samedi 25 janvier 2014

Les bienfaits de l'humiliation érotique



L'humiliation fait partie intégrante de notre jeu. Recevoir une fessée n'est pas simplement recevoir des claques sur les fesses, c'est aussi accepter d'avouer ses fautes, d'être réprimandée, d'être dénudée, d'être exposée, etc… Cet aspect humiliant provoque sans doute un profond rejet chez certains, et tout particulièrement chez les féministes. L'humiliation est souvent associée à la dégradation, et donc logiquement jugée inacceptable. 

Et pourtant, nous avons souvent grand à gagner à nous confronter à l'humiliation.

Etudiante, je suis passée par les "classes préparatoires", ces institutions où nous subissons un bourrage de crâne intensif dans le seul but de réussir le concours d'entrée aux "grandes écoles". Une période difficile, mais pas tant, puisque nous étions tous dans le même bateau... Autant vous dire que je n'ai pas retenu grand-chose de la quantité impressionnante des concepts théoriques dont on nous a abreuvés durant ces deux années. Dans ma vie professionnelle, je n'ai finalement jamais eu besoin d'en utiliser beaucoup. Mais ces deux années ont été véritablement constructives, non pas tant par la quantité de travail que l'on nous demandait, que par le jeu des "colles". Chaque semaine, nous devions passer des interrogations orales devant chacun de nos professeurs. Une heure, en quasi tête-à-tête. Nous étions envoyés au tableau, afin d'y résoudre des exercices dont nous ne comprenions pas grand-chose, tandis que le professeur nous tançait vertement pour notre manque de travail, manque de logique, etc... Il n'était pas rare que nous ne ressortions de là les larmes aux yeux (du moins pour les filles). Le but de tout cela était, en réalité, de nous endurcir afin de nous préparer au mieux aux oraux des examens. Et cela s'est avéré très efficace et utile, bien au-delà du simple passage des concours. Cet exercice "d'humiliation" (cela en était véritablement) nous a appris à gérer notre stress, à ne plus avoir peur des challenges à relever puisque, quoi qu'il arrive et quelle qu'en soit la difficulté, nous savons parfaitement qu'il y aura une fin et que nous en sortirons indemne. A travers ces "colles", nous avons acquis la capacité de nous concentrer sur le but à accomplir, sans jamais se laisser parasiter par la peur. Ce fût certainement l'apprentissage le plus bénéfique de mon éducation étudiante (même si ce n'était certainement pas le plus agréable à vivre).

Mais revenons-en à notre jeu. Comme ce fût le cas dans mes "colles" d'étudiantes, je pense que l'humiliation que nous subissons dans ce jeu nous apporte beaucoup. Une bonne dose d'assurance, en premier lieu! Devoir se dénuder devant un homme qui, lui, reste habillé fait disparaître comme par magie tous nos complexes... Au début, il faut se faire violence, bien sûr. Ces complexes sont de profonds inhibiteurs de notre libido. Mais nous forcer à nous exposer ainsi en est certainement le meilleur des remèdes. Nous nous mettons nues et…le monde ne s'écroule pas! C'est dingue, non? Au contraire, notre partenaire y prend un plaisir très visible! Serions-nous belles, finalement? Bien sûr que nous le sommes, et faire cet exercice nous aide vraiment à le réaliser. 

Mais attention, manier l'humiliation est encore plus délicat que de frapper avec un instrument. Tout comme on ne doit jamais dépasser le seuil de tolérance à la douleur, on ne doit pas franchir les limites de sa partenaire pour ce qu'elle juge acceptable en termes d’humiliation. Et dans ce domaine, il n'y a pas de signe physique qui prévienne que l'on s'approche des limites... Seule une bonne communication préalable peut permettre de définir clairement le domaine dans lequel la partenaire est prête à jouer. Il faut absolument en discuter AVANT. Après ce sera toujours trop tard, le mal (ie. le sentiment de dégradation) sera fait. Et celui-là ne guérit pas au bout de quelques heures ou de quelques jours, comme peuvent le faire les traces d'une fessée un peu trop appuyée...

Pour moi, par exemple, il est absolument inenvisageable d'être appelée "salope", "pute" ou "chienne". Ces termes me renvoient une image dégradante que je ne peux tout bonnement pas supporter. Les entendre me ferait aussitôt sortir du jeu... et à jamais des bras de mon partenaire. Ils constituent ma limite "à ne jamais franchir", même si cela est purement irrationnel. Il y a des tas de filles qui adorent entendre ces mots, et qui trouvent même cela très excitant. Mais nous sommes dans le domaine du fantasme ici, il n'y a pas à chercher de logique... 

Bien sûr, j'ai d'autres limites, d'autres barrières que j'aimerais voir tomber mais qui pour le moment sont toujours-là. Me masturber devant un homme, par exemple, m'est pour le moment impossible. Dans mon imaginaire, cette image est tellement liée à de mauvais films pornos que sa vulgarité me bloque. Mais qu'y a t-il, au fond, de vulgaire à se donner un plaisir, somme toute très naturel? Le jour où je me sentirais suffisamment en confiance avec un partenaire, je sais que cette barrière tombera et que j'en serais sûrement très heureuse. Je me sentirai probablement encore plus féminine et désirable. En matière d'humiliation comme en matière de fessée, il est toujours bon d'essayer de repousser ses limites, mais en restant toujours dans le domaine de ce que l'on considère comme acceptable. 

Voilà, tout cela pour expliquer que l'humiliation, quand elle est jouée avec intelligence et bienveillance, est tout sauf de la dégradation. Elle peut nous apporter beaucoup, nous renforcer et nous donner une incroyable confiance en nous. A condition, bien sûr, de respecter les limites de chacun.

64 commentaires:

  1. Intéressant, je n'y avait pas pensé.
    Je pense plutôt à la régression et à la transgression classique. Oublier que nous sommes des adultes et parents responsables, formatés par une société prônant l'égalité et la négociation plutôt la contrainte. Pour nous retrouver jeunes filles ou jeunes épouses fautives et punies, pères ou maris stricts et à la l'ancienne mode. On sait que c'est un jeu, mais on y trouve du charme et une excitation. Quand c'est pratiqué avec des partenaires avec qui nous sommes en complicité. On offre du plaisir et on en prend.

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    1. C'est tout-à fait exact et c'est comme cela que l'on vit le jeu. Mais j'ai l'impression que l'on n'ose jamais parler de la part d'humiliation, pourtant inhérente (bon, je dis cela, mais je suis loin d'avoir lu tout les sites et blogs traitant de la fessée..). Or c'est cet aspect-là qui rebute le plus l'opinion publique. Humiliation ne veut pas dire dégradation, loin de là. Elle survient toujours, au moins au moment où l'on nous demande de nous dénuder (ce qui est quand même souvent le cas lors d'une fessée), et peut nous apporter vraiment beaucoup, à condition qu'elle respecte nos limites. C'est le message que je voulais faire passer ici... :-)

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  2. nabuccho7825/1/14

    bonjour Amandine,
    Humiliation : le mot me gène. Gène dans le sens de "gehenne-l'enfer".
    Quel mot utiliser? je verrais plutôt un terme qui se rapprocherait de "éducation"..
    Peut-être parce que je fus éduqué par les jésuites. Je vous le concède.
    Très joli texte où la transgression et la perversité n'ont pas leur place.

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    1. Bonjour Nabuccho,
      Le mot "humiliation" fait peur. Peut-être parce qu'on l'assimile immédiatement avec "dégradation" ou "avilissement". Pourtant exiger une certaine part de nudité, quand elle n'est pas partagée, c'est bien imposer une forme d'humiliation. Le but de ce texte était d'expliquer que si la chose est bien menée, nous avons beaucoup à y gagner. Il ne faut pas que cette notion nous rebute car elle peut vraiment se révéler très bénéfique. A condition, bien sûr, d'avoir un partenaire intelligent et qui nous respecte. :-)

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    2. nabuccho7825/1/14

      Certes, si vous comparez ce "maître" au gynécologue, il agit pareil. Pendant quelques années, j'ai pratiqué l'hypnose. L'autorité que vous donne votre position sociale/professionnelle conditionne une sorte d'abandon légal des barrières de la pudeur.
      Quelqu'un de très proche, après avoir obtenu son bac TB au lycée Hoche de Versailles, préférait écouter son professeur principal qui lui conseillait une filière d'excellence plutôt que d'écouter celui qui lui disait : quelle est ta passion?
      Dans votre texte, j'y vois une construction positive qui fait réfléchir.

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    3. C'est vrai que les gynécologues manient cette forme d'humiliation de manière très professionnelle... mais cela ne nous empêche pas de parfois nous sentir un peu mal-à-l'aise, au moins lors de la première visite! :-D
      Je suis très heureuse que vous voyez en ce texte une construction positive, car c'est vraiment là le message que je voulais passer! :-)

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  3. jacobi25/1/14

    sourire.. encore une arme à double tranchant qu'il faut encore manier avec précaution comme vous le soulignez. on peut imaginer être capable d'assumer et après avoir le contre coup d'un mot, d'une attitude.
    c'est pourtant je le reconnais quelque chose de très excitant, enivrant lorsque c'est partagé, accepté, compris.

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    1. C'est vrai que le rôle de dominant est décidément très difficile et nous ne pouvons réellement que l'admirer! :-)
      On dit toujours que la communication est fondamentale dans notre jeu, mais elle l'est d'autant plus quand il s'agit d'humiliation. A moins d'être une brute épaisse, il est relativement facile de voir quand sa partenaire ne peut plus supporter la douleur. Par contre, un mot de travers ou un ordre inadéquat, et toute la magie de l'instant peut être brisée...

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    2. jacobi26/1/14

      difficile en effet.. c'est pour ça que l'on tombe souvent sur de pseudos "maitre"
      je n'imaginais même pas l'intervention d'une brute épaisse, c'est plus subtile que cela, mais en effet il suffit d'une rupture dans le ressenti pour que tout bascule.. et savoir anticiper ces ressentis est bien difficile car le "vertige" peut subvenir n'importe quand ..

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    3. Pour ce qui concerne l'humiliation, je pense qu'il faut en discuter au départ pour cerner plus ou moins bien le domaine d'acceptabilité de la soumise.
      Mais on ne peut pas discuter de tout et une fois dans le jeu, il arrive qu'une envie soudaine conduise le dominant à vouloir imposer quelque chose que la soumise ne veut ou ne peux pas faire. Dans ce cas, il suffit qu'elle le lui dise et que le dominant l'entende, sans que cela ne vienne casser l'ambiance du jeu.
      Par exemple, un jour, après une fessée, mon partenaire m'avait demandé de me masturber devant lui. Comme je l'ai expliqué, je n'arrive pas à le faire. Je lui ai répondu non de la tête. Il a été surpris et m'a demandé pourquoi? Je l'ai regardé d'un air suppliant en lui demandant de me redonner une fessée. Il a compris, n'a pas insisté et nous sommes passé à autre chose sans que le charme du jeu n'ait été rompu.
      Tout se passe toujours bien tant que chacun reste à l'écoute de l'autre et sait ne pas insister inutilement... :-)

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    4. jacobi26/1/14

      En effet il faut beaucoup discuter mais beaucoup de choses se découvrent en effet pendant le jeu et c'est pour ça que je prenais l'image du vertige dans mon commentaire précédent, difficile de complètement en imaginer les effets avant.
      J'ai connu aussi ce genre d'expérience, mais parfois la soumise ressent aussi une forme de déception d'avoir vu son maître céder à sa supplique, elle qui attendait de lui qu'il sache lui faire dépasser.
      Je ne dis pas qu'elle a raison (au contraire) mais c'est en cela que le jeu est subtile car souvent l'un attend de l'autre qu'il puisse lui faire vivre ses propres désirs, qu'il devine presque..
      Mais quoiqu'il en soit, avec un peu de recul, e partage totalement votre dernière phrase..

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    5. Le vertige dont vous parlez, je ne pense pas qu'il existe dans le monde de la simple fessée, où le niveau de douleur et d'humiliation est tout de même bien moindre que dans le BDSM. Je ne l'ai jamais ressenti en tout cas.
      Par contre, si je me sens dégradée et non plus simplement humiliée, je ne voudrais plus que le dominant me touche. Il pourra remballer ses clics et surtout ses claques, il ne m'intéressera plus non plus de le revoir. :-)

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    6. jacobi27/1/14

      je ne sais pas ;-) mais quand je parle de "vertige" j'essaie juste de trouver une image : On s'imagine tous pouvoir plonger du haut du plongeoir de 5m, ça n'a pas l'air si difficile mais une fois, en haut, une fois au bord alors les réactions sont parfois surprenantes, c'est dans ce sens là que je parlais de vertige..
      Je ne sais pas quelle est votre expérience, mais en ce qui me concerne, même si j'ai voyagé un peu sur les routes du bdsm je n'ai aucune prétention ni de savoir, ni d'avoir vecu les choses extrêmes que vous pouvez décrire. C'est déjà parfois bien assez difficile de mettre en place un cadre, un mot, une position, faire naitre un ressenti.
      J'ai lu dans les différents commentaires des choses tout à fait intéressantes, parfois il suffit d'un mot, d'une position pour que les choses deviennent insupportables et cette sensation est personnelle à chacun. Alors s'il suffit d'un mot, d'une position, vous imaginerez facilement les précautions, les écueils rencontrés pour aller un peu plus loin..

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    7. Je comprends mieux le vertige dont vous faites référence... En fait, je corrige ce que j'ai dit, j'ai déjà effectivement vécu ce sentiment. Quand on me demande de baisser moi-même ma culotte devant le fesseur, par exemple. Je respire profondément, je me concentre, et... je le fais ou je le fais pas? Bon, je le fais, sinon ça ne va que faire aggraver mon cas... mais juste à ce moment là, pendant une milliseconde, je le déteste vraiment! :-D
      Plus sérieusement, je pense qu'il vaut mieux toujours pêcher par excès de prudence, que ce soit dans la fessée ou dans l'humiliation. Y aller progressivement en attendant de mieux se connaître... comme cela, il y a vraiment peu de chance que ça se passe mal. :-)

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    8. jacobi27/1/14

      sourire..je suis content qu'on se soit compris, ça n'est pas toujours facile par écrit.
      Et oui parfois certaines choses qui peuvent sembler simples deviennent insurmontables quand on leur donne un autre contexte.
      Je suis d'accord avec vous même si l'exces de prudence peut être aussi perçu comme une défaillance pour celle qui veut lâcher prise..

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  4. Main de fer25/1/14

    Parmi les humiliations associées à une fessée érotique, il me semble qu'une des plus courantes est sans doute la mise au coin. Avouez que cet élément est essentiel au plaisir que procure une fessée à la soumise, non? Et puis il y a toutes ces petites variantes qui ajoutent au plaisir étrange de la mise au coin: baisser la culotte sur les genoux plutôt que de l'ôter complètement, devoir marcher avec cette entrave pour venir se placer sur les genoux du fesseur, devoir garder les mains sur la tête, et je suis certain que vos lecteurs et lectrices pourraient nous en suggérer de nombreuses autres. Le rôle du dominant, pour moi qui en suis un, consiste essentiellement à sentir ce qui excite sa partenaire et ce qui risque d'aller trop loin. J'admets que ce n'est pas toujours facile, mais quelle plus belle preuve d'amour? Pour finir, félicitations pour la photo que vous nous offrez: le modèle est de toute beauté. Ce qu'elle m'inspire? Étrangement, le désir de lui donner quelques coups de règle sur la plante des pieds. Bon, je vais me faire soigner, c'est promis.

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    1. J'adore être mise au coin, que ce soit avant ou pendant une punition!!! Et pour tout dire, je serais même très déçue si je n'y étais pas envoyée, alors ce n'est peut-être plus du tout de l'humiliation pour ce qui me concerne... :-D
      C'est vrai que cette photographie est très belle... Vous choisiriez la plante des pieds? Vraiment???

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    2. nabuccho7826/1/14

      bonjour Amandine,
      La mise au coin n'est pas demandée, elle est exigée. C'est ce qu'on appelait autrefois "déshabiller le viel homme", c'est à dire avoir un moment de purification de l'esprit pour repartir sur une séquence saine. Cette mise au coin doit être complexe, elle doit être expliquée et justifiée. Si j'invitais une collaboratrice a rejoindre un endroit qu'on peut appeler "le coin" sans y ajouter un "plus" je manquerais l'effet à obtenir.
      Il y a 5 possibilités dans mon déroulé:
      - debout face à un miroir , yeux ouverts
      - debout face au mur, le nez empêchant une pièce de 2 euros de choir (cette pièce lourde est dure à empêcher de glisser surtout pour un nez fin)
      - debout face au mur,les talons décollés, les mains sur la tête
      - accroupie face au mur, sans poser les fesses sur les talons
      - debout en appui sur le mur avec les 2 bras raides, jambes écartées, talons décollés
      et vous avez tout à fait raison, elle serait déconcertée s'il n'y avait pas, juste après l'accueil et avant la fessée, ce moment de solitude et de silence dont la durée peut être courte, minimum 10 minutes.
      J'y ajoute quelquefois un poëme en anglais à réciter..
      Le tout évidemment avec élégance et classe..
      Dans une séance, toutes les étapes sont importantes, mais je crains que pour le déroulement psychologique, la mise au coin soit primordiale.

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    3. Vous avez élaboré un concept très sophistiqué de mise au coin, je suis impressionnée! Cela s'explique tout-à-fait dans un contexte purement disciplinaire tel que celui que vous pratiquez.
      Mais pour une fessée érotique, il n'est pas forcément nécessaire de mettre autant de pression sur la personne au coin. Pour moi, dans ces cas-là, le coin sert surtout à faire monter la tension chez chacun des partenaires, le dominant essayant de me faire prendre conscience de mes fautes plus ou moins imaginaires, et moi mettant un point d'honneur à ne pas lui obéir, ne pas rester tranquille, ne pas laisser mes mains sur la tête, etc... C'est généralement un moment très drôle où chacun ne peut retenir des éclats de rire. J'aime beaucoup quand cela se passe comme ça... et puis cela donne quelques bonnes raisons plus "réelles" à la fessée! :-)

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  5. Pecan nutjob26/1/14

    Chère Amandine,

    D'accord, vraiment d'accord!

    Lorsque l'on ne connaît pas bien nos activités, on pense que nous aimons infliger ou recevoir de la douleur. De la douleur. il y en a certes dans la fessée, mais celle-ci reste assez limitée (encore que vous, Isabelle ou Constance me semblez aller plus loin que nous)... et à mon avis pas plus gênante 5 minutes après que les courbatures que l'on acquiert en faisant un peu de sport.

    Pour nous, la fessée est souvent une humiliation régressive, comme explique Oliver Strict. On laisse aller les contraintes de l'adulte responsable et qui doit gérer trop de chose pour devenir un garnement ou une effrontée qui se prend la fessée cul nu pour son propre bien, fessée donnée avec fermeté mais amour. Ainsi, on décompresse.

    Nous avons d'autres activités tournant autour du même sentiment: le déculottage, la mise au coin, ou comme dit "main de fer" le raffinement consistant à laisser la culotte ou le pantalon comme une entrave ridicule des jambes... mais aussi chez nous les jeux "médicaux" de pénétration (thermomètre, suppositoire, lavement, douche vaginale) ou d'examen intime.

    De façon plus érotique, la fessée et les jeux associés sont l'occasion, dans notre couple, de faire sentir que notre fessier et nos parties intimes, bref ce qu'il y a de moins montrable, sont à disposition du conjoint (bien entendu, nous pensons que chacun a le droit légal de se refuser à son conjoint, mais ici je parle bien d'une sorte de soumission et humiliation volontaire). C'est aussi dans ce répertoire que joue, je pense, la pénétration anale.

    Pour vos limites, chère Amandine: nous non plus n'aimons pas les "chienne", "pute", "salope" etc. que l'on lit ici ou là. Nous donnons plutôt dans le "vilaine fille", "naughty boy" etc.

    Quant à la masturbation devant le conjoint, nous l'avons pratiquée au début de notre relation à titre éducatif, pour savoir ce que l'un et l'autre aimions en matière de caresses. Mais je vois très bien celle qui vous embarrasse, que nous pratiquons aussi parfois: celle où l'on doit s'épancher dans une position impudique sous l'œil vigilant du conjoint. Là aussi, c'est un exercice où l'on démontre que nos parties sont "à disposition"... Madame trouve l'exercice très embarrassant mais en même temps excitant. Je vous encourage à essayer devant un monsieur de confiance (de préférence, un monsieur qui a déjà déchargé ses batteries).

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    1. Merci de partager tout cela avec nous, Pecan Nutjob!
      J'imagine que lorsque le jeu se fait entre conjoints, le sentiment d'humiliation doit être un petit peu moins fort tant on se connait bien. Mais il subsistera cependant toujours, c'est certain! :-)

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    2. Pecan nutjob27/1/14

      Il est vrai que l'habitude aidant... il n'y a plus le sentiment de surprise ou l'appréhension de l'inconnu. Toutefois, la connaissance permet de raffiner un peu les choses et de choisir, suivant le moment, ce que l'on sait être le plus agréable, le plus "humiliant", le plus excitant, etc.

      Un exemple: je trouve à la fois agréable et embarrassant que ma femme me décalotte pour me laver soigneusement le sexe. C'est quelque chose qu'on ne peut savoir que par habitude, non?

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    3. C'est un geste que toutes les mamans de petits garçons apprennent à faire, et qui trouve donc toute sa place dans votre jeu. :-)

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    4. Pecan nutjob28/1/14

      Hé bien justement, dans mon cas, ma maman ne s'était pas préoccupée du décalottage jusqu'au jour où (je devais avoir environ 5-6 ans) elle a appris par sa sœur que mon cousin (le fils de cette dernière, à peu près du même âge) avait un phimosis devant être opéré (bref, mon cousin a été circoncis). Elle n'avait jamais entendu parler de ce petit problème masculin. Branle-bas de combat, examen de la chose, effectivement un peu rétive à la rétraction, devant ma tante, celle-ci devant comparer avec les difficulté de son fils. Heureusement, rien de bien méchant mais ma maman a pendant une période pris soin de me laver puis, alors que j'étais en âge de le faire seul et jusqu'à la puberté, a parfois "surveillé" l'état des choses, ayant vraiment peur que je ne doive me faire opérer moi aussi.

      Aussi ce geste est-il associé chez moi aux embarras de l'enfance... comme recevoir un suppo (je pense que ma maman m'en a mis jusqu'à la fin de l'école primaire) et, comble de l'humiliation, me faire mettre un protège-slip sous les fesses en cas de "fuite" du dit suppo.

      Et bien évidemment, la fessée renvoie en partie à celles que je recevais.

      Complètement névrosé par son enfance, le Pecan, non?

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  6. Pecan nutjob26/1/14

    @nabuccho78: L'humiliation pratiquée par certains médecins (par exemple faire déshabiller totalement la femme sans que cela ne soit utile, pratiquer un examen au spéculum sans nécessité) ne relève pas des pratiques entre adultes consentants et égaux dans la relation (puisque le médecin se sert de son autorité... voire exerce un chantage du type "pas d'examen gynéco, pas de contraception").

    Ce n'est donc pas comparable!

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  7. Pecan nutjob26/1/14

    Pour moi, l'instant où s'est posé le plus clairement la question de l'humiliation et non de la dégradation est le suivant:

    J'avais été pénible et mon épouse avait jugé (avec raison) que je devais être calmé. La punition: fessée à la main, un lavement, puis re-fessée. Ce n'était pas la première fois qu'elle me donnait un lavement, y compris "punitif", mais là... j'ai dû m'asseoir sur les WC devant elle.

    J'ai failli refuser en criant que c'était trop dégradant, mais j'ai lu dans son regard de l'amour et de la sollicitude, raison pour laquelle je me suis exécuté. Je n'ai même pas bronché quand elle m'a lavé ensuite.

    C'est effectivement très calmant.

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  8. Aranam26/1/14

    Il a des tas de délicieuses humiliations qui n'ont d'autres but que d'augmenter la charge érotique de la situation, comme lui faire remarquer d'une voix scandalisée qu'elle est toute mouillée pendant sa fessée, ou la position imposée pour la punition qui la force à tout offrir à mon regard... Je trouve que la position "diaper" est assez humiliante car elle ne cache plus rien, ni son sexe ni son anus, et le côté régressif augmente sa gène...

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    1. La position diaper est certainement la plus embarrassante des positions, au point que certains la refusent catégoriquement. Moi, elle ne me dérange pas trop, mais ce n'est pas la position la plus confortable! :-)

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  9. Pecan nutjob26/1/14

    Nous pratiquons rarement la position "diaper", plutôt le "sur les genoux"... on ne peut pas vérifier du regard l'état d'excitation de la dame, mais c'est très simple de le faire avec les doigts, et je n'y manque pas (sauf lors de vraies fessées punitives), ainsi que de faire remarquer l'humidité et le gonflement décelés.

    Madame a beau avoir l'habitude, elle dit que ça l'embarrasse encore.

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  10. bonjour,
    Bien sur, même si le mot fait peur, il y a souvent une part d'humiliation pour la personne qui reçoit la fessée; il faut bien sur savoir doser.
    Chez nous, ma femme, bien qu'ayant reçue de nombreuses fessées, est toujours ennuyée de devoir baisser sa culotte et de marcher avant et après la fessée avec sa culotte sur les genoux ou les chevilles. Rien que le fait de devoir rester nue à partir de la taille peut provoquer ce sentiment, alors qu'elle a connu des choses bien plus embarrassantes.
    Intéressant, les techniques du coin par nabuccho78, chez nous aussi il y a des rituels pour le coin.

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    1. Bienvenue sur le blog, Milu!
      Le fait de devoir baisser moi-même ma culotte sous les yeux de mon partenaire constitue certainement un des actes pour moi les plus humiliants. Autant ça ne me fait rien du tout s'il la baisse lui-même lorsque je suis sur ses genoux (ok, je proteste quand même, mais c'est juste pour lui faire plaisir, en vérité j'aime bien quand il le fait...), autant si je suis debout devant lui et que je peux le regarder dans les yeux (ce que généralement je n'ose pas trop faire), ça devient nettement plus compliqué. S'il la baisse alors lui même, je trouve cela gênant, mais s'il m'ordonne de le faire moi-même, il faut que je mobilise toute la volonté que j'ai en moi pour parvenir à lui obéir. Mais je vous rassure, j'y parviens...
      C'est étrange car s'il me demande de me déshabiller complètement, je n'ai pas la même difficulté à le faire. Comme quoi, tout cela n'est pas vraiment rationnel ! :-)

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    2. Pecan nutjob27/1/14

      Peut-être ai-je un élément de réponse pas si irrationnel que cela...

      Nous déshabiller totalement, c'est quelque chose que nous faisons pour de multiples raisons non disciplinaires: nous laver, nous changer, faire l'amour, etc.

      En revanche, baisser la culotte (et même pas forcément l'ôter totalement), on ne fait cela que pour aller aux WC (circonstance tellement humiliante qu'on le fait en privé) ou pour recevoir la fessée.

      Et je confirme que ce n'est pas la même chose de se faire baisser le slip quand on est sur les genoux et de devoir le faire les yeux dans les yeux de la partenaire... surtout que, pour un homme, celle-ci n'a qu'à ensuite baisser le regard et avoir un petit sourire. L'alternative est de baisser le regard mais ça aussi ça dénote l'attitude fautive et embarrassée...

      Vous comprenez pourquoi madame soit me déculotte les yeux à hauteur de la ceinture (ce qui, en préliminaire à un rapport, est érotique, mais qui devient alors très embarrassant), soit me demande de la baisser.

      Pareil, devoir marcher ou rester au coin avec la culotte sur les genoux ou les chevilles est, je trouve, plus embarrassant que de ne pas l'avoir.

      Parfois, la grande honte: des remarques sur la propreté de la culotte... ou me faire laver comme un bébé!

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    3. Je n'avais jamais fait le lien mais vous avez parfaitement raison! Le fait de se dénuder entièrement est moins humiliant tout simplement parce qu'on le fait tout les jours au coucher... :-)
      Je n'ai jamais vécu l'humiliation d'avoir des remarques sur l'état de ma culotte (mais sur l'humidité de mon intimité, ça c'est incontournable...) et je n'ai encore jamais été nettoyée comme un bébé. Il me reste encore plein de choses à découvrir, donc! :-D

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    4. Pecan nutjob27/1/14

      Puisque vous êtes prête à recevoir des suggestions... Dans un de nos logements précédents en France, nous avions un bidet. Hé bien quelque chose que madame trouvait très embarrassant c'était de se faire laver le "devant" et le "derrière" dessus, ou encore de devoir prendre un bain de siège "pour se rafraîchir les idées".

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    5. Ah oui, mais moi je n'ai pas de bidet à la maison! :-D

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    6. Pecan nutjob27/1/14

      Chère Amandine, cela je pense n'empêcherait pas la scène suivante: avant ou après une fessée, monsieur vous emmène dans la salle de bain, prend un gant de toilette et vous lave l'intimité (parce que tout de même, vous avez tellement mouillé que la culotte a été salie ou le serait... ou tout simplement parce que vous avez vos périodes), puis vous savonne le derrière avant de le rincer.

      Vous ne seriez pas un peu rouge de honte?

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    7. Pecan nutjob28/1/14

      Pour vous donc, chère Amandine, une autre suggestion d'humiliation.

      Il est arrivé plusieurs fois à mon épouse de refuser in extremis une fessée au motif d'une envie pipi (compréhensible, quand on est sur le ventre...). La petite pénalité dans ce cas est de devoir soulager l'envie devant moi, jambes bien écartées, et c'est moi qui essuie (vous comprenez bien sûr l'aspect régressif de ce geste pour madame). Bien entendu, madame prend ensuite place sur les genoux.

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    8. Mon fantasme joue de la régression, mais pas autant que le votre. Je ne crois pas qu'être lavée ou essuyée comme un bébé ne me procure la moindre émotion, pour tout dire.
      Par contre, être lavée par lui et avec lui dans la douche... et glisser délicieusement vers d'autres jeux, cela est délicieux! :-)

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    9. Pecan nutjob28/1/14

      Oui, nous faisons cela très souvent, la douche ensemble (et puis cela prend moins de temps que se laver l'un après l'autre, donc nous avons une excuse... mon épouse adore pouvoir justifier des coquineries par une préoccupation bien banale!).

      Les actes les plus régressifs (par exemple le pipi et l'essuyage) nous les pratiquons rarement. Cela dépend beaucoup de l'ambiance, de nos humeurs, bref d'un contexte. Pris isolément, dans l'abstrait, ce n'est pas intéressant.

      Donc ce n'est pas "être lavée comme un bébé" tout court comme ça ("déshabille toi, je vais te laver"), c'est "je me sens vraiment comme une vilaine gamine qui mérite une fessée, je suis déculottée comme une vilaine gamine... et on me lave le derrière comme à une gamine, j'ai bien la honte alors que la fessée n'a même pas pas encore commencé".

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  11. Une dame qui me permettait de faire en elle mes quatre voluptés m'a dit un jour : "les femmes ont horreur d'être humiliées mais elle adorent rêver de l'humiliation". Je pense qu'il y a là une part de vérité. L'humiliation brutale, celle qu'a ressenti - telle un TGV- Valérie Trierweiler en lisant Closer est un véritable tue-l'amour. Par contre des situations où l'on est habilement amenée à accepter de s'exposer, de se soumettre, d'obéir , peut contenir une charge érotique profonde.
    A partir de là tout dépend des partenaires, les mots crus entendus ou prononcés seront une horreur pour l'une et un délice pour l'autre.

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    1. J'adore votre expression "faire en elle mes quatre voluptés", elle me laisse rêveuse...
      Mais revenons en au sujet qui est ici l'humiliation. Il ne faut pas avoir peur de ce terme, l'humiliation peut être très constructive et nous apporter beaucoup. Mais elle doit être faite en toute intelligence et en toute compréhension de l'autre. Il y a beaucoup de dominants qui bandent (pardonnez-moi l'expression) à l'idée d'humilier une femme. Ceux-là ont tout faux et seront à jamais de mauvais dominants. Autant dans le sexe, pour que l'expérience soit réellement bonne, il est impératif que chacun des partenaires y prenne un plaisir égal (il n'y a rien qui m'ennuie plus que d'entendre un homme dire "la seule chose qui m'intéresse, c'est que tu prennes du plaisir..." ou "mon plaisir consiste à t'en donner"), autant pour ce qui touche à l'humiliation, je revendique haut et fort le respect strict des limites de la punie. Parce que l'on est des êtres humains et que personne n'a le droit de nous traiter autrement sans que cela ne soit notre propre volonté.
      Et en passant, cela demande un peu d'expérience, de la vie comme des femmes soumises. Je déconseillerais fortement à un dominant débutant de s'aventurer trop avant sur le chemin semé d'embûches de l'humiliation, même si l'idée l'excite fortement! :-)

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    2. Pecan nutjob27/1/14

      Je ne suis pas forcément d'accord avec votre remarque sur le sexe. Il m'arrive de faire l'amour parce que madame en a envie; ce n'est pas désagréable, je vais donner du plaisir mais je sais que j'aurai du mal à arriver à l'orgasme, voire que je n'y arriverai pas. Cela arrive aussi (et plus souvent) dans l'autre sens.

      On ne peut pas être parfaitement synchronisés et avoir tous les deux la grosse envie au même moment!

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    3. Je suis d'accord avec vous, nous ne sommes pas toujours dans les mêmes dispositions. Mais avouez que les meilleurs moments sont toujours ceux où vous êtes certains que le plaisir a été partagé, sinon votre plaisir a un petit goût amer... :-)

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    4. Je pense que la dernière remarque de notre intéressante noix de pécan est tout à fait logique dans un couple (officiel ou non). Mais lorsque le partenaire est, disons, de passage, je rejoins Amandine sur l'ennui profond que me procure ce genre de phrases... Il s'agit d'un partage (empreint de respect mutuel), quelle que soit la nature de la relation (classique, bdsm, ...).

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    5. Pecan nutjob29/1/14

      Oui oui bien sûr c'est pour un couple régulier. Quand on est chaque nuit au lit avec une personne, c'est bien sûr vain de vouloir que chaque nuit les deux aient du désir, soient en pleine forme, etc. Un simple rhume peut tout gâcher!

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  12. Bleuenn27/1/14

    Je ne me sens jamais humiliée par mon dominant mais je peux me sentir (délicieusement) honteuse quand il me reprimande ou me met au coin pour une faute (réelle ou imagonaire). Après la mise au coin, j'accepte totalement et profondément la punition. Le bien être m envahit quand je sens mon Maître derrière moi, m'observant et preparant ma punition. Aucun souci pour le déshabillage ou le fait d être nue. Sans doute parce qu'il m'écrit souvent combien il a du respect pour sa soumise. Une seule fois je me suis sentie humiliée, quand il a refusé de me parler pendant plusieurs jours, après une "bêtise:"
    J'aurais préféré être punie sur le champ et c"est le rejet qui m'a humiliée car je ne meritais même plus d'être fessée, trop indigne. Ce fut une terrible punition.

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    1. La honte est le sentiment que nous ressentons quand l'humiliation imposée rentre exactement dans le domaine de notre fantasme... et il est toujours délicieux!
      Le dégoût est ce que nous ressentons quand l'humiliation dépasse le cadre de ce qu'il nous est acceptable.
      A ce que je vous lis, votre dominant est formidable et vous correspond merveilleusement! :-)

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    2. Pecan nutjob27/1/14

      Moi, comme dit Amandine. Je trouve ça humiliant d'être traité, disons, comme un enfant que l'on punit d'une main ferme mais aimante, mais c'est cela que je recherche.

      Je ne supporterais pas un humiliation qui ne rentrerait pas dans ces fantasmes, je pense.

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  13. Amandine vous avez gagne une autre traduction a l'espagnol ;-)

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    1. J'en suis très honorée et ravie! :10:

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  14. J'ai eu un petit sursaut quand j'ai lu que tu étais passée par les prépas aussi! Si je comprends bien, c'était une prépa scientifique? J'ai connu le même type d'exercice, mais en prépa littéraire (où je me suis attardé quatre ans), c'était au moins deux fois dans l'année pour chaque matière. Mais je ne les ai pas vécues comme des humiliations, même celles que j'ai ratées (et il y en a eu quelques-unes). c'était aussi plus calme, une heure de préparation, vingt minutes de passage et dix de questions. J'ai surtout retenu la satisfaction de me défendre bien sur des sujets que je connaissais mal.
    Il faut reconnaître que, si je n'ai pas vu ce système comme une humiliation (ni bourrage de crâne, j'ai toujours culpabilisé de ne pas en avoir ingurgité assez), il y a une bonne dose de violence symbolique. Et on dirait que j'ai tendance à l'intérioriser facilement - il y aurait peut-être un lien avec mon rôle préféré dans les jeux de fessée?
    Pour revenir à l'humiliation, il y aurait peut-être moyen de faire quelque chose de la distinction que font les anglo-saxons entre "humiliating" et "humbling"? En tout cas, c'est pour moi une composante essentielle des jeux pervers, même avant la douleur physique. Et je partage ton rejet de la vulgarité.
    Un très bel article, Amandine!

    Simon

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    1. Merci de ces gentils mots, Simon, ils me sont vraiment très encourageants!:10:
      J'ai fait Math Sup/ Math Spé mais c'était il y a une vingtaine d'année et les choses ont peut-être bien changé maintenant. A l'époque donc, nous passions en "colle" (à ne pas confondre avec les retenues du collège ou du lycée) 3 heures par semaine (1h en math, 1 h en physique et 1h en chimie). Heureusement, j'étais très douée en physique et chimie (donc là les colles se passaient toujours bien, sauf si le prof était particulièrement mal embouché) et très nulle en math... et là, c'était terrible! :-D
      Mais comme je l'ai expliqué dans l'article, cela a énormément renforcé ma confiance en moi et en ma capacité à affronter n'importe quelle situation. Donc ce me fût très bénéfique, vraiment! Certainement la chose la plus bénéfique que j'ai pu acquérir durant mes études. :-)

      Le "humbling" est exactement ce que nous recherchons dans la fessée, ce petit peu de honte qui nous rend tout doux (et amoureux)... Mais l'inverse survient si le niveau d'humiliation est trop important ou sort complètement du champ de notre fantasme (comme les insultes).

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    2. c'est aussi de cette manière, mutatis mutandis bien entendu qu'on entraîne les troupes d'élite ...

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    3. Je fais partie des troupes d'élite de la Fessée, alors... :-D

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  15. " l'humiliation, quand elle est jouée avec intelligence et bienveillance, est tout sauf de la dégradation."

    Tout est dit! C'est aussi pour cela que c'est réservé aux "Grands".

    Cheers,

    Sir John.

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    1. Wellcome here, Sir John!
      Le jeu est interdit aux imbéciles sous peine de vivre une très mauvaise expérience, c'est certain! :-D
      Best regards

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  16. Asterias3/2/14

    Encore un point que nous avons en commun Amandine ;)
    moi aussi, j'ai testé les classes prépa, au Lycée Hoche à Versailles ;)
    Mais je n'ai jamais ressenti ce sentiment d'humiliation lors des colles... peut-être parce que je ne m'investissais pas suffisamment... Je me plantais mais je savais pourquoi...

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    1. Oh, c'est vrai?
      Nous avons décidément beaucoup de points communs! :-)
      Bon, on ne va pas dire que c'est la faute des classes prépas si on aime la fessée, n'est-ce pas? On rêvait de cela bien avant!
      Pour les colles, je crois que tout dépendait des profs sur qui l'on tombait. Mais dans l'ensemble, ils prenaient beaucoup de plaisir (sadique) à nous voir patauger dans la semoule... :-D

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    2. Asterias4/2/14

      Et le bizutage, vous y avez eu droit? Moi je garde de très bons souvenir du mien. Je n'avais pas pris ça comme une humiliation, même si certaines choses pouvaient l'être mais tout ça c'est une question d'état d'esprit.
      Etre appelé "salope" ou "chienne" ne me dérange pas, par contre "pute" non!

      Je teste beaucoup de choses en ce moment, mais la fessée pas encore... et pour moi c'est une envie toute récente ;)

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    3. En fait, je suis rentrée en prépa juste après que le bizutage ait été interdit (merci Ségolène). Par contre, je garde un très bon souvenir de mon séjour d'intégration, une fois l'école intégrée.
      Alors comme ça, vous n'avez toujours pas franchi le pas pour ce qui concerne la fessée? Mince, j'espère que vous aurez le bonheur de le faire un jour... enfin, si vous avez trouvé le bon spanker, bien sûr! :-)

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  17. Voilà un beau monologue qui défend vos idées, vos envies, vos plaisirs.

    FELICITATIONS, une fessée serait bienvenue pour fêter tout cela

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    1. A ça je ne le vous fait pas dire! Bon, qui c'est qui amène le champagne, alors? :-D

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  18. Bonjour à tous et bienvenu sur ce blog interdit au moins de 18 ans et dédiés à la soumission et au dressage en milieu carcéral.

    Il y a pas mal de situations humiliantes

    Ce blog tourne autour du fantasme de la prisonnière, et de la détention en général. Il sera régulièrement poster des photos, images et petites histoires sur le thème de femmes emprisonnées, dans des prisons SM, centre de redressement pour délinquantes, mise en garde à vue et humiliée au commissariat, prises en otages, capturées par des militaires et humiliées, mise en prison etc.

    Bref je vais essayer de varier les plaisirs.

    Dans ce blog, les femmes seront régulièrement soumises à toutes sortes de traitements humiliants, dégradants : Nudité imposée, fouille intégrale, obligation d'être nue, fessée, attachées, menottés, mise en posture humiliante, fouetté, examiné médicalement et gynécologiquement etc.

    Tout cela sous forme d'histoire plus ou moins grandes accompagnées d'images ou de photos.

    Voici l'adresse du blog "La Prison Des Soumises" http://laprisondessoumises.blogspot.fr/

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  19. Même si le bizutage est interdit, ça existe encore dans certaines écoles.


    Disons qu'on doit marcher en canard, se reçoit de la farine dans la tête etc.

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