mercredi 12 février 2014

Chasse au trésor (6)


Il avait enlevé son vibromasseur lorsqu'il l'avait attachée au lit et elle l'avait eu l'impression de perdre une partie d'elle-même. A présent, la musique dans ses oreilles était sa seule forme de stimulation des sens. Cela l'empêchait aussi d'entendre ce qu'il trafiquait en bas. Elle avait écouté plusieurs morceaux de l'album. C'était une expérience surréaliste, une écoute forcée, incapable ni de bouger, ni de parler, ni même d'entendre autre chose. Vu sa position actuelle, les paroles de "Karma Police" la firent rire. "Voilà ce qui t'attend quand tu cherches les embrouilles avec nous", en effet. 

Après ce qui semblait une éternité, elle sentit qu'il retirait les menottes à ses poignets, ainsi que les écouteurs et le bandeau. Éblouie et engourdie, elle devait avoir l'air hébété, comme si elle se réveillait d'un sommeil particulièrement profond.

"Debout, Princesses!", chanta-t-il. Elle se contenta de marmonner quelque chose en réponse.

"Tu ferais mieux de t'habiller ..." dit-il joyeusement en l'aidant à se lever hors du lit et en la dirigeant vers le dressing.

"Oh? Vraiment? Où allons-nous? "demanda-t-elle avec enthousiasme.

Il lui tendit un ensemble de cintres : une jupe grise, un chemisier blanc, une culotte blanche, une cravate, un uniforme scolaire.

"Toi, jeune dame, tu vas à la retenue du samedi matin. Pour y recevoir une fessée."

Elle se racla la gorge avec mauvaise humeur, fronça les sourcils et s'habilla en silence.

Quelques instants plus tard, elle se regarda dans le miroir pour y voir une version plus jeune d'elle-même la contempler en retour, toute prête pour l'école. Il lui prit la main, la conduisit à contrecœur en dehors de la chambre et la fit descendre les escaliers, s'arrêtant juste en face de la porte du salon qui était fermée.

"Oh, encore une chose", a-t-il dit, "Tu devrais porter ceci ce soir, ma chérie."

Il avait pris le bandeau de la chambre et le plaça sur ses yeux, la plongeant dans l'obscurité. Elle entendit le grincement de la porte qui s'ouvrait devant elle et sentit qu'il lui tirait la main pour l’entraîner dans la pièce devant elle.

Elle avait à peine fait quelques pas timides quand elle l'entendit dire :

"Une autre vilaine jeune fille en retenue, Mme Constance."

Elle s'arrêta, surprise, soudainement inquiète.

Qui d'autre était dans la pièce?

On la tira à nouveau par le bras pour la faire avancer encore de quelques pas. Elle sentit qu'il lui prenait la main pour la placer sur ce qui semblait être le dos d'une chaise en bois, puis un courant d'air froid lorsqu'il souleva le bas de sa jupe et la coinça dans sa taille.

"Tu ferais mieux de t'asseoir ..."

Elle fit ce qu'on lui demandait, tâtonnant maladroitement pour trouver le siège et grimaçant au moment où elle posait son derrière déjà fessé sur le siège en bois. Elle fut frappée d'entendre ricaner autour d'elle : des voix stupides de jeunes filles.

"Silence!", hurla la voix d'une femme en face d'elle.

Wow. Mais d'où viennent tous ces gens?

"On vous a dit de garder le silence!", rugit la voix de la dame. "Je ne vais pas tolérer de désobéissance dans ma classe!"

Classe? Venait-il de transformer leur salon en salle de classe? C'était exactement le genre de truc dingue qu'il était capable de faire.

Elle essaya de reconnaître la voix. Quel était le nom de cette dominatrice qu'il connaissait? Janet? Janet Lainsbury? Elle savait que Janet avait un pseudonyme pour ceux qui se trouvaient à l'autre bout de sa canne, mais ne pouvait pas se rappeler si c'était Mme Constance. Elle ne l'avait rencontré que quelques fois de toute manière, au hasard des barbecues et des garden-parties. Janet avait toujours flirté outrageusement avec elle, traitant d'impertinence sa confiance en elle naturelle, et lui avait dit qu'une fessée était exactement ce dont elle avait besoin.

"Les filles, vous êtes ici pour être punies ...", expliqua la voix sévère de la dame. "Et cela signifie une fessée déculottée à la canne pour chacune de vous."

Cette annonce provoqua des halètements autour d'elle, et des frissons parcoururent son échine. Qui étaient ces gens? Des amis à lui? Des amis à elle? Des inconnus pris au hasard? Et elle n'arrivait toujours pas à deviner combien de personnes étaient en réalité dans la pièce. Cela faisait des années qu'elle se détendait dans ce salon. Maintenant, tout d'un coup, sa propre maison lui semblait très inquiétante, occupée et contrôlée. Tout pouvait se produire de l'autre côté de son bandeau et cela faisait s'emballer son cœur.

"Claire! Levez-vous! Venez ici! ", hurla la femme.

Elle entendit une chaise racler légèrement ​​le plancher en bois de la salle de séjour, et, de manière inquiétante, le bruissement d'une canne. A présent, elle pouvait distinguer une seconde voix, plus jeune, plaider inutilement.

"Levez votre jupe!" Un léger bruissement comme si des doigts recherchaient des boutons, suivi par un flop lorsque le vêtement chuta au sol.

"Baissez votre culotte!", ordonna la voix. Une pause.

"Ecartez les jambes, Claire. Penchez-vous."

La voix pouvait certainement être celle de Janet - son élocution était un peu BCBG, son ton autoritaire, quasiment arrogant. Et c'est par cette voix qu'elle se retrouverait bientôt, elle-aussi, penchée en avant pour recevoir la canne. Elle se tortilla sur son siège en réalisant que quand elle devrait baisser sa culotte, elle ne pourrait cacher que son entre-jambe était trempé et que Mme Constance sourirait en constatant qu'elle avait raison depuis le départ.

Elle entendit un bruit, un rapide sifflement quelque part en face d'elle, accompagné d'un impact et d'un soupir. Puis un autre.

Elle écoutait, ravie, la bastonnade de la malheureuse jeune fille en essayant de se représenter ce qui se jouait en face d'elle. Il y avait tellement de détails qu'il lui fallait imaginer : elle se demanda quel âge avait la jeune fille, la couleur de ses cheveux, son teint, ce qu'elle portait et la forme de son corps. Avait-elle avancé jusqu'à la canne de manière arrogante ou bien en frémissant nerveusement, s'était-elle penchée avec ressentiment ou résignation? Était-elle fouettée sur ses cuisses comme sur ses fesses? Comment écartait-elle les jambes? Les autres filles regardaient-elles entre ses jambes? La fessée l'excitait-elle? Et plus encore, observer cette bastonnade excitait-il ses camarades de classe?

Les bruissements, les coups et les cris devenaient de plus en plus forts.

Elle pouvait sentir une tache humide se former dans sa culotte, comme dans ce fantasme d'adolescente qu'elle lui avait si délicieusement décrit si lorsqu'elle le tourmentait, le mois dernier. C'était son karma, en fait. Elle avait envie d'être en mesure de retirer son bandeau, d'assister de ses propres yeux à tous les détails de cette déculottée. Mais maintenant, c'était à son tour de comprendre comment le désir pouvait conduire à la souffrance. Cela faisait partie du gage.

Brusquement, le sifflement s'arrêta.

"Laissez votre culotte par terre, Claire", dit celle qui avait appliqué la discipline: "Maintenant, vous pouvez aller vous asseoir et commencer à écrire votre dissertation. Un millier de mots sur pourquoi les vilaines filles méritent d'avoir mal aux fesses. Etre assise sur vos fesses zébrées devrait vous être une source d'inspiration".

Elle entendit à a droite, quelque chose qui ressemblait au frottement d'une chaise sur le sol, et une grimace. Elle retint son souffle, attendant d'entendre qui serait convoqué la prochaine.

"Fiona, vous êtes la prochaine. Levez-vous! Venez ici! "commanda la voix sévère. "Vous savez quoi faire. Enlevez votre jupe, baissez votre culotte, écartez les jambes de sorte que le reste de la classe puisse voir. "

Il a eu le petit murmure familier des vêtements qui glissaient au sol.

"Penchez-vous."

Ces deux mots avaient toujours provoqué une douleur dans son clitoris. Elle s'imagina une fille agile et athlétique qui se penchait lentement vers l'avant pour venir toucher ses orteils, faisant ainsi ressortir ses fesses, puis qui écartait les jambes, révélant ainsi les secrets de son intérieur.

Il y eu un bruissement, un grand coup et un gémissement étouffé. Puis un autre. Le rythme de la fessée fit vagabonder son esprit, laissant son imagination dessiner ce qu'elle ne pouvait voir. Alors que la première fille glapissait à chaque coup, on aurait dit que cette jeune fille-là appréciait son expérience. Elle imaginait qu'elle levait les fesses à la rencontre de chaque coup, son clitoris durci et sa fente, humide et luisante, raillant son professeur en lui promettant de faire de son pire. Chaque coup successif était plus fort que le précédent, jusqu'à ce que finalement les soupirs laissent place à des gémissements.

"Vilaine fille!" gronda la voix lorsque la fessée prit fin, "Maintenant, allez vous asseoir, un millier de mots sur les raisons pour lesquelles les vilaines filles méritent d'avoir mal aux fesses."

Puis, à travers sa rêverie, elle entendit son nom. Et encore.

Elle se leva précipitamment, juste à temps pour sentir une main puissante saisir son avant-bras et la tirer vers l'avant. Impossible de rabattre sa jupe, ses fesses, rosies par les deux fessées qu'elle avait déjà reçues ce soir, étaient révélées à tous ceux qui regardaient.

"Quelqu'un a été une vilaine fille ...", observa la voix, presque moqueuse. "Retirez votre jupe".

Elle fouilla à tâtons la taille de sa jupe pour y défaire les boutons et laissa tomber le vêtement au sol.

"Baissez votre culotte."

Ses deux mains virent se poser sur sa taille et abaissèrent rapidement la culotte jusqu'à ses chevilles. Elle leva les pieds pour la faire passer, tout en gardant les jambes bien serrées dans une tentative de dissimuler les preuves de son excitation. Elle sentit la canne tapoter ses cuisses, l'encourageant.

"Les jambes écartées."

Il était plus difficile de garder son équilibre avec les yeux bandés. Du coup, elle écarta bien ses pieds.

"Penchez-vous"

A nouveau ces mots qui lui tordaient l'estomac et faisaient trembler ses jambes. Elle se pencha et saisit ses chevilles, faisant de son mieux pour garder ses genoux bien droit. Elle sentit ses fesses saillir, exposant ses lèvres humides et les faisant frissonner. Son péché secret était révélé.

"Petite vicieuse!" gronda la voix sévère, " Vous êtes excitée par la punition de vos camarades de classe? Voyons si quelques zébrures sur vos fesses vous feront changer d'avis. "

Tête baissée, elle rougit vivement. Quelle humiliation! Personne d'autre ne devait savoir combien assister à la punition d'une autre personne pouvait l'exciter. Cela semblait un peu malsain d'être ainsi excitée par la douleur des autres, si délicieusement malsain. Mais maintenant c'était son tour. Elle pouvait sentir la canne, longue et mince, tapoter ses fesses.

Il y eu un rapide sifflement et une ligne rouge et chaude se matérialisa sur son derrière. Le choc fit trembler ses jambes mais, consciente de son public, elle fit de son mieux pour étouffer son cri, avant de redresser ses genoux et relever ses fesses d'un air de défi.

Un autre coup atterrit, puis un autre, chaque ligne brûlante se dessinant sous la précédente. Chaque impact la brûlait un instant comme une longue ligne de petits charbons ardents, avant que la sensation ne diminue et se transforme en la chaleur fourmillante de la braise. Pendant ce temps la canne cruelle continuait son travail, étendant l'incendie à la base de ses fesses et au haut de ses cuisses, avant de revenir vers le haut de ses fesses pour un nouveau passage.

Elle commença à se sentir étrangement détachée de la réalité, comme si elle était au milieu d'un rêve particulièrement réaliste. Comme elle était privée de l'usage de ses yeux, avec seul le rythme monotone des sifflements et des coups pour occuper ses oreilles, les sensations de sa peau dominaient son esprit. A présent, elle pouvait sentir les répercussions de chaque coups résonner en elle, lui faisant serrer les fesses et le vagin. C'était comme si les échos de la canne courraient à travers elle, jusqu'à atteindre la pointe de son clitoris.

Elle réalisa à quel point elle était prête à jouir.

Non! Pas ici. Pas comme ça.

Soudain, un désir la parcourut. Où était-il?

Elle le voulait, son chevalier blanc, son héros.

Elle voulait qu'il la sauve.

Elle voulait qu'il fasse irruption dans la pièce, pousse de côté cette vieille sorcière autoritaire et la prenne dans ses bras, dans un geste de bravade impressionnant qui ferait pousser des soupirs à ses camarades de classe.

Elle voulait l'appeler.

Elle voulait lui dire : ne me laisse pas ici, ne me laisse pas ici me tortiller sur mon derrière zébré, à écrire une rédaction comme une vilaine écolière.

Un autre coup. Un autre coup.

Une douleur lancinante faisait rage entre ses jambes.

Elle cria son nom.

Elle était toujours penchée lorsqu'il l'embrassa, la soulevant de terre.

Elle sentit ses mains saisirent les siennes et la tirer fermement hors de la pièce.

Guidée par sa main, elle monta les escaliers au galop.

Il la poussa sur leur lit et lui fit l'amour passionnément.

Il ne lui avait pas enlevé son bandeau jusqu'à ce qu'elle s'endorme dans ses bras.

Il berça son trésor, affectueusement.


Epilogue

Leur jeu était devenu une tresse d'or, deux brins, elle et lui, s'enroulant ensemble chaque fois qu'ils jouaient. Même après tout ce temps, ils s'inspiraient toujours l'un de l'autre, se délectant dans les fantasmes de l'autre, faisant en sorte que les rêves secrets de l'autre se réalisent. La tresse les unissait, plus étroitement que n'importe quel vœu.

Le mois dernier, ligoté et les yeux bandés sur le lit, il avait eu beaucoup de temps pour réfléchir à sa riposte. Elle avait planté une petite graine dans son esprit lorsqu'elle avait décrit son fantasme d'adolescente d'assister à une fessée, en en voyant tous les détails. Nourri par sa frustration, un plan s'était échafaudé dans son esprit. Le mois prochain, il se l'était promis, il ferait en sorte que son fantasme prenne vie.

Janet et ses copines avaient données un beau spectacle. La qualité des appels Skype était incroyable de nos jours. Connectez-le à votre système de Home Cinéma, et c'est comme si elles étaient dans la même pièce que vous.

Il avait toujours été tellement taquin.



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J'espère que vous aurez aimé ce récit autant que je l'ai aimé. Il était assez long finalement, la traduction a donc pris un peu plus de temps que prévu. Je vous prie de m'en excuser si vous avez trouvé cette attente et ce découpage un peu pénibles. 

Il existe de nombreuses autres histoires tout aussi délicieusement originales sur le site de Spanking Theatre. Si vous lisez l'anglais, courez-y vite, vous vous y régalerez !

2 commentaires:

  1. Merci beaucoup pour votre travail assidu! C'est formidable de voir les mots d'une histoire chère en Français. Bravo!

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    1. It was really a great pleasure to live through your word this wonderfull story through the translation of your words ! :-)

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