mardi 3 décembre 2013

Un dîner d'exception (3)

(la fin, enfin...)

Elle ne chercha pas à le contrarier. Elle était trop épuisée pour chercher à jouer les chipies et les liens qui lui sciaient les poignets lui rappelaient constamment son statut de femme punie. Elle espérait de tout son cœur que sa punition était terminé, qu'elle allait être pardonnée et qu'ils pourraient passer au plaisir de se retrouver et de dîner ensemble. A bien y réfléchir, elle n'avait pas vraiment faim mais elle désirait juste que toute tension entre eux s'évanouisse. 

Le bruit de ses pas se fit entendre. Il posa une main sur son épaule, déposa un baiser sur son cou. 

« Viens, nous allons manger. »

Elle respira profondément. Rassurée, la punition semblait bel et bien terminée et un immense sourire illumina son visage. Elle se retourna et aperçut une grande assiette posée sur la table basse du salon. Elle était magnifique. Elle crut y reconnaître de grosses langoustines dans une drôle de croûte, des toasts recouverts d'un mélange crémeux, du fenouil caramélisé et de minuscules tomates dans un trait de sauce dorée. Tout cela semblait succulent et son appétit refit soudainement surface. Elle regarda son compagnon et eu envie de l'embrasser mais il était déjà reparti s'asseoir sur le canapé. 

« Viens t'asseoir », lui dit-il en désignant la place à côté de lui. 

« Tu ne me détaches pas ? » lui demanda-t-elle, étonnée.

« Non », lui répondit-il en la regardant droit dans les yeux.

A cet instant, elle comprit que ses espoirs étaient vains. Sa punition n'était pas terminée. Elle ne put s'empêcher de jeter un regard furtif aux deux cloches en argent qui semblaient la narguer, sur la grande table. Elle ne se sentait pas en mesure de recevoir encore deux fessées ce soir! La première l'avait épuisée, elle ne pourrait jamais faire face à d'autres. Elle décida d'ignorer ces deux Cerbères d'argent et rejoignit le canapé. 

« Mais comment vais-je faire pour manger si tu ne me détaches pas ? »

« Ne t’inquiète pas, je vais t'aider. »

Elle comprit alors pourquoi il n'y avait qu'un seul couvert posé sur la table. Mais l'idée d’être nourrie comme un bébé ne lui disait rien qui vaille. Elle trouvait cela humiliant. Elle supposa que cela faisait partie de sa punition et c'est donc en toute docilité qu'elle ouvrit la bouche lorsqu'il approcha la fourchette. Ce qu'il lui mit en bouche était délicieux.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« De la langoustine en coque de kadaïf. »

« Qu'est-ce que c'est le kadaïf ? »

« Du kenafeh. »

« Quoi? »

« Des cheveux d'ange, si tu préfères. »

« Ah, je vois. Mais c'est délicieux! C'est toi qui l'as fait? »

« Oui. »

« Je t'adore!», lui dit-elle en se penchant pour l'embrasser. 

« Minute petite », s'écria-t-il en riant. « Je ne suis pas sûr que tu sois autorisée à cela pour le moment! »

« Je m'en fiche», lui répondit-elle en collant ses lèvres aux siennes. 

« Je saurais m'en souvenir tout-à-l'heure… »

« Oh arrête, je veux profiter de ce repas de roi! Fais-moi goûter ce magnifique toast, il a l’air délicieux lui aussi! » 

« Tsssssss » siffla-t-il en lui tendant une bouchée. 

Il avait retiré la chaire enfermée dans les pinces des langoustines et l'avait mélangé à du fromage de chèvre frais et quelques zestes de citron confit... C'était exquis! 

« Tu veux un peu de vin? »

Il lui tendit le verre et le tint prêt de ses lèvres. Elle reconnut aussitôt les arômes de violette, de pêche et d’abricot, si caractéristiques du viognier. 

« Du condrieu! » s’exclama-t-elle. « Mon vin préféré! Tu le savais? »

« Bien sûr, je sais tout de toi!» lui répondit-il en souriant.

Surprise, elle ne se souvenait pas d'avoir jamais parlé œnologie avec lui. Mais peu importait, le vin était excellent et elle en savoura chaque goutte qu'il voulut bien lui accorder. 

Sous l'effet de l'alcool allié aux mets raffinés, une douce chaleur commença à l'envahir. Elle se sentait si bien qu'elle en oublia tout et s'abandonna totalement aux saveurs exquises qu'il lui mettait en bouche. 

Quand ils eurent enfin terminé le plat, il la regarda longuement sans rien dire. Il semblait se poser des questions, mais elle ne s'aperçut de rien, toute à son bonheur de l'instant présent. 

« Bon, je pense qu'il est temps que nous reprenions ta punition!» prononça-t-il d'un ton sévère.

Le sang quitta son visage. Elle blêmit. 

« Faut-il vraiment que je sois encore punie? J’ai bien compris la leçon, tu sais!» l'implora-t-elle.

« Chérie, les choses ont complètement dérapé ces dernières semaines et cette leçon doit réellement être exemplaire. Tu le sais, n'est-ce pas? »

« Oui » répondit-elle, navrée.

« Comme tu as les mains liées, c'est moi qui vais chercher le second plat... »

Il se leva et revint avec le maudit objet, toujours recouvert de sa cloche d'argent. Elle ne savait pourquoi mais elle détestait ces plats et elle détestait ces cloches. Jamais elle ne s'en servirait pour un repas. Jamais!

« Alors, voyons quel sort est réservé à tes fesses! » dit-il en soulevant la cloche.

Sur le plat d'argent était disposée une brosse qu'elle n'avait encore jamais vue. Elle était un peu plus grande qu'une brosse à cheveux mais moins grande qu'une brosse de bain. Elle tressaillit en pensant aux dégâts qu'elle ne manquerait pas d'imposer à son postérieur. La brosse lui laissait toujours des bleus, qui mettraient des jours et des jours à s'évanouir... Pourvu qu'il ne soit pas trop sévère, pensa-telle en se mordant la lèvre inférieure.

Il s'assit et lui fit signe de reprendre place sur ses genoux. Elle obtempéra, la mort dans l'âme. 

« Cette punition est la conséquence de ta désobéissance continuelle, à moi comme aux règles que nous avions fixées ensemble. Es-tu prête à faire de réels efforts pour corriger ton comportement à l'avenir? »

« Oui », répondit-elle d’une petite voix.

« C'est ce que nous allons voir », dit-il en laissant tomber les premiers coups sur sa fesse droite, puis sur sa fesse gauche. 

Il marqua un temps d'arrêt et elle reprit son souffle. Mais déjà la fessée reprenait. Si au départ, les coups furent retenus, une nuée crépitante ne tarda pas à s'abattre. La douleur était fulgurante et elle n'arrivait plus à respirer.
Il décida alors de mettre fin à son supplice. Ses fesses étaient rouges carmin et quelques petites auréoles plus foncées montraient la position des bleus qui viendraient orner son derrière les jours prochains. De grosses larmes s'écoulaient sur ses joues. Il avait envie de la prendre dans ses bras pour la consoler mais il était déterminé à ce que cette punition soit exemplaire. Il n'en fit donc rien, mais l'aida à se relever. Il caressa doucement ses joues pour en chasser les larmes et la reconduisit au coin. 

« Ça va? », lui demanda-t-il.

« Oui », répondit-elle dans un sanglot.

Elle avait besoin de quelques instants de calme pour reprendre ses esprits. Cette mise en pénitence lui était salutaire.

« Je reviens dans quelques minutes. »

Il quitta à nouveau la pièce pour se rendre dans la cuisine. Elle entendait le bruit de casseroles que l'on remue, du four que l'on arrête, mais elle n'arrivait pas à se concentrer sur l'idée des mets, sans doute délicieux, qui allait venir. La douleur était pour le moment trop forte. 

Mais assez rapidement la douleur s'estompa jusqu'à ne laisser qu'une douce chaleur, dans ses fesses comme dans son bas ventre. Quand il revint dans la salle, elle se sentait bien, à nouveau, mais elle redoutait le moment où elle devrait s'asseoir...

Elle sentit qu'il tirait sur la corde qui lui entravait les poignets et soudain ses mains furent libérées. Elle frotta vigoureusement ses poignets afin de réactiver la circulation et soulager la douleur lancinante qui les enflammaient. Elle n'osa pas lui demander si cela voulait dire que sa punition était terminée, mais elle l'espéra très sincèrement. 

« Viens manger tant que c'est chaud. »

Deux assiettes étaient posées sur la table mais aurait-elle la force de manger quelque chose? Elle s'approcha et s'aperçut qu'elles contenaient de l'agneau confit avec des petites pommes de terre sautées à l'ail, et l'eau lui vint immédiatement à la bouche. Mais quand elle essaya de s'asseoir, une douleur fulgurante lui traversa le haut des fesses et elle se redressa aussitôt. 

« Tu veux t'asseoir sur mes genoux ? »

Elle ne se fit pas prier et y prit place le plus confortablement possible, en prenant garde de placer dans le vide l'arrière de ses fesses. Assise ainsi, elle n'avait pas mal et put savourer en toute quiétude le délicieux plat qu’il avait préparé. Mais elle était fatiguée et ne put terminer son assiette. Elle posa sa joue contre l'épaule de son amant et, ainsi tendrement lovée, attendit qu'il termine. 

La troisième cloche d'argent était restée sur la grande table et semblait les narguer. Il la contempla un instant mais pensa qu'il était préférable d'arrêter-là la punition. Il ne voulait pas marquer ses fesses et la brosse y avait déjà laissé quelques hématomes. Il ne voulait pas aggraver les choses.

« J'avais prévu une troisième punition, tu sais », lui dit-il en repoussant la mèche de cheveux qu'elle avait devant les yeux. Mais je crois que ça suffit pour ce soir!

« Non, donne-la-moi, s'il te plait... », lui répondit-elle d'un ton implorant.

« Quoi? Mais non, puisque je te dis que ça suffit.»

« Je veux être certaine d'être pardonnée, que tout soit oublié, qu'il n'y ait plus la moindre ombre entre nous. Si tu as prévu trois punitions, c'est que je les mérite, toutes les trois. S'il te plait… » 

Ses larmes avaient recommencé à couler en disant cela. 

« Tu en es sûre? » lui demanda-t-il, stupéfait.

« Oui, je n'ai jamais été aussi sûre de moi ! » lui répondit-elle en souriant à travers ses larmes.

« Alors va chercher le troisième plat ».

Elle revint avec l'objet entre ses mains et attendit d'être prêt de lui avant d'en soulever la cloche d'argent. Une ceinture y était posée, tel un serpent endormi. Elle n'en fût pas vraiment surprise.

« Allons dans la chambre» lui dit-il, d'un ton rassurant.

Elle le devança, plaça les oreillers en pile et s'y allongea dessus. Il la regarda faire puis s'avança et lui caressa quelques instants les cheveux, avant de saisir la ceinture et de se reculer. Elle entendit la lanière claquer dans l'air et ferma les yeux. Le coup l'atteignit en plein milieu des fesses. Elle poussa un cri mais ne bougea pas. Plusieurs claquements suivirent, vifs et cinglants. Elle résistait du mieux qu'elle pouvait en étouffant ses cris dans le tissu de la couette. 

Soudain, une main vint la caresser, une main fraîche et douce. Des doigts effleurèrent son intimité ruisselante. La pression se fit plus forte, les doigts forçaient l'entrée de ses chaires. C'est alors qu'elle le sentit entrer en elle. Son désir était violent. Tandis qu'il imprimait son rythme, son corps à elle était parcouru de tremblements. La jouissance les emporta, fulgurante.

Quelques minutes plus tard, elle sombra dans un profond sommeil. Il la contemplait en songeant qu'ils n'avaient pas mangé le dessert, une amandine aux fruits rouges. Leur gâteau. C'était grâce à lui qu'ils s'étaient rencontrés. Elle faisait la queue à la boulangerie. Il était juste devant elle. Quand il demanda une part d'amandine aux fruits rouges, elle ne put s'empêcher de sourire. Il s'en aperçut.

« C'est mon gâteau préféré », s'excusa-t-il. « Mais pourquoi cela vous fait-il sourire? »

« Oh, c'est une longue histoire… » lui répondit-elle, énigmatique.

« Puis-je vous inviter à prendre un café? Vous aurez ainsi tout le temps de m'expliquer... »

« D'accord » lui répondit-elle, ravie, « à condition que vous partagiez votre gâteau avec moi! »

« Naturellement... » répondit-il, amusé.

Fin.


Voici l'histoire racontée sous la forme de bande dessinée par le talent de Peter Pan!








30 commentaires:

  1. B.R.A.V.O. T'es la plus forte !
    Et j'adore la multitude de petits détails dont regorge ce texte...
    Bisous toi !

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    1. Je suis très heureuse que cette fin t'ait plu, petite cigogne. Merci!!!
      Bisous :-)

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  2. Peter Pan3/12/13

    Bonjour Amandine !

    Très bien tourné ce texte. Merveilleuse prose. On n'entendrait presque les personnages respirer. J'imagine une mini-BD en reprenant des bribes de dialogues pour les bulles. "18/20. Avec les félicitations du Jury. En bonne voie. Continuez. ". Bon appétit. Peter Pan.

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    1. Je n'attendais pas une aussi bonne note... merci professeur!!!
      Comme vous dessinez merveilleusement bien, je vous propose une carte blanche ici, avec les deux dessins que vous m'avez déjà montrés et peut-être un (ou plus) illustrant ce récit... Cela vous tenterait-il?
      Bonne journée, cher Peter Pan!

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    2. Peter Pan3/12/13

      Re-bonjour Amandine !

      Je suis vraiment flatté et tenté par votre proposition. Ma foi, l'exercice est plaisant. Alors, après tout, pourquoi pas ? Merci Amandine. Bonn' journée. Peter Pan.

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    3. Je suis ravie et attends vos dessins avec impatience !!!
      Merci beaucoup, Peter Pan. :-)

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  3. Asterias3/12/13

    Merci Amandine, ça valait le coup d'attendre ! Très belle histoire :)
    J'aurais presque envie d'y être...
    Surtout attachée je vous l'avoue ;)

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    1. Merci Asterias! Etre attachée est très troublant. La vulnérabilité que cela implique prouve toute la confiance que l'on place en l'autre. C'est un joli don de soi, je trouve. :-)

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  4. Peter Pan4/12/13

    Bonjour Amandine !!

    Décidément, ce n'est plus un compliment, c'est un triomphe. L'art de l'écriture est très difficile car faire resentir une émotion, retracer une ambiance ou un lieu par la magie des mots est à la fois périlleux et très excitant. "Mais le jeu en vaut parfois la chandelle" ne dit-on pas ? Encore bravo !! Bonn'journée. Peter Pan.
    (NB : pour les illustrations, ça mijote, çà mijote...)

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    1. Mijotons, mijotons... le résultat n'en sera que plus beaux, j'en suis sûre! :-D
      Bonne journée à vous, Peter Pan!

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  5. Très joli texte...
    Et avec tous ces petits détail...c'est un délice. :-)

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    1. Merci Elle! Je suis ravie que vous ayez aimé cette fin.
      C'était un récit très agréable à imaginer et écrire. J'aimerais bien en vivre au moins une petite partie... Je vais croiser les doigts! :-)

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  6. Peter Pan4/12/13

    Re-bonjour Amandine !!

    Vous avez bien raison. Croiser les doigts. Les meileures choses arrivent au moment où on ne les attend pas. Comme une vieille connaissance qui vous bouscule au coin de la rue. Ou quelques retardataires conviés à un repas de fête. " - Ah ,c'est vous ?? On ne vous attendait plus. - Désolé. Panne de rasoir électrique. - Allez, entrez prendre l'apéro ... " Etc...
    Bon appétit. Peter Pan.

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  7. Réponses
    1. Je rêve d'une part d'amandine aux fruits rouges... ici, je ne trouve que des charlottes! :1:

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    2. ah et puis la robe est superbe :D

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  8. Une jolie part de gâteau :)

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    1. J'en veux une pour mon Noël! Je ne suis pas difficile, au fond... :-)

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    2. Aranam5/12/13

      Non, une femme qui se satisfait d'une part de gâteau à Noël ne mérite pas d'être enguirlandée :-)

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    3. Et bien, puisque c'est comme ça, je commande au Père Noël la même robe de haute couture que sur la photo de l'épisode 1 (comme ça je pourrais la prêter à Dita). Bon, ça suffit, je peux être enguirlandée (et fessée)???

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    4. Aranam5/12/13

      oui, une bonne fessée avec des guirlandes allumées tout autour de tes fesses :-)

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    5. Tu viens d'illuminer mon Noël, Aranam! En plus, dans la robe, je vais être sublime... :8:

      Euh, dis, t'es sûr qu'elles ne vont pas me brûler les fesses, tes guirlandes? Rassure-moi, elles sont pas made in china au moins?

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    6. Amandine elle va se faire griller les fesses-euh !
      *zzzzzhh* coup de jus, plus de fesses.
      Mouahaha. (rire gras)

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    7. C'est sûr que vu comme ça, ça perd de son glamour... :-D

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  9. Très joliment écrit, Amandine! Tu n'as pas à rougir de tous les compliments qui précèdent! ;-)

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    1. Merci Honey-Soie, tu es adorable! :10:

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  10. un joyeux pirate5/12/13

    joli texte, quel souffle cette Amandine..

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    1. Un joyeux pirate? Je ne sais si vous êtes "mon" pirate mais je suis néanmoins ravie de vous voir ici, j'adore les pirates! :-)

      Merci pour le compliment sur le texte, mais n'oubliez pas qu'il ne s'agit que d'une fantaisie. Je n'ai (bien malheureusement) jamais vécu ce délicieux repas.

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    2. un joyeux pirate6/12/13

      je suis votre pirate effectivement, mon navire m'a déposé sur vos côtes..

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    3. Alors même les pirates ont besoin de remplir leur hotte pour Noël...Bon séjour parmis nous! :-D

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