mercredi 5 février 2014

Chasse au trésor (1)

Une histoire pour tous ceux qui aiment encore jouer…


Voici encore une histoire de Spanking Theatre. Je l'adore! Peut-être ma préférée, mais c'est difficile à dire tant toutes les histoires de ce blog sortent de l'ordinaire. On est là à des années lumières du paf-paf cul-cul que l'on trouve souvent sur le net (je ne dis pas panpan culcul parce que ça énerve Stan). Mais celle-ci est vraiment spéciale. Elle alimente ma passion pour le jeu en lien avec la fessée. Bêtement, je me suis toujours évertuée à essayer de construire un jeu à partir de dés ou d'un plateau de jeu de société... alors qu'une chasse au trésor est tellement plus appropriée!

Cette histoire est assez longue, je vais donc la traduire en plusieurs posts. Mais si vous lisez l'anglais, allez vite lire la version originale ici (en plus, vous pourrez lire l'histoire en son entier!). Pour les autres, vous devrez vous contenter de ma traduction... Frustrant? Je compatis!  :-)

--------------------------------------------------------------------------------


Elle était tout prêt !

Atrocement prêt !

Elle faisait désespérément le tour de l'arrière cuisine lorsque le vrombissement entre ses jambes s'éleva en un vertigineux crescendo. Elle essaya de garder son calme et de résister à la tentation de tomber à genoux et de laisser les délicieuses vagues de plaisir la submerger. Pendant tout ce temps, il était resté derrière elle, tenant la baguette magique et riant avec délectation de sa folle recherche, lui rappelant avec joie que le temps était presque écoulé. 

Quelques instants plus tard, la sonnerie retentit et les vibrations entre ses jambes s'arrêtèrent brusquement. 

Elle poussa un cri perçant, vidant ses poumons de frustration.

Elle avait encore perdu. Et cela signifiait qu'elle devait encore rendre une petite visite à la chaise à fessée...

Les règles étaient les règles. 

Par tradition, chaque premier vendredi du mois, c'était la nuit de la Chasse au Trésor. Le jeu avait évolué au fil des années qu’ils partageaient ensemble et maintenant il choquerait sans doute leurs amis de par sa perversion effrontée... et son inventivité érotique!

L'objectif du jeu était simple. Un objet serait caché quelque part dans la maison, et celui qui cherche aurait six minutes pour le trouver. Pendant tout ce temps, il serait guidé par les sensations diaboliquement distrayantes d'un vibromasseur à télécommande…


Elle est allongée nue sur le lit, les jambes écartées, invitant sa langue à venir l'explorer et délicieusement l'exciter.

Elle avait gagné le jeu, la dernière fois qu'ils avaient joué, le mois dernier. Elle avait donc le privilège d'être la première à chercher ce soir. Mais tout d'abord venait l'exquise pénétration du vibromasseur. C'était une œuvre d'art, lisse et courbe, une sculpture qui enchanterait les yeux d'un esthète tout en satisfaisant son intimité, sa tête bulbeuse pouvant délivrer des sensations frémissantes très profondément à l'intérieur du corps, tandis que son autre extrémité fuselée et recourbée venait enlacer le clitoris.

La télécommande était constituée une fine baguette d'aluminium brossé, avec une commande tactile sur l'un des côtés. Il suffisait qu'un doigt glisse sur sa longueur pour que la baguette s'illumine en réponse, comme si elle était sur le point de projeter un pouvoir magique. Ce qui, en un certain sens, était bel et bien le cas.

« Ça c'est froid » dit-il en commençant une démonstration toute superflue des capacités de l'appareil. Une faible et lente vibration se mit à murmurer à l'intérieur d'elle, semblable au grondement sourd d'un lointain glacier. Un froid si... insatisfaisant.. en vérité!

«… et ça c'est tiède…», et les vibrations se mirent à rayonner en elle comme un faible soleil d'hiver, tout juste suffisant à picoter la peau, mais laissant encore rêver au soleil éclatant d'une belle journée d'été.

«… et ça c'est chaud…», les vibrations se mirent à présent à pulser en elle, telles des vagues venant s'écraser sur une plage inondée de soleil. C'était une chaleur langoureuse, séductrice, dans laquelle on aime à se prélasser pendant des heures... Une chaleur qui donne le rouge aux joues.

Et une chaleur encore plus intense l'attendrait si elle parvenait à s'approcher suffisamment près de son objectif.

Les premières fois qu'ils avaient joué, les trésors qu'ils devaient rechercher étaient constitués de délicieux chocolats pralinés belges. Il n'avait pas fallu longtemps avant que les chocolats ne soient dévorés et que l'enjeu n'augmente. A présent, l'objectif était de trouver un instrument de fessée qui serait utilisé sur le derrière de celui qui n'arriverait pas à la trouver.... ou, s'il est finalement trouvé, sur le derrière de celui qui n'avait pas réussi à le cacher suffisamment bien. 

Comme il avait perdu la partie le mois dernier, il avait aujourd'hui le privilège de choisir l'objet qui serait caché parmi leur impressionnante collection de paddles, de pantoufles, de cravaches, de règles, de cannes, de fouets et de martinets. Vu l'endroit où il comptait le cacher, un instrument petit et léger serait le plus approprié, et si possible pas trop fin. Ces yeux s'arrêtèrent sur un chausson de ballerine blanc. D'une inoffensive élégance, délicate, cette pantoufle angélique n'en possédait pas moins une semelle de cuir tanné qui prodiguait des claques diaboliques. 

Il brandit le chausson en face d'elle, comme si il s'apprêtait à faire un tour de magie. Elle reconnut immédiatement son vieux chausson de danse.

Salut mon vieil ami , pensa-t-elle, ne t'inquiète pas, je vais te trouver.

« Six minutes pour trouver le chausson, ma chérie. Ou tu vas le sentir sur ton derrière… »

Afin d'éviter de lui donner des indices sur le lieu de la cachette, elle devait être attachée au lit et porter des écouteurs et un bandeau sur les yeux pendant qu'il allait cacher l'objet. Avant de s'en aller, il sélectionna un morceau de la playlist de son téléphone, et pinça gentiment son sein. 

La musique se déversa dans ses oreilles. Elle la reconnut aussitôt. 
Snow Patrol, "Ouvre les yeux". 
Il était tellement taquin !


Elle resta étendue là et attendit son retour. Il avait laissé le vibromasseur en marche sur sa position la plus basse, ce qui lui procurait de petits tremblements, frustrants tant ils étaient faibles, toutes les quatre respirations.

Un… Deux… Trois… Quatre… Buzz

Le bourdonnement était trop faible pour parvenir à l'exciter, c'était plutôt un rappel de ce qui lui manquait : une diversion, une contrariété, comme une alarme stridente qui nous fait regretter soudain le silence que nous n'avions pourtant pas remarqué précédemment. Elle tira sur ses menottes, espérant pouvoir atteindre le bas de son corps et se caresser. Où était-il ? 

Un… Deux… Trois… Quatre… Buzz

Elle avait le temps de réfléchir, d'essayer de deviner. L'avait-il caché loin? Ou essayait-il de la bluffer? Il pouvait très bien l'avoir caché tout prêt et se tenir maintenant tranquillement contre la porte à la reluquer entre les jambes, en admirant la vue. Il y a quelques mois, en revenant de la cuisine, il avait ramené un glaçon et titillé ses seins et son cul alors qu'elle se contorsionnait pour tenter en vain de lui échapper. Après cela, elle avait filé tout droit dans la cuisine, pour finalement s'apercevoir qu'il avait en fait caché l'objet dans la salle de bain.

Un… Deux… Trois… Quatre… Buzz

Enfin, elle sentit un mouvement et ses poignets furent détachés. Le final instrumental de la chanson s'éteignait lorsqu'il lui retira les écouteurs et le bandeau, ce qui l'obligea à plisser les yeux alors qu'elle se hissait maladroitement hors du lit. Il était temps de s'habiller. Dans ce jeu, le costume requis était simple. Il ne consistait qu'en un simple string en satin noir, dont la couture bien tendue permettait de maintenir le bout courbé du vibromasseur bien pressé contre son clitoris. Elle était prête pour jouer, à présent. 

Encore juste une chose : il tenait dans sa main un minuteur de cuisine, de ceux que les chefs attachent en clip à leur tablier lorsqu'ils errent dans une cuisine en chaos. Il lui donna un tour afin de régler sa sonnerie et d'enclencher le mécanisme de l'horloge. 

« Six minutes…» annonça-t-il en se plaçant derrière elle afin d'accrocher le clip au dos de son string. Il lui donna une tape sur la fesse avec un charmant « C'est parti ! »

Elle poussa un petit cri en réponse et commença par une recherche sommaire dans la chambre. Les légères vibrations à l'intérieur d'elle-même, si pathétiquement faibles, ne changèrent pas, aussi se précipita-t-elle dans la salle de bain attenante. Mais là aussi elle ne pouvait qu'à peine en sentir le grondement. Elle retourna dans la chambre et le vit sourire bêtement. 

Oh, attend ton tour, toi…, pensa-t-elle en souriant sereinement à son tour.

Les règles étaient les règles.

Si elle ne parvenait pas à trouver l'objet avant que la sonnerie ne se déclenche, elle serait fessée avec.

Mais si elle le découvrait à temps, elle aurait à le fesser lui.

Et qui plus est, elle gagnerait le droit de cacher le prochain objet et de le guider à travers la maison avec le plug télécommandé à l'intérieur de lui. 

Il fallait remporter deux parties sur trois. Le jeu se terminait lorsque l'un perdait pour la deuxième fois.

Le perdant devait alors accomplir le gage décidé par le gagnant.

Oh, le gage….

* * * * *

Elle se souvenait encore de la nuit où leur jeu absurde avait tourné en défi. Il avait toujours été terriblement taquin, et elle n'était pas le genre de fille à s'en laisser compter. Finalement, leurs taquineries mutuelles et leurs relations de plus en plus extravagante évolua en un jeu. L'achat de vibromasseurs télécommandés en fut le catalyseur. 

La première nuit où ils ont joués à la "Chasse au Trésor télécommandée" c'est elle qui a perdu. Du coup, il l'a attaché au lit, écartée, uniquement vêtue de sa culotte en dentelle favorite.

« Il faut l'enlever… » , plaida-t-il.

Elle le regarda lascivement. 

Quelques instants plus tard, elle poussa un cri de protestation lorsqu'elle vit les ciseaux dans sa main. Depuis la plante de ses pieds, il fit courir lentement le bout émoussé des ciseaux le long de sa jambe droite, la sensation glacée de l'acier montant inexorablement vers la chaleur qui irradiait son entre-jambes. Elle se débattit et le supplia tandis que les ciseaux atteignaient le bord du tissu, la lame commençant avec prudence son incision. Ses lèvres étaient retenues à la lame froide de l'acier, comme si elles l'imploraient de ne pas couper.

Elle le sentit tendre le tissu, la lame des ciseaux glisser et le bruit des petits coups de ciseaux qui venaient entailler en deux le gousset. Elle l'incendia d'une feinte fureur alors que la lame montait inexorablement jusqu'à sa taille. Il retira sa pauvre culotte, complètement ruinée, et la brandit, tel un magicien révélant le secret de son tour, la laissant complètement exposée... et lui gagnant au passage un nouveau petit bout de dentelle avec lequel jouer. 

Il commença à lui fouetter les seins avec ce fouet improvisé ; le tissu en dentelle était très léger mais les picotements produits par l'élastique de la taille étaient suffisants pour la faire se tortiller. Et ce que le fouet perdait en poids, il le gagnait en vitesse. Il la fouettait rapidement, chaque petit coup tombant comme un grêlon, ce qui, à force, créait une brûlure lancinante. 

Une fois que ses seins furent teintés de rose, il descendit sur ses cuisses, en fouettant alternativement d’une manière vigoureuse puis sensuelle, tout en lui disant que tout cela n’était qu’un échauffement, que bientôt il fouetterait son minou.

Quelques instants plus tard, après une agréable dance de sa langue et de ses doigts, elle a – à sa plus grande surprise – vécu un délicieux orgasme alors qu'il fouettait son clitoris avec sa propre culotte. Cette culotte, qui avait toujours été sa préférée...

Depuis ce jour-là, les défis avaient gagné en sophistication et en extravagance, une sorte de course aux armes érotique où chacun essayait de surpasser l'autre. Comme cette escapade particulièrement scandaleuse, il y a quelques mois... 

(à suivre)

8 commentaires:

  1. Assred065/2/14

    Hum, très excitant, en effet. J'ai la tentation d'aller lire la page originale en vo (mon anglais devrait être suffisant pour cela) mais je préfère attendre les deux autres chapitres. Merci au passage de faire cette traduction.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vais essayer de faire au plus vite pour traduire la suite. Mais il est vrai que ce récit est un peu long... et que je n'ai pas énormément de temps... mais je promets de faire au mieux! :-)

      Supprimer
  2. Pecan nutjob5/2/14

    "Un objet serait caché quelque part dans la maison, et celui qui cherche aurait six minutes pour le trouver. Pendant tout ce temps, il serait guidé par les sensations diaboliquement distrayantes d'un vibromasseur à télécommande…"

    Dois-je comprendre que quand c'est le tour de monsieur, le vibromasseur est... ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, vous avez bien compris... :-)

      Supprimer
  3. Pecan nutjob6/2/14

    Nous n'avons pas le modèle télécommandé, heureusement pour moi. ;-) Ma femme aime bien mettre et recevoir un plug vibrant...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il s'agit d'une histoire. Je ne sais pas si un plug vibrant télécommandé existe "pour de vrai". Mais le vibromasseur vaginal/clitoridien télécommandé, lui, existe bel et bien... :-)

      Supprimer
  4. Desdémone6/2/14

    Oh, oh... Je sens que cette histoire a été postée là pour moi (oui, je suis volontiers égocentrique) !

    mais que dois-je comprendre ? Je dois aussi faire l'acquisition d'un plug vibrant ? Cette St Valentin va me coûter un bras !

    Et puis, mon Othello va me reprocher mes dépenses et en profiter pour me chauffer les fesses. C'est sa dernière expression si tu ne fais pas.. (ceci, cela..) si tu ne t'habilles pas (comme-ci, comme cela..) Je te chauffe les fesses. Et il le fait bien sûr en dépit de mes protestations.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vous conseillerais plutôt de vous en tenir à la première version de la chasse au trésor, du moins pour une première fois... vous aurez tout le temps de le développer par la suite si le cœur vous en dit... :-)

      Supprimer

Merci de bien vouloir utiliser un pseudo pour vos commentaires (Il suffit de cocher la case nom/URL et d'y inscrire le pseudo que vous voudrez en laissant vide la case URL).
Les commentaires anonymes seront effacés.