vendredi 29 novembre 2013

Un dîner d'exception (1)

Cette histoire basée sur une idée originale de Frank, charmant lecteur allemand qui me fait l’honneur de lire ce blog depuis cette belle région de Bavière. Herzlichen Dank, Lieber Frank!


Alors que le train entrait en gare, elle sentit une délicieuse excitation l'envahir. Elle avait tant attendu cet instant! Cela faisait près d'un mois que leurs obligations les avaient tenus éloignés l'un de l'autre. Ils se téléphonaient tous les jours, s'écrivaient des dizaines de textos, s'échangeaient leurs émotions à travers quelques instantanés plus ou moins fidèles à la réalité. Mais elle avait besoin de sentir la chaleur de son corps, la saveur de sa bouche, la douceur de sa main, la chaleur de son regard.  Dans quelques instants, ils seraient à nouveau ensemble! Il avait promis de venir la chercher à la gare et il tenait toujours ses promesses. 

Debout sur le marchepied, elle scrutait attentivement le quai en attendant que le train s'immobilise complètement. Elle l'aperçut à quelques dizaines de mètres et lui fit signe de la main. Il la vit, se précipita et la prit dans ses bras avant même qu'elle n'ait eu le temps de poser un pied par terre. Il l'embrassa fougueusement.

- Tu as fait bon voyage ? 

- Bien sûr, ce n'était pas très long, tu sais! 

Il la reposa doucement au sol et en profita pour laisser courir sa main sur son dos jusqu'au creux de ses reins. Il descendit encore plus bas, caressa quelques instants les deux globes qu'elle ne pu s'empêcher de lui tendre, avant de relever subrepticement le pan de son manteau, entraînant dans le même mouvement celui de sa jupe. Un petit sifflement d'admiration se fit entendre. 

- Hé, mais tu es fou, arrête! s’écria-t-elle en ne pouvant s'empêcher de rire. 

Elle avait revêtu sa plus somptueuse lingerie, celle qu'il lui avait offerte à son anniversaire, et avait pris le soin d'ajuster à la perfection les bas en soie qu'il affectionnait tant. Elle savait que le spectacle lui plairait, mais elle espérait tout de même qu'il ne le découvrirait que dans l'intimité de son appartement...

- Retire ta culotte, maintenant! lui ordonna-t-il. 

- Quoi? Ici? Mais non! 

- Je te le demande, obéis-moi Amandine! 

Elle sentit une bouffée d'angoisse l'envahir. Elle avait beau regarder à droite comme à gauche, elle ne voyait aucun endroit suffisamment désert pour qu'elle puisse se livrer en toute discrétion à une telle action. Quelques secondes plus tard, elle se ressaisit et lui déclara d'un ton assuré : 

- Non, il n'en est pas question, je ne le ferai pas ici! 

Il la fixa un moment de son regard bleu acier, puis agrippa son sac de voyage et l’entraîna précipitamment vers la bouche de métro la plus proche. Ils montèrent dans la rame qui arrivait juste en même temps qu'eux sur le quai et s'assirent côte-à-côte sur les sièges que deux grands gaillards venaient de libérer. Ils n'avaient plus échangés un mot. La tension entre eux était palpable.  

Cette demande ne pouvait quand même pas être sérieuse, si? se demanda-t-elle, anxieusement.

Elle le regardait en coin. Son visage demeurait indéchiffrable mais sa mâchoire semblait légèrement crispée. Il évitait consciencieusement de la regarder, ce qui ne fit qu'augmenter son malaise.

M'en veut-il réellement de ne pas lui avoir obéi? Mais c'était impossible de faire cela dans la gare, il a bien dû s'en rendre compte! 

Elle sentit quelques frissons lui parcourir l'échine. Elle aurait bien aimé pouvoir les attribuer au courant d’air froid qui parcourait la rame, mais elle savait bien que la douleur qui commençait à sourdre dans son estomac ne pouvait en rien être attribuée aux rigueurs de l'hiver. Son comportement n'avait pas été exemplaire durant ce dernier mois, loin de là, et elle devinait qu'elle devrait en payer le prix ce week-end. Mais avant que ne vienne l'heure des comptes, elle espérait pouvoir jouir de quelques heures d'insouciance dans ses bras, pour fêter dignement leurs retrouvailles. Il lui avait dit de ne s'inquiéter de rien, qu'il préparerait le dîner et qu'ils allaient passer une soirée de rêve...

Avait-elle tout gâché avec son refus de lui obéir? 

Quand ils arrivèrent à destination, elle quitta avec soulagement l'atmosphère oppressante du wagon. Ils marchèrent quelques minutes côte-à-côte avant d'arriver au pied de l'immeuble en pierres de taille qui abritait son appartement. Ils gravirent en silence, l'un derrière l'autre, les marches recouvertes de moquette pourpre qui étouffait le bruit de leurs pas. 

Arrivés à l'étage, il ouvrit la porte et la laissa entrer. Elle enleva son manteau et se dirigea vers la grande pièce à vivre qui tenait lieu de cuisine, de salon et de salle-à-manger. Sur la grande table en bois laqué étaient disposés trois plats en argent recouverts d'une cloche. Il avait visiblement mis les petits plats dans les grands! En face de chaque plat se trouvait une bouteille de vin. Deux d'entres elles étaient placées dans des sceaux à glace. Du vin blanc sans doute! Un magnifique bouquet de roses rouges trônait au milieu de la table. Elle se pencha pour un humer le parfum délicieux. Pourquoi il avait-il un nombre impair de plat?

Elle parcourait des doigts les cloches immaculées sur lesquelles elle s'amusait à regarder son reflet déformé. Elle mourait d'envie de les soulever, mais cela ne se faisait pas, elle le savait! Soudain, elle réalisa qu'il n'y avait, ni couvert, ni verre, ni serviette sur la table. Surprise, elle pensa qu'il n'avait probablement pas eu le temps de finir de mettre la table avant de partir la chercher à la gare. Mais en se retournant, elle aperçut trois verres sur la table basse ainsi qu'une fourchette, un couteau et une cuillère. Pourquoi ces nombres impairs? Elle s'apprêtait à aller les chercher pour les placer comme il se devait sur la table à manger lorsqu'il lui saisit le poignet. 

- Non, laisse, nous verrons cela plus tard. 

Pendant qu'elle se perdait dans la contemplation de la table, il avait fermé les stores des fenêtres et allumés quelques lumières tamisées. L’ensemble était très romantique et chaleureux. Elle avait envie de se lover dans ses bras.

- Assied-toi, lui dit-il en désignant le canapé. Nous avons à parler. 

Vaguement inquiète, elle s'empressa de prendre place à l'endroit indiqué. Il s'assit à côté d'elle et prit sa main dans la sienne.

- Tu sais que tu comptes énormément pour moi, lui dit-il d'un ton calme et assuré. Mais notre relation est basée sur des principes qu'il nous faut respecter. C'est très important, aussi bien pour toi que pour moi. Peux-tu me rappeler quels sont ces principes? 

Sa gorge se serra mais elle réussit tout de même à articuler quelques mots... 

- Je dois respecter les règles que nous avons fixées. Je dois t'obéir quand tu me demandes quelque chose et  je dois toujours te respecter comme je dois respecter les autres. 

- C'est cela. Et que dois-je faire en retour? 

- Tu dois m'aider et prendre soin de moi. 

- Bien. Penses-tu que je remplis correctement mon rôle envers toi? 

- Oui, bien sûr! dit-elle en lui offrant un large sourire.

- Et toi, penses-tu remplir correctement ton rôle envers moi? 

Elle réfléchit un instant.

- Non… répondit-elle, dépitée. Mais j'essaie, tu sais. Vraiment... 

- Tsss, tu penses vraiment que faire de ton mieux? 

- Si tu dis cela parce que je ne t'ai pas obéi à la gare, comprend que je ne pouvais pas. Je ne peux pas faire cela devant autant de monde! 

- Je ne pensais pas précisément à cela. Mais puisque tu en parles, es-tu sûre d'avoir réellement essayé de m'obéir? 

Elle attendit la suite, incrédule.

- Ne pouvais-tu pas aller dans les toilettes de la gare pour te déshabiller en toute discrétion? 

Mortifiée, elle ne répondit rien. Mais pourquoi n'avait-elle pas pensé aux toilettes? Il fallait qu'elle se concentre davantage quand il lui demandait quelque chose...  Elle sentit une vague de chaleur envahir son visage. 

- Durant ces dernières semaines, penses-tu avoir respecté les règles que nous avions fixées ensemble? 

Elle réfléchit un instant.

- Non, répondit-elle d'une voix qui commençait à trembler légèrement. Je suis désolée… 

Elle repensa à toutes les séances de gym qu'elle avait séchées sans remord, à son garage qui débordait de bric à braque alors qu'elle avait promis de le ranger, au jardin en friche, à son essai dont elle n'avait pas ajouté une ligne depuis des semaines... 

- Je ne reviens pas sur tes problèmes d'obéissance. Je pense que tu mesures les progrès qu’il te reste à accomplir dans ce domaine, n'est-ce pas? 

- Oui, répondit-elle en essayant de refouler les larmes qui tentaient de lui échapper. 

- Et en ce qui concerne le respect, penses-tu avoir été exemplaire? 

- Non, bien sûr, admit-elle en repensant à toutes les taquineries qu'elle n'avait pu s'empêcher de commettre à son égard au téléphone. La distance lui donnait un aplomb qui s'évanouissait aussitôt qu'elle se trouvait en sa présence et qu'il la mettait face à ses responsabilités. 

- Nous faisons donc le même constat! Que penses-tu qu'il me faille faire maintenant pour remplir mon rôle et t'aider à t'améliorer? 

- Me punir, répondit-elle mortifiée, alors qu'une première larme réussissait à franchir les barrières et s'écoulait lentement sur sa joue. 

- Oui, je dois te punir. Et c'est précisément ce que je vais faire ce soir. Va te déshabiller! 

- Tu veux que je me déshabille? demanda-t-elle, incrédule. 

- Oui, je veux que tu sois entièrement nue. Cette punition doit être exemplaire et pour qu'elle le soit, il est important que tu te sentes le plus vulnérable possible... 

Elle repensa alors à tout le mal qu'elle s'était donnée pour choisir sa tenue et paraître la plus désirable possible, et c'est la mort dans l'âme qu'elle se rendit dans la chambre.

(à suivre...)


mardi 26 novembre 2013

Hésitation

 © Hesitation by  Simone Lipschitz


Elle hésite.

Elle voudrait lui dire son désir,
de sa main, rougir et souffrir.

De son humilité cette nuit recouvrir.
Sa candeur, sa pudeur, son honneur lui offrir.


Le réveillera-t-elle ?

samedi 23 novembre 2013

Pas facile d'être un Saint-Bernard


Toute première rencontre comporte un risque, et peut-être tout particulièrement dans le domaine de la fessée ou du BDSM. Pour cette raison, il est couramment conseillé de faire appel au service d'un Saint-Bernard. Pas le brave chien qui bave partout, bien sûr (quoique, ça pourrait être amusant…). Là, il s'agit d’une personne de confiance que l'on préviendrait de la rencontre et qui serait amène à donner l'alerte en cas de problème. 

Suivre cette recommandation n'est pas si facile. Avoir un/une ami(e) au courant de nos pratiques n'est pas si courant dans le monde réel. La plupart des "amis" avec lesquels nous pouvons partager ce type de fantasmes sont ceux que nous avons rencontrés sur les forums et avec qui nous avons sympathisé. Mais force est de reconnaître qu'il y en a bien peu avec qui nous soyons devenus suffisamment intimes pour leur avoir donné notre véritable nom et nos coordonnées… 

Par ailleurs, endosser le rôle de Saint-Bernard n'est pas forcément un cadeau. Il y a quelques mois, j'avais contacté une amie pour lui dire que j'allais rencontrer quelqu'un le lendemain. Je ne lui avais pas demandé d'être mon Saint-Bernard car je n'avais aucune inquiétude sur la sécurité de cette rencontre. Mais il semble que nous nous soyons mal comprises et elle s'était sentie investi de ce rôle. La rencontre a bien eu lieu comme prévu, mais au lieu de durer quelques heures comme je le présageais, elle dura tout le week-end. Bien sûr, j’avais coupé mon téléphone pour ne pas être dérangée au moment fatidique où le monsieur se serait décidé à me déculotter… et puis après cela m'est complètement sorti de la tête et je n'ai pas pensé à le rallumer avant le dimanche soir. J'ai alors découvert stupéfiée les nombreux messages de mon amie, de plus en plus affolée. Bien malgré moi, je lui avais fait passer le plus horrible des week-ends alors que je me vautrais dans les délices de la fessée... La pauvre! J'avais vraiment honte.

Il existe assez peu de témoignages sur le rôle de Saint-Bernard sur le net. Du coup, je me demande si c'est une pratique couramment employée. Mais Secret Spanko en a parlé ici. Il explique que le jour où il a dû jouer ce rôle pour l'une de ses amies, il a ressenti un mélange d'émotions qu'il n'avait encore jamais éprouvées : de la sympathie, de l'envie, de l'inquiétude, de la fierté, de la nervosité et une pincée de jalousie… Ce qui confirme bien que ce rôle n'est pas forcément un cadeau pour celui qui en est imparti!

Et vous, avez-vous déjà été ou fait appel à un Saint-Bernard?


jeudi 21 novembre 2013

Au bureau avec Nik Zula...

J'aime beaucoup les dessins de Nik Zula. Ils présentent tous une grande naïveté qui rend la scène si légère et plaisante. Pour savourer pleinement la fessée, il faut avoir gardé une âme d'enfant. Telle pourrait-être la devise de ce dessinateur de talent. 

Un des terrains de jeu favori de Nik Zula est incontestablement le lieu du travail. Ça tombe bien, j'adore ce thème, moi aussi. Mais à défaut de pratique, je me contente de m'amuser de ses dessins!

Je vous en présente ici quelques-uns mais, si vous les aimez vous aussi, courez-vite voir son blog où vous retrouverez l'ensemble de son oeuvre. 


- La négociation a été rude, mais j'ai finalement réussi à obtenir un accord avec le responsable des ventes taïwanais.


- Vous disiez que soulever la jupe et donner une fessée à une secrétaire était un abus d’autorité!
- Je suis un homme de parole, Mademoiselle! Mais vous portez un pantalon... 


- Arrêtez tout de suite! Le film "La secrétaire" est une fiction, pas un cours pour manager!!!


- Peut-être que mes "pauvres performances de travail" ne sont pas la raison de la baisse des ventes!  Peut-être est-ce la pauvre qualité de nos brosses!


- Répéter la scène? ...encore? ... mais c'est la 157e!!!


- Qui l'aurait pensé! ... dessiner ce graphique catastrophique de nos gains vous place dans la meilleure des position pour commencer la restructuration de l'entreprise. 


- Qu'est-ce qui ne va pas? Le patron est absent et c'est moi qui suis en charge du bureau!


mercredi 20 novembre 2013

Jeu de rôle


Je n'ai aucun goût particulier, ni pour me déguiser, ni pour jouer la comédie. Mais dans le monde de la fessée, beaucoup apprécient la mise en scène, quitte à carrément en forcer le trait. Cela rend vraisemblablement l'ensemble du processus beaucoup plus léger puisque aucun des partenaires n'implique son propre soi. Mais le trouble émotionnel doit être moindre, du coup. 

En ce moment circulent des petites affiches qui expliquent, de manière très synthétique mais assez pédagogique, les différents types de fessées. Voici ce qui en est dit sur la fessée/jeu de rôle :

Qu'est-ce que la fessée/jeu de rôle ? 

La fessée/jeu de rôle est un type de fessée dans laquelle les deux partenaires discutent et s'accordent sur un scénario et ensuite le jouent. Les jeux régressifs sont les plus courants. Ce type de fessée repose sur l'interprétation de personnages et souvent l'utilisation de costumes. Les fessées données sont légères, l'objectif étant avant toute chose de partager de l'amusement et du plaisir.

Quel est le rôle du fesseur?  Le fesseur doit généralement mener le jeu. Il impose le ton et le rythme. Il doit inclure dans le jeu les éléments que sa partenaire lui a demandés et qu'il a acceptés.Tout doit rester très amusant donc la force de la fessée ne doit pas dépasser celle qui avait été décidée au départ. Il faut faire attention de ne fesser, ni trop fort, ni trop rapidement, afin que le jeu puisse durer le plus longtemps possible... à moins qu'au préalable il en ait été décidé autrement.

Quel est le rôle de la personne fessée? La personne fessée doit prétendre être quelqu'un de différent de ce qu'elle est en réalité. Elle doit faire attention à bien avoir expliqué ses attentes à son partenaire, depuis les réprimandes jusqu'aux instruments à utiliser. Ensuite il lui suffit de jouer, en adoptant un comportement et en disant des phrases typiques de son personnage, afin de rendre le jeu le plus amusant possible.



Sur le net, on vous donne même quelques idées de rôles, des plus classiques aux plus originaux...


Même si je n'ai jamais joué à la fessée/jeu de rôle, il y avait presque toujours une petite part de comédie dans toute les fessées que j'ai eu la chance de recevoir. Je ne peut nier le côté un peu régressif de cet acte, même si je ne me suis jamais sentie infantilisée.

Mais même si la fessée/jeu de rôle n'est pas ma tasse de thé, il n'en demeure pas moins vrai que je prends parfois beaucoup de plaisir à regarder des vidéos traitant de ce type de fessée. Celle que je vais vous présenter ici m'a particulièrement plu tant les acteurs prennent du plaisir à jouer ainsi. Le ton n'est pas très juste, bien sûr, surtout chez les deux jeunes femmes punies. Mais cette pièce est donnée devant public, donc je pense que cela doit rajouter à la difficulté de l'interprétation. Le professeur est vraiment trop craquant parfait, quant à lui...



lundi 18 novembre 2013

Libération émotionnelle


La fessée fait de moi une femme plus calme, plus sûre et plus heureuse. Il est courant de dire qu'elle a des vertus thérapeutiques. Je ne sais si "thérapeutique" est le mot exact, puisqu'il suppose la "guérison" d'une maladie. Mais il est certain que la fessée nous apporte beaucoup de bien-être en permettant de libérer des émotions parfois profondément enfouies en nous-même. 

Si, par principe, la fessée calme et rassure, elle ne conduit que rarement à ces larmes que l'on espère tellement voir couler sur nos joues. Seule l'interaction psychologique entre la douleur physique (fessée) et la douleur émotionnelle (réprimandes, sentiment de culpabilité) peut permettre d'amener à la surface ces émotions profondes.

Les proportions entre le ressenti de la douleur physique et de la douleur émotionnelle varient considérablement d'une personne à une autre et d'une situation à une autre. Avoir réussi à fondre en larmes une fois ne garantit pas le même succès à la prochaine séance, loin s'en faut. Cette libération émotionnelle est le plus souvent imprévisible mais il existe des facteurs qui peuvent la favoriser. L'objet de ce billet est de tenter de les analyser.

Tout se joue donc dans la bonne proportion entre douleur physique et douleur émotionnelle. Certains dominants pensent à tort que si leur partenaire ne pleure pas, c'est que la fessée n'a pas été assez forte ou assez longue. Bien sûr, pour qu’il y ait libération émotionnelle, il faut que la douleur physique ait atteint une certaine intensité. Mais cela est loin d’être suffisant. Les femmes ont une capacité étonnante à endurer la douleur. Si elles arrivent à supporter les douleurs de l'enfantement sans pleurer, ce n'est certainement pas la douleur d'une fessée, même intense, qui les fera craquer (je ne me place pas ici dans le cadre de punitions extrêmes, mais bien dans le cadre de fessées classiques). Pour libérer les larmes, il est fondamental que les aspects émotionnels se mêlent intiment à la douleur physique. Tel un chef d'orchestre, le dominant devra magner subtilement regards désapprobateurs, réprimandes, fessées, mises au coin, culpabilisation, honte, contrition et pardon et sa partenaire devra se laisser porter sur cette partition sans aucune réticence pour que les larmes puissent être libérées. Bien sûr, tous ces éléments ne sont pas toujours nécessaires. Mais, par leur forte synergie, ils aident à l’harmonie de la partition.

L'attente peut aussi être un facteur important dans la production des larmes car elle exacerbe la culpabilité et la peur de la fessée à venir. Durant cette période, le dominant peut renforcer ce sentiment en rappelant régulièrement à sa partenaire les raisons qui la conduisent à mériter cette punition. Il arrive parfois que la tension soit si forte dans ces moments-là que la coupable se mette déjà à pleurer. Il est alors vivement conseillé de mettre fin à la disgrâce et de procéder le plus rapidement possible à la punition, afin de profiter de ces premières larmes qui ouvrent généralement la voie à une libération émotionnelle complète. Si le dominant tarde trop, les larmes risquent de se tarir et le sentiment de culpabilité se transformer en ressentiment, ce qui naturellement gâcherait tout le processus.

Les réprimandes sont bien évidemment un facteur majeur dans le processus de culpabilisation/libération. Toutes les personnes ne réagissent pas de la même manière aux réprimandes. Certaines personnes (dont je fais partie) sont sensibles au haussement de voix du dominant (processus d’infantilisation), d’autres préfèrent être grondées comme des adultes à part entière, donc sans haussement de ton. Mais la manière de gronder dépend aussi du contexte et de la progression de la punition. Il est bien rare que l'on ne joue les réprimandes que dans un seul de ces deux registres. 

Changer le tempo de la fessée, alterner fermeté et douceur, aide généralement au processus en désorientant la personne punie. Selon mon expérience, le plus efficace est de gronder sévèrement au moment où la fessée se fait plus douce (cela ne servirait à rien de réprimander sévèrement quand la fessée est elle-même déjà administrée sévèrement). L’impact des paroles à ce moment-là est particulièrement fort.

Certains mots clés peuvent déclencher l'assaut des larmes, comme «vilaine», «méchante», «déçu», etc. Des phrases clés peuvent avoir le même effet, comme «Je croyais que tu avais compris la leçon la dernière fois», «Combien de fois faudra-t-il que je te punisse pour la même chose», «Ton comportement est inacceptable, le réalises-tu ?». Les questions directes sont généralement plus troublantes puisqu'elles exigent un effort de réponse de la part de la personne punie. Ces mots ou ses phrases doivent être dites avant et pendant la fessée et participent à renforcer le sentiment de honte et d’humiliation nécessaire à l’apparition des larmes. Pour lâcher prise et accéder aux émotions inconscientes, la personne punie ne doit plus avoir ni fierté, ni orgueil, ni arguments. Elle doit être mise à nue, aussi bien physiquement que psychologiquement. 

Mais toutes les larmes ne relèvent pas du lâcher prise. Elles peuvent être les larmes de colère ou de frustration d'un orgueil blessé, parfois les larmes de fatigue d'une fessée dans laquelle la punie ne parvient pas à entrer psychologiquement. Ces larmes restent dans le conscient, elles n’émergent pas de l’inconscient et n'ont donc pas le même effet libérateur. 
Mais elles peuvent être un signe précurseur du lâcher prise, en indiquant que la capitulation de la punie est proche. En se soumettant à la volonté de son partenaire et à la douleur de la fessée, elle entre dans le bon état d'esprit. A ce stade, la fessée doit être perçue comme une leçon salutaire et la punie ne centre plus ses émotions sur la déception supposée de son partenaire mais bien sur ses propres émotions. Là est la clé de la libération émotionnelle. Les émotions refoulées dans l’inconscient sont peu à peu libérées (le phénomène peut-être parfois brutal) et cela est la source d'un immense bien-être. 

Notons qu’une fessée administrée immédiatement, sur le vif, conduit plus facilement aux larmes, la personne punie n’ayant pas eu le temps de construire ses défenses. 

Mais gardons bien à l'esprit que pleurer et lâcher-prise ne doivent jamais être un objectif en soi. Plus on en fait un enjeu, moins les larmes seront susceptible d’être libérées. Quoi qu’il arrive, la fessée apporte beaucoup de plaisir. Alors détendez-vous! Plus vous serez détendus, plus elles auront de chance de survenir!



dimanche 17 novembre 2013

Devinette

Mon premier est une jeune femme visiblement soucieuse de rentrer chez elle.


Mon deuxième est un chaton effrayé de ce qui  se prépare dans le cuisine.


Mon tout? J'en meure d'envie...



Bon, vous avez deviné? 

vendredi 15 novembre 2013

Jouons avec William Bouguereau

S'il vous arrive comme à moi d'errer sur le web, vous êtes sans doute déjà tombé sur cette magnifique image...

Il s'agit d'une partie du tableau de William Bouguereau, intitulé Baigneuse (1864). Voici le tableau dans son intégralité...


Le style académique de William Bouguereau (1835-1905) lui a valu d'être renié durant la majeure du 20e siècle par la plupart des critiques d'art français (on préférait alors les courants impressionniste et post-impressionniste), mais force est de reconnaître son immense talent dans la représentation des nus féminins. 

Mais l'objet de ce post n'étant pas de faire un court d'histoire de l'art (j'en serais bien incapable), je vous propose un petit jeu. Si vous arrivez à retrouver les tableaux de Bouguereau dont j'ai fait ici quelques extraits, vous remporterez un petit cadeau... Alors bonne chance!  











lundi 11 novembre 2013

Preuve scientifique




Sagesse, Volupté, Divination, Bonté, Passion


Mais qui pourrait encore douter du divin pouvoir de cette main ? 



Mais ne le leur dites pas, ils pourraient se croire les Maîtres de l'Univers...






samedi 9 novembre 2013

Le drame du Sofitel

Robert avait toujours voulu fesser. Il en rêvait depuis plus de trente ans mais n'avait jamais osé passer à l'acte. Marié à une épouse qu'il estimait conformiste, il n'avait jamais considéré l'éventualité de partager avec elle ce fantasme qui venait pourtant le hanter chaque nuit. Il avait bien trop peur de sa réaction et il ne voulait pas la perdre. Il l'aimait profondément, même s'ils ne partageaient pas ensemble cette fantaisie.

Mais un jour, n'y tenant plus, il décida de s'inscrire sur un site de rencontre spécialisé. C'est comme cela qu'il fit la connaissance de Miss A. qui adorait être fessée. Il l'aborda timidement mais elle ne sembla pas prendre ombrage du peu d'expérience qu'il avait à lui offrir. Rendez-vous fût donc pris quelques semaines plus tard dans une belle suite qu'il avait réservée en secret. 

Il y arriva en avance, fébrile d'assouvir enfin ce fantasme qui l'étourdissait depuis tant d'année. Il repensa au scénario qu'ils avaient mis au point et vérifia qu'il n'avait oublié aucun instrument. Il était ravi du choix de l'hôtel. Tout y était parfait. Il y avait mêmes de jolies roses posées sur le guéridon en acajou. Il se dit qu'il devrait lui en offrir une, lorsque que les fesses de la demoiselle auraient été coloriées de la même couleur grenat que ces délicats pétales. 

Miss A. arriva juste à l'heure. Quand elle frappa à la porte de la chambre, Robert sentit son cœur s'emballer mais essaya de faire bonne figure et se précipita pour lui ouvrir. Elle était belle comme un cœur et il crut défaillir à nouveau. Mais il réussit à se ressaisir et lui demanda, le plus sévèrement qu'il put, si elle se souvenait de la raison pour laquelle elle avait été convoquée ici même.

« Oui » lui répondit-elle timidement. « Pour être punie… ».

« Très bien, dans ce cas prenez place comme nous en avons convenu. »

Ils avaient décidé qu'elle devrait se déculotter elle-même devant lui, puis qu'elle recevrait une sévère fessée couchée sur ses genoux. 

Mais lorsque Miss A. eu retiré le dernier voile qui protégeait sa pudeur, Robert craqua. Lui qui avait tant attendu ce moment, ne put supporter l'immense charge émotionnelle qui venait de l'engloutir.


Depuis, la direction du Sofitel de New York a interdit l'accès de sa suite 2806 à tout ressortissant de nationalité française. Certains parlent d'une malédiction, d'autres de fatalité. Mais moi, je pense qu'ils en ont juste ras la casquette de ces frenchies !

Jeux de dominatrices

Je vous l'ai déjà dit, j'adore jouer aux jeux de société. J'adore être fessée aussi. L'avais-je déjà mentionné? 

Au printemps dernier, j'avais essayé d'inventer une version de monopoly qui me permette d'allier mes deux passions... mais ma copie était à revoir. Et puis l'été, le soleil, la chaleur étaient venus perturber mes plans et rangé au placard ces satanés jeux. 

Alors maintenant que la pluie et le froid sont de retour, mon envie de jeu aussi... Mais je n'avais guère plus d'idée qu'avant. Je suis donc allée faire un petit tour sur le net et suis tombée sur cette version du monopoly spécialement conçue pour les hommes soumis. Je me suis dis que je pourrais l'adapter à mes propres envies mais en y regardant de plus près... non! Je ne peux que m'incliner devant l'endurance des hommes, mais pour rien au monde je ne voudrais me trouver à leur place dans ce jeu!



Finalement, je vais abandonner l'idée du Monopoly. Le 421 de l'apéritif me semble plus amusant (et celui-là, même s'il a été conçu pour les hommes, je devrais pouvoir m'en servir...).



vendredi 8 novembre 2013

Travaux de peinture

J'avais envie de le voir ce week-end.

Je l'ai appelé. « On peut se voir ? »

Il m'a répondu « Non, je dois repeindre l'appartement. »

« Mais je peux t'aider ! »

« Oui, mais je te vois venir... Alors je préfère te prévenir tout de suite, on ne joue pas ce week-end. Tout doit être fini d'ici dimanche. »

« Pas de problème », je lui ai répondu. « Je suis la reine du rouleau ! ».


Photo © Alain Robbe-Grillet

jeudi 7 novembre 2013

Différences entre fessée et violence domestique

Plus d'une fois, j'ai été confrontée à cet épineux problème : comment faire comprendre à mon partenaire que la fessée n'a rien à voir avec de la violence domestique?

Pour ceux qui vivent avec ce fantasme en eux, c'est une chose évidente. Mais pour ceux à qui nous faisons découvrir cet univers, la première impression est souvent négative. Si mes compagnons n'ont jamais refusé de s'essayer à la fessée, certains l'ont très mal vécu à posteriori. Cette pratique leur renvoyait une image d'homme violent qu'ils détestaient et nous aboutissions très souvent à une impasse. 

C'est pourquoi j'ai trouvé intéressant le document "BDSM VS Abus", publié sur le site The BDSM Training Academy. Il a l'avantage de présenter, de manière synthétique, tout ce qui différencie les pratiques BDSM de la violence domestique. J'ai essayé de le traduire, et surtout de le transposer à mon univers qui n'est pas exactement celui du BDSM. Je ne sais pas s'il permettrait de convaincre les réfractaires que la fessée est une activité d'amour et de partage, mais je pense qu'il pourrait au moins être un support de discussion intéressant.






mercredi 6 novembre 2013

Bons points

Quand j'étais petite, il était coutume de donner des bons points aux élèves méritants. Comme j'étais bonne élève, j'en recevais beaucoup. Mais comme j'étais très bavarde, j'en perdais aussi pas mal... Car ce système était stupide et encourageait le vice des bons élèves! Un élève en difficulté ne recevait jamais de bons points et devait donc s'acquitter de chacune des punitions qu'il recevait en cas d'infraction. Les bons élèves, eux, se contentaient de redonner à l'instituteur l'un de ces bons points si facilement gagnés.

Est-ce le sentiment de culpabilité que faisait naître en moi ce système absurde qui me poussa plus tard à vouloir être punie? Non, je ne pense pas. A l'époque, je n'étais pas vraiment consciente de l'injustice de ce système.

Mais quelle ne fût pas ma surprise le jour où je vis réapparaître à la maison ces petits bouts de papier coloré. Le système dont ils sont le support ne relève néanmoins d'aucune injustice. Et comme autrefois, je reçois toujours beaucoup de ces charmants petits bons...


parce que je suis toujours gentille, bien évidemment.


lundi 4 novembre 2013

Tâche ménagère

Voici un petit dessin de Kamitora qui me touche tout spécialement...

Vous ai-je déjà dit que j'adorais faire la vaisselle ?

Si, si, j'adore patouiller dans l'eau...

Mais non, pas dans l'O, pâlot Paulo!




dimanche 3 novembre 2013

Tenue correcte exigée

Au départ, il lui avait interdit de porter des strings. 
Il avait horreur de cela, disait-il. 
« Tu es trop vieille France» lui avait-elle répondu, en rangeant illico le petit bout de tissu qu'elle s'apprêtait à revêtir.

Et puis un jour, il lui a interdit les collants. 
« Je veux que tu portes des bas et rien que des bas. ». 
Ce jour-là, elle ne s'était pas défendue... parce qu'au fond elle les aimait bien les bas, elle aussi!

Mais quand il lui a dit qu'elle devait mettre sa culotte par-dessus les jarretelles, il a commencé à l'agacer.
« Comment veux-tu que je te déculotte correctement si tu la mets en dessous ? ». 
A ce moment là, elle s'est dit qu'il allait vraiment trop loin.
Sans rire.





samedi 2 novembre 2013

Remise de prix

Comme la petite cigogne a remporté haut la main le prix du deux millième commentaire... et par la même occasion pris le large dans le top des commentateurs, voici une petite animation, rien que pour elle...

Mais les autres dames peuvent apprécier, bien sûr.




vendredi 1 novembre 2013

Une conduite dangereuse (2)




Ce fût presque avec soulagement qu'elle quitta le canapé pour venir à son côté. Il la fit basculer, ajusta sa position, et commença à prendre la mesure du terrain qui lui était offert en caressant doucement ses fesses par-dessus sa robe. 

« Vous allez recevoir une fessée à la main. Elle sera à la hauteur de ce que vous méritez. Mais il y aura une suite, vous vous en souvenez, n'est-ce pas? »

« Oui » répondit-elle d’une voix mal assurée.

« Avez-vous apporté l’instrument comme je vous l’ai demandé ? »

« Oui » soupira-t-elle.

Il avait été convenu entre eux qu'elle apporterait un instrument de son choix. Avait-elle choisit le bon? Elle l'espérait lorsque la première claque tomba, la prenant au dépourvu. Malgré ses mains fines et douces, il maîtrisait manifestement l'art de corriger une dame. Une pluie de claques commença à s'abattre, d'abord lentement, puis de plus en plus rapidement. Protégée par ses vêtements, elle n'avait pas vraiment mal mais une douce chaleur commençait à l'envahir. Elle se sentait bien, en sécurité là, sur ses genoux. Peu à peu, ses muscles se détendaient, son esprit aussi. Il vagabondait dans un univers fait de douceur et de plaisir lorsque les claques cessèrent. 

« Avez-vous compris pourquoi vous êtes punie? »

« Oui » répondit-elle, surprise.

« Dites le moi. »

Non, cela elle ne voulait pas le faire. Il était déjà assez humiliant qu'il ait découvert sa bêtise, il n'était pas question qu'elle l'avoue de nouveau. 

« J'attends!» l'entendit-elle gronder, visiblement fâché de son manque de coopération. 

« Non, je ne veux pas… »

Très bien, je vois que vous n'avez pas compris votre leçon. C'est alors qu'elle sentit sa jupe se relever brusquement sur son dos et sa culotte prendre place au milieu de ses cuisses. 

« Oh non! » fit-elle en tentant de parer à ce geste qu'elle redoutait par-dessus tout.

Ses joues étaient sans doute devenues aussi rouges que ses fesses mais il ne semblait pas s'en être aperçu. Les claques recommencèrent à s'abattre, de plus en plus fortes et de plus en plus rapides. Sans la protection de ses vêtements, la douleur était nettement plus perceptible. Ses fesses la cuisaient terriblement mais elle essayait de ne pas y penser et de se concentrer pour garder ses jambes bien serrées afin qu'elle ne présente pas une posture trop indécente à cet homme qu'elle ne connaissait pas. Mais plus la fessée progressait, moins elle y parvenait. Ses jambes étaient prises d’un mouvement parfois tout aussi incontrôlable que les petits cris qui s'échappaient de sa bouche quand la claque était particulièrement forte. Elle essaya même de se protéger en interposant sa main droite, mais il la lui attrapa au vol. Elle entremêla aussitôt ses doigts dans les siens. Lui donner la main ainsi la rassurait et elle se détendit immédiatement. La fessée continua durant de longues minutes, sans qu'aucun mot ne soit plus échangé. 

« Relève-toi » lui murmura-t-il à l'oreille, ce qu'elle fit en remontant prestement le petit bout de lingerie qui lui entravait les cuisses.

« Qui t'a autorisé à faire cela? » lui demanda-t-il en l'agrippant fermement par le bras. Elle sentit sa culotte regagner aussitôt sa position initiale et un orage de claques s'abattre sur ses fesses déjà bien endolories. Elle en avait les larmes aux yeux, de honte plus que de douleur. Etre punie sur ses genoux avait un côté indéniablement rassurant. Elle aimait beaucoup cette sorte de partage, de communion, dans le jeu. Mais être punie debout, comme une sale gamine désobéissante, était nettement plus humiliant. Heureusement, l'averse ne dura que quelques secondes.

« File au coin!» 

Elle se précipita à l'endroit indiqué et n'attendit pas son ordre pour emmêler ses doigts derrière sa tête. De longues minutes passèrent ainsi. Elles lui semblaient interminables. Que faisait-il ? Elle n'entendait pas grand-chose, si ce n'était parfois le bruit de ses pas. Faisait-il durer la pénitence pour la punir de l'avoir défié en se recouvrant? Elle regrettait amèrement son geste à présent. Elle aurait donné n'importe quoi pour qu'il vienne la chercher... ou au moins qu'il lui parle!

« Va chercher l'instrument que tu as apporté » s'entendit-elle enfin ordonner. Elle quitta sa place avec soulagement et alla chercher l'objet en question. Elle le lui remit en main. Il le soupesa, le tapota contre sa paume. Avait-il déjà fessé avec un tel instrument? Elle n'en avait pas la moindre idée. Il semblait hésiter sur la position à adopter mais se décida finalement. Il retourna s'asseoir et lui demanda de reprendre place sur ses genoux. 

« Dis-moi la raison pour laquelle tu es punie aujourd'hui.»

Elle sentit son estomac se renouer aussitôt. 

« Je… » mais aucun autre son ne sortit de sa bouche.

« Oui ? »

« Je suis punie parce que ma conduite a été dangereuse » parvint-elle enfin à articuler dans un murmure.

« C'est bien, tu commences à comprendre la leçon. Mais elle n’est pas terminée, loin de là... » lui rappela-t-il alors que le premier coup s'abattait sur ses fesses déjà bien rouges.

La fessée était beaucoup plus cuisante à présent qu'il n'utilisait plus sa main. Mais elle restait supportable et la jeune femme ne voulait surtout pas qu'elle s'arrête. Il avait réussi à la faire se sentir coupable, elle voulait à présent qu'il la punisse vraiment. Mais plus l'instrument venait la brûler, moins elle arrivait à contrôler le mouvement de ses hanches et de ses jambes qui commençaient à s'agiter en tous sens. Il marquait des instants d'arrêt de temps en temps, ce qui lui permettait de reprendre son souffle. Il lui caressait alors la tête pour s'assurer que tout allait bien. 
Et puis soudain, sans que rien ne l'y prépare, elle sentit une grande vague déferler en elle et ses larmes se mirent doucement à couler. Ce n'étaient pas des sanglots, mais elle ne parvenait pas à en arrêter le flot. Elle n'essayait pas, de toute manière. Elle se laissait aller, à la fessée comme aux larmes, et elle se sentait incroyablement bien... Toute tension avait disparu, de son corps comme de son esprit. Elle qui ne pleurait quasiment jamais lors d'une fessée, elle avait oublié à quel point il pouvait être bon de se laisser aller à ce point!

Mais lorsqu'il s'aperçut qu'elle pleurait, il stoppa net la punition, inquiet.

« Amandine, est-ce que tout va bien? » lui demanda-t-il, en l'aidant à se relever et en l'asseyant sur ses genoux. 

« Oh oui, très très bien... » lui répondit-elle en posant sa joue contre son torse. Il la garda ainsi blottie contre lui le temps que ses larmes se tarissent.

« Veux-tu une tasse de thé? »

Il venait de lui offrir une magnifique fessée. Elle pensa qu'elle se devait d'honorer ce terrible breuvage.

« Oui, volontiers » lui dit-elle en souriant.



Photo © Red Charls