mercredi 19 février 2014

Rêve générale à l'Education Nationale

Quand j'étais étudiante, ça se passait comme cela dans la filière scientifique,



et comme cela chez les littéraires.



Mais maintenant, grâce à Peillon, c'est plus nous qui payons...




mardi 18 février 2014

Une blague de mauvais goût ?



Sur le net, le pire côtoie souvent le meilleur, même dans le domaine de la discipline domestique. C'est ainsi mes dernières errances m'ont conduite sur le texte d'une pétition que je trouve particulièrement abjecte. Vous la trouverez ici dans sa version originale, mais je vais essayer de vous la traduire (ce qui n'est pas chose aisée, vu la débilité profonde et l'incohérence des propos tenus) :


" Pétition Nationale pour légaliser les châtiments corporels des femmes, épouses ou partenaires, pour toutes les infractions domestiques. 

Les femmes ne peuvent être corrigées que par une forte volonté et une main plus forte. Le programme féministe nous a longtemps poussés vers un régime matriarcal. Sans les conseils d'un homme à qui la femme doit rendre compte, notre société deviendra un désert aride de tampons et de dépressions nerveuses. Les krachs financiers, les fausses accusations de viol et les féministes ne sont que le début. Cela doit être corrigé. Les femmes doivent être corrigées.»


Mais ce qui me choque le plus n'est pas tant ces propos bassement machistes et complètement crétins, que le fait que cette pétition aurait recueillie plus d'un million de signatures en moins de deux mois! Cela paraît tellement ahurissant que je pense que c'est truqué. Tout au moins, je l'espère!

Allez, un petit cachet à la menthe pour tous les signataires de ce torchon (on a leur adresse...), ça devrait les calmer.

lundi 17 février 2014

Belle comme...

Les vidéos qui nous touchent le plus ne sont pas celles qui relatent les exploits les plus héroïques, mais bien celles qui nous renvoient immédiatement à ces instants heureux que nous avons eu la chance de vivre.

Un ami m'a envoyé le lien vers cette vidéo qui est justement de celles-là... et je suis certaine qu'elle vous parlera, à vous aussi.

Quand je la regarde, je peux encore sentir sa main peser, juste au creux de mes reins.

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vendredi 14 février 2014

La main de l'homme sans tête



"Quand on n'a pas de tête, on a des jambes!" me disait-il souvent.

"Quand on n'a pas de tête, on a des mains" lui disais-je parfois.

Comme aujourd'hui c'est la Saint-Valentin, si par mégarde vous n'aviez ni cadeau, ni bouquet de fleurs, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

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Et comme je trouve cette vidéo plutôt jolie, je vous en montre aussi la suite... mais ne vous laissez pas distraire par la télé!

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jeudi 13 février 2014

Learn to speak french


Le français est une langue épouvantablement difficile à apprendre. Verbes irréguliers, accords improbables, genres arbitraires, pluriels singuliers, adjectifs incontrôlés, temps désuets… Sans parler de son orthographe, plus basée sur l'histoire que sur la phonologie.  Et que dire de sa prononciation? Là, on finit vraiment par y perdre son latin! 

Heureusement, certains ont su mettre en place des méthodes pédagogiques adaptées…




Je viens enfin de comprendre pourquoi les français étaient aussi nuls dans l'apprentissage des langues étrangères… What a pity !


mercredi 12 février 2014

Chasse au trésor (6)


Il avait enlevé son vibromasseur lorsqu'il l'avait attachée au lit et elle l'avait eu l'impression de perdre une partie d'elle-même. A présent, la musique dans ses oreilles était sa seule forme de stimulation des sens. Cela l'empêchait aussi d'entendre ce qu'il trafiquait en bas. Elle avait écouté plusieurs morceaux de l'album. C'était une expérience surréaliste, une écoute forcée, incapable ni de bouger, ni de parler, ni même d'entendre autre chose. Vu sa position actuelle, les paroles de "Karma Police" la firent rire. "Voilà ce qui t'attend quand tu cherches les embrouilles avec nous", en effet. 

Après ce qui semblait une éternité, elle sentit qu'il retirait les menottes à ses poignets, ainsi que les écouteurs et le bandeau. Éblouie et engourdie, elle devait avoir l'air hébété, comme si elle se réveillait d'un sommeil particulièrement profond.

"Debout, Princesses!", chanta-t-il. Elle se contenta de marmonner quelque chose en réponse.

"Tu ferais mieux de t'habiller ..." dit-il joyeusement en l'aidant à se lever hors du lit et en la dirigeant vers le dressing.

"Oh? Vraiment? Où allons-nous? "demanda-t-elle avec enthousiasme.

Il lui tendit un ensemble de cintres : une jupe grise, un chemisier blanc, une culotte blanche, une cravate, un uniforme scolaire.

"Toi, jeune dame, tu vas à la retenue du samedi matin. Pour y recevoir une fessée."

Elle se racla la gorge avec mauvaise humeur, fronça les sourcils et s'habilla en silence.

Quelques instants plus tard, elle se regarda dans le miroir pour y voir une version plus jeune d'elle-même la contempler en retour, toute prête pour l'école. Il lui prit la main, la conduisit à contrecœur en dehors de la chambre et la fit descendre les escaliers, s'arrêtant juste en face de la porte du salon qui était fermée.

"Oh, encore une chose", a-t-il dit, "Tu devrais porter ceci ce soir, ma chérie."

Il avait pris le bandeau de la chambre et le plaça sur ses yeux, la plongeant dans l'obscurité. Elle entendit le grincement de la porte qui s'ouvrait devant elle et sentit qu'il lui tirait la main pour l’entraîner dans la pièce devant elle.

Elle avait à peine fait quelques pas timides quand elle l'entendit dire :

"Une autre vilaine jeune fille en retenue, Mme Constance."

Elle s'arrêta, surprise, soudainement inquiète.

Qui d'autre était dans la pièce?

On la tira à nouveau par le bras pour la faire avancer encore de quelques pas. Elle sentit qu'il lui prenait la main pour la placer sur ce qui semblait être le dos d'une chaise en bois, puis un courant d'air froid lorsqu'il souleva le bas de sa jupe et la coinça dans sa taille.

"Tu ferais mieux de t'asseoir ..."

Elle fit ce qu'on lui demandait, tâtonnant maladroitement pour trouver le siège et grimaçant au moment où elle posait son derrière déjà fessé sur le siège en bois. Elle fut frappée d'entendre ricaner autour d'elle : des voix stupides de jeunes filles.

"Silence!", hurla la voix d'une femme en face d'elle.

Wow. Mais d'où viennent tous ces gens?

"On vous a dit de garder le silence!", rugit la voix de la dame. "Je ne vais pas tolérer de désobéissance dans ma classe!"

Classe? Venait-il de transformer leur salon en salle de classe? C'était exactement le genre de truc dingue qu'il était capable de faire.

Elle essaya de reconnaître la voix. Quel était le nom de cette dominatrice qu'il connaissait? Janet? Janet Lainsbury? Elle savait que Janet avait un pseudonyme pour ceux qui se trouvaient à l'autre bout de sa canne, mais ne pouvait pas se rappeler si c'était Mme Constance. Elle ne l'avait rencontré que quelques fois de toute manière, au hasard des barbecues et des garden-parties. Janet avait toujours flirté outrageusement avec elle, traitant d'impertinence sa confiance en elle naturelle, et lui avait dit qu'une fessée était exactement ce dont elle avait besoin.

"Les filles, vous êtes ici pour être punies ...", expliqua la voix sévère de la dame. "Et cela signifie une fessée déculottée à la canne pour chacune de vous."

Cette annonce provoqua des halètements autour d'elle, et des frissons parcoururent son échine. Qui étaient ces gens? Des amis à lui? Des amis à elle? Des inconnus pris au hasard? Et elle n'arrivait toujours pas à deviner combien de personnes étaient en réalité dans la pièce. Cela faisait des années qu'elle se détendait dans ce salon. Maintenant, tout d'un coup, sa propre maison lui semblait très inquiétante, occupée et contrôlée. Tout pouvait se produire de l'autre côté de son bandeau et cela faisait s'emballer son cœur.

"Claire! Levez-vous! Venez ici! ", hurla la femme.

Elle entendit une chaise racler légèrement ​​le plancher en bois de la salle de séjour, et, de manière inquiétante, le bruissement d'une canne. A présent, elle pouvait distinguer une seconde voix, plus jeune, plaider inutilement.

"Levez votre jupe!" Un léger bruissement comme si des doigts recherchaient des boutons, suivi par un flop lorsque le vêtement chuta au sol.

"Baissez votre culotte!", ordonna la voix. Une pause.

"Ecartez les jambes, Claire. Penchez-vous."

La voix pouvait certainement être celle de Janet - son élocution était un peu BCBG, son ton autoritaire, quasiment arrogant. Et c'est par cette voix qu'elle se retrouverait bientôt, elle-aussi, penchée en avant pour recevoir la canne. Elle se tortilla sur son siège en réalisant que quand elle devrait baisser sa culotte, elle ne pourrait cacher que son entre-jambe était trempé et que Mme Constance sourirait en constatant qu'elle avait raison depuis le départ.

Elle entendit un bruit, un rapide sifflement quelque part en face d'elle, accompagné d'un impact et d'un soupir. Puis un autre.

Elle écoutait, ravie, la bastonnade de la malheureuse jeune fille en essayant de se représenter ce qui se jouait en face d'elle. Il y avait tellement de détails qu'il lui fallait imaginer : elle se demanda quel âge avait la jeune fille, la couleur de ses cheveux, son teint, ce qu'elle portait et la forme de son corps. Avait-elle avancé jusqu'à la canne de manière arrogante ou bien en frémissant nerveusement, s'était-elle penchée avec ressentiment ou résignation? Était-elle fouettée sur ses cuisses comme sur ses fesses? Comment écartait-elle les jambes? Les autres filles regardaient-elles entre ses jambes? La fessée l'excitait-elle? Et plus encore, observer cette bastonnade excitait-il ses camarades de classe?

Les bruissements, les coups et les cris devenaient de plus en plus forts.

Elle pouvait sentir une tache humide se former dans sa culotte, comme dans ce fantasme d'adolescente qu'elle lui avait si délicieusement décrit si lorsqu'elle le tourmentait, le mois dernier. C'était son karma, en fait. Elle avait envie d'être en mesure de retirer son bandeau, d'assister de ses propres yeux à tous les détails de cette déculottée. Mais maintenant, c'était à son tour de comprendre comment le désir pouvait conduire à la souffrance. Cela faisait partie du gage.

Brusquement, le sifflement s'arrêta.

"Laissez votre culotte par terre, Claire", dit celle qui avait appliqué la discipline: "Maintenant, vous pouvez aller vous asseoir et commencer à écrire votre dissertation. Un millier de mots sur pourquoi les vilaines filles méritent d'avoir mal aux fesses. Etre assise sur vos fesses zébrées devrait vous être une source d'inspiration".

Elle entendit à a droite, quelque chose qui ressemblait au frottement d'une chaise sur le sol, et une grimace. Elle retint son souffle, attendant d'entendre qui serait convoqué la prochaine.

"Fiona, vous êtes la prochaine. Levez-vous! Venez ici! "commanda la voix sévère. "Vous savez quoi faire. Enlevez votre jupe, baissez votre culotte, écartez les jambes de sorte que le reste de la classe puisse voir. "

Il a eu le petit murmure familier des vêtements qui glissaient au sol.

"Penchez-vous."

Ces deux mots avaient toujours provoqué une douleur dans son clitoris. Elle s'imagina une fille agile et athlétique qui se penchait lentement vers l'avant pour venir toucher ses orteils, faisant ainsi ressortir ses fesses, puis qui écartait les jambes, révélant ainsi les secrets de son intérieur.

Il y eu un bruissement, un grand coup et un gémissement étouffé. Puis un autre. Le rythme de la fessée fit vagabonder son esprit, laissant son imagination dessiner ce qu'elle ne pouvait voir. Alors que la première fille glapissait à chaque coup, on aurait dit que cette jeune fille-là appréciait son expérience. Elle imaginait qu'elle levait les fesses à la rencontre de chaque coup, son clitoris durci et sa fente, humide et luisante, raillant son professeur en lui promettant de faire de son pire. Chaque coup successif était plus fort que le précédent, jusqu'à ce que finalement les soupirs laissent place à des gémissements.

"Vilaine fille!" gronda la voix lorsque la fessée prit fin, "Maintenant, allez vous asseoir, un millier de mots sur les raisons pour lesquelles les vilaines filles méritent d'avoir mal aux fesses."

Puis, à travers sa rêverie, elle entendit son nom. Et encore.

Elle se leva précipitamment, juste à temps pour sentir une main puissante saisir son avant-bras et la tirer vers l'avant. Impossible de rabattre sa jupe, ses fesses, rosies par les deux fessées qu'elle avait déjà reçues ce soir, étaient révélées à tous ceux qui regardaient.

"Quelqu'un a été une vilaine fille ...", observa la voix, presque moqueuse. "Retirez votre jupe".

Elle fouilla à tâtons la taille de sa jupe pour y défaire les boutons et laissa tomber le vêtement au sol.

"Baissez votre culotte."

Ses deux mains virent se poser sur sa taille et abaissèrent rapidement la culotte jusqu'à ses chevilles. Elle leva les pieds pour la faire passer, tout en gardant les jambes bien serrées dans une tentative de dissimuler les preuves de son excitation. Elle sentit la canne tapoter ses cuisses, l'encourageant.

"Les jambes écartées."

Il était plus difficile de garder son équilibre avec les yeux bandés. Du coup, elle écarta bien ses pieds.

"Penchez-vous"

A nouveau ces mots qui lui tordaient l'estomac et faisaient trembler ses jambes. Elle se pencha et saisit ses chevilles, faisant de son mieux pour garder ses genoux bien droit. Elle sentit ses fesses saillir, exposant ses lèvres humides et les faisant frissonner. Son péché secret était révélé.

"Petite vicieuse!" gronda la voix sévère, " Vous êtes excitée par la punition de vos camarades de classe? Voyons si quelques zébrures sur vos fesses vous feront changer d'avis. "

Tête baissée, elle rougit vivement. Quelle humiliation! Personne d'autre ne devait savoir combien assister à la punition d'une autre personne pouvait l'exciter. Cela semblait un peu malsain d'être ainsi excitée par la douleur des autres, si délicieusement malsain. Mais maintenant c'était son tour. Elle pouvait sentir la canne, longue et mince, tapoter ses fesses.

Il y eu un rapide sifflement et une ligne rouge et chaude se matérialisa sur son derrière. Le choc fit trembler ses jambes mais, consciente de son public, elle fit de son mieux pour étouffer son cri, avant de redresser ses genoux et relever ses fesses d'un air de défi.

Un autre coup atterrit, puis un autre, chaque ligne brûlante se dessinant sous la précédente. Chaque impact la brûlait un instant comme une longue ligne de petits charbons ardents, avant que la sensation ne diminue et se transforme en la chaleur fourmillante de la braise. Pendant ce temps la canne cruelle continuait son travail, étendant l'incendie à la base de ses fesses et au haut de ses cuisses, avant de revenir vers le haut de ses fesses pour un nouveau passage.

Elle commença à se sentir étrangement détachée de la réalité, comme si elle était au milieu d'un rêve particulièrement réaliste. Comme elle était privée de l'usage de ses yeux, avec seul le rythme monotone des sifflements et des coups pour occuper ses oreilles, les sensations de sa peau dominaient son esprit. A présent, elle pouvait sentir les répercussions de chaque coups résonner en elle, lui faisant serrer les fesses et le vagin. C'était comme si les échos de la canne courraient à travers elle, jusqu'à atteindre la pointe de son clitoris.

Elle réalisa à quel point elle était prête à jouir.

Non! Pas ici. Pas comme ça.

Soudain, un désir la parcourut. Où était-il?

Elle le voulait, son chevalier blanc, son héros.

Elle voulait qu'il la sauve.

Elle voulait qu'il fasse irruption dans la pièce, pousse de côté cette vieille sorcière autoritaire et la prenne dans ses bras, dans un geste de bravade impressionnant qui ferait pousser des soupirs à ses camarades de classe.

Elle voulait l'appeler.

Elle voulait lui dire : ne me laisse pas ici, ne me laisse pas ici me tortiller sur mon derrière zébré, à écrire une rédaction comme une vilaine écolière.

Un autre coup. Un autre coup.

Une douleur lancinante faisait rage entre ses jambes.

Elle cria son nom.

Elle était toujours penchée lorsqu'il l'embrassa, la soulevant de terre.

Elle sentit ses mains saisirent les siennes et la tirer fermement hors de la pièce.

Guidée par sa main, elle monta les escaliers au galop.

Il la poussa sur leur lit et lui fit l'amour passionnément.

Il ne lui avait pas enlevé son bandeau jusqu'à ce qu'elle s'endorme dans ses bras.

Il berça son trésor, affectueusement.


Epilogue

Leur jeu était devenu une tresse d'or, deux brins, elle et lui, s'enroulant ensemble chaque fois qu'ils jouaient. Même après tout ce temps, ils s'inspiraient toujours l'un de l'autre, se délectant dans les fantasmes de l'autre, faisant en sorte que les rêves secrets de l'autre se réalisent. La tresse les unissait, plus étroitement que n'importe quel vœu.

Le mois dernier, ligoté et les yeux bandés sur le lit, il avait eu beaucoup de temps pour réfléchir à sa riposte. Elle avait planté une petite graine dans son esprit lorsqu'elle avait décrit son fantasme d'adolescente d'assister à une fessée, en en voyant tous les détails. Nourri par sa frustration, un plan s'était échafaudé dans son esprit. Le mois prochain, il se l'était promis, il ferait en sorte que son fantasme prenne vie.

Janet et ses copines avaient données un beau spectacle. La qualité des appels Skype était incroyable de nos jours. Connectez-le à votre système de Home Cinéma, et c'est comme si elles étaient dans la même pièce que vous.

Il avait toujours été tellement taquin.



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J'espère que vous aurez aimé ce récit autant que je l'ai aimé. Il était assez long finalement, la traduction a donc pris un peu plus de temps que prévu. Je vous prie de m'en excuser si vous avez trouvé cette attente et ce découpage un peu pénibles. 

Il existe de nombreuses autres histoires tout aussi délicieusement originales sur le site de Spanking Theatre. Si vous lisez l'anglais, courez-y vite, vous vous y régalerez !

mardi 11 février 2014

Chasse au trésor (5)

Ne lisez ce texte qu'après en avoir lu la première partie ici, la deuxième partie ici , la troisième partie ici et la quatrième partie ici


La fessée qu'elle avait méritée avec la spatule n'avait pas duré bien longtemps. Après tout, il avait hâte de passer à l'événement principal de la soirée, une chose qu'il avait préparé pendant au moins un mois : son gage. 

Elle se retrouvait à présent dans une position familière, allongée sur le lit, ligotée, les yeux bandés et de la musique dans les oreilles. Il l'avait laissée en compagnie d'un album de Radiohead, ce qui lui laissait un peu de temps pour essayer de deviner qu'il avait prévu pour elle, alors que son bon vieux Thom chantait "No Surprises". 

Ironie du sort, le mois dernier, c'est lui qui se tenait couché à l’endroit même où elle se tenait maintenant.

Il avait perdu la chasse au trésor, elle avait gagné. 

Et son imagination pouvait être tout aussi sournoise que la sienne.

Cette nuit-là, il y a un mois, la pluie crépitait contre la fenêtre de la chambre. Les rideaux étaient ouverts. La lune illuminait les nuages au-dessus des arbres au fond du jardin comme dans une peinture.

Elle savoura sa victoire en l'attachant nu sur le lit par les poignets et les chevilles, savourant pleinement l'idée de vivre quelque chose qui avait occupé son imagination pendant des semaines. Tous les deux avaient préparé le gage qu'ils auraient à donner à l'autre s'ils avaient remporté le jeu ce soir. Ils avaient tout planifié et acheté, au besoin, de nouveaux accessoires. Comme il avait perdu, tout ce qu'il avait l'intention de faire devrait attendre un peu plus longtemps.

Pour ce soir-là, elle avait acheté un oxymètre de pouls qu'elle posa sur l'un de ses doigts. Elle lui avait aussi fait avaler une petite pilule qui le maintiendrait en érection pour le reste de la nuit. Puis, un bâillon-boule. Il avait dit que tout cela était amplement suffisant pour un soir.

Il avait joui d'un beau spectacle au moment où elle s'était déshabillée devant lui. Puis elle avait commencé avec sa bouche, léchant goulûment ses bourses avant de faire courir sa langue en de paresseux méandres tout le long de sa queue. Elle fit quelques spirales autour de son gland avant de redescendre vers ses bourses. Lors de son ascension suivante, ses doigts rejoignirent le terrain, massant délicatement ses bourses et la base de sa verge tandis qu'elle laissait errer sa langue sur sa verge. Du coin de l'œil, elle pouvait voir la petite lumière du compteur clignoter de plus en plus vite. Il ne fallut pas longtemps avant que sa verge ne devienne douloureusement raide.

Elle monta sur lui à califourchon, en arrière, et se pencha afin que ses fesses touche presque son nez et qu’il ne puisse rien voir d'autre que son entre-jambes. S'il n'avait pas eu le bâillon-boule, il aurait pu tendre sa langue et la lécher. Là, au contraire, il ne pouvait que baver comme un chien affamé.

Sa queue était aussi dure que de la pierre, comme s'il avait été transformé en statue par enchantement. Elle glissa vers l'avant jusqu'à ce qu'elle sente son gland caresser les lèvres humides de sa fente. Elle continua de le tourmenter en remuant ses hanches de manière à ce que son gland suive chaque pli de sa chatte, en s'arrêtant pour le laisser s'attarder un peu juste en dessous de la chaleur humide de son entrée. Très lentement, elle détendit ses genoux et se laissa tomber vers le bas sur son membre. Sept profondes et délicieuses respirations plus tard, elle avait fini par glisser tout le long de son sexe.

Elle remonta lentement, en savourant à la fois son contrôle total et cette merveilleuse sensation d'être entièrement remplie.

Soudain, il y eu des bips. Une petite sonnerie, comme une alarme de montre-bracelet, provenant du compteur d'impulsions sur son doigt. Elle avait mis l'alarme à sonner si son pouls dépassait 90 battements par minute, limite au-delà de laquelle elle avait estimé qu'il serait en train de prendre trop de plaisir.

"Oh mon Dieu!", Dit-elle avec nostalgie: "Je pense que je ferais mieux d'arrêter pour le moment. Il pourrait être dangereux que tu sois aussi excité". 

Il secouait ses menottes tandis que ses protestations étaient étouffées par le bâillon, ce qui les rendait facile à ignorer. Elle se glissa hors de lui et frotta son clitoris contre son gland en attendant que le signal sonore s'arrête. Une fois que son pouls eu ralenti, l'alarme se tut, ce qui était le signe qu'elle pouvait redescendre sur lui et reprendre sa chevauchée. 

Ses espiègleries firent bientôt de nouveau retentir l'alarme. Dommage… Mais ces pauses étaient l'occasion de laisser ses yeux errer sur son corps, d'en savourer chaque détail. Elle abaissa son bandeau, elle comptait bien rester la seule à le scruter ce soir, merci. 

Elle commença par le sommet de sa tête, passant ses doigts dans la tignasse ébouriffée de ses cheveux blond foncé. Une frange lui couvrait le front, maintenant partiellement recouvert par le haut du bandeau, qui à son tour cachait ses yeux bleus clairs. En dessous, son nez arrondi, avec ces narines qui s’évasaient de manière si craquante lorsqu'il était surpris. De chaque côté, ses joues charnues, maintenant tapissées d’une petite barbe naissante, et le délicat lobe de ses oreilles où elle aimait à chuchoter.

Ses yeux erraient encore, passèrent sa bouche, ses lèvres roses habituellement si appétissantes à embrasser mais maintenant cachées sous le bâillon noir. Ils descendirent vers le petit monticule de son menton, puis vers le bas de sa gorge, une zone de prédilection pour l'embrasser et câliner. Ses yeux s'attardèrent alors sur les muscles de ses épaules, les bras et la poitrine, maintenant obligeamment tendus par les menottes. Le corps d'un coureur, mince et souple, parfait pour la séduire.

Elle regarda sa poitrine se soulever et retomber. A présent, il avait compris son manège espiègle et tentait de contrôler son désir, de calmer sa respiration afin d’éviter que son cœur ne s'emballe. Mais sa volonté avait du mal à résister. A chaque fois qu'elle se glissait au-dessus de lui, ses petits mouvements charmant l'emprisonnaient, et il voulait tellement lui faire l’amour... 

Elle répéta son jeu taquin à plusieurs reprises, le chevauchant jusqu'à ce que l'alarme se déclenche. Ensuite, elle attendait que les impulsions retombent avant de reprendre sa position, tandis qu'il luttait silencieusement contre ses liens, cherchant désespérément à se libérer et la violer avec son priapisme. 

Mais ce soir-là, elle lui donna une leçon très bouddhiste: si tu me veux, tu vas souffrir.

En l'occurrence, il s'était avéré un élève très doué. Rapidement, elle fut en mesure de le chevaucher pour des périodes de plus en plus longues, et plus profondément aussi, avant que le bip n'intervienne. En fait, il pouvait à présent garder le contrôle de lui-même suffisamment longtemps pour elle soit pratiquement sur le point de jouir elle-même. De toute évidence, il était grand temps de pimenter un peu les choses.

Il entendit le dressing s'ouvrir et le bruissement de vêtements. Elle l'autorisa à jeter un coup d'œil, juste assez longtemps pour qu'il la voit vêtue dans son ancien uniforme d'écolière. Elle portait un petit livre avec une couverture en cuir et un cadenas en laiton bien visible. Il ressemblait à un journal intime, même s'il n'avait fait que l'entre-apercevoir. Elle fit semblant de l'ignorer, de faire comme si elle venait de rentrer de l'école et commença à improviser un monologue.

"Il me tarde de me débarrasser de cet affreux uniforme…", annonça-t-elle, à personne en particulier. C'est alors qu'elle commença à se déshabiller, à déboutonner son chemisier avant de s'avancer vers lui et de rabattre le bandeau. Elle eut le temps de voir le désir brûlant dans ses grands yeux bleus juste avant qu'elle ne les recouvre. Puis il sentit qu'elle s'asseyait sur le lit à côté de lui, et entendit le bruissement des pages.

"Cher journal ...", dit-elle à haute voix, " tu ne croiras jamais ce qui s'est passé à l'école aujourd'hui!" 

"Avec les copines, on s'échangeait des petits mots sous la table, au fond de la salle du cours d'anglais. C'était très excitant, on s'est vite échangées toutes sortes de secrets. Mais Cathy Kimball s'est fait prendre! Et le méchant M. Trevors lui a ordonné de venir devant et de lire ce que Cathy avait écrit, à toute la classe! "

"C'était quelque chose comme: ‘OMG. Benji m'a donné une fessée hier soir, et j'ai adoré!’ Benji, c'est le petit copain de Cathy." Elle a gentiment expliqué, "Il est chaud." 

Il la sentit caresser sa queue brièvement avant qu'elle ne reprenne ses souvenirs. Elle parlait vite, en retenant son souffle comme le font toutes les écolières du monde quand elles veulent transmettre le maximum d'informations en un minimum de temps.

"Oh journal, lorsque M. Trevors a lu la note de Cathy, la classe entière a hurlé de rire. Cathy était mortifiée. Je crois que j'en avais le souffle coupé". 

"Puis M. Trevors a dit à Cathy de rester après la classe! Je n'ai pas pu me concentrer pendant tout le reste de la leçon. Je n'arrêtais pas de penser à ce qui se trouvait en route pour la pauvre Cathy quand la cloche a sonné. J'ai continué à imaginer qu'il allait lui dire que puisqu'elle aimait tellement la fessée, il allait lui claquer les fesses en ce moment même! Je pouvais presque le voir tirer la pauvre Cathy sur ses genoux, soulever sa jupe, et baisser sa culotte!".

"Rawrrr!!! Rien que l'imaginer maintenant, ça me fait mouiller", s’écria-t-elle. Puis elle s'arrêta," Oooh ... mais où est-il donc?"

Il sentit sa main saisir la base de sa queue. 

"Oh! Il est ici ... ", annonça-t-elle avec enthousiasme, "mon gode préféré!"

Il la sentit grimper sur lui et saisir la base de son sexe comme si sa queue était une sorte de sex toy. Elle était aussi mouillé que son histoire le décrivait, mais cette fois la pénétration n'était pas aussi profonde, comme si elle gardait sa main bien serrée autour de la base de sa queue, comme si elle tenait un gode. Elle glissait de haut en bas, délibérément, en utilisant sa main pour guider subtilement son sexe et caresser ses zones les plus sensibles.

"Oh ... Oh ... oh journal. Je n'arrive pas à me le sortir de la tête. J'ai passé le reste de la leçon à rêver, l'imaginant fesser Cathy juste en face de moi! Je fermais les yeux et je pouvais tout voir, ses réprimandes et sa honte, son joli cul virant au rose à chaque claque de sa grosse main ferme. Je mouillais tellement! J'ai relevé l'arrière de ma jupe pour que je puisse sentir le bois frais de ma chaise contre mes petites lèvres toutes chaudes. Il n'a pas fallu longtemps avant qu'une flaque honteuse ne se forme sur ma chaise ». 

Sa course était de plus en plus rapide maintenant, la faisant haleter à la fin de chaque phrase.

"Oh journal, j'ai été tellement vilaine..." 

"... J'ai fait passer des petits mots aussi ... ooo ..." 

"... Je mérite d'être la prochaine à venir s'allonger sur ses genoux ..." 

"... Ooo ... je mérite une bonne grosse fessée déculottée!" 

Et lorsqu'elle eut finit sa confession, elle plongea sur lui, aussi profondément qu'elle pouvait aller.

Quand il était adolescent, il s'était souvent demandé sur quoi ses camarades de classe féminines pouvaient bien fantasmer quand elles se masturbaient. Il savait bien que sous leur apparence sage et innocente se tenait un esprit tout aussi impur que le sien - et si jamais une fille avait laissé échapper qu'elle se tripotait en rêvant d'une fessée, cela aurait frappé son esprit, c'est certain. 

Sa mise en scène avait l'effet désiré. Elle l'avait énervé. Elle avait excité sa libido. Sa respiration s'accélérait. Il la voulait. Il voulait grogner comme un animal sauvage. Il voulait faire exploser sa cage et la prendre, la baiser, la violer.

Elle rit comme une enfant lorsque l'alarme retentit une fois de plus et glissa hors de son "gode" alors qu'il secouait le lit dans un mouvement de frustration étouffée. Les yeux bandés, il ne pouvait pas voir son sourire. Tu ferais mieux de t'y habituer, pensa-t-elle, la nuit va être longue et j'ai encore tellement de choses à raconter, de ce qui m'excitait quand j'étais dans ma chambre, toute seule, il y a longtemps. 

Ensuite, pensa-t-elle, je vais lui décrire comment je me donnais moi-même du plaisir, avec beaucoup de détails intimes.... chaque coup, chaque frottement, la chaleur humide et les lèvres gonflées, le glissement dedans et dehors, les grimaces et les soupirs, les caresses circulaires et les étreintes.

Et il lui fallut rester là, raide, négligé et frustré, à écouter les petits bruits de succion lorsqu'elle glissait ses propres doigts, à entendre sa respiration s'accélérer en haletant, à entendre son miaulement et ses gémissements alors qu'elle s'apprêtait à jouir.

Trop dommage qu'il ne puisse venir! 

Mais c'était son gage. 

Et elle ne le taquinait que parce qu'elle l'aimait.

* * * * *

Mais maintenant, ce soir, c'était à son tour...
(à suivre)

lundi 10 février 2014

Chasse au trésor (4)

Attention, ne lisez ce texte qu'après en avoir lu la première partie icila deuxième partie ici , et la troisième partie ici.




Il est coutume de dire que si l'on gagne une fois, c'est que l'on a de la chance, mais que si l'on gagne deux fois, c'est que l'on est bon. Pour remporter la chasse au trésor, il fallait donc gagner deux parties sur les trois qui pouvaient être jouées au maximum. Ainsi était la règle. 

Comme c'est lui qui avait gagné la dernière partie, c'est lui qui devait cacher le prochain instrument et elle qui avait une nouvelle chance de le trouver. Si elle réussissait, elle pourrait le fesser avec et ce serait alors à son tour de chercher dans la partie décisive. Si elle échouait, elle aurait perdu, purement et simplement, et c'est elle qui recevrait le gage ce soir-là.

Et c'est ainsi qu'elle attendait,  mise au coin dans la salle à manger et les yeux bandés, alors qu'il était parti cacher l'objet qu'il avait choisi : une spatule en bois. Elle avait enlevé sa chemise de nuit, sa longueur ayant été jugée trop dangereuse pour la course qui allait suivre. Son téléphone portable était coincé dans l’élastique de sa ridicule culotte à nounours. Grâce à ses écouteurs, elle pouvait entendre la musique désinvolte qu'il avait choisie pour elle, cette fois-ci. Il s'agissait de Mumford & Sons, "I Will Wait". 

Elle sourit de sa plaisanterie, très drôle, très lui.

Ses mains s'étaient glissées derrière son dos afin de frotter et masser ses fesses endolories. Il lui avait donné une fessée délicieuse. Bien plus que des sensations chaudes et vibrantes, c'était comme s'il avait appuyé sur  un interrupteur secret caché au plus profond d'elle-même. Il avait mis à bas son masque et elle se sentait  une personne complètement différente, une vilaine petite friponne qui avait besoin d'être fessée.

Elle sursauta lorsque soudain le vibromasseur reprit vie, de manière inattendue, en lançant une intense impulsion qui ne pouvait que signifier : Chérie, je suis de retour! Quelques instants plus tard, il lui retira le bandeau et les écouteurs, restaurant ainsi ses sens. Il échangea le téléphone de sa ceinture contre le minuteur. Il y eu un bruit sec lorsqu'il régla les six minutes nécessaires et ... 

"Go!", cria-t-il en lui administrant une claque sur la fesse en guise d'encouragement.

Elle trébucha en sortant du coin. Ses jambes s'étaient engourdies à force d'attendre et ses yeux étaient encore éblouis par les lumières du salon. Les vibrations étaient faibles, presque imperceptibles, lui indiquant qu'elle allait devoir passer à une autre pièce. Elle se précipita dans le couloir, puis dans la cuisine, mais n'y trouva aucun indice.

Tout comme dans chaque jeu, il y avait une façon de jouer méthodique et une façon un peu plus risquée, plus aventureuse. Cette fois-ci, elle décida de prendre le risque, de ne plus chercher pièce après pièce mais de filer tout droit vers les escaliers. Une cascade de courtes vibrations déferla en elle lorsqu'elle posa le pied sur la première marche, la faisant presque trébucher. Elle se réchauffait...

Elle bondit dans les escaliers, deux marches à la fois, le bourdonnement semblant s'amplifier à chaque saut. Les chambres d'amis étaient les plus proches de l'escalier. Elle s'élança dans chacune d'entre elles, mais la piste était froide. Elle parcourut donc le couloir en pointillés, jusqu'à leur chambre.

Lorsqu'elle s'approcha du lit, une longue séquence de vibrations intenses la fit  brusquement tomber à genoux. C'était la troisième fois à présent qu'il l'amenait juste au bord, et à chaque fois il était de plus en plus difficile de résister à la douleur lancinante. Une partie d'elle-même voulait s'allonger et de se rendre au chant des sirènes du petit appareil. Mais les règles étaient claires : s'il y a jouissance, la partie est perdue, et cela signifierait qu'elle aurait à subir le gage.

Le danger avait toujours été une énorme source d'excitation pour elle, et cela même depuis son tout premier orgasme. Elle était seule à la maison ce jour-là, dans la piscine. Elle se laissait dériver paresseusement dans l'eau, lorsqu'elle arriva sur l'un des jets d'eau provenant du fond de la piscine. Le courant d'eau chaude se faufila entre ses jambes, provoquant une sensation de picotements étrange et agréable. Instinctivement, elle mit une main dans la culotte de son maillot de bain, commença à frotter son pubis, et s'aperçut que cela intensifiait ces drôles de sensations.

Désorientée, le chatouillement de cette eau l'avait ralentie et elle commençait progressivement à couler. Jusqu'à ce que soudain elle prenne conscience du clapotis de l'eau juste en dessous de son nez. Dans la panique, ses pieds se mirent à danser frénétiquement, ses orteils recherchant désespérément le fond de la piscine, mais elle avait dérivé dans la partie la plus profonde. Cette situation provoqua une montée d'adrénaline, ses coups de pied devinrent frénétiques, juste assez pour soulever son visage hors de l'eau. Pendant ce temps sa main continuait fébrilement de frotter la région entre ses jambes qui s'agitaient. Et bizarrement, elle adora la sensation extraordinairement bonne que cette situation dangereuse lui avait prodiguée.

Ensuite et de manière complètement inattendue, une sensation de plaisir intense éclata entre ses jambes. Une sensation qui semblait augmenter à chacun de ses coups de pied, désespérés et frénétiques. Elle dansait sur ​​place, frottant et se tordant, alors que la délicieuse sensation se répandait dans tout son corps. Il lui fallut des mois avant qu'elle ne comprenne bien ce qui s'était passé - et avant qu'elle n'apprenne à le reproduire dans le confort sec et sûr de son propre lit. C'est là qu'elle découvrit que ce n'était jamais aussi excitant que quand elle était sur le point de se faire prendre.

Au moment même, elle ressentait ce sentiment familier, cette étrange combinaison qui lui donnait des frissons dans l'estomac lorsqu'un danger modéré venait se mêler à un plaisir intense. Elle était à genoux, rampant vers le lit, une main sur le sol et l'autre tenant le vibromasseur entre ses jambes, comme si elle cherchait à en amortir les vibrations. Mais comme elle s'approchait du lit, elles ne firent qu'augmenter. Le vibromasseur pulsait sans cesse maintenant. Elle n'était pas seulement chaude, elle était brûlante : à portée de main du trésor caché.

Et c'était bien-là le mauvais tour que réservait la chasse au trésor. Découvrir la pièce où était caché l'objet n'était pas particulièrement difficile. Ils ne vivaient pas dans un château, il n'y avait pas beaucoup de chambres où chercher. Mais plus l'on se rapprochait, plus les vagues de plaisir venait distraire notre attention. Et si on jouissait, on avait perdu le jeu, ce qui faisait de la fin de chaque partie un challenge sacrément rusé. Il fallait une bonne dose de contrôle de soi, notre esprit logique s'efforçant de conserver juste assez de sang-froid pour trouver et saisir la cible, tout en luttant contre une libido animale qui aspirait simplement à succomber à ce plaisir le plus viscéral.

Elle pouvait sentir que son côté animal allait l'emporter, sa volonté de gagner refluant au loin, remplacée par une lancinante et chaude douleur, un désir presque irrésistible de satisfaction. Ce désir avait pris le contrôle de sa voix intérieure, en lui disant que cela allait être tellement, tellement bon – allonge-toi maintenant, et laisse-toi aller. Comment gagner ce petit jeu stupide pourrait-il bien rivaliser, de près ou de loin, avec l'extase qu'elle était sur ​​le point d'expérimenter?

Son corps entier tremblait maintenant, comme une plaque de neige en équilibre au bord d'une avalanche. Peut-être ne restait-il que quelques minutes avant qu'elle ne perde le contrôle. A quatre pattes, elle regarda sous le lit. Une telle cachette serait parfaite. Cette stupide spatule devait être cachée ici. Presque suppliants, ses yeux balayaient le sol, les pieds du lit, et même le dessous du matelas. 

Mais il n'y avait rien.

Du coup, sa résistance s'émietta et elle laissa les vagues la submerger. Ses deux mains saisirent la table de chevet, comme pour se préparer au torrent de plaisir qui allait l'engloutir. Chaque nerf de son corps semblait vibrer en résonance avec l'appareil entre ses jambes. 

Il jouait avec le vibromasseur au moment où le plaisir l'emporta, diminuant puis remontant le niveau des vibrations afin de prolonger son plaisir... et profiter de la satisfaction absolue qui se dessinait sur son visage. 

Comme il l'aimait!

Quelques instants plus tard, alors que le glorieux sentiment avait disparu, sa conscience commença à refaire surface. Elle était heureuse de la présence de la table de chevet qui lui avait permis de se stabiliser. Tous les muscles de son corps semblaient faibles, vacillants comme de la gelée. C'était un effort, pour elle, rien que de lever la tête, et sa vision était encore floue, comme dans un état second. A travers le brouillard, les formes familières commencèrent à se dessiner sur la table de chevet en face d'elle: le réveil, la lampe en verre dépoli, son livre de chevet, et juste à l'intérieur, à peine sortie, comme pour mieux se fondre avec un marque page… se trouvait la spatule.

"Tu as joui comme une salope sans vergogne ..." la taquina-t-il en secouant la tête avec un grand sourire. 

"Tu peux rester là où tu es, vilaine" lui ordonna-t-il, ramassant la spatule et la faisant claquer à plusieurs reprises contre ses fesses offertes. Elle gémit et babilla faiblement en retour. 

Elle avait perdu. 

Elle recevrait le gage, ce soir. 

Mais dans son délicieux état post-orgasmique, elle s'en fichait un peu. 

* * * * *
(à suivre)

dimanche 9 février 2014

Chasse au trésor (3)

Attention, ne lisez ce texte qu'après en avoir lu la première partie ici et la deuxième partie ici.

Les vibrations étaient ininterrompues à présent, palpitantes, lancinantes, frissonnantes. Elle jeta un coup d'œil dans les placards, les tiroirs et au petit bonheur, dans les boites d'emballage – c'était la pièce où l'on rangeait tout ce dont on ne savait que faire et dont on s'empressait d'oublier l'existence. Elle aurait tellement voulu qu'elle soit mieux rangée. Son désordre délibéré allait lui valoir une fessée, réalisa-t-elle, comme à une enfant récalcitrante.

Elle commença à farfouiller frénétiquement entre les piles de boîtes chancelantes et à ouvrir en grand les placards lorsque le bourdonnement se mit à monter crescendo. Elle essaya désespérément de garder son calme et de résister à la tentation de tomber à genoux et de laisser la vague de plaisir la submerger. Derrière elle, elle pouvait l'entendre rire sous cape de sa drôle de recherche.

Soudain, la sonnerie se mit à retentir. Un petit son métallique, faible, presque intimidé. 

Et avec lui, les vibrations s'arrêtèrent brusquement. 

Elle poussa un cri dans lequel s'exprimait toute sa frustration. D'avoir été aussi près du but. D'avoir été déjouée par son propre désordre.

Elle se retourna et le vit rire, encore. Ses épaules se secouaient. Il trouverait visiblement sa performance terriblement amusante. Il s'approcha d'elle comme s'il voulait la prendre dans ses bras. Elle ouvrit ses bras pour l'embrasser. Mais au dernier moment, elle le vit à travers la faible lumière de l'abat-jour, se redresser, rechercher et retrouver le chausson de danse. Elle se mit à bouder en signe de protestation, de la seule manière qui lui semblait appropriée, en lui tirant la langue. 

Elle avait perdu - et il y aurait forcément des conséquences.

Il examina  le bric-à-brac de la buanderie, maintenant encore plus en pagaille après sa recherche frénétique. Et il pris soudainement conscience qu'il y avait ici l'occasion d'un jeu de rôle improvisé...

« Qu'est-ce que je vous avais dit à propos de l’intérêt de tenir votre chambre bien rangée, jeune dame ? »

« Ummm, heu… », était tout qu'elle arriva à répondre, alors que son regard restait rivé sur l’élégant chausson blanc avec lequel il s'amusait maintenant à tapoter la paume de son main gauche, d'une manière menaçante.

« Les filles désordonnées méritent une bonne fessée », annonça-t-il fermement.

Son doigt pointa vers le couloir et les escaliers.

« Filez dans votre chambre, jeune dame ! »

Tête baissée, elle se retourna et se dirigea vers les escaliers. 

Enfant, elle n'avait jamais reçu de fessée de ses parents. A la place, quand elle se comportait mal, elle était envoyée dans sa chambre. Mais, lors d'un après-midi qu'elle n'oublierait jamais, sa meilleure amie lui avait avoué que de temps en temps, lorsqu'elle était envoyée dans sa chambre, c'était pour y attendre d'être fessée. Dès lors, elle avait secrètement fantasmé de ce que ce serait, imaginant qu'elle devrait se déshabiller et attende courbée au-dessus d'une pile d'oreillers placés sur son lit, écoutant des pas monter lentement les escaliers en attendant que la porte se mette à grincer…

Et même maintenant, juste le fait d’être envoyée dans sa chambre était suffisant pour faire s'envoler une nuée de papillons dans son estomac et faire frissonner son entre-jambes. Elle s'assit sur le lit, presque nue dans son string, le vibromasseur inerte toujours à l'intérieur d'elle, et attendit en rejouant dans son esprit son fantasme préféré alors que le bruit de ses pas dans les escaliers se faisait de plus en plus distinct. La porte s'ouvrit, comme dans un ralenti. 

Son enjouement antérieur avait été remplacé par une expression sévère.

« Je pense que vous avez besoin d'un changement de costume », dit-il d'un air songeur en lui faisant signe de se lever, « enlevez cela. »

Elle se leva et laissa glisser au sol le string de satin noir qui était trempé. On pouvait apercevoir le bout incurvé du vibromasseur qui appuyait contre ses lèvres, comme s'il essayait de protéger sa modestie. 

« Enfilez maintenant votre chemise de nuit et votre culotte de petite fille. »

Elle alla jusqu'au dressing et farfouilla à l'intérieur jusqu'à ce qu'elle trouve les vêtements appropriés. Il y avait une petite culotte blanche avec des dessins de nounours tenant des ballons, d'une taille enfant et donc beaucoup trop juste pour sa taille d'adulte, qui laissait son pubis et la plus grande partie de ses fesses découverte, et une chemise de nuit blanc-rose avec de petits cœurs pourpres brodés, des fronces autour du cou et des poignets, qui descendait jusqu'aux genoux, ce qui contribuait à lui donner une allure très juvénile. 

Elle ressemblait tout-à-fait à une vilaine petite fille.

« Maintenant, jeune fille. Que vous ai-je dis à propos de tenir votre chambre bien rangée? » lui demanda-t-il, sans vraiment attendre de réponse.

« Je… Je suis désolé, papa ! » improvisa-t-elle.

« Je vous ai prévenu de ce qui se produirait… »

Inquiète, elle mordit sa lèvre inférieure.

« Maintenant je pense que c'est au tour de M. Chausson de rendre une petite visite à votre culcul! », la taquina-t-il.

« Nooon ! » pleurnicha-t-elle, rougissant de honte. Ses enfantillages lui valurent un froncement de sourcils en retour.

« Vous savez ce qui arrive aux vilaines filles… »

Elle ne le savait que trop bien. 

« Allez vous placer près de la chaise à  fessée. »


* * * * *

La chaise était seule au milieu du salon, comme un invité récemment arrivé et qui attendait le retour de son hôte. Ils l'avaient acheté chez un antiquaire. Elle l'avait vue la première et lui avait glissé au creux de l'oreille qu'elle ressemblait à celles que l'on pourrait trouver dans le bureau d'une maîtresse d'école. Puis elle avait remarqué des éraflures à mi-hauteur, du côté droit, sur un seul des pieds avant de la chaise... à peu près là où la chaussure gauche d'une vilaine fille pourrait s'agiter dans tous les sens et venir la heurter,  dans cette sorte de danse honteuse que l'on exécute lorsque l'on se retrouve sur les genoux de la personne qui nous discipline. Après cela, ils n'ont pas hésité à l'acheter.

Cette chaise semblait avoir une histoire. Elle était faite en merisier rouge-brun et remontait sans doute à une époque révolue. Ses pieds robustes lui conféraient une présence inquiétante. Malgré sa corpulence, sa couleur et ses courbes subtiles donnaient l'impression d'une chaise féminine, ayant appartenu à une directrice sévère ou à une vieille tante autoritaire. Cette pièce de mobilier aurait été son trône, là où elle s'asseyait majestueusement en toisant les fautifs et en tapotant de sa main un paddle, du même merisier, tandis qu'elle attendait qu'ils baissent leur culotte. 

Tels étaient les trésors cachés parmi le bric-à-brac des antiquaires. Les trouver, les voir cachés en pleine-lumière, était l'un des nombreux jeux qu'ils aimaient à jouer. Pour ceux qui s'accrochent à leur nature espiègle, tout pouvait servir de jeu. 

Elle se tenait à côté de la chaise, en attendant son retour. C'était une grande chaise, intimidante lorsque l'on se trouvait à côté. Son siège se trouvait au niveau de sa taille et son grand dos droit était plus haut que sa tête. Elle la faisait se sentir petite et vulnérable, mais excitée aussi. Elle la faisait fantasmer. Combien de vilaines filles avaient-elles bien pu être pliées à travers ce siège en cuir de Bourgogne, pour voir leur derrière réchauffé?

Sa tenue de petite fille la faisait se sentir encore plus petite. C'était drôle de voir comment de simples morceaux de tissu pourraient avoir un tel effet sur son esprit. Une robe hors de prix de designer pouvait stimuler sa confiance en elle, la transformer en star de cinéma pour une soirée, tandis que cette stupide chemise de nuit en coton la faisait se sentir comme si elle était vraiment une vilaine petite fille. Ses mains étaient croisées derrière son dos. Elles s'agitaient nerveusement comme si elles cherchaient à canaliser l'esprit de sa jeunesse.

Pendant ce temps le vibromasseur bourdonnait faiblement, comme un lointain roulement de tambour. Les vibrations s’intensifièrent lorsqu'elle l’entendit approcher derrière elle. C'était l'entrée d'un artiste en fanfare, une fanfare qu'elle pouvait ressentir plutôt qu'entendre. Il était tellement taquin!

Les vibrations s'évanouirent au moment où il la rejoignit. Il tenait la télécommande dans une main et le délicat chausson de danse dans l'autre. Il prit immédiatement place sur la grande chaise en bois. Parfois il la fessait penchée au-dessus de la chaise, mais ce soir il voulait que ce soit une fessée classique, allongée sur ses genoux comme le sont les vilaines filles. Le genre de fessée qui rosit les fesses et fait pousser des cris. 

Sans dire un mot, il tapota ses cuisses avec le chausson pour l'inviter à prendre place. Elle se hissa sur ses genoux et se sentit tomber en avant alors que ses orteils quittaient le sol. Ses pieds se balançaient en l'air lorsque son pied gauche vint heurter le pied de la chaise, comme tant d'autres auparavant...

Elle se tortilla en avant afin de permettre à la courbe du vibromasseur de se loger plus confortablement entre ses cuisses, remontant par la même occasion le bas de sa chemise de nuit au-dessus de ses genoux. Elle sentit alors la semelle en cuir du chausson venir appuyer contre son derrière.

"Qu'est-ce qui arrive aux vilaines filles qui ne rangent pas leur chambre?"

Elle grimaça en réponse, laissant échapper un petit soupir qui lui valut une claque en représailles. Il répéta sa question, sur un ton qui ne laissait aucun doute sur le fait qu'il attendait bel et bien une réponse.

«Elles ... euh, ... reçoivent une fessée", admit-elle à contrecœur en s'agrippant au barreau situé entre les pieds de la chaise.

Une rafale de claques commença à s'abattre sur sa chemise de nuit, ce qui lui fit pousser un cri de protestation et agiter les jambes. Au début, il la fessa lentement et de manière mesurée, distribuant chaque claque de sorte à réchauffer chaque parcelle de ses fesses et du haut de ses cuisses. Puis il augmenta le tempo, allant crescendo, tout comme les firent ses cris et ses tortillements, tandis que les doigts de son autre main glissaient sur la télécommande afin de déverser une cascade d'intenses vibrations profondément en son intérieur. Cela a eu l'effet miraculeux de tourner soudainement ses cris d'inconfort en gémissements, et de calmer ses coups de pied.

A sa grande consternation, les sensations intenses ne durèrent que quelques secondes avant qu'il ne diminue à nouveau les vibrations et que la rafale douloureuse ne reprenne, et qu’elle ne doive à nouveau lutter pour supporter la brûlure qui assiégeait son derrière. Puis, au moment où elle sentit qu'elle ne pouvait en supporter davantage, il réactiva les vibrations et les délicieuses impulsions déferlèrent à nouveau, lui faisant oublier toute notion de douleur. 

Mais beaucoup trop tôt, la merveilleuse sensation disparût à nouveau et la cruelle fessée reprit. C'est alors qu'elle sentit ses doigts sur ses cuisses relever l'ourlet de sa chemise de nuit, exposant ainsi ses fesses roses et chaudes à demi-cachées par sa culotte d'enfant, trop petite. Il tira la ceinture de sa culotte vers le haut et la rentra dans la fente de ses fesses afin de découvrir pleinement chacun de ses globes rosis. Un buzz rapide du vibromasseur lui fit desserrer les fesses et la fessée reprit.

La sensation produite par la fessée sur ses fesses nues était différente de celle qu'elle avait expérimentée sur sa chemise de nuit. A chaque gifle cinglante, elle pouvait maintenant parfaitement sentir l'empreinte de la semelle du chausson de danse, comme un point chaud de quelques centimètres de large dont la brûlure restait vivante, comme sous l'effet d'un projecteur. A chaque claque, ses protestations s'affaiblissaient et son caractère s'adoucissait. Elle avait commencé le jeu comme elle est toujours, hyper-compétitive, cette personnalité qu'elle affiche chaque jour au travail. Chaque claque avait érodé sa prétention en exposant lentement la petite fille qui se cache au fond d'elle-même, celle qui avait joué toute la journée, qui ne s'était jamais inquiétée, qui avait des rayons de soleil dans les cheveux. Comme c'était étrange qu'à chaque fois que ses fesses lui faisaient mal, son esprit était tellement en paix.

Il perçut sa capitulation et commença à ponctuer chaque rafale de claques avec des pulsions du vibromasseur de plus en plus intenses. Son langage corporel avait changé maintenant, de tendu et inquiet à calme et nostalgique. A présent, chaque claque était accueillie avec un gémissement, comme si elle ajoutait un autre morceau de charbon au feu qui brûlait entre ses jambes. Il l'amena tout proche de son point d'embrassement. 

Puis arrêta. 

Il était tellement taquin !

* * * * *
(à suivre)

samedi 8 février 2014

Barbie

Puisque le blog est en plein jeu en ce moment, voici un idée pour ceux qui n'aiment pas trop les bijoux.


Je trouve cette poupée vraiment mignonne, mais vous ne la trouverez pas chez Toys R Us... une véritable chasse au trésor s'impose donc!  :-)

jeudi 6 février 2014

Chasse au trésor (2)

Attention, ne lisez ce texte qu'après en avoir lu la première partie ici.


Elle avait perdu et se retrouvait nue devant le miroir de la coiffeuse, assise sur un derrière douloureusement zébré. Comme elle venait de passer pratiquement une heure tourmentée par le vibromasseur et qu'elle venait de recevoir une rapide fessée à la canne après avoir perdu la première partie du jeu, elle était littéralement trempée...

« J'ai une surprise pour toi ce soir, chérie… » dit-il avec entrain. 

Je n'en doute pas, pensa-t-elle.

« Nous allons sortir! » annonça-t-il avec enthousiasme, « Mais d'abord… »

Il se tenait derrière elle, se baissa pour lui prendre la main droite, la positionner entre ses jambes et l'encouragea à se caresser. En vérité, elle n'avait pas besoin de beaucoup d'encouragements et ses doigts se mirent rapidement à explorer son intérieur et à en ressortir couverts de crème, blanche et glissante. 

« Je pense qu'il est temps que tu te maquilles… » observa-t-il.

« Goûte-toi. Fais courir tes doigts sur tes lèvres… Oui. Comme si tu mettais du gloss sur ta belle petite bouche. »

Elle leva ses doigts près de sa bouche et les utilisa comme un rouge à lèvre, étalant sa propre crème le long de ses lèvres. Le goût était inoffensif, un peu fort et salé, mais il la faisait se sentir scandaleusement vilaine. Sortir, avec cela sur les lèvres! Elle s'imagina assise dans un restaurant chic, se demandant si ses voisins de table étaient suffisamment proches pour identifier le reflet gluant autour de sa bouche. Elle frissonna à l'idée d'être envoyée aux toilettes pour y appliquer une nouvelle couche…

« Tu es une bonne fille. Mais je pense que tu as besoin d'un peu plus… » l'informa-t-il, « Remets tes doigts à l'intérieur, profondément, c'est cela, replace toute cette merveilleuse crème sur tes jolies lèvres. »

Du bout de sa langue, elle pouvait sentir ses lèvres collantes et brillantes. 

C'est alors qu'il lui recouvrit les yeux d'un bandeau et lui dit de se tenir droite, les bras en l'air, pendant qu'il la revêtait de la robe qu'il avait choisie pour elle. Elle s'inquiéta de son absence de sous-vêtements, mais il lui dit qu'ils n'étaient pas nécessaires. Et de fait, le vêtement qu'il lui enfila était épais et chaud. Il lui semblait qu'il était en laine, peut-être en feutre ou en serge, avec des manches longues et larges et un ourlet qui lui arrivait aux chevilles. Vint alors une sorte de coiffe ou de chapeau. Il lui avait laissé le bandeau, le temps que lui-même s'habille, la laissant ainsi un peu plus longtemps dans l'expectative. 

Soudain, la lumière inonda ses yeux. Elle cligna des yeux et fixa le miroir du dressing.

Une none et un prêtre la regardaient en retour. 

Le prêtre avait un large sourire. Ses yeux pétillaient tandis qu'il essayait de ne pas rire. 

La none la regardait bouche bée. Elle semblait vaguement horrifiée, comme si elle venait juste d'émerger d'un rêve délicieusement érotique, peuplé de verges en érection, pour se retrouver dans un couvent. 

Il était resplendissant dans son costume de prêtre. Il la conduisit dans un élégant hôtel du centre-ville. Son gage était d'aller avec lui jusqu'au bureau de la réception et – en jouant son personnage – de demander une chambre pour la nuit. 

Une chambre pour tous les deux.

Une chambre avec un lit double. 

Le réceptionniste, un homme d'une cinquantaine d'année, semblait mortifié. Elle n'avait jamais été aussi gênée et elle rougit encore plus lorsque, se tenant tout contre son épaule, il s'était mis à lui caresser les fesses. Il avait botté en touche les questions du réceptionniste avec un ironique “No comprendo”, tandis qu'elle expliquait avec courage que le Père Jiménez ne parlait pas anglais. 

Elle se trouvait à un pas du réceptionniste, juste de l'autre côté de l'étroit comptoir en chêne de la réception. Suffisamment prêt, certainement, pour qu'il puisse voir en détail la petite croûte brillante et trouble qui ornait ses lèvres. Elle su que le réceptionniste l'avait remarqué lorsque son regard s'est à nouveau porté sur sa bouche. Mais tout cela la dépassait complètement et elle n'arrivait pas à comprendre la réalité de cette scène. Tout cela l'avait vraiment excitée : faire quelque chose de tabou, savoir qu'elle se comportait de manière très, très vilaine, et que seuls eux deux étaient dans le secret. 

Et cette nuit-là, dans ce double-lit luxueux, après avoir fait la confession pleine et entière de tous ses péchés, elle avait vécu un moment scandaleusement délicieux. Maudit soit-il !

Personne d'autre n'a jamais rien su de leurs jeux. 

Le temps où tout le monde jouait était enivrant. Depuis le lever du soleil jusqu'à l’heure du coucher, nous passions tous la journée à explorer, jouer et prendre du plaisir... Mais la vie est devenue sérieuse, nous avons reçu de nouvelles responsabilités, nous avons commencé à considérer le jeu comme quelque chose de puéril, d'immature et dérisoire, jusqu'à ce qu'il soit presque totalement éclipsé par cette nouvelle découverte fantastique : le sexe opposé! Et l'envie de jouer s'est éclipsée devant  le désir du plaisir.
Lui et elle étaient de jeunes professionnels maintenant, hautement diplômés avec de grandes carrières, mais ils s'étaient toujours efforcés de rester jeunes d'esprit, tâchant de garder leur instinct du jeu intact. En l'entretenant, comme on protège la flamme d'une bougie contre les tempêtes quotidiennes de l'âge adulte, qui menacent à tout instant de l'éteindre. Ils formaient un cercle de deux, dans lequel personne d'autre n'était autorisé à entrer. Juste eux contre le monde entier. Et leur enjouement avait trouvé son sanctuaire dans ce jeu qui était à présent le leur. 

La légende ancienne de L'oiseau de feu a de nombreuses variantes ; l'une raconte comment ceux qui se sont trouvés en présence du terrible roi Kashchei ont été ensorcelés – obligés de chanter et de danser, et s'ils s'arrêtaient …ils étaient transformés en pierre. La sagesse des anciens nous avertit : le même destin attend ceux qui cessent un jour de jouer.
Et ainsi, eux, ils continuaient à danser et à jouer.


* * * * *

Ce soir-là, elle se précipita dans le couloir, faisant un détour dans chaque pièce en espérant que le bourdonnement entre ses jambes à se mette à augmenter, cet indice excitant laissant entendre qu'elle se rapprochait.

Il la suivait et ne disait rien. Il tenait télécommande-baguette magique- argentée comme si elle était attachée par une laisse invisible. De temps en temps, elle se retournait pour le regarder, recherchant des indices sur son visage. Mais elle n'y trouvait qu'un moqueur « Tu ne le trouveras jamais ! ». C'était tout aussi adorable qu'irritant. Elle voulait tellement trouver cette pantoufle et le coucher, lui, en travers de ses genoux. Histoire de le battre comme un vilain garçon et de glisser ce plug entre ses fesses rouges et chaudes. En attendant, un tic-tic-tic régulier égrenait chacune des précieuses secondes de son temps imparti. Dans son estomac, l'urgence faisait voler des papillons.

Les vibrations semblaient légèrement plus fortes et plus longues maintenant. Elle devenait plus chaude, au sens propre comme au sens figuré. Saisissant la rampe, elle dévala les escaliers, deux marches à la fois, et fut enchantée de sentir les vibrations s'amplifier. Ses jambes se mirent à trembler. Elle se rapprochait. 

Elle se hâtait de pièce en pièce, comme une sorte d'agent immobilier un peu maniaque, ne faisant une pause que pour sentir s'il y avait un changement dans le bourdonnement entre ses jambes. Avec la chanson de cette sirène, il aurait été si facile de s'arrêter et de se laisser emporter, ses douces sensations déformant toute perception du temps, jusqu'à ce que la misérable sonnerie ne la propulse à nouveau dans la réalité.

Elle se mit à explorer sa maison si familière à toute vitesse, en essayant d'ignorer les bibelots, les photos et les décorations qui l'avaient rendue si confortable, et en ne considérant à la place que les cachettes potentielles. C'était un sentiment étrange de voir sa propre maison avec les yeux d'un chasseur de trésor, inspectant chaque coin de chaque pièce. Cess pensées tournaient et retournaient dans sa tête : une pantoufle, une pantoufle, où peut-il bien cacher une pantoufle, où je cacherais une pantoufle… tandis qu'elle essayait d'éviter de penser trop au plaisir lancinant que le vibromasseur lui prodiguait. 

Et pendant tout ce temps, elle devait se rappeler que, quel que pouvait être le plaisir cuisant que le chausson de dance pouvait produire sur son derrière, cette sensation serait encore plus délicieuse si elle pouvait être appliquée sur son derrière à LUI. Et ce serait un plaisir absolu que de le voir courir partout dans la maison, en pleine érection, le plug planté entre ses fesses rougies...

Rêvasser la ralentissait, elle se réprimanda de son manque de concentration. 

Elle se précipita dans le bureau… mais il n'y avait aucun encouragement du vibromasseur.

Dans la salle à manger… à nouveau, aucun changement.

Elle devenait maintenant de plus en plus consciente du tic-tac de la minuterie, derrière elle... son petit cliquetis idiot qui faisait disparaître les secondes qui lui restaient. 

La cuisine… Nrrrgh. C'était frustrant mais la piste était froide ici aussi.

La minuterie derrière elle continuait à égrener les secondes. C'était perturbant, comme si elle était poursuivie par un réveil ou en train de fuir une bombe qui pouvait éclater à tout moment. 

« Tu ferais mieux de te dépêcher… » lui suggéra-t-il, inutilement. Comme il se tenait derrière elle, il était le seul à pouvoir voir combien de temps il restait. 

Tandis qu'elle courait dans le couloir, elle sentit le bourdonnement s'intensifier brusquement, ce qui provoqua un tremblement dans ses cuisses et faillit la faire basculer. 

Elle fila tout droit dans la buanderie au bout du couloir, ignorant les autres portes tant le bourdonnement entre ses jambes gagnait en intensité. Elle ouvrit la porte et fut récompensée par un grondement intense et prolongé qui la fit presque tomber à genoux. Elle avait le feu aux joues, elle était si prêt de son objectif, si prêt de jouir aussi…

(à suivre)

mercredi 5 février 2014

Chasse au trésor (1)

Une histoire pour tous ceux qui aiment encore jouer…


Voici encore une histoire de Spanking Theatre. Je l'adore! Peut-être ma préférée, mais c'est difficile à dire tant toutes les histoires de ce blog sortent de l'ordinaire. On est là à des années lumières du paf-paf cul-cul que l'on trouve souvent sur le net (je ne dis pas panpan culcul parce que ça énerve Stan). Mais celle-ci est vraiment spéciale. Elle alimente ma passion pour le jeu en lien avec la fessée. Bêtement, je me suis toujours évertuée à essayer de construire un jeu à partir de dés ou d'un plateau de jeu de société... alors qu'une chasse au trésor est tellement plus appropriée!

Cette histoire est assez longue, je vais donc la traduire en plusieurs posts. Mais si vous lisez l'anglais, allez vite lire la version originale ici (en plus, vous pourrez lire l'histoire en son entier!). Pour les autres, vous devrez vous contenter de ma traduction... Frustrant? Je compatis!  :-)

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Elle était tout prêt !

Atrocement prêt !

Elle faisait désespérément le tour de l'arrière cuisine lorsque le vrombissement entre ses jambes s'éleva en un vertigineux crescendo. Elle essaya de garder son calme et de résister à la tentation de tomber à genoux et de laisser les délicieuses vagues de plaisir la submerger. Pendant tout ce temps, il était resté derrière elle, tenant la baguette magique et riant avec délectation de sa folle recherche, lui rappelant avec joie que le temps était presque écoulé. 

Quelques instants plus tard, la sonnerie retentit et les vibrations entre ses jambes s'arrêtèrent brusquement. 

Elle poussa un cri perçant, vidant ses poumons de frustration.

Elle avait encore perdu. Et cela signifiait qu'elle devait encore rendre une petite visite à la chaise à fessée...

Les règles étaient les règles. 

Par tradition, chaque premier vendredi du mois, c'était la nuit de la Chasse au Trésor. Le jeu avait évolué au fil des années qu’ils partageaient ensemble et maintenant il choquerait sans doute leurs amis de par sa perversion effrontée... et son inventivité érotique!

L'objectif du jeu était simple. Un objet serait caché quelque part dans la maison, et celui qui cherche aurait six minutes pour le trouver. Pendant tout ce temps, il serait guidé par les sensations diaboliquement distrayantes d'un vibromasseur à télécommande…


Elle est allongée nue sur le lit, les jambes écartées, invitant sa langue à venir l'explorer et délicieusement l'exciter.

Elle avait gagné le jeu, la dernière fois qu'ils avaient joué, le mois dernier. Elle avait donc le privilège d'être la première à chercher ce soir. Mais tout d'abord venait l'exquise pénétration du vibromasseur. C'était une œuvre d'art, lisse et courbe, une sculpture qui enchanterait les yeux d'un esthète tout en satisfaisant son intimité, sa tête bulbeuse pouvant délivrer des sensations frémissantes très profondément à l'intérieur du corps, tandis que son autre extrémité fuselée et recourbée venait enlacer le clitoris.

La télécommande était constituée une fine baguette d'aluminium brossé, avec une commande tactile sur l'un des côtés. Il suffisait qu'un doigt glisse sur sa longueur pour que la baguette s'illumine en réponse, comme si elle était sur le point de projeter un pouvoir magique. Ce qui, en un certain sens, était bel et bien le cas.

« Ça c'est froid » dit-il en commençant une démonstration toute superflue des capacités de l'appareil. Une faible et lente vibration se mit à murmurer à l'intérieur d'elle, semblable au grondement sourd d'un lointain glacier. Un froid si... insatisfaisant.. en vérité!

«… et ça c'est tiède…», et les vibrations se mirent à rayonner en elle comme un faible soleil d'hiver, tout juste suffisant à picoter la peau, mais laissant encore rêver au soleil éclatant d'une belle journée d'été.

«… et ça c'est chaud…», les vibrations se mirent à présent à pulser en elle, telles des vagues venant s'écraser sur une plage inondée de soleil. C'était une chaleur langoureuse, séductrice, dans laquelle on aime à se prélasser pendant des heures... Une chaleur qui donne le rouge aux joues.

Et une chaleur encore plus intense l'attendrait si elle parvenait à s'approcher suffisamment près de son objectif.

Les premières fois qu'ils avaient joué, les trésors qu'ils devaient rechercher étaient constitués de délicieux chocolats pralinés belges. Il n'avait pas fallu longtemps avant que les chocolats ne soient dévorés et que l'enjeu n'augmente. A présent, l'objectif était de trouver un instrument de fessée qui serait utilisé sur le derrière de celui qui n'arriverait pas à la trouver.... ou, s'il est finalement trouvé, sur le derrière de celui qui n'avait pas réussi à le cacher suffisamment bien. 

Comme il avait perdu la partie le mois dernier, il avait aujourd'hui le privilège de choisir l'objet qui serait caché parmi leur impressionnante collection de paddles, de pantoufles, de cravaches, de règles, de cannes, de fouets et de martinets. Vu l'endroit où il comptait le cacher, un instrument petit et léger serait le plus approprié, et si possible pas trop fin. Ces yeux s'arrêtèrent sur un chausson de ballerine blanc. D'une inoffensive élégance, délicate, cette pantoufle angélique n'en possédait pas moins une semelle de cuir tanné qui prodiguait des claques diaboliques. 

Il brandit le chausson en face d'elle, comme si il s'apprêtait à faire un tour de magie. Elle reconnut immédiatement son vieux chausson de danse.

Salut mon vieil ami , pensa-t-elle, ne t'inquiète pas, je vais te trouver.

« Six minutes pour trouver le chausson, ma chérie. Ou tu vas le sentir sur ton derrière… »

Afin d'éviter de lui donner des indices sur le lieu de la cachette, elle devait être attachée au lit et porter des écouteurs et un bandeau sur les yeux pendant qu'il allait cacher l'objet. Avant de s'en aller, il sélectionna un morceau de la playlist de son téléphone, et pinça gentiment son sein. 

La musique se déversa dans ses oreilles. Elle la reconnut aussitôt. 
Snow Patrol, "Ouvre les yeux". 
Il était tellement taquin !


Elle resta étendue là et attendit son retour. Il avait laissé le vibromasseur en marche sur sa position la plus basse, ce qui lui procurait de petits tremblements, frustrants tant ils étaient faibles, toutes les quatre respirations.

Un… Deux… Trois… Quatre… Buzz

Le bourdonnement était trop faible pour parvenir à l'exciter, c'était plutôt un rappel de ce qui lui manquait : une diversion, une contrariété, comme une alarme stridente qui nous fait regretter soudain le silence que nous n'avions pourtant pas remarqué précédemment. Elle tira sur ses menottes, espérant pouvoir atteindre le bas de son corps et se caresser. Où était-il ? 

Un… Deux… Trois… Quatre… Buzz

Elle avait le temps de réfléchir, d'essayer de deviner. L'avait-il caché loin? Ou essayait-il de la bluffer? Il pouvait très bien l'avoir caché tout prêt et se tenir maintenant tranquillement contre la porte à la reluquer entre les jambes, en admirant la vue. Il y a quelques mois, en revenant de la cuisine, il avait ramené un glaçon et titillé ses seins et son cul alors qu'elle se contorsionnait pour tenter en vain de lui échapper. Après cela, elle avait filé tout droit dans la cuisine, pour finalement s'apercevoir qu'il avait en fait caché l'objet dans la salle de bain.

Un… Deux… Trois… Quatre… Buzz

Enfin, elle sentit un mouvement et ses poignets furent détachés. Le final instrumental de la chanson s'éteignait lorsqu'il lui retira les écouteurs et le bandeau, ce qui l'obligea à plisser les yeux alors qu'elle se hissait maladroitement hors du lit. Il était temps de s'habiller. Dans ce jeu, le costume requis était simple. Il ne consistait qu'en un simple string en satin noir, dont la couture bien tendue permettait de maintenir le bout courbé du vibromasseur bien pressé contre son clitoris. Elle était prête pour jouer, à présent. 

Encore juste une chose : il tenait dans sa main un minuteur de cuisine, de ceux que les chefs attachent en clip à leur tablier lorsqu'ils errent dans une cuisine en chaos. Il lui donna un tour afin de régler sa sonnerie et d'enclencher le mécanisme de l'horloge. 

« Six minutes…» annonça-t-il en se plaçant derrière elle afin d'accrocher le clip au dos de son string. Il lui donna une tape sur la fesse avec un charmant « C'est parti ! »

Elle poussa un petit cri en réponse et commença par une recherche sommaire dans la chambre. Les légères vibrations à l'intérieur d'elle-même, si pathétiquement faibles, ne changèrent pas, aussi se précipita-t-elle dans la salle de bain attenante. Mais là aussi elle ne pouvait qu'à peine en sentir le grondement. Elle retourna dans la chambre et le vit sourire bêtement. 

Oh, attend ton tour, toi…, pensa-t-elle en souriant sereinement à son tour.

Les règles étaient les règles.

Si elle ne parvenait pas à trouver l'objet avant que la sonnerie ne se déclenche, elle serait fessée avec.

Mais si elle le découvrait à temps, elle aurait à le fesser lui.

Et qui plus est, elle gagnerait le droit de cacher le prochain objet et de le guider à travers la maison avec le plug télécommandé à l'intérieur de lui. 

Il fallait remporter deux parties sur trois. Le jeu se terminait lorsque l'un perdait pour la deuxième fois.

Le perdant devait alors accomplir le gage décidé par le gagnant.

Oh, le gage….

* * * * *

Elle se souvenait encore de la nuit où leur jeu absurde avait tourné en défi. Il avait toujours été terriblement taquin, et elle n'était pas le genre de fille à s'en laisser compter. Finalement, leurs taquineries mutuelles et leurs relations de plus en plus extravagante évolua en un jeu. L'achat de vibromasseurs télécommandés en fut le catalyseur. 

La première nuit où ils ont joués à la "Chasse au Trésor télécommandée" c'est elle qui a perdu. Du coup, il l'a attaché au lit, écartée, uniquement vêtue de sa culotte en dentelle favorite.

« Il faut l'enlever… » , plaida-t-il.

Elle le regarda lascivement. 

Quelques instants plus tard, elle poussa un cri de protestation lorsqu'elle vit les ciseaux dans sa main. Depuis la plante de ses pieds, il fit courir lentement le bout émoussé des ciseaux le long de sa jambe droite, la sensation glacée de l'acier montant inexorablement vers la chaleur qui irradiait son entre-jambes. Elle se débattit et le supplia tandis que les ciseaux atteignaient le bord du tissu, la lame commençant avec prudence son incision. Ses lèvres étaient retenues à la lame froide de l'acier, comme si elles l'imploraient de ne pas couper.

Elle le sentit tendre le tissu, la lame des ciseaux glisser et le bruit des petits coups de ciseaux qui venaient entailler en deux le gousset. Elle l'incendia d'une feinte fureur alors que la lame montait inexorablement jusqu'à sa taille. Il retira sa pauvre culotte, complètement ruinée, et la brandit, tel un magicien révélant le secret de son tour, la laissant complètement exposée... et lui gagnant au passage un nouveau petit bout de dentelle avec lequel jouer. 

Il commença à lui fouetter les seins avec ce fouet improvisé ; le tissu en dentelle était très léger mais les picotements produits par l'élastique de la taille étaient suffisants pour la faire se tortiller. Et ce que le fouet perdait en poids, il le gagnait en vitesse. Il la fouettait rapidement, chaque petit coup tombant comme un grêlon, ce qui, à force, créait une brûlure lancinante. 

Une fois que ses seins furent teintés de rose, il descendit sur ses cuisses, en fouettant alternativement d’une manière vigoureuse puis sensuelle, tout en lui disant que tout cela n’était qu’un échauffement, que bientôt il fouetterait son minou.

Quelques instants plus tard, après une agréable dance de sa langue et de ses doigts, elle a – à sa plus grande surprise – vécu un délicieux orgasme alors qu'il fouettait son clitoris avec sa propre culotte. Cette culotte, qui avait toujours été sa préférée...

Depuis ce jour-là, les défis avaient gagné en sophistication et en extravagance, une sorte de course aux armes érotique où chacun essayait de surpasser l'autre. Comme cette escapade particulièrement scandaleuse, il y a quelques mois... 

(à suivre)