mercredi 23 avril 2014

La liberté des fleurs


Lorsque nous jouons à la fessée se pose irrémédiablement le problème de notre nudité. "Comme dans tout rapport intime!", allez-vous penser.
En fait, non. Dans notre jeu, le question de la nudité, et donc des complexes relatifs à l'image que l'on peut avoir de soi, est bien plus présente que lors d'une rencontre amoureuse classique. Parce que l'on fait bien souvent l'amour dans l'atmosphère rassurante d'une lumière tamisée alors que la fessée, elle, se joue en pleine lumière. Mais surtout parce que l'état de nudité est déséquilibré. L'autre reste habillé et nous scrute. La conscience de notre différence, et souvent des insuffisances supposées de notre corps, est d'autant plus vive.

Et comme la fessée se focalise sur la partie basse de notre anatomie, il nous faut montrer crûment ce que l'histoire s'est entrepris de cacher depuis toujours : notre sexe. Là, je parle pour les filles, bien sûr. Le sexe masculin, lui, s'est toujours montré sous son véritable jour. Mais avez-vous remarqué qu'à l'inverse, de la statuaire grecque à la peinture classique, jamais la vulve d'une femme n'a été représentée? Toujours cachée sous un voile, voire carrément inexistante... Il faudra attendre Courbet pour que l'on y devine à peine une fente.

Ce mystère savamment entretenu avait de bons et de mauvais côtés. Les mauvais, c'est que cela a toujours entretenu la perception que le sexe de la femme était une chose plus ou moins sale. On n'y touche pas, on ne le montre pas, on ne le regarde pas. Le bon côté, c'est qu'au moins on ne focalisait pas dessus... Je doute fort que nos aïeules ne se soient posées la moindre question sur leur vulve. Et qui dit pas de question, dit pas de complexe...

Depuis une vingtaine d'années, tout à changé! La mode des sexes épilés a fait apparaître ce que l'on ne voyait plus depuis la puberté et l'arrivée de son manteau de poils. Et là, oh stupeur, la chose a changé... La petite fente dont nous étions parées enfant s'est transformée! Il y a peut-être même un truc qui pendouille.

Suis-je normale? Que faire pour le savoir? Il faut se comparer aux autres, mais difficile de demander à voir la vulve de ses copines (et même si ce sont de bonnes copines!). Dans la vie courante, même si on arrive à peu près à se faire une idée sur la "normalité" de nos seins (à la plage, à la piscine, dans les vestiaires,...) il est nettement plus difficile de se faire une opinion sur celle de notre entre-jambe.

Alors que faisons nous? Nous nous tournons vers le seul média qui ne se soit jamais intéressé à montrer le sexe des femmes en détail : la pornographie. Mais malheureusement, ce média ne montre les choses qu'une manière extrêmement déformée et toujours uniforme : une jolie petite fente bien fermée, joliment rosée, très "petite fille" donc. Aucune boursouflure, aucune excroissance, nulle petite langue de chair rose en vue. Les photos sont retouchées à l'ordinateur pour effacer tout ce qui dépasse et tout ce qui n'est pas lisse (un peu comme les rides du visage). Les filles qui tournent dans les films sont sélectionnées sur la qualité télégénique de leur fente, sans appendice, ou alors elles se les font couper chirurgicalement. Parce que tel est le critère esthétique du milieu, supposé être le critère esthétique du fantasme masculin.

Or dans la réalité, les choses débordent. En peloton, en jabot, en papillon, en oreille de cocker, en étoile,... Le type d'anatomie présenté dans la pornographie ne représente qu'un petit pourcentage de femmes, aussi peu représentatif de la "normalité" que peuvent l'être les mannequins filiformes dans le domaine de la corpulence féminine. Les toutes premières statistiques correspondant à la topographie de la vulve commencent tout juste à être publiées. Chez seulement 20 % des femmes, les petites lèvres sont cachées sous les grandes lèvres. Chez 30 % des femmes, elles affleurent, avec un bord en liseré bien visible. Enfin, chez 50 % des femmes, les petites lèvres émergent largement des grandes lèvres.

Le complexe que certaines femmes développent envers la taille de leurs petites lèvres est donc aussi injuste qu'absurde. Mais il n'empêche que cet aspect compte à présent pleinement dans l'appréciation que l'on se fait de son attrait physique et que de cette évolution inexorable se dégage fatalement un idéal, et donc un conformisme : une jolie vulve, nette et propre, sans aucun poil ni rien qui dépasse! Et pour atteindre cet idéal, il existe une solution chirurgicale, la « labioplastie » ou « nymphoplastie », qui permet de tailler l'obstacle au bistouri. Le nombre de ces opérations augmente de 20% chaque année.
  
Je vous laisse regarder cette vidéo australienne, qui montre assez bien comment on construit, à travers les médias, l'image d'une vulve féminine idéale... et comment on s'applique ensuite à la rendre réelle. Attention certaines scènes (très courtes) de chirurgie peuvent éventuellement choquer. 


"Tout cela est purement commercial", allez-vous penser. C'est vrai, la chirurgie esthétique profite du système et c'est plutôt écœurant. 
Mais il n'en demeure pas moins vrai que ce complexe est terriblement difficile à vivre, surtout pour les jeunes femmes qui démarrent leur vie sexuelle. Pour certaines, cela les en prive même!
Alors petit à petit, des voix commencent à s'élever pour éduquer et rétablir la vérité. En montrant des images de vulves réelles, dans toutes leur richesse et leur diversité, elles essaient de contrecarrer l'image déformée et stéréotypée véhiculée par le porno. Contre les préjugés reçus, rien ne vaut de regarder la vérité en face, même jambes écartées...


En France, les premières protestations sont venues du corps médical, notamment grâce à Gérard Zwang et son Atlas du sexe de la femme ou son Eloge du con. Des livres de photographes sont ensuite arrivés dans les librairies, comme le célèbre Petals de Nick Karras ou le Pussy portraits de Frannie Adams. Ces ouvrages permettent à tout un chacun de bien se convaincre de la « normalité » des configurations vulvaires les plus variées. Les petites lèvres, ainsi pleinement exposées, montrent la même inventivité que les fleurs, toutes espèces confondues...

Des sites web, basés sur le même principe, commencent eux aussi à émerger, comme le Large Labia Project où je vous conseille de vous perdre si le sujet vous intéresse. On y trouve notamment tout un tas de données statistiques qui devraient permettre à toutes les femmes se rassurer. 

Alors, avec tout cela, espérons qu'un jour on arrive à regarder cette photo...



ou bien celle-là ... 

sans se dire immédiatement :  "oh, c'est dégoûtant..."  !



dimanche 20 avril 2014

Histoires d'enfants



Fesser un enfant est toujours un acte de violence, inutile et choquant. Je pense que nous partageons tous ce sentiment. Et encore plus ceux qui ont eu malheureusement à subir ce genre de traitement durant leur enfance. 

Assister à une scène de ce type, dans la rue ou au supermarché (on le voit heureusement de moins en moins, mais il y a une vingtaine d'année, ce n'était pas si rare...), me rend malade, réellement, au sens propre comme au sens figuré. Parfois, je me demande si ce n'est pas parce que j'ai ce fantasme de la fessée en moi que je réagis aussi violemment devant une telle scène, parce que précisément elle est à l'opposé de ce qui me fait tant rêver. 

Mais dans notre petit monde, il existe des tas de récits mettant en scène les enfants. C'est parfois même un véritable casse-tête que d'y échapper, notamment sur le site de LSF où elles me semblent très largement majoritaires (du moins, si on y inclut les fessées des "grandes" adolescentes de 18-20 ans). Comment arrivons-nous à les lire, alors que nous ne supporterions pas une seconde de les voir ou de les imaginer dans la vie réelle ?

Ne nous y trompons pas, même si ces histoires de fessées d'enfants sont parfois présentées comme des souvenirs d'enfance, elles n'ont absolument rien de semblable à la réalité. Une fessée bienveillante, où l'on explique ses fautes à l'enfant, où éventuellement on le met au coin pour qu'il y réfléchisse, puis où on le fesse calmement, tout cela n'a strictement rien de commun avec ce qui se joue en réalité quand un enfant en reçoit une. Souvenirs ou pas, ces récits sont toujours une projection plus ou moins consciente du fantasme qui nous habite, et c'est bien ce qui rend leur lecture possible. 

Mais pour ce qui me concerne, je dois avouer que j'ai un peu de mal à prendre du plaisir à la lecture de ces récits, dès lors que l'histoire est présentée comme un "souvenir". Il n'y a rien à faire dans ce cas, je n'arrive pas à me départir des scènes traumatisantes auxquelles j'ai pu assister et du coup, même si objectivement ces récits sont clairement construits sous l'angle du fantasme, je n'arrive pas à éprouver  le moindre plaisir à leur lecture. Mais cela n'a, à mon sens, strictement rien de rationnel. 

Au contraire, si le récit est clairement présenté comme une fiction, j'arrive à me départir de la réalité et à me projeter dans l'histoire. Cela d'autant mieux que le récit est éloigné de ma propre réalité : une histoire qui se passerait dans un pensionnat anglais, ou, mieux encore, un conte complètement irréel... mais encore une fois, tout cela n'a rien de rationnel et ne relève que du fonctionnement de ma propre psychologie !

Je dois quand même avouer que les récits de fessées d'enfants, même s'ils sont très clairement de la fiction, me font de moins en moins fantasmer. Si j'aurais eu énormément de plaisir à les lire lorsque j'avais vingt ans alors que le fantasme qui m'habitait petite fille était encore très vivant en moi, j'ai, à l'heure actuelle, de plus en plus de mal à me projeter dedans. 

Rien n'égal, pour moi, le délicieux récit d'une femme fessée par l'homme qu'elle aime ! 


samedi 19 avril 2014

Fessée et rêves d'enfant


Le fantasme de la fessée a pris naissance, pour la plupart d'entre nous, pendant l'enfance. Quand j'étais petite fille, je rêvais déjà de recevoir la fessée. J'étais alors âgée de moins de dix ans et tout cela n'avait, bien sûr, aucun lien direct avec ma sexualité. 

Quand je dis que je rêvais, entendez-le au sens premier du terme, pendant mon sommeil. Avant la puberté, je ne me suis jamais imaginée, éveillée, dans une telle situation. Mais lorsque je dormais, je faisais très fréquemment des rêves où quelqu'un me fessait. Ce n'était jamais ni mon père, ni ma mère, mais le plus souvent des personnes proches de mon entourage. Parfois, il s'agissait de parfaits inconnus. La veille d'un jour de foire, je me souviens avoir rêvé qu'un marchand ambulant m'attrapait et m'en donnait une. Ce rêve m'avait énormément surprise lorsque je m'étais réveillée. D'une manière générale, c'était plutôt le sentiment que j'avais au petit matin : de la surprise. Je ne peux pas dire que je tirais d'eux un véritable plaisir. Ces rêves étaient agréables, ce n'étaient certainement pas des cauchemars, mais ils ne m'apportaient pas grand chose de plus qu'un certain étonnement lorsque je m'éveillais.  

Il en fût évidemment bien autrement à la puberté. Les rêves commencèrent alors à devenir éveillés. D'ailleurs, plus je pensais à la fessée durant mes périodes de rêveries conscientes, moins ces rêves devenaient présents dans mon sommeil. Mais quel plaisir quand cela arrivait! Oui... sauf qu'à mon plus grand désespoir, je me réveillais systématiquement au moment où la fessée devait commencer. Quelle frustration! Je m'accrochais alors désespérément au souvenir de mon rêve et essayais de me rendormir en espérant que le rêve reprenne précisément à l'endroit où il s'était arrêté, mais bien sûr cela n'arrivait jamais! 

C'est en vérité assez étrange. Quand j'étais petite, la fessée se déroulait complètement dans mon rêve mais je n'en tirait rien de plus qu'un souvenir agréable. A la puberté, le plaisir aurait été sans commune mesure... mais le rêve s'arrêtait toujours au moment où les choses vraiment intéressantes devaient commencer! Heureusement que durant la journée, je pouvais au moins imaginer la scène jusqu'au bout...

A la puberté, les personnages ont également changés. Pendant la petite enfance, n'importe qui (sauf mes parents) pouvait me donner une fessée, je ne focalisais pas du tout sur le donneur. A la puberté, au contraire, le personnage était toujours un homme pour lequel je ressentais une certaine attirance. Cette attirance n'avait strictement rien à voir avec leur physique, bien sûr, pas plus qu'avec un supposé caractère dominant ou bien une position réellement dominante vis-à-vis de moi. En général, c'était plutôt l'aura que leur donnaient les connaissances dont ils étaient porteurs et qui me fascinaient. J'ai donc mis allègrement en scène absolument tous mes professeurs de sciences physiques. Les grands, les petits, les maigres, les gros, les jeunes, les vieux, et même les très explicitement gays! La philosophie aussi m'avait passionnée, mais là je n'ai eu qu'un seul professeur... Le fesseur de mes rêves exerçait sur moi une attirance certaine, mais pas forcément sexuelle, en tout cas pas si clairement définie que cela. 

Et puis, petit à petit, le rêve s'est focalisé sur l'homme que j'aimais et ce rêve n'avait plus rien à voir avec mon sommeil. Dans ma vie d'adulte, et donc de spankee, je ne crois pas avoir jamais fait de rêve où je recevais une fessée. Quel dommage!

PS : Je profite de ce post pour poser une question à ceux/celles qui aiment donner la fessée. Quels types de rêves faisiez vous lorsque vous étiez enfant? Vous imaginiez-vous déjà dans le rôle du donneur? Ou bien plutôt dans le rôle du spectateur de la fessée de l'un(e) de vos camarades? Cette question m’intéresse et j'avoue n'avoir aucune idée de quelle peut bien être la réponse. Alors un grand merci par avance à tous ceux/celles qui voudraient bien partager leur expérience! Les expériences de ceux/celles qui reçoivent et de ceux/celles qui aiment tout sont aussi les bienvenues, évidemment !!! 

mercredi 16 avril 2014

La source de mon fantasme

Un post très personnel. 



Pour la grande majorité d'entre nous, le fantasme de la fessée a pris sa source pendant l'enfance. Personnellement, je n'ai aucun événement marquant permettant de l'expliquer. Je n'ai pas été fessée par mes parents (du moins, je ne m'en souviens pas). Je n'ai pas assisté à la fessée d'un autre enfant (peut-être en CP, où j'avais une institutrice vraiment barge. Mais mon souvenir est très très vague donc je ne sais pas vraiment s'il est réel ou imaginaire). 

S'il n'y a pas d'événement traumatisant permettant d'expliquer mon goût pour la fessée, je suis à peu près convaincue qu'il existe un lien à ma mère. La mère est toujours responsable de tous les maux en matière de psychologie, de toute manière. N'est-elle pas le personnage constructif de notre petite enfance?

Ma mère, donc, était institutrice (on ne disait pas encore professeur des écoles, en ce temps là). Une merveilleuse institutrice, réellement. Elle se dévouait corps et âmes pour son métier, et vingt ou trente ans plus tard, ses anciens élèves lui écrivent encore pour lui exprimer toute leur reconnaissance et prendre de ses nouvelles !

Mais ma mère ne voulait pas d'enfant. Ses élèves suffisaient amplement à combler ses besoins maternels, elle ne ressentait pas le besoin d'en avoir des à elle. Elle avait eu une enfance difficile avec un père violent, peut-être y avait-il un lien?

Mais voilà, au début des années 70, le poids des conventions sociales était tel qu'en épousant mon père (qui lui voulait absolument des enfants), elle ne pouvait guère s'y opposer. La contraception en était à ses balbutiements et, de toute manière, une femme ne pouvait  afficher son désintérêt pour la maternité sans passer pour un monstre aux yeux de la société bien-pensante de l'époque.

Elle eut donc deux enfants, mon frère aîné et moi-même. Bien sûr, elle vécu très mal ses grossesses et nous eûmes droit, toute notre enfance durant, au récit menu et détaillé de toutes les nausées, coups de pied dans l'estomac et autres sévices que nous lui avions fait endurer pendant ces maudits mois où nous étions dans son ventre.

Elle s'occupait de son foyer, faisait les courses, le ménage et la cuisine, mais refusa catégoriquement de s'occuper de l'éducation de ses enfants. C'est donc mon père qui s'y colla. Il nous apprit à nous habiller, à lacer nos lacets et  nous inculqua toutes les valeurs qui ont fait de nous des adultes. Ma mère était présente, mais nous n'interagissions guère avec elle. Lorsque nous rentrions de l'école (elle a toujours veillé à ce que nous soyons scolarisés dans une école différente de celle où elle enseignait) et que nous voulions lui parler, elle nous rabrouait immédiatement avec son sempiternel "J'ai déjà supporté 25 élèves toute la journée, fichez-moi la paix!". Quand elle faisait les courses, elle achetait fréquemment des paquets de bonbons... mais uniquement pour sa classe! De toute mon enfance, je ne crois pas avoir jamais mangé un seul bonbon. Ce qui, en soi, était plutôt une bonne chose puisque les bonbons ne sont pas ce qu'il y a de meilleur pour la santé. Mais ces bonbons nous fascinaient, mon frère et moi. Que fallait-il bien faire pour avoir droit à y goûter? Nous n'avons jamais su.  Bon allez, je ne vais pas vous jouer Cosette, j'avoue moi-même ne jamais en avoir acheté à mon enfant. Cela ne m'est jamais venu à l'idée, mais il faut dire aussi que je dois avoir le seul enfant de France qui n'aime pas le goût sucré, alors cela n'a probablement rien à voir avec mon enfance. :-)

Avons-nous réellement souffert du manque d'amour de notre mère? Oui et non. Nous n'en avons pas souffert de manière consciente car pour nous, son comportement était normal. Nous n'avions pas d'autres repères. Et puis jamais elle ne nous a maltraité! Elle était indifférente, c'est tout. 

Par contre, je suis intimement persuadée que la source de mon fantasme vient de là, de ce trop peu d'amour  reçu de la part de ma mère. Elle était merveilleuse envers ses élèves. Elle parlait sans arrêt d'eux, à tel point que nous avions l'impression de les connaître aussi intimement que s'ils avaient été nos frères ou nos sœurs. Donc si elle ne m'aimait pas, c'était nécessairement parce que je ne le méritais pas. J'aurais donc dû être punie. Si elle m'avait punie, elle m'aurait pardonnée et elle m'aurait aimée...

Je pense  très sincèrement que c'est comme cela qu'est né dans mon esprit le méli-mélo inextricable entre amour et punition.  C'est un besoin beaucoup plus profond qu'un simple besoin sexuel, même si ma sexualité est venue s'engouffrer là-dedans à partir de la puberté. Et même si je suis parvenue à analyser les choses, j'ai encore énormément de mal à réaliser qu'un homme puisse m'aimer s'il ne me fesse pas, à la moindre tension entre nous ou tout simplement pour me prouver qu'il m'aime. C'est ridicule, mais comment s'en départir? Peut-être, avec le temps... mais à quarante ans passés, je finis quand même par en douter un peu.  Et puis ce mic-mac fait tellement partie de moi. Ce fantasme, je l'aime, il me procure tellement de plaisir. Qui deviendrais-je s'il disparaissait?


lundi 14 avril 2014

Technodébile

© Michael Manning

Saviez-vous que dans l’arsenal punitif, un nouvel instrument venait de naître?

Alors, faites comme moi, jetez vite à la poubelle votre vieil iPhone et précipitez-vous sur le premier Samsung, Nokia, Sony ou QueSaisJeMaisAndroïd venu, car votre nouvelle arme punitive sera désormais votre téléphone portable !

Vous ne me croyez-pas? Je vois que vous ne connaissez-pas la nouvelle application, développée uniquement pour les téléphones androïdes, le Spanking Meter !

Si j'ai bien compris, il suffit de diriger votre téléphone vers le charmant fessier qui vous est tendu et d'attendre patiemment que l'écran s'éclaire en vert.


Vous vous lancerez alors dans une téléfessée des plus frénétiques (en frappant avec l'écran rempli de senseurs de votre téléphone tactile). Et plus vous frapperez fort, plus vous gagnerez de points.


Bien sûr, en tant que gentleman, vous garderez en mémoire tous vos exploits afin de pouvoir afficher fièrement votre tableau de spanko-chasse auprès de vos meilleurs potes. Vous pourrez même leur prouver quelle est la fille la plus fessable. Un incontournable, pour tout spanker qui se respecte !


Pour cette joyeuseté, je ne vous conseille pas de vous précipiter sur le tout nouveau Samsung Galaxy S5. A 650 euros l'unité, vous risqueriez bien de devenir aussi vert que votre écran si votre copine à les fessiers un tant soit peu musclé. 

Moi, vous me connaissez, j'ai les yeux plus grands que le ventre et j'ai choisi une tablette. Mais comme le disait toujours ma grand-mère, les goûts et les couleurs, les brosses et les paddles, les téléphones et les tablettes, ça ne se discute pas.

Dernière mise en garde, il est bien rappelé lors de l'achat de l'application :  "This application doesn't support violence against mobile phones, tablets or women". Donc si votre téléphone vous fait un procès pour maltraitance, inutile d'essayer de vous retourner contre les développeurs, non, non !


P.S. :  Messieurs les développeurs de génie, si vous prévoyez un jour la mise à jour de votre logiciel aux algorithmes hyper-complexes et si vous avez besoin d'aide pour en caler les nouveaux paramètres... je suis là!

samedi 12 avril 2014

Fantasme et passage à l'acte


De ce que j'ai pu comprendre des théories psychanalytiques, le fantasme est une chose qui prend sa source dans le vécu de notre petite enfance. En gros, si j'aime être fessée, c'est sans doute que j'ai du en recevoir lorsque j'étais enfant, ou bien ais-je assisté à une fessée qui m'aurait marquée, ou encore aurais-je vécu un événement en rapport avec cela, dont je n'ai plus aucun souvenir conscient à l'heure actuelle. 

Par conséquent, nous ne devons ressentir aucune honte ou culpabilité à avoir des fantasmes, dans la mesure où nous ne contrôlons pas leur genèse et que nous n'en sommes pas responsables.

Mais fantasme ne veut pas dire passage à l'acte! L'être humain étant doué d'intelligence, chaque fantasme sera passé au crible de son éthique, ses valeurs, sa morale, son éducation,... ce Surmoi qui n'a pas de définition universelle mais dépend de chacun. Si le fantasme n'enfreint pas ces valeurs, il n'y a aucune raison de ne pas essayer de vivre son fantasme dans la vie réelle. Dans mon fantasme, la fessée est un don d'amour, de protection et de plaisir. Elle n'enfreint aucune des valeurs qui me définissent, donc tout va bien et réaliser mon fantasme ne participe qu'à mon bonheur.

Par contre, si je rêvais d'être violée par plusieurs hommes à la fois (fantasme très couramment répandu, il n'y a pas lieu de s'inquiéter), mon Surmoi s'y opposerai immédiatement et je ne passerai bien évidemment jamais à l'acte.

Il y a des femmes dont le fantasme est d'être battues, tabassée, torturées. Encore une fois, tant qu'il s'agit d'un fantasme, cela n'a absolument rien de choquant. Mais ces femmes revendiquent leur passage à l'acte au nom du BDSM et, là, ça me dérange carrément. Cette pulsion de mort qui caractérise ces actes-là ne sont pas, à ma connaissance, l'essence du BDSM. Cela est même carrément l'opposé. Le BDSM est un jeu de plaisir où l'un des partenaires peut se servir de la douleur (en autre, mais de manière toujours raisonnée et parfaitement contrôlée) pour stimuler les endorphines et amener l'autre partenaire dans un "sous-espace" de plaisir, aussi bien physique que psychologique. Cela n'a rien avoir avec de la torture!

Et que dire des hommes qui revendiquent de tabasser ou torturer ces femmes-là, sous le seul prétexte que "c'est ce qu'elles veulent". Elles sont consentantes, donc allons-y! Croyez-vous vraiment que, parce que la femme est consentante, cela peut suffire à justifier et moraliser une telle violence? Quand une personne souffre d'automutilation, pensez-vous que celui qui lui scarifiera le bras est moins coupable de ce geste? Ce genre de propos m'indignent et vont à l'encontre de tout ce que je défend sur ce blog. 

Désolée mais à mes yeux, le consentement n'excusera jamais tout!

Pour ceux qui s'interrogeraient sur ce post, il fait suite à une discussion tenue hier soir sur un forum dont j'ai choisi de ne plus faire partie, tant la parole y est monopolisée par un tout petit groupe de personnes dont je ne partagerai jamais le point de vue et auprès de qui il est impossible d'exprimer son désaccord sans être immédiatement lynchée... Non, vraiment, tout cela n'est pas mon univers! 
   

jeudi 10 avril 2014

Rondement menée

Une fessée rondement menée, comme ça, juste parce qu'elle lui a dit qu'elle avait froid.

Je n'ose pas imaginer ce qu'il arrive quand elle l'a réellement méritée! 

Encore une très belle vidéo de Heatseeker1, que je vous laisse l'apprécier.



mercredi 9 avril 2014

Il était une fois...


Il était une fois une princesse qui se sentait bien seule. Après avoir dormi une centaine d'années en vain, elle se décida à s'inscrire sur Mystic.fr afin d'y trouver enfin l'élu de son cœur.
Elle y tapa "prince charmant", et hésita à y ajouter "bricoleur" parce que sa bonne fée lui chantait toujours "ah, quel bonheur, quel bonheur". 
Oui mais bon, charmant, c'était déjà pas mal, non? 
Après avoir effleuré du bout de sa baguette la touche magique, l'objet de ses rêves lui fût révélé (enfin, plutôt son annonce...).

« Je recherche une princesse qui saura combler mon cœur. Peut-être pourrions-nous nous promener, au soleil couchant, main dans la main, au bord d’un lac naturel, entouré de verdure et de papillons… 
Si, comme moi, tu aimes les balades romantiques, les mots doux, les mots d'amours sucrés susurrés à l'oreille, n'hésite plus! Ecris-moi à jules.leprince@pasbidon.com  »  (annonce véridique!)

Son cœur se mit à battre la chamade. Elle en était certaine, elle l'avait enfin trouvée, sa moitié d'âme!
Après les quelques blablas de circonstances, ils décidèrent de se rencontrer chez elle (le château du prince étant en ravalement, il avait jugé que cet étalage d’échafaudages ne siérait guère à son plumage).

Il se présenta le jour même, paré de sa plus belle armure. Mais ce que les contes ne disent jamais, c'est qu'un prince en armure est fort maladroit... et le voilà, après avoir franchi le premier pas, qu'il s'étala... entraînant dans sa chute le gardénia...  et toute la terre, au sol, se retrouva.

"Ne vous inquiétez pas, mon beau prince!" lui dit la princesse. "Je vais, de ce pas, chercher l'aspirateur." (la princesse lubrique, certains projets en tête, avait ce jour-là, donné congé à tous ses serviteurs...)


Alors qu'elle tentait au mieux de nettoyer le sol (il faut dire que cela faisait un bail qu'elle ne s'était pas servie de l'engin...), la princesse s'aperçut que le prince pâlissait à vue d’œil. "Ce doit être le bruit", pensa-t-elle, "ce modèle est peut-être puissant, mais terriblement bruyant!".

"Ne vous inquiétez-pas, beau prince, je possède un modèle bien plus silencieux!". Et la voilà repartie dans le cagibi, d'où elle extirpa l'antique modèle qui faisait moins de bruit.


Elle reprit sa tâche, mais le prince ne semblait pas regagner de couleurs. "Je ne savais pas que les princes avaient les oreilles si fragiles !", se dit-elle. "Jamais je n'ai lu ça dans les contes".

Une fois le sol, nettoyé, elle contempla le gardénia qui n'avait plus ni terre, ni pot. Il conviendrait peut-être de le replanter? 
"Savez-vous jardiner, mon beau prince?" 
"Bien sûr, gente demoiselle! Pourriez-vous me prêter votre sécateur, que j'en taille les racines comme il se doit?"

La princesse s'exécuta...


mais le prince semblait de plus en plus souffrant. Ses joues s'empourpraient et de petites gouttes de sueur perlaient sur son front.

" Il ferait mieux d'enlever son armure", pensa la princesse. Mais elle n'osa le lui dire, de peur de se voir attribuer de mauvaises pensées.

Une fois le gardénia replanté, les deux tourtereaux revinrent au château. C'était l'heure du thé.

"Quels sont vos loisirs, belle princesse?", demanda le prince qui ne voulait pas se dire qu'il avait perdu sa journée et s'accrochait au moindre espoir. "La cuisine, peut-être?"

"Oh non, mon beau prince, je ne sais faire grande cuisine! Mais je fais les carottes râpées comme personne. Voulez-vous que je vous montre?" Et sans attendre de réponse, elle se précipita en cuisine et en revint munie du légume en question, ainsi que tout le matériel nécessaire à sa préparation.



A cette vision, le prince eut un mouvement de recul.
"Oh, vous n'aimez pas les carottes!", s'écria la princesse. "Mais n'ayez-crainte, jamais je ne vous obligerai à y goûter!".
Ça pourrait pourtant le rendre plus aimable, pensa-t-elle, en son for intérieur.

"J'ai bien d'autres loisirs, savez-vous?" enchaîna-t-elle rapidement. "J'adore la musique! Voulez-vous voir mes guitares?".
Le prince, qui espérait-là retrouver ses esprits, s'empressa d'accepter et c'est en toute hâte qu'ils se rendirent au cabinet de musique du château.

"Voulez-vous que je vous joue un air?" demanda la princesse.



Mais au lieu de répondre, le prince se précipita à la fenêtre et arrosa de son thé tout juste avalé le pauvre gardénia qu'il venait de planter.

Gênée, la princesse n'osa rien dire mais ne s'en pensa moins. Qu'il est donc mal-élevé de venir rendre visite quand on est à ce point indisposé, pensa-t-elle.
Cependant, lorsque le prince se retourna et qu'elle vit son armure et sa chemise éclaboussées, elle n'eut le cœur de le laisser ainsi.
"Puis-je mettre votre chemise à sécher?" demanda-t-elle.
Le prince, un peu honteux, se dévêtit et lui tendit son étoffe.
"Attendez-je vais chercher les pinces à linge !"


Mais lorsqu'elle revint, les pinces dans les mains, elle se rendit bien compte que quelque chose chiffonnait le prince...
"Peut-être préférez-vous que je mette votre chemise sur un cintre? Ainsi elle sera moins froissée!" dit-elle en repartant en direction de la buanderie.

Mais quand elle revint avec le cintre, les jambes du princes se dérobèrent sous lui.


"Vous n'êtes vraiment pas raisonnable d'être venu me voir dans un tel état!" le gronda-t-elle. Venez, je vais vous reconduire à votre château.

Mais lorsque la princesse ouvrit la porte de sa calèche électrique (le dernier cri, avec ABS, air-bags et tout le toutim...)



le prince prit ses jambes à son cou!

"Malade!" l'entendit-elle crier au loin.

Je savais bien qu'il était souffrant, pensa-t-elle, mais il n'est vraiment pas raisonnable de vouloir rentrer à pieds dans son état. Ah, les princes ne sont décidément pas aussi charmants que je ne me l'étais imaginé!

Y-aurait-il des ogres sur Mystic.fr, se demanda-t-elle. Quoi qu'en disent les contes, ils sont peut-être plus amusants que les princes ?



Toutes les illustrations de ce post sont l'oeuvre de Julian Murphy, Senior Art Director au World Erotic Art Museum de Miami Beach. Cet artiste réussit l'exploit d'allier illusion, humour et érotisme dans ses drôles de créations que vous pouvez retrouver ici


lundi 7 avril 2014

Pour en finir avec la provocation


Mon post d'hier était provoquant, intentionnellement et stupidement. Stupidement parce que j'ai blessé de merveilleuses femmes qui s'investissent dans la soumission et qu'il n'y a pas plus beau don que l'on puisse faire à un homme. Intentionnellement parce que je voulais une réponse. Pourquoi certains hommes se permettent-ils de traiter leur partenaire en "chienne", mais surtout peut-on prétendre aimer sincèrement celle que l'on traite ainsi ?

Je n'avais aucun doute sur les sentiments des femmes soumises à ce jeu. Même si je ne serai jamais capable d'un tel don, il m'arrive souvent, quand je suis fessée durement (durement selon mes critères, bien sûr, mais cela pourrait ne paraître que caresses pour d'autres) de me demander si mon partenaire réalise à quel point je l'aime et que cette douleur matérialise, pour moi, l'amour que je ressens pour lui. 

Pour ce qui concerne les Maîtres, j'étais plus réservée. Je ne voyais pas ce que la dégradation au rang d'animal pouvait bien amener, si ce n'est le simple et malsain plaisir de rabaisser sa partenaire... et de penser ainsi très très stupidement se rehausser soi-même. Mais deux de mes lecteurs m'ont rassuré sur ce point. Jacobi, en expliquant que tout cela n'était qu'un jeu sans aucune signification réelle, que l'on pouvait dire "chienne" comme l'on peut dire "chérie" et qu'il ne fallait considérer tout cela que dans la légèreté d'un jeu de rôle. Gabriel, ensuite, en expliquant qu'il n'utilisait ce mot que dans l'intimité, pour aider à l'excitation de sa compagne, un peu comme des amants peuvent utiliser le mot "salope" dans leurs ébats sans que jamais ce mot ne revête son sens premier. 

Je regrette mon post d'hier parce qu'il a blessé et que rien ne justifie cela. Mais je suis heureuse que certains d'entre vous aient pris le temps d'expliquer des choses qui peuvent paraître évidentes pour ceux qui naviguent dans l'univers BDSM, mais qui ne le sont pas pour les autres et qui, à première vue, peuvent être conduits à rejeter ce monde-là pour des raisons qui ne sont pas forcément les bonnes. Merci infiniment à eux, donc!

Il faut reconnaître que pour les non-initiés, le monde BDSM semble obscur et difficilement pénétrable. La forme qu'il revêt parfois le dessert fortement. Les donjons en sont un exemple. Ils peuvent paraître effrayant avec leurs équipements, leur dressing-code, etc. Mais on peut pratiquer le BDSM hors de ce type d'organisation. A condition toutefois d'en respecter les règles de sécurité! Dans les donjons, il me semble que les choses sont bien cadrées et cela est très rassurant, malgré tout. 
Les forums spécialisés sont parfois eux-aussi un peu "space". Je vous livre ici un commentaire qui avait été posté sur le blog d'Aurora, à propos des chats justement. Ce texte met en scène un gros connard comme il y en a partout, ici ou ailleurs. Mais c'est surtout le fonctionnement même du forum qui est hallucinant et qu'il faut, à mon sens, dénoncer. Ce témoignage remonte à 2006, j'espère que depuis les choses ont un peu évoluées vers plus de respect de la soumise qui, on ne le rappellera jamais assez, en dehors de sa relation intime avec l'homme qu'elle aura choisi ou en dehors du jeu qu'elle aura librement choisi d'établir avec lui, est et restera toujours un être humain à l'égal de l'homme. 

Voici le commentaire en question, d'une certaine Lipa, que vous pourrez par ailleurs retrouver sur le blog d'Aurora ici. J'espère qu'il vous fera rire autant qu'il m'a fait rire!


"LE CHAT C'EST AUSSI CA !!!! 

D’abord choisir un pseudo, allons y pour Fsoumise, avec ça je vais encore avoir droit aux Pv sauvages des frustrés de service mais au moins ça a le mérite d’être clair.

Bon je passe la page Règlement du Chat. C’est bizarre cette manie de mettre des règles partout y compris dans les endroits où justement on dépasse les règles. 

Bon j’arrive sur la page principale, un robot me souhaite la bienvenue ; sur la page de droite une liste de connectés : 20 mecs et une ou deux femmes.

" Bienvenue F.soumise ASV s’il te plait "

" D’abord même si tu n’es qu'’un robot, je ne t’'ai pas permis de me tutoyer et en plus ça veut dire quoi ASV? "

Un message arrive " Fsoumise exclue de la salle pas d'’ASV "

Et je me retrouve au point de départ , bon on ne se décourage pas j'’y retourne.

Même message de bienvenue du même robot " il est un peu con le robot non ………?"

" ASV s’il te plait "

A ça veut dire age : on ne vous a jamais appris que c’est impoli de demander l'’age d'’une femme?

S ça veut dire sexe : c’est vrai que Fsoumise ça peut prêter à confusion dans l’esprit rouillé d’un robot.

V ça veut dire ville : c’est ça je vais donner mon adresse en plus! 

Mais chat échaudé en vaut deux (ou un truc dans le genre) donc je vais répondre.

A = 75 ans (pourquoi le troisième age n'’aurait il pas le droit de fantasmer ? on leur doit bien ça après la canicule).

S = si j’étais un mec je marquerai énorme mais bon là je vais mettre "rasé".

V = j’ai envie de soleil en ce moment alors je me lâche : "Honolulu". 

Voilà il est content le robot ?

Pan message!! Mais cette fois c'’est un pseudo ‘Gardien du temple’ avec un petit maillet devant.

" ASV s'’il te plait "

Bon ok ok on se calme : 25 ans , femme, Paris. Ca te va ?

" Merci F.soumise ton rang BDSM ? "

Y a pas que le robot qui est limité !

" Fsoumise, SOUMISE "

" Merci F.soumise, les pseudos de soumises ne doivent pas commencer par une majuscule "

" La prochaine fois je lirais le règlement promis "

Bon comment on change de Pseudo sans sortir? Merde raté et on recommence.

Je passe sur ASV et tout ça.

Comme je suis une femme polie, "Salut la salle "

Pas de réponse.

" SALUT LA SALLE "

" N’écris pas en majuscule sous peine d'’exclusion" signé gardien du temple et son petit marteau fébrile. 

Commence à me gonfler le gardien de prison………!

Tiens un message : bonjour f.soumise signé H26cm.

Bizarre le pseudo, comme je suis plus maligne que le robot trisomique j'‘en déduit que H ça veut dire homme mais 26 cm (non allez!! il se vante le bougre ou alors il est né près d'’une centrale nucléaire). Remarquez que H5cm ça ne le fait pas vraiment et puis je l'’imagine avec son mètre de couturière à la main...

Bon je réponds " bonjour toi " 

" On doit dire monsieur aux Maîtres et les vouvoyer " le gardien a encore frappé, un flic raté probablement.

" Bonjour monsieur H26cm "

" Ça va ? " me répond le membre membré.

Il a de la conversation en plus "oui et vous "

" Ça va un PV s’il te plait ? "

Quand je vous l'’avais dit que c'’était des flics ratés, maintenant il veut me mettre un PV.

Bon ne te fais pas plus conne que tu n'’es. " Ok "

Là miracle de la technique une fenêtre s’ouvre sous mes yeux hallucinés.

" Bonjour "

Bon je recommence " Bonjour Monsieur "

" Ca va "

on va pas y passer la nuit.

" Oui et vous "

" Ça va" Tu l’'as déjà dit, visiblement les 26 cm lui ont pompé la matière grise.

" Tu es soumise ? "

" C'’est marqué dessus, comme le porc salut "

" OK "

" Tu cherches quoi ? "

La recette de la charlotte aux poires, bon si je déconne, je vais encore me faire rabrouer.

" Dial sympa "

" Tu es d'’où ? "

A quoi ça sert que je me décarcasse à remplir un ASV si les gens ne le lisent pas?

" Trifoullis les oies "

" OK "

Je suis tombée sur un intello.

" Et toi ? "

" Tu me vouvoies et c'’est moi qui pose les questions "

Merdeeeee j’avais oublié, je suis soumise.

Là s'’en suis un grand silence seulement troublé par les PV sauvages de quelques messieurs.

" Tu es comment ?"

Tiens mon H26cmaitre a recouvré la parole.

" Super canon " enfin c'’est pas vrai mais y a pas de raison, lui aussi se vante.

" Tu as photo ?"

" Oui " 

" Tu me l’'envoies "

" Pas de suite, on ne se connaît pas "

" H26cm@remetmoila.com "

Borné le type! Bon, je fouille dans mes dossiers et trouve une photo où on ne me voit pas le visage.

" Dépêche toi, j'attends "

Hé, du calme, je ne suis pas une pro de l'ordi!

" C’est parti "

" Je vais voir "

Long silence, lui non plus ne doit pas être un pro de l'’ordi et puis son handicap (je parle de ses 26 cm) doit le gêner... 

" Bien, tu n'’as pas plus chaud ? "

Là j’ai un doute, de quoi il parle Dumbo ?

" Comment sont tes seins et ton cul "

" J'’en ai deux et le cul il est derrière " tant pis il m’énerve celui là.

" Tu es impertinente pour une soumise " 


Tiens il a remarqué !


" Tu es seule ? "

Non il y a toute ma famille autour, je vais larguer ce con.

" Oui "

" Oui Qui ? "

" Oui Monsieur ". On se croirait à l’école.

" Tu es habillée comment ? "

Si je lui dis que je traîne en savates et vieux peignoir, je vais casser l’'ambiance.

" mini jupe et caraco….. "

" et dessous ? "

L'estocade mon petit gars " Rien "

" Salope "

Enfin un compliment!

" Tu as une cam ? "

" Non Monsieur " j’ai envie de voir jusqu’'où il va aller.

" Remonte ta jupe et écarte les cuisses " 

Ça devient chaud .

" Oui Monsieur " 

" Caresse toi la chatte "

" Oui Monsieur " (qu'’est que vous voulez répondre à ça?)

" Tu mouilles ? "

" Comme une fontaine Monsieur " (si ça lui fait plaisir!).

" Moi je bande " (fais gaffe, tu vas crever le plafond!)

" Branle-toi Salope "

" Oui Monsieur, je me caresse "

" Je me branle " (va finir par avoir un tennis elbot, (un pénis elbot ))

" OUIIIIIIIIIIIII " (qu’'on en finisse).

Tiens un message ! ! ! ! ! ! ! 

H26cm signoff.

Ejaculateur précoce, en plus!

Bon, finalement je retourne me coucher et laisse mon imagination vagabonder loin de tout ça...



dimanche 6 avril 2014

Lavage et petite culotte

- Amandine, viens ici que je te passe un savon ! Je vais t'apprendre à être plus douce !
- Oui, Maître. Vous avez raison, Maître. 

 


Bien sûr, ce type de dialogue n'est que fiction.  Jamais un Maître Menteur, tout étalon qu'il soit, ne mettra les doigts sur moi.
Parce qu'une femme n'est ni une chienne, ni une esclave, mais juste un être humain, comme lui, sa propre mère, sa  propre fille. Et qui ne respecte pas autrui ne sera jamais digne d'être respecté.
Comment peut-on prétendre aimer une personne alors qu'on la traite en animal ? Ces hommes-là auraient-ils une névrose zoophile ? Se prendraient-ils pour des chiens ?
Allez zou, à la niche, Médor !


samedi 5 avril 2014

Des mots et un coeur


Le cœur de ce blog !



Je viens de découvrir un site très amusant : Tagxedo. Vous y entrez l'Url que vous souhaitez et il vous en ressort la substantifique moelle sous forme d'un nuage de mots (dont vous pouvez choisir la forme). 


jeudi 3 avril 2014

Qui sommes nous ?


LSF (the Library of Spanking Fiction, excellent site dont je vous ai déjà parlé ici) vient de lancer une enquête pour essayer de mieux connaître ceux qui partagent le fantasme de la fessée.  Cette quête est toujours intéressante, à mon sens, aussi je ne saurais trop vous encourager à y participer en répondant à une petite quinzaine de question ici. Cela ne prend pas beaucoup de temps, et plus de gens participeront, plus les résultats seront significatifs.

David S. Holly, auteur de romans, publie au fil de l'eau les résultats de ce sondage. Au 24 mars dernier, voilà où en étaient les résultats...

La première question portait sur l'âge et le sexe des participants. 

Résultat très surprenant, du moins pour moi qui pensait que répondre à un sondage était davantage un loisir féminin, l'immense majorité des personnes sondées sont des hommes: 142 hommes contre seulement 46 femmes! Est-ce à dire que la fessée est un fantasme plus répandu chez l'homme que chez la femme, ou que les hommes sont des plus grands lecteurs d'histoires relatives à la fessée que les femmes (le sondage étant proposé pas LSF)? Je ne sais pas, mais il est vrai que si l'on regarde les sites internet francophones spécialisés dans les histoires de fessées, la grande majorité d'entre eux sont tenus par des hommes. Les hommes seraient-ils plus grands auteurs, et par conséquent lecteurs, que les femmes? Il semblerait.

Le deuxième résultat surprenant concerne la répartition des âges. Si chez les femmes, toutes les classes d'âges semblent intéressées, chez les hommes, au contraire, on constate une forte prédominance des seniors. Est-ce parce qu'ils ont plus de temps (mais dans ce cas on devrait constater le même phénomène chez les femmes) ou parce qu'en vieillissant, le fantasme devient plus prégnant chez eux alors qu'il a toujours été bien ancré chez la femme? Résultat étrange, mais bien sûr à relativiser aux vues du nombre de réponses. Nous verrons bien au fil du temps (si le nombre de personne participant à cette enquête augmente) si cette tendance se confirme.




La deuxième question visait à savoir à quel âge les gens ont réalisé qu'ils avaient une fascination pour la fessée. Les réponses des hommes et des femmes diffèrent très peu dans ce domaine, et l'on constate que l'immense majorité (67%) des spankophiles ont réalisé qu'ils avaient cette fascination bien avant la puberté, et pour la quasi totalité (87%) avant leur vingt ans. Le fantasme de la fessée s’acquière donc indubitablement pendant l'enfance.


Cette fascination serait-elle due aux mauvais traitements dont nous aurions fait l'objet durant l'enfance? Absolument pas! Peu de différences entre les réponses des hommes et celles des femmes sur cette question, mais l'immense majorité des spankophiles (87%) n'ont quasiment jamais été fessé durant leur enfance. Une bonne claque à certaines idées reçues!


Les questions suivantes abordent notre manière de vivre la fessée, et des écarts parfois flagrants commencent à apparaître entre hommes et femmes.

La première interrogation portait sur le rôle que nous préférons endosser. Sans surprise, les femmes ont répondues massivement (à 83%) qu'elle préféraient recevoir la fessée. Seules 9% d'entre elles préfèrent  la donner et 9% sont switch (c'est à dire qu'elles aiment endosser les deux rôles).
Les hommes, au contraire, sont beaucoup plus partagés. Si environ la moitié d'entre eux (49%) aiment  la donner, 21% préfèrent la recevoir et 30% veulent endosser les deux rôles.


On voit dès lors toute la difficulté pour les hommes aimant recevoir la fessée à trouver une partenaire pour la lui donner. A moins de se tourner vers un autre homme, bien sûr... mais ce n'est visiblement pas la voie recherchée. A la question "quel type de partenaire préférez-vous?", l'immense majorité, des hommes comme des femmes, répond vouloir une personne du sexe opposé.


A la question "Lorsque vous lisez des histoires, regardez des photos ou des vidéos, quel genre préférez-vous?", sans surprise les femmes restent très majoritairement dans le schéma classique de l'homme qui donne et de la femme qui reçoit. Les hommes, quant à eux, se répartissent plus équitablement. Ce bon vieux fantasme de voir jouer les filles entre elles.... Seul le genre H/H semble être boudé par les deux sexes. 


Quant à savoir quel média support de fantasme est préféré, c'est sans grande surprise qu'arrivent en tête histoires, photos et vidéos.
Ceci dit, si je regarde les chiffres de fréquentation des posts mon blog, les vidéos arrivent très largement en tête!
A noter les 8% d'hommes qui citent les magazines... Quels magazines? Existe-t-il encore des magazines traitant de la fessée nos jours?



Il existe encore quelques autres résultats que vous pouvez aller consulter sur le site de David S. Holly. 

Pensez à participer à cette enquête afin que les résultats soient plus significatifs. Si les résultats changent, je referai une petite mise à jour.