et de juger correctement quand il convient de s'arrêter. 


- Une zone où la douleur physique est intolérable. On ne doit JAMAIS jouer dans cette zone! Jouer-là ne relèverait que d'un pur sadisme et d'un mépris total pour sa partenaire. Inutile de vous dire que cette zone représente un danger de blessures, tant physiques que psychologiques. Alors pour ceux qui ne seraient pas hautement expérimentés, qui ne connaîtraient pas par cœur les réactions de leur partenaire, on a inventé une sécurité toute simple : le Safe-Word. Il s'agit d'un mot choisi avant le début du jeu et qui en marquera immédiatement la fin si la personne punie le prononce. 

Souvent, les dominants de mauvais aloi refusent catégoriquement l’utilisation de cette sécurité, arguant du fait que lors du jeu, ils se doivent d’avoir le contrôle plein et entier de leur partenaire. Fuyez mesdames si vous entendez un tel discours car il ne peut prouver que deux choses : soit ce dominant souhaite vous faire plus mal que nécessaire en dépassant allègrement votre zone de tolérance (du sadisme, donc), soit ce dominant n’a rien compris au film et confond seuil de tolérance et safe-word. Ce n’est pas parce que l’on a défini un safe-word que la fessée donnée ne pourra être une "vraie" fessée. Le safe–word est juste là pour éviter de pénétrer dans la zone interdite, c’est tout.

Attention, je ne dis pas que ce soit la panacée. Ce n'est pas une sécurité absolue, loin de là. Quand on est dans la zone où il faut prendre sur soi pour gérer la douleur, ce n'est pas toujours évident d'avoir la présence d'esprit de prononcer le safe-word quand trop, c'est trop. Par ailleurs, rien ne prouve que le dominant respectera ses engagements à stopper net la fessée. Mais quelle personne mentalement équilibrée pourrait exiger de quiconque de jouer hors sécurité... pour sa plus grande jouissance (?!?)


On rencontre bien souvent, dans les forums ou ailleurs, des hommes qui se désespèrent de ne pouvoir trouver de partenaires de jeu. Mais à trop en vouloir, on se retrouve toujours sans rien... et la sécurité, ça n'a pas de prix (et même pas de coût, pourquoi s'en priver?).


dimanche 20 octobre 2013

Entre actes



                             Prends ton temps
                             Laisse ta respiration se calmer
                             Laisse la chaleur se diffuser
                             Retiens la passagère clandestine
                             Qui s'est logée en toi, mutine.

                             Attends, rien ne presse
                             Profite de la douceur cet instant
                             Joui de l'innocence de ce moment
                             Garde en toi cette candeur
                             qui t'habillait tout-à-l’heure sans pudeur.

                             Laisse-toi aller
                             Laisse son regard glisser
                             Laisse le désir monter
                             Il est grand et puissant
                             Il faut encore lui résister.

                             Concentre-toi
                             Même si ta peau frémit,
                             Même si l'envie t'envahit
                             Tu seras à nouveau son égale
                             Profite un peu de ta fragilité cristale.

                             Résiste
                             Même si ton cœur s'accélère
                             Même si ton désir se gonfle
                             Même si ton corps se tend déjà vers une toute autre danse.

                             Ne t'inquiète pas
                             Il viendra à toi
                             Il te prendra dans ses bras
                             Reste encore en toi, jusque-là.







samedi 19 octobre 2013

Liberté



Ces derniers jours ont été difficiles, pour moi comme pour d'autres qui me sont chers.

Quand nous avons en nous des fantasmes qui sortent de la norme, nous devons nous attendre à une vie un peu plus difficile que celle des autres. 

La vie d'une amie qui m'est très chère vient peut-être d'en être brisée. 

Est-ce trop demander que de revendiquer le droit à être différent, à fantasmer sur des choses qui peuvent paraître absurdes ou horribles pour d'autres, mais qui sont pourtant fondamentales pour notre équilibre et notre bonheur? 

Nous ne faisons rien de mal, si ce n'est de vivre avec le corps et l'esprit qu'il nous a été donné d'avoir.

En aucun cas je n'essaie par le biais de ce blog de convertir qui que ce soit aux plaisirs de la fessée. 

Le seul message véhiculé ici est que ce fantasme n'a rien ni de nocif, ni de pervers. 

Mais il ne s'agit en rien d'une tribune visant à la conversion de ses lecteurs.

La seule chose que je prône est le droit à la liberté d'être ce que nous sommes, c'est tout.


vendredi 18 octobre 2013

Flop



-  Dis, elle t’énerve pas Amandine ?

-  Ben non, pourquoi ?

- Elle est tout le temps à se plaindre !

- Qu'est-ce qui se passe encore ?

- L'autre jour elle était invitée chez un ami...

- Un ami ami ou bien un ami ?

- Un ami ami.

- Je vois.

- Mais ils n'étaient pas seuls, il y avait plein d'invités...

- Whaou, ils ont joué tous ensemble ?

- Mais non... des amis à lui, pas de la partie !

- Ah. Et alors ?

- Ben rien. Elle s'est ennuyée, bien sûr, vu qu'elle ne connaissait personne...

- La pauvre…

- Oh la pauvre… attend la suite !
  
  A un moment elle en a eu marre et elle est montée dans la chambre.
  
  Elle a ouvert la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin et où il y avait tout le monde…

- Et qu'est-ce qu'elle a fait ?

- Rien! Là, le mec l'a vue et l'a rejoint dans la chambre...

- Oh, je sens que ça va être chaud !

- Non ! Attend...
  
  Le mec l'a gentiment pris dans ses bras et lui a demandé à l'oreille si elle en voulait une...

- Ne me dis pas la réponse, je crois que je la devine!

- La garce l'a poussé sur le lit, s'est dépêchée de relever sa jupe et de s'allonger sur ses genoux...

- La vache, il lui a foutu une fessée devant tout le monde ?

- Ben non, bien sûr... c’était ses amis, quand même!
  
  Depuis elle n’arrête plus de faire la gueule...

- Ah oui, mais là c'était son plus grand fantasme quand même!  La pauvre..

- Oh arrête de la plaindre, elle est complètement jetée cette fille, j’te dis !!



mercredi 16 octobre 2013

La machine à apprendre

Vous vous souvenez sans doute de la machine à apprendre des "Sous-doués passent le bac" (je vous l'accorde, un gros navet ce film, mais je suis bon public pour ce qui est de rire...). 




Et bien figurez-vous que les américains ont décidé d'en faire un remake. Je ne sais pas si il sera aussi drôle que l'original, mais... plus troublant peut-être?

21/01/2017 : Comme beaucoup, la vidéo en question a disparu du web. Dommage.

lundi 14 octobre 2013

Le bien fait artisanal

Comme je l'ai souvent dit, la fessée à la main restera toujours la plus belle de toutes. Mais il faut bien admettre que les instruments amènent parfois ce petit plus de piquant, de surprise et d'appréhension qui peuvent marquer une fessée.

Trouver le bon instrument n'est pas chose facile. Une fessée, qu'elle soit érotique ou disciplinaire, se doit de toujours rester sensuelle. C'est un point fondamental. Les instruments utilisés doivent éveiller nos sens : le visuel, le toucher, l’odorat, l’ouïe…

Alors que dire des instruments vendus en boutique SM, si ce n'est que, pour moi, ils n'éveillent pas grand-chose. Un instrument, je dois l'aimer avant qu'il ne me morde et ça ne sera jamais le cas d'un objet froidement manufacturé dans une quelconque usine d'Asie ou d'ailleurs.

Pour qu'il ait une âme, un instrument doit passer entre les mains d'un artisan. Faire soi-même son martinet n'est pas bien compliqué, j'y suis bien arrivée moi-même... Mais je ne me suis pas encore lancée dans l'aventure de la fabrication des autres instruments.  
Alors où pourrais-je bien trouver un instrument artisanal capable de me faire vibrer? Sur Etsy, bien sûr, la plus grande plate-forme de vente de produits artisanaux (un peu le e-bay des objets faits main)!
J’y ai tapé « fessée » ou « spanking » et la boite de pandore s'est ouverte à moi… 

On trouve de tout sur Etsy :
  • De merveilleuses culottes au crochet, spécialement conçues pour l'occasion.


Je vous l'accorde, elles font un peu "rideau de cuisine"... Passons donc.
  • De magnifiques paddles en bois, des plus classiques ... 


... à ceux aux poignées ergonomiques (pour les fesseurs conpulsifs aux poignets fragiles)...



... à ceux tout mignons.




  • Des paddles en cuir, pour tous les goûts et toutes les religions.




  • De merveilleuses strappes (bien que là, j'avoue une nette préférence pour celles de The London Tanners!)


  • Des martinets, si chers à nos cœurs…







Il y a même des martinets très originaux, comme celui-ci, spécialement confectionné pour les fétichistes du french cancan.


  • Bien sûr il y a des règles, des cravaches, des tawses et des cannes.






  • Et puis, pour ceux qui ont aménagé leur sous-sol, quelques pièces d'ameublement du meilleur goût.





Je n’ai jamais acheté sur Etsy. Je ne connais pas personnellement la fiabilité de ce site. La plupart des vendeurs sont américains, donc il faut bien vérifier les frais de livraison. Les délais de livraison ne sont que rarement indiqués mais il semblerait que pour un objet de taille raisonnable, il faille compter entre 5 et 10 jours. Le paiement se fait par paypal, comme sur e-bay, ce qui permet une certaine sécurité (vous n'avez pas besoin de communiquer vos coordonnées bancaires au vendeur). Il y existe également un système de notation qui permet de s'assurer, tant bien que mal, de la fiabilité du vendeur.

Allez, Noël, c’est dans à peine deux mois…


samedi 12 octobre 2013

Un bel apprentissage



Hier je suis allée visiter le blog de Lea. J'adore ce blog. Il est si drôle et si pétillant.

Elle vient d'y publier un billet savoureux sur les 30 phrases qui sortent le plus couramment des lèvres de nos merveilleux dominants. Si vous lisez l’anglais, courrez-y vite! C'est vraiment drôle, non tant par les phrases elles-mêmes que par les commentaires qu’y apporte Léa.

Et quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que l’une des phrases les plus couramment prononcées par les dominants d’outre-Atlantique est, en français dans le texte, «Je vais t'apprendre à compter en français, ma chère!». Whaou, c'est dingue jusqu'où peut se loger le combat pour la francophonie… je ne l’aurais jamais soupçonné. 

J’adore cette idée que de profiter de ces moments pour apprendre quelque chose. J’aime à me dire que mon partenaire s'est donné la peine d'apprendre de son côté, pour mieux pouvoir me le restituer ensuite… 

Bon, ne nous apprenez pas à compter en français, ça nous le savons déjà! Mais montrez-vous digne de ces merveilleux dominants américains et apprenez nous... une autre langue, ou autre chose. Faites marcher votre imagination. Quoi que vous imaginiez, nous serons toujours ravie de cette belle attention!

Et je ne dis pas cela parce que je recherche un professeur d’espagnol qui me permettrait d’apprendre cette merveilleuse langue et donc de lire mon blog préféré sans passer par cet affreux traducteur automatique... Non, non…

Aquarelle © Agnes Cecile

vendredi 11 octobre 2013

Instants heureux

Il y a parfois des vidéos qui vous projettent immédiatement dans le souvenir de délicieux instants. Les deux vidéos présentées ici sont de celles-là, justement. 

Elles sont trop courtes, bien sûr, mais elles sont très belles. La première, surtout. La jeune femme y est sublime dans ses bas noirs opaques… Cela pardonne un peu le manque de dialogue, dû probablement à la présence de la caméra. La fessée y est très rapide, mais j'aime à imaginer que ce n'est qu'un court instant volé, qu'ils ont joué ainsi de longues heures dans la chaleur de leur chambre d'hôtel... (pour ceux qui auraient un doute, il fait un froid de canard ici et je suis frigorifiée!).

Dans ces deux vidéos, je pense qu’il s’agit du même couple. Si vous les aimez, vous pourrez en trouver beaucoup d’autres ici.

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jeudi 10 octobre 2013

Un an déjà !


Il y a tout juste un an, le 10 octobre 2012, je commençais l’écriture de ce blog. A tâtons. C'est assez simple de créer un blog sur Blogger. Mais le personnaliser est un peu plus complexe. Et puis Stan et Mlkklm sont venus m'aider (la solidarité entre blogueurs est bien réelle, je peux en attester). Ils m'ont apporté toute leur expérience et leurs astuces pour que ce blog soit plus beau et plus agréable à lire… et le résultat, ma foi, je l'aime bien! Un grand merci à eux, donc.

Voilà pour l'évolution de la forme. Que dire du contenu? Il a beaucoup évolué lui aussi. La femme que je suis aujourd'hui n'est plus celle d'il y a un an. Heureusement! Nous évoluons tous au cours du temps.
Depuis un an donc, j’ai vécu de merveilleux moments et pris quelques mauvais coups. Comme tout le monde, en somme. Certains verrous se sont ouverts, d’autre se sont fermés. Mais je suis plus sûre de mes choix, c'est sûr. Et je pense être globalement plus ouverte et plus confiante qu'avant. J’avais créé ce blog pour essayer d'y voir un peu plus clair dans mon envie/besoin de fessée/soumission. Je peux dire, un an après, que la mission est amplement remplie! J

Et elle est remplie bien au-delà de mes espérances, en réalité... car je vous ai trouvé là, de l'autre côté de l'écran. Au départ quelques centaines de visites, qui se sont transformées, peu à peu, en plus d'un millier par jour. Et aujourd'hui, le blog a dépassé les 276 000 pages visitées (d'après Blogger, 450 000 d'après Google Analytics. Dans le monde des blogs, comme dans celui des manifs, chacun a son propre chiffre...). Quoi qu'il en soit, c'est quand même incroyable!

Vous m'avez soutenu fidèlement pendant tout ce voyage. Vous étiez là, vous, mes amis "virtuels" qui pourtant ont toujours fait preuve de sentiments bien réels! Nous avons partagé nos émotions, nos expériences, nos ressentis. Vous faites partie de ma vie et vous lui apportez beaucoup. Quand j'ai ouvert ce blog, jamais je ne me serais attendue à autant de chaleur humaine. Je vous en remercie, infiniment.

Un grand merci tout particulier à tous ceux qui ont pris le temps de laisser ici leurs commentaires. Tous ces petits mots me touchent toujours énormément, me donnent l'envie de continuer et m'apportent beaucoup de joie!J




En espérant que l'aventure ne fasse que commencer !


jeudi 3 octobre 2013

Cure de désintoxication

Il y a quelques mois, une amie est venue passer quelques jours chez moi, en Normandie. Nous avions décidé de libérer notre organisme des toxines d’après l’hiver et de purifier notre esprit. Pour cela, une seule règle à respecter : il était strictement interdit de parler de fessée. 

La désintoxication était particulièrement douloureuse, vous le pensez-bien. Mais heureusement, la Normandie recèle de magnifiques merveilles à visiter : Etretat, Honfleur, Deauville, Cabourg, Le Mont Saint-Michel... La semaine défilait sans que jamais nous ne fléchissions. Petit à petit, nous sentions notre organisme se renforcer, notre esprit s’alléger... 

Et puis un jour, il s’est mis à pleuvoir. Qu’allions nous bien pouvoir faire? Visiter le Mémorial de Caen, bien sûr! C’est vraiment un très bel endroit. La scénographie y est magnifique, le discours juste, sans jamais verser dans le sordide... Nous étions enchantées! 

Mais voilà, dans la toute dernière salle, une petite vitrine présentait les différents tickets de rationnement qui avaient circulé en France, en Allemagne et en Angleterre pendant la guerre… 

et mince!



Maintenant vous savez pourquoi nous ne sommes toujours pas guéries...



mardi 1 octobre 2013

Haute tension



Je jour de leur première rencontre est enfin arrivé. 

Ses directives sont très claires. Il arrivera à 19 h précises. Elle doit l'attendre, yeux bandés et mains sur la tête. Il le lui a expliqué. Il tient à ce que la première image qu’elle lui offre soit celle de la repentance.

Elle, si rebelle d'ordinaire, n’a rien répondu. Elle n'arrivait pas à se décider. Allait-elle lui obéir ou pas? Tout dépendra du moment. De l'envie du moment...  

Mais ce moment-là est venu, justement. Ou presque. Elle a fait le ménage en grand. Tout est rangé, tout est nettoyé. Son ardoise le sera-telle? Cette pensée l'amuse. Non, elle veut juste que tout soit parfait dans ses moindres détails, c'est tout.

18 h, il faut qu’elle se prépare... prendre une douche, vérifier la moindre parcelle de son corps… tout doit être parfait, du moins au mieux.

18 h 45,  que porter? Elle n’a aucune directive sur sa tenue vestimentaire. Elle lui a pourtant posé la question. Les hommes ont souvent leurs préférences, notamment en matière de lingerie. Mais pas lui. Il est étrange, vraiment.  Pour ce soir-là, cela n’a aucune importance. Dans l’incertitude, elle choisit une tenue très sage, blanche. Le blanc pour effacer ses fautes? Cette idée la trouble, incontestablement...

Un bandeau. Il lui faut un bandeau ! Elle essaie de nouer un foulard, mais celui-ci retombe presque aussitôt. Il ne peut tenir sur ses cheveux fraîchement lissés. Dépitée, elle prend un bandeau, de ceux que l’on donne sur les longs courriers. Noir, le bandeau, bien sûr!

19 h, panique. Elle cours dans  le salon. Deux lumières avancent  lentement vers la maison. Il faut qu’elle se mette en position et porte le bandeau. Il ne faut pas qu’elle le voit surtout! Mais elle reste là, hypnotisée par les phares. Il fait nuit, elle ne peut le percevoir. Les lumières le protègent.

19 h 02, les lumières s'éteignent. Elle se ressaisit. Son cœur bat trop fort, il lui fait presque mal. Ou est-ce sa poitrine qui s'est resserrée? Elle rejoint son lieu de pénitence, se dépêche d’enfiler le bandeau et entremêle ses doigts derrière sa tête. Sa respiration s’est accélérée. Son ventre lui fait mal. Elle a peur. C’est ridicule, elle l'a tant désirée, ce moment…

19 h 03, la porte s’ouvre. Un courant d’air frais vient de lui balayer le dos. Ou est-ce toujours l’effet de sa peur? Son corps est parcouru de frissons. Elle le veut prêt d'elle. Elle veut l'entendre. Elle veut qu'il la touche. Elle le veut, juste. 

19 h 05, elle n'entend que lui. Elle n'attend que lui. Mais pourquoi ne vient-il pas? 

19 h 06, une main se pose sur son épaule, balaie ses cheveux. Une voix chuchote à son oreille
« Heureux de faire enfin ta connaissance, A... »