samedi 12 avril 2014

Fantasme et passage à l'acte


De ce que j'ai pu comprendre des théories psychanalytiques, le fantasme est une chose qui prend sa source dans le vécu de notre petite enfance. En gros, si j'aime être fessée, c'est sans doute que j'ai du en recevoir lorsque j'étais enfant, ou bien ais-je assisté à une fessée qui m'aurait marquée, ou encore aurais-je vécu un événement en rapport avec cela, dont je n'ai plus aucun souvenir conscient à l'heure actuelle. 

Par conséquent, nous ne devons ressentir aucune honte ou culpabilité à avoir des fantasmes, dans la mesure où nous ne contrôlons pas leur genèse et que nous n'en sommes pas responsables.

Mais fantasme ne veut pas dire passage à l'acte! L'être humain étant doué d'intelligence, chaque fantasme sera passé au crible de son éthique, ses valeurs, sa morale, son éducation,... ce Surmoi qui n'a pas de définition universelle mais dépend de chacun. Si le fantasme n'enfreint pas ces valeurs, il n'y a aucune raison de ne pas essayer de vivre son fantasme dans la vie réelle. Dans mon fantasme, la fessée est un don d'amour, de protection et de plaisir. Elle n'enfreint aucune des valeurs qui me définissent, donc tout va bien et réaliser mon fantasme ne participe qu'à mon bonheur.

Par contre, si je rêvais d'être violée par plusieurs hommes à la fois (fantasme très couramment répandu, il n'y a pas lieu de s'inquiéter), mon Surmoi s'y opposerai immédiatement et je ne passerai bien évidemment jamais à l'acte.

Il y a des femmes dont le fantasme est d'être battues, tabassée, torturées. Encore une fois, tant qu'il s'agit d'un fantasme, cela n'a absolument rien de choquant. Mais ces femmes revendiquent leur passage à l'acte au nom du BDSM et, là, ça me dérange carrément. Cette pulsion de mort qui caractérise ces actes-là ne sont pas, à ma connaissance, l'essence du BDSM. Cela est même carrément l'opposé. Le BDSM est un jeu de plaisir où l'un des partenaires peut se servir de la douleur (en autre, mais de manière toujours raisonnée et parfaitement contrôlée) pour stimuler les endorphines et amener l'autre partenaire dans un "sous-espace" de plaisir, aussi bien physique que psychologique. Cela n'a rien avoir avec de la torture!

Et que dire des hommes qui revendiquent de tabasser ou torturer ces femmes-là, sous le seul prétexte que "c'est ce qu'elles veulent". Elles sont consentantes, donc allons-y! Croyez-vous vraiment que, parce que la femme est consentante, cela peut suffire à justifier et moraliser une telle violence? Quand une personne souffre d'automutilation, pensez-vous que celui qui lui scarifiera le bras est moins coupable de ce geste? Ce genre de propos m'indignent et vont à l'encontre de tout ce que je défend sur ce blog. 

Désolée mais à mes yeux, le consentement n'excusera jamais tout!

Pour ceux qui s'interrogeraient sur ce post, il fait suite à une discussion tenue hier soir sur un forum dont j'ai choisi de ne plus faire partie, tant la parole y est monopolisée par un tout petit groupe de personnes dont je ne partagerai jamais le point de vue et auprès de qui il est impossible d'exprimer son désaccord sans être immédiatement lynchée... Non, vraiment, tout cela n'est pas mon univers! 
   

76 commentaires:

  1. Bonjour Amandine,
    Il est vrai que c'est difficile de savoir où poser une limite à ces fantasmes, de savoir ce qui peut ou non être réalisable...
    Je me garderai bien de juger les pratiques des uns et des autres.

    Pour ce qui est de quoi penser de ces " hommes là " , je m'interroge également sur leur réel consentement. Font-ils cela pour faire plaisir et réaliser le fantasme de leur partenaire ? Je n'ai pas la réponse, mais ça me questionne.

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    1. Je ne pense pas que l'on puisse forcer qui que ce soit à commettre de tels gestes. Ces hommes-là se réfugient derrière le consentement de leur partenaire pour justifier leurs actes (qui, selon leurs propres dire sur le forum, va même à l'encontre de leur propre morale!) pour justifier de la réalisation de leur pulsion violente. Mais le "elles sont consentantes" ne justifie en rien, selon moi, de torturer ou de tabasser une femme.
      Par ailleurs, je ne pense pas que l'on puisse se réfugier derrière la justification du BDSM si l'envie d'être tabassée/torturée est réellement présente chez la femme.

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    2. Je n'ai pas lu la discussion dont vous parlez, je me suis désinscrite il y a peu, donc je m'interroge selon ma propre pensée.
      Après je n'ai pas dit " forcer ", ça me semble plus complexe que ça.
      Je pars toujours du principe qu'il y a toujours deux poids deux mesures, mais c'est perso ;)

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    3. Non effectivement, ici il n'y a pas à "forcer" à priori, mais ce n'est pas pour autant que cela rend des choses aussi violentes acceptables et à les associer à du BDSM. C'était-là tout le sens de ce post. :-)

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  2. Peter Pan12/4/14

    Bonjour Amandine et vous tous !

    Très bone analyse. Vous avez mis le doigt sur un point névralgique de notre psychologie personelle. Toutes les personnes qui nourrissent un fantasme en elles (quelqu'ilsoit) ont du un jour ou l'autre se poser cette cruciale question: dois-je afficher mon fantasme et cela dans quelles proportions?
    Ca pose un pb moral vis à vis de son acceptation par notre entourage connu ou non. Parfois son aveu peut vous fermer des portes. Les gens vous regardent désormais comme un extra-terrestre ! Désirer se faire fesser par son/sa partenaire du moment ou régulier nous replonge dans les souvenirs déclencheurs de ce fantasme, qu'ls furent dans des circonstances familiales (la très grande majorité souvent) ou bien encore scolaires (mon cas, personnellement) ou amicales.
    Perso, je suis contre la violence gratuite et surtout contre la violence conjugale qui peut trouver un éxutoire sous couvert de "fantasme de fessée". Mais là aussi, difficile de faire la part des choses. D'autant que les femmes peuvent se sentir les plus vulnérables dans ce dernier cas. Alors soyez vigilantes !!!
    Je pense que ce dernier cas écarté, le /lapartenaire peut "jouer à la fessée" dans un contexte "bon enfant" pour faire plaisir. Du moment que ce jeu revêt un côté protecteur et ludique.Mais cela dépend du caractère et de l'harmonie des deux personnes et parfois une vie commune de plusieurs années peut réserver des surprises. Mais bon, "y'a pas de mal à se faire du bien".Non ?

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    1. Je vois que nous partageons la même conception du fantasme de la fessée, Peter Pan, bon enfant et à des années lumières de toutes notions de torture mais uniquement pour un plaisir partagé.
      Je ne pense pas que l'on doive céder à tous les fantasmes de son/sa partenaire dès lors qu'il tend vers la mutilation. Si une femme réclame à son amant de la battre jusqu'à couvrir couvrir son corps entier d'ecchymoses, je pense que celui-ci, s'il a un tant soit peu d'amour pour elle, ne devrait pas céder à cette demande mais peut-être l'aider à trouver un thérapeute capable de la guérir de cette pulsion autodestructrice.
      Quoi qu'il en soit, ce genre de pratiques ne fera jamais partie de mon univers et je ne le cautionnerai jamais, même si je crie moins fort que les loups/louves qui la prônent sur les forums ou ailleurs. :-)

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  3. jacobi12/4/14

    pas votre univers
    pourtant il semble vous attirez car vous en parlez souvent
    ça est peut être votre fantasme, inavoué ce qui vous garde du .. passage a l acte ... :-)

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    1. Chéri, chéri (voyez cette fois, je n'ai pas oublié votre nouveau pseudo!)
      N'y voyez absolument absolument aucun fantasme de ma part. La torture et les pratiques extrêmes me donnent juste envie de vomir, rien d'autre, et il en sera, soyez en assuré, toujours ainsi. Ce post fait réellement suite à une (cauchemardesque) discussion tenue hier sur un forum. Mais parfois, je pense qu'il faut savoir arrêter la lâcheté et prendre la défense des valeurs auxquelles on tient ! :-)

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    2. jacobi12/4/14

      ma chère alice ;-)..tout d'abord je loue votre mémoire

      je ne parlais pas de torture ou autres choses étranges mais juste de votre envie de vous sentir "posséder", comme si vous étiez un peu attirée par le fait de ressentir une "emprise", quelque chose qui vous fasse lacher prise..

      vous avez de drôles de fréquentations ;-).. dommage que vos soirées soient trop calmes pour que vous vous égariez sur ces sites

      bises...

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    3. Vous avez raison, mes soirées sont beaucoup trop calmes. :-D
      Mais je ne m'égarerai plus en de pareils endroits, c'est certain.
      J'aime beaucoup être dominée, mais jamais de manière brutale, comme je peux l'être dans la fessée. C'est un savant mélange de douceur et de fermeté qui parvient à me faire lâcher prise, jamais ni la force, ni la brutalité (qu'elle soit physique ou verbale).
      Bonne nuit, lapin blanc...

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    4. jacobi13/4/14

      sourire....vous me faites rêver ;-)
      c'est probablement la solution mais je vois que je ne m'étais pas trompé de beaucoup, subtil mélange..c'est le mot
      sourire..."chéri chéri", ça n'était pas cette Alice là
      et moi je n'ai rien à voir avec ce lapin....

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    5. Si vous m'associez à l'autre Alice, je vais en être très vexée... :-(

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    6. jacobi13/4/14

      c'est vous qui avez commencé.. moi c'est chéri tout court ;-)))

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    7. Non,non, vous ce sera Bibi le Luron... fallait pas commencer, hein! :-)

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    8. jacobi13/4/14

      j ai pas commencé
      pfff bibi c est la honte

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    9. Si, c'est vous qui avez commencé et bibi c'est pas la honte, c'est un chapeau. Bon, un peu ridicule, je vous l'accorde... Allez, on va reprendre Jacobi, mais uniquement si vous arrêtez avec Alice, sapristi! :-)

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    10. jacobi13/4/14

      c'est vous qui m'avez appelé "chéri chéri" en premier.. et si vous connaissiez vos classiques l'allusion était évidente.. ;-)

      pfff un chapeau.. au pire c'est un truc qu'on fait sur la joue.. mais un chapeau... vous m'assexuez à un point...

      moi j’arrête volontiers de vous appeler Alice si vous m'appelez à nouveau chéri.. ou maître.. lol

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    11. Alors là, maître, vous pouvez toujours vous brosser! A moins que vous ne soyez avocat ou notaire, bien entendu...
      Bon, je veux bien vous appeler chéri si cela peut vous faire plaisir, mais vous serez bien le premier que j'appelle ainsi alors que je ne l'ai même jamais vu de ma vie !!! :-D

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    12. jacobi13/4/14

      me brosser, rien que ça..
      j'avoue toutefois que cela rend la chose encore plus délicieuse
      même si je préfère malgré tout chéri...

      parce que vous vous en défendez.. ;)
      publiquement ça ressemble à une excuse ;-)))

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    13. Jacobi chéri, prenez une brosse en main et donnez-vous en un coup sur la fesse droite, puis un autre sur la fesse gauche (J'adore l'idée d'avoir fessé un Maître!!! Je dois bien avoir un petit fond de switch, finalement...) parce que je ne comprends vraiment rien à vos tournures elliptiques! :-D

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  4. Voilà un sujet très délicat et certainement aussi difficile à expliquer que pourquoi l'univers est infini.
    Encore un très bon post, décidément ce blog est vraiment pour moi une super récréation qui de plus est enrichissante de divers avis.

    Bon essayons de commencer par le début parce ce que je suis un peu bordélique.

    Rien à ajouter sur les origines des fantasmes, pour le présent, nous n'avons pas d'autres éléments qui feraient croire le contraire.

    Question culpabilité, moi qui culpabilise toujours, c'est juste la peur du regard et des jugements des autres. En fait du très classique, certains diront que c'est une connerie, d'autres diront le contraire et moi je dis que je n'y peux rien parce que c'est comme ça.

    Passons au BDSM musclé. (je ravale ma salive et je me donne un peu de courage en avalant un doigt de whisky) Si j'ai commencé par des jeux fessées très classiques, il y eut constamment chez moi une recherche de nouveaux plaisir, de nouvelles formes de domination et de sensations douloureuses toujours plus forte.
    Ces pulsions m'ont petit à petit amenées à rencontrer des partenaires dans un domaine plus SM et bien sûr plus hard. Ambiance donjon, cave, prison, appelez ça comme vous voulez, mais perso j'adorais ça. Plus question de fessées scolaires, domestiques ou autres, c'était un autre niveau de supplice.
    Ce qui était inquiétant c'est que j'en demandais toujours plus et c'est sans doute un brin de lucidité, mais surtout de peur d'un jour qu'il arrive un accident que je me suis arrêté. Mes partenaires n'étaient pas des barbares, ils aimaient torturer et le faisaient bien et les séances où cela n'allait pas, il suffisait de balancer la mot qui stoppait tout.
    Cependant, dans ce milieu là, il arrive de tomber sur des dingues, donc il faut faire très attention. C'est ceux là qu'il faut condamner et éviter de mettre tout le monde dans le même sac.
    Dans ce milieu, j'ai aussi rencontré des femmes qui aimaient être durement traitées, elles étaient demandeuses et avaient des partenaires qui les contentaient.

    Voilà ! Alors que penser ? Que dire de ce comportement très étrange ? En tout cas pour moi, quand ça fonctionnait bien c'était un vrai plaisir, certes chèrement gagné, mais je trouvais ça divin.

    Si je condamne, c'est l'excès qui conduit forcement à l'accident. En revanche, je n'ai aucun droit d'interdire à partir du moment où les protagonistes sont consentants, l'unique chose à faire c'est de prévenir. Peut-on interdire quelqu'un de se suicider s'il désire ne plus aller à demain, on peut toujours tenter de l'aimer, de lui montrer autre chose, de dédramatiser, de l'aider, de le faire rire et que sais-je encore, mais s'il n'a vraiment plus envie de vivre, il agira.
    L'être humain est très complexe et a parfois des attitudes irrationnelles ou que nous jugeons irrationnelles.

    Si je connaissais une personne qui est attiré par des jeux extrêmes, j'essayerais de lui parler des possibles conséquences, mais je ne pourrais jamais lui interdire de faire ce qu'elle désire en espérant que ses jeux n'iront jamais jusqu'à l'accident.

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    1. Merci beaucoup de ces très gentils mots qui me touchent tout particulièrement, Mike. :10:
      Je suis d'autant plus heureuse de ton témoignage que toi-même as connu quelques pratiques extrêmes. Tes propos sont donc d'autant plus justes. Comme la psychothérapie l'explique très bien, nous ne sommes pas responsables de nos fantasmes. Les personnes qui ont des fantasmes de douleur extrême ne sont absolument pas à juger puisqu'elles n'y sont strictement pour rien.
      Par contre, il n'en est pas de même pour ceux qui acceptent de les réaliser et les torturent. Quand on aime quelqu'un, ou que l'on a du moins un tant soit peu d'empathie, on cherche à la protéger (en l’occurrence contre elle même) et non à la torturer.
      Il existe beaucoup de symptômes se traduisant par la mutilation du corps : l'anorexie, la scarification, etc... Il ne viendrait à l'idée de personne de priver une personne anorexique de nourriture ou de taillader celle souffrant de scarification. On essaie au contraire de les empêcher de se faire du mal et de les aider à guérir de ce trouble. Pourquoi en serait-il autrement de celles qui veulent que leur corps soit torturé, si ce n'est que l'on souhaite profiter de ce trouble pour assouvir ses propres pulsions sadiques. Franchement, comme je l'ai dit sur le forum, ça craint !

      PS : à noter que le mec, qui se regorge sur le forum de pratiquer la torture et de n'en éprouver absolument aucune culpabilité, avait également dit, il y a quelques temps, qu'il était complètement opposé à l'usage des safewords...

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    2. C’est de ce genre d'individu qui n'accepte pas l'usage d'un safewords qu'il faut condamner. Le jeux doit être un plaisir consenti mais aussi un plaisir partagé et dans ce cas il faut impérativement être responsable pour soi même et pour la ou le partenaire.
      Perso je ne suis jamais tombé sur des partenaires qui insistaient si ça n'allait pas, ils sont toujours respecté le safewords. Les jeux SM doivent être encore plus maîtrisés que l'administration d'une fessée car les méthodes de dominations physiques nécessitent souvent l'utilisation de liens contraignants, de positions éprouvantes, de matériels et d'instruments délicats. Les supplices doivent être dosés de manière à ne pas blesser durablement et encore moins mutilés. On ne peut pas grand chose contre ses pulsions, mais on peut au moins les canaliser au mieux et surtout choisir des partenaires sérieux. Il faut aussi prendre garde à l’excitation exacerbée qui peut s'avérer parfois bien mauvaise conseillère.
      Votre exemple Amandine est judicieux, On ne prive pas d’aliment une personne anorexique pour en tirer une jubilation, en revanche on peut toujours aider cette personne à s'en sortir ou tenter de lui faire comprendre ce qu'elle fait et les conséquences possibles pour sa santé et son intégrité physique. Pour les jeux SM c'est un peu pareil, la ou le "bourreau" doivent gérer de manière à ce que la "victime" toute consentante qu'elle est ne dérive pas vers des demandes trop extrêmes.

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    3. Je suis on ne peu plus d'accord avec tout ce que tu as écrit, Mike. Merci!!!

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    4. juste un détail dans la remarquable argumentation de Mike. L'expérience m'a appris qu'en BDSM on a(en tout cas, j'ai) souvent tendance à en vouloir toujours plus . Et à exiger toujors d'avantage de la /du partenaire et de soi. Le BDSM serait-il susceptible d'addiction ?

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    5. Je crois que c'est un des effets reconnus des endorphines, non? Ce sont des opioïdes, donc forcément addictifs. Mais il doit y avoir un aspect psychologique qui entre en jeu dans l'addiction, sans aucun doute aussi.

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    6. "PS : à noter que le mec, qui se regorge sur le forum de pratiquer la torture et de n'en éprouver absolument aucune culpabilité, avait également dit, il y a quelques temps, qu'il était complètement opposé à l'usage des safewords... "

      chère Amandine,

      Feriez-vous allusion à un certain Zuip ?...
      Si tel est bien le cas, il est dommage que vous n'ayez pas lu le sujet du topic "Sadisme & torture"... qui justement faisait part de mon trouble face à certaines pratiques relevant aussi de la torture... Interrogation que vous trouverez légitime, je pense ?...

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    7. Zuip,
      Je fais bien évidement allusion à vous dans ce post. Vous pratiquez la provocation depuis que vous vous êtes inscrit sur ce forum. Après vous être élevé contre l'usage des safe-words, vous avez proclamé haut et fort votre ennui de devoir gérer les crises de nerfs de vos soumises (!). Et puis, comme si cela ne suffisait pas, vous vous êtes vantés que certaines de vos soumises avaient dû s'enfermer dans la salle de bain pour pouvoir échapper à vos sévices!!!
      Vous êtes tellement arrogant que vous ne vous rendez même plus compte de la gravité de ce que vous dites pour faire l'intéressant. J'espère sincèrement que tout cela n'est que fanfaronnade et que ça n'a pas d'existence réelle, mais même si c'est le cas, vous salissez le BDSM en disant des choses pareilles et je trouve cela fort dommageable. C'est clair, jamais vous n'aurez mon assentiment pour ce genre de propos.
      L'arrogance n'a jamais été signe d'intelligence, j'espère qu'un jour vous vous en rendrez compte.

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    8. Vous devenez enfin "raisonnable"... Eh oui ! ce que je raconte est bien réel !... et même pire !...
      Et : oui, j'aime salir, avilir, dégrader... cela peut être sublime... Je vous souhaite de le découvrir un jour...
      Mais ne parlez pas au nom du BDSM !... Ô Grande Prêtresse !... l'habit ne vous sied pas... vous êtes encore trop angélique, trop chaste, trop pure... même si parfois vous vous livrez à quelques turpitudes d'auto-flagellation...
      Quant à votre "assentiment" : qui pensez-vous que cela intéresse ?

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    9. Et bien, chacun se fera sa propre opinion sur le personnage. :-)

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    10. Vile flatteuse !... n'espérez rien de votre flagornerie !...

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  5. Je vais peut-être me faire huer... Je tiens à préciser que mon commentaire ne contient aucune animosité.
    Cela étant dit..
    Je trouve ça un peu facile de dire que seul l'homme qui tabasse est blâmable dans l'histoire. Effectivement, la femme n'est pas responsable de ses fantasmes, mais elle est responsable de ce qu'elle en fait. Elle devrait avoir le recul suffisant sur ses envies pour avoir la présence d'esprit de ne pas faire de demandes relativement dangereuses et extrêmes. Dans une relation, on est deux à faire les choses.
    Je ne dis pas non plus que l'homme est tout blanc. Juste que les deux doivent prendre leurs responsabilités...
    Encore une fois, aucune agressivité dans mes mots, juste mon ressenti... :-)

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    1. Oh non, ne vous inquiétez pas, vos propos sont tout-à-fait censés! :-)
      Ce que je disais dans ce post, c'est que nous ne sommes pas responsable de nos fantasmes (puisqu'ils se sont créés à partir de choses vécues dans la petite enfance, d'après les psychanalystes) mais par contre nous sommes tout-à-fait responsable de leur passage à l'acte.
      Cependant, dans le cas précis de la torture et/ou des pratiques extrêmes, je pense que ces pulsions autodestructrices sont très difficilement contrôlables (tout comme le sont l'anorexie et les autres troubles autodestructeurs). La personne atteinte peut difficilement lutter seule contre cette pulsion et c'est en ce sens que je dis que c'est de la responsabilité de son partenaire de ne pas l'entraîner là-dedans et de ne pas lui infliger à ce point de souffrance, même si elle l'en supplie.

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  6. Anonyme12/4/14

    Amandine, ne te laisse pas enerver par des gens qui ont perdu le contact avec leur coeur ou ame...tu en est le contraire....et ta maniere de voir le bdsm ou la fessee sont la seule qui m'attires..
    Frank de Munich

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    1. Merci infiniment de réchauffer ainsi mon cœur. Tu es merveilleux. :10:

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  7. Tout consentement apparent devrait être évalué, testé, mis en doute.
    On est tellement prétentieux avec la liberté.

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    1. Bienvenue sur ce blog, Nicolas!
      Vous avez amplement raison, le consentement n'est pas toujours aussi réel qu'il peut paraître. Quand on est très amoureux, quand on est sous influence, quand on n'est pas dans un état émotionnel stable, tout cela peut parfois conduire à un consentement non raisonné.
      Je n'ai jamais été dans des pratiques extrêmes, mais à plus petite échelle donc, il m'est déjà arrivé, quand je me sentais coupable de m'être mal comportée, de demander à mes partenaires d'augmenter la sévérité de la fessée qu'ils me donnaient. Heureusement, ils étaient tous aimants et équilibrés, et aucun d'eux n'a accédé à ma demande. Chose dont je leur ai été très très reconnaissante par la suite (même si sur le coup j'avais un petit sentiment de frustration)! mais que serait-il arrivé si j'avais croisé la route d'un affreux sadique, ça je n'ose l'imaginer! :-)))
      Ce n'est pas parce que l'on est dans le domaine de la sexualité que l'on doit laisser de côté toute valeur morale.

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    2. Peter Pan13/4/14

      Bonsoir Amandine !

      Votre dernière phrase ci-dessus sonne comme une mise en garde. Il arrive que dans l'effervescence et dans un moment d'euphorie , on ne sache plus où l'on est, ni dans quelle situaation l'on se trouve. Et si l'on y prend garde, le/la partenaire, s'il a des tendances sado-masos disons cachées, il/elle pourrait abuser de la situation et pièger son/sa camarade de jeu. D'où la difficulté de trouver une personne au tempérament ludique et conscient qui ne mette pas la vie d'autrui en danger. On rejoint la question cruciale (et le problème, parfois) des relations entre partenaires dans le domaine du BDSM. Très difficile de séparer le bon grain de l'ivraie.... Peter Pan

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    3. Bonsoir Peter Pan,
      Je suis tout-à-fait d'accord avec vous, c'est pourquoi je pense qu'il est impératif que le BDSM ne se joue qu'entre partenaires psychologiquement stables.
      Et cela, contrairement à ce que l'on montre généralement du BDSM dans le cinéma, où les personnages ont toujours de graves troubles mentaux. C'est que les réalisateurs n'ont jamais rien compris au BDSM et confondent la pulsion de mort et l'automutilation avec le masochisme, qui ne consiste qu'à trouver du plaisir au moyen (en partie) d'une certaine la douleur. C'est terrible et cela forge une très mauvaise image du BDSM dans le grand public. Cela conduit également quelques personnes en état de faiblesse psychologique dans un milieu où elles seront vite la proie des plus mal intentionnés.

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  8. nabuccho7814/4/14

    bonjour amandine,
    l'amie m'a dit : j'aime ce moment indéfinissable où la ceinture glisse sur ma fesse après la brûlure.
    je suis resté imperturbable et j'ai souri de façon entendue..en fait j'entendais cette remarque pour la première fois...et je regardais son petit doigt levé en tenant sa tasse de thé. Son brillant à lèvre était parfait.
    joli après-midi de printemps..absolutely yes!

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    1. Cher Nabuccho,
      Je me réjouis que vous ayez passé un merveilleux après-midi, mais je ne vois pas du tout le lien entre mon post et votre commentaire. Je comprends que vous ayez envie de partager votre joie avec tout le monde, mais ne serait-il pas judicieux que vous ouvriez votre propre blog pour cela, plutôt qu'intervenir au petit bonheur la chance sur des sujets qui n'ont rien à voir?
      Si vous voulez ouvrir un blog, mais que vous avez peur des difficultés techniques, je serais ravie, bien évidemment, de vous aider dans la mesure où mes compétences me le permettront.

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    2. nabuccho7815/4/14

      Très chère Amandine,
      Ouvrir un blog ne m'intéresse pas du tout.
      Vous avez raison, je vais me contenter de temps à autre de virevolter sur le vôtre..en silence.
      sincerely

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    3. Je suis vraiment navrée si je vous ai vexé, mais rendez vous compte combien votre attitude est peu respectueuse, tant envers le travail du blogueur qui consacre du temps à créer un sujet, qu'envers les lecteurs qui eux aussi consacrent du temps à soutenir et alimenter les discussions.
      Je comprends que vous souhaitiez assurer votre autopromotion, mais ne serait-il pas plus judicieux de le faire sur le forum où vous avez passé annonce? Ce blog, je vous l'assure, n'est pas un site de rencontre et si les discussions qui y sont tenues ne vous sont d'aucun intérêt, n'y perdez pas votre temps.

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  9. 30 Commentaires ! Hwaoooouh ! ça c'est un bon post !

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    1. Oh, je ne sais pas si c'est un bon post. Mais c'est réellement rassurant de voir que beaucoup pensent comme nous, que nous pouvons pratiquer la fessée ou le BBDSM sans y perdre nos valeurs morales et notre âme. La fessée et le BDSM sont de belles choses, comme tout ce qui concerne la sexualité et l'amour. Il ne faut pas laisser ceux qui ne sont qu'orgueil et bêtise le salir aussi facilement. :-)

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  10. Consentement, c'est la clé de voûte de tout le système. Quand y a-t-il consentement ? et quand est-il éclairé ? Entre adultes, certes, mais encore...Un professeur de 40 ans qui fesserait une grande élève de 18 (majeure) pourrait-il estimer que la jeune fille est pleinement consentante ? Où est-elle sous l'influence de cet homme qui a autorité sur elle dans le cadre de ses études, qui a un prestige et une prestance, un rôle social, etc...Poser la question, n'est-ce pas y répondre.
    Il y a à mon sens consentement dans deux cas : quand les personnes s'aiment (oups, j'ai dit un gros mot) et que leur désir commun s'instrumentalise par certaines pratiques, que ce soit la fessée, le pissenlit bulgare, Napoléon sur les remparts ou la brouette de Zanzibar. Ou alors quand deux personnes libres dans leur tête décident de vivre un moment qui leur correspond et leur fait plaisir à tous deux. Sans en faire la pierre de touche de leur existence. Un peu comme on déciderait ensemble d'aller au concert ou prendre un verre...Bon, ce n'est que mon opinion.
    Personnellement j'ai croisé quelques femmes depuis que je suis venu au monde, je n'en ai guère rencontré qui aimaient les pratiques extrêmes comme le viol collectif ou le tabassage en règle. Je crois, par contre que certaines femmes (ne me demandez pas de pourcentage) fantasment sur l'IDEE de l'humiliation (la belle captive,l'esclave offerte, l'élève punie, etc..) mais je n'en connais guère qui apprécient d'être humiliées dans la vie réelle.
    Ceci dit, merci de vos textes chère Amandine et surtout de nous faire réfléchir autant que vous nous faites rêver.

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    1. Merci de vos mots qui me vont droit au cœur, Hadrien ! :10:
      Je crois que si on jouait toujours entre partenaires qui s'aiment sincèrement, il n'y aurait jamais aucun problème. La difficulté surgit quand les sentiments sont unilatéraux, ou voire complètement inexistants. Dans ces cas là, il faut que les deux joueurs aient des valeurs morales, et que quoi qu'il arrive, jamais ne les enfreignent. Des gens psychologiquement stables, en somme... :-)

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    2. Et tout ce qu'Hadrien dit des femmes est vrai des hommes bien sûr...

      Je n'ai rien dit sur tes posts "BDSM" Amandine, car mon expérience est limitée à mes fantasmes... J'aurais tendance à avoir une opinion assez proche, car se faire traiter de chien (oui, je mets au masculin et alors :P ) et se rouler au pied de son maîtresse n'implique pas de celle-ci de l'irrespect, même si elle le rabaisse, lui envoie une décharge électrique via son collier de dressage s'il ne va pas chercher la baballe assez vite et l'enferme deux ou trois heures dans sa niche (un placard, la cave, qu'importe) pour le punir... Qu'importe si c'est consenti, voulu, discuté entre les deux parties.
      Il y a dans tous nos jeux, la contrainte et la contrainte consentie. L'une étant dommageable et l'autre non... On peut être trainé dans la boue, battu, humilié et se sentir aimé et fier d'être "humilié" par celle à qui on a offert son obéissance...
      Et on peut être humilié et blessé profondément pour une simple remarque à haute voix faite par un chef de bureau, sans nudité, sans coups, mais certainement pas sans douleur (interne)
      Et entre les deux extrêmes, on peut trouver toute la gamme des relations, y compris celles de domination avec des personnes qu'on vient juste de rencontrer et qui nécessitent beaucoup de prudence pour pouvoir vivre son fantasme sous la "contrainte consentie".
      D'accord avec toi, il faut des gens psychologiquement stables...

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    3. La santé psychologique des participants est finalement le point fondamental. Si elle était toujours assurée, jamais on ne se poserait la question du droit à la torture ou au tabassage de l'autre, ces notions n’existeraient tout bonnement pas! :-)

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  11. Très chère Amandine,
    Vous n'avez jamais été "lynchée" sur le forum auquel vous faites allusion...
    L'intérêt d'un forum est que des avis différents s'échangent... et dialoguent...
    Je m'interrogeais justement sur les problèmes de conscience face à certaines pratiques ou certains fantasmes... Concernant ces fantasmes : il n'était pas question dans ma réflexion de "passage à l'acte"...

    Et même lors d'une "simple fessée", ne pas se poser de questions, lorsque la fessée dure... ne pas s'interroger sur l'état de l'autre : va-t-elle en jouir ? ou bien la douleur n'a-t-elle pas au contraire un effet anesthésiant ?... c'est alors la responsabilité du fesseur qui est engagée...

    S'interroger, se questionner, confronter les expériences, réfléchir ensemble est aussi le propre d'un forum... Mais il ne s'agit aucunement de vouloir convaincre l'autre et de lui imposer sa propre vision... Chacun est libre de se faire sa propre opinion...

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    1. J'ai été lynchée pour m'être opposée à vos propos, comme l'a ensuite été Ula pour s'être opposée aux propos de O. Tuthale. Ne vous rendez vous même plus compte de la manière dont vous, et surtout vos amies, sautent à la jugulaire de quiconque ose affirmer un avis contraire au votre?
      C'est déplorable mais pas tellement surprenant de personnes qui, une fois encore, confondent arrogance et intelligence et manient l'ironie comme personne.

      Par ailleurs, vous êtes d'une malhonnêteté absolument incroyable quand vous affirmez "il n'était pas question dans ma réflexion de "passage à l'acte" alors que justement ma réponse sur le forum concernait le fantasme et que vous vous étiez empressé de répondre "je recadre le sujet... lol... il ne s'agit pas de fantasmes, mais bien d'actes... ". Ce qui, bien évidemment, avait entraîné mon rejet immédiat pour votre discours.
      Votre hypocrisie est juste hallucinante...

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    2. Le mensonge, l'hypocrisie, la malhonnêteté... sont des instruments qu'il faut savoir manier... comme la cravache, la badine, le fouet...

      Hallucinez, Amandine ! Hallucinez !... la jouissance n'est pas loin de l'hallucination... vous êtes sur la bonne voie... (la voie de son Maître... bien sûr...)

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    3. Hé bé, c'est chaud par ici, on dirait.

      Je crains que ça ne serve pas à grand chose quand on a des visions si différentes, de s'opposer les uns aux autres, "ma fessée est meilleure que ton fouet, mes marques sont plus profondes que les tiennes".

      Ce que je lis des propos de l'une ou de l'autre ne me conforte pas spécialement, mais je ne vois pas l’intérêt de tenter de se convaincre quand on vit les choses de façon si différentes.

      Ce que vit Zuip (croisé une fois, salut) n'est pas ma façon de faire, loin s'en faut, Amandine donne parfois des opinions très tranchées en droite ligne de ses propres vicissitudes (bises miss), et j'imagine que certaines de mes opinions ne plaisent ni à l'une ni à l'autre davantage.

      On a tous des façons très personnelles de vivre tout ça, parfois on se rejoint, parfois pas, ce n'est pas parce qu'on aime la fessée qu'on la vit de la même manière ou qu'on tripe sur les mêmes délires. Et ça me conforte dans l'opinion qu'il ne faut pas se tromper de partenaire, sous peine de grosses désillusions... Ite missa est.

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    4. Bonsoir Amandine,

      Je voulais premièrement rectifier votre propos : vous n'avez pas du tout été lynchée sur le forum dont vous parlez. Vous avez été contredite, ce qui est très différent. Je ne crois pas que Ula Oups que vous citez dans vos commentaires, ait été lynchée non plus. Les opinions se sont affrontées, avec parfois un peu de rudesse, mais c'est le propre des débats intéressants.

      Pour en venir à votre billet, je suis très étonnée par la facilité de votre jugement. Où placez vous donc la limite entre un masochiste sain et un masochiste malade mental qui a besoin d'un psychiatre ? Je me considère comme masochiste depuis assez longtemps. A des degrés qui ont évolué depuis des années que je suis justement passée à l'acte. Je n'ai pas vu, mais peut-être n'ai je pas poussé assez loin mon questionnement et mon analyse, une aggravation de mon état de santé mentale. Mon psy non plus du reste. Juste que mes désirs et mes besoins sexuels ont évolué, dans un sens un peu plus... disons "sévère". Je comprends que certaines pratiques vous choquent, c'est très respectable, chacun ses limites, et personne ne cherche à faire admettre sa sexualité comme une sexualité universelle. Mais un jugement aussi péremptoire me dépasse un peu, de la part de quelqu'un qui admet à mots couverts faire partie de cette communauté de "détraqués" qui prennent leur plaisir dans leur propre souffrance... Car il ne faut pas oublier que pour une majorité de gens, aimer se faire fesser est DEJA un signe d'un désordre mental majeur qui nécessite des soins... Ce rejet de l'autre, et des plaisirs de l'autre me dérange.

      Je partage néanmoins votre point de vue lorsque vous indiquez que le "maître" du jeu doit penser avant tout au bien-être de la personne qui se confie à lui, et doit savoir poser les limites qui correspondront à la satisfaction immédiate de la personne dominée (son plaisir dans sa souffrance) tout en agissant "pour son bien" à plus long terme (en lui assurant la protection de son intégrité physique et morale).

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    5. Bonjour Fraise,

      Le lynchage sur votre forum s'opère sous 2 formes. La première joue de la forme. Lorsqu'une personne répond à un message par 5 ou 6 autres, elle prend tout l'espace et elle assomme l'autre. C'est sûr, l'autre ne fera pas le poids... La deuxième forme est de ridiculiser ses propos. On utilise un mot, une phrase de l'autre, et on en détourne le sens, on amplifie, on ridiculise puis on balaye le tout d'un grand trait d'ironie. Cette fois, si on n'a pas compris que l'autre n'avait pas raison en étouffant sa réponse, on saura tout de même que c'est un imbécile...
      Il est évident que ces manières de faire ne sont pas celles de l'immense majorité des membres du forum, mais ce sont celles qui ont eu cours sur ce fil de discussion précis.

      Relisez mon post calmement, je n'ai JAMAIS dit que les gens se livrant à la fessée ou au BDSM étaient des détraqués. Encore une fois, voici ce que j'exècre : amplifier, déformer jusqu'à rendre ridicules les propos de l'autre. Ce sont des manières de faire qui ne sont pas dignes et pour lesquelles je suis vraiment heureuse d'avoir quitté votre forum !

      Je disais donc, dans ce post, que certaines personnes (celles qui veulent être torturées) sont mues par une pulsion auto-destructrice et que dans ce cas là précis, la responsabilité d'un Maître étant avant toute chose de veiller à la sécurité de sa partenaire, jamais il ne devrait se livrer à ce qu'elle réclame (mais au contraire, l'aider à se sortir de sa pulsion de mort). Ce n'est pas parce que l'on joue dans la sexualité que l'on doit perdre tout sens commun et toute morale.

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  12. Daisy Nepsy17/4/14

    Et ne pensez-vous pas un instant, Amandine, ne pas avoir compris le terme "torturé" ?
    Il est des mots que l'on emploie avec un ‘lyrisme’ exacerbé et qui prennent un autre sens, une autre valeur que celle qui lui est prédéfinit. Certes, vous pourriez me dire que les mots ont un sens (et je suis d’accord sur cette évidence) mais il me semble que vous vous privez de certaines nuances. En est-il de même lorsque que vous "pratiquez" vos envies ? Si l’autre insinue que vous méritez une fessée, pensez-vous que l’autre est réellement en droit de vous corriger parce que c’est tout ce que vous méritez ? Le penser fantasmatiquement est une chose. Le penser d’une façon primaire, au premier degré, est encore une approche différente qui dépasse le simple stade du jeu, comme vous le dites, "bon enfant". Pourtant vous devez les employer ces mots "Je mérite une fessée" ou quelques chose d’approchant (au moins par la pensée). Est-ce que vous les utilisez ? Quels sens ont-ils pour vous...

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    1. Je pense effectivement, tout comme vous, que les mots ont un sens et que celui de "torture" diffère notablement de celui de "fessée". Qu'aurais-je pensé des propos de Zuip si je n'avais lu que son post sur le sadisme et la torture, je ne sais pas trop. Ils m'auraient mis mal à l'aise, et j'aurais sans doute pensé, comme l'a fait très justement remarquer Stan, "Beurk, je ne voudrais pas rencontrer ce type!". Maintenant, cela fait des mois que Zuip déverse ses provocations sur le forum. J'avais été extrêmement choquée le jour où il s'était plaint de devoir "subir les crises de nerfs de ses soumises", puis tout autant le jour où il s'est vanté que ses soumises "s'enfermaient dans la salle de bain pour échapper à ses sévices" (et là, on peut se demander réellement si la consensualité si chère à tous y est... ). Donc, pour répondre à votre question, non je n'ai pas trop de doutes sur ce que Zuip entend par "torture".
      Je sais que vous ne lisez pas mon blog, mais si réellement cela vous intéresse de savoir ce que je ressens et pense quand j'entends "tu mérites une fessée", alors je ne peux que vous encourager à me lire un peu. Si cela vous intéresse bien sûr, mais sincèrement vu que vous intervenez ici pour la première fois et dans ce cadre, j'en doute fort... :-D

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    2. Daisy Nepsy17/4/14

      Je n’interviens que rarement sur les blogs, je vais et viens sans distinction ni sentiment d’appartenance à une communauté. Je ne ressens pas la trahison, que vous semblez ressentir, lorsque les propos d’une personne contrastent indéniablement avec la perception que j'ai de ma propre sexualité. Je vous vois écrire "Au nom du BDSM" et cette façon de ressentir les choses m’est étrangère. Pourquoi ne pas simplement parler d'éthique personnelle ?

      Et bien je vous lis là. Indiquez-moi un billet où vous répondez précisément à mes questions et je le lirai également, avec attention.

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    3. Daisy Nepsy17/4/14

      Je vois des commentaires se valider mais pas celui de ma réponse apparaître... problème Blogger ?

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    4. Pardonnez-moi, mais la réponse à votre question étant dans le tout premier post qui s'affiche lorsque vous entrez sur ce blog, je n'ai sincèrement pas compris que vous la posiez réellement (???).

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    5. Daisy Nepsy17/4/14

      Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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    6. Daisy Nepsy, veuillez cesser de me harceler de mails, cela ne sert à rien. Je vous ai déjà dit (voir ci-dessus) que la réponse à votre question se trouvait dans mon tout dernier post.

      Je ne comprends pas votre acharnement à mon égard, mais honnêtement je me fiche complètement de ce que vous pouvez penser. Si vous voulez casser Amandine, allez y librement sur le forum, mais veuillez laisser ce blog en paix. Sur le forum, j'ai dit que les propos tenus sur la tortures heurtaient mes valeurs morales. Je suis parfaitement en droit de la dire, il me semble.
      Sur ce blog, j'ai écrit que ces actes étaient contraire à l'esprit du BDSM. Je suis chez moi, et j'ai le droit, il me semble, d'écrire ce que je pense sans avoir à vous en rendre compte.
      Si vous déplorez mon intolérance à l'égard des Maîtres qui se vantent de provoquer des crises de nerfs chez leur soumises, de les torturer jusqu'à ce qu'elles soient obligées de s'enfermer dans la salle de bain, libre à vous. Mais que dois-je penser des insultes (énormes) que vous avez adressées sur le même forum lorsque l'un de ses membres a osé émettre une hypothèse concernant la fermeture de votre propre forum.... Il semble que la tolérance que vous aimez tant prôner soit à sens unique, n'est-ce pas ?
      Ici vous êtes chez moi et je n'ai en rien à justifier mes positions vis à vis de vous. Si ce que j'écris ne vous convient pas, ne venez pas me lire, mais cessez votre harcèlement, je vous prie.

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    7. Petite précision : les mails dont je fais état ici sont bien évidemment les mails que je reçois suite aux commentaires que vous postez sur mon blog et en attente de validation, donc.

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    8. Peut-être qu'il faudrait passer à autre chose ? Est ce que Pistorius était un maître . Ces histoires de salles de bains où on s'enferme peuvent mal se finir...

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    9. J'aimerai bien qu'on me laisse en paix, effectivement ! :-D

      Je suis ici sur mon blog et ai tous les droits d'y défendre les valeurs auxquelles je tiens sans avoir à en rendre compte à telles ou telles (qui ne sont même pas lectrices de ce blog, d'ailleurs, et qui viennent ici pour la première fois y déverser leur fiel). A ce propos, je suis absolument libre de choisir de publier ou pas les commentaires reçus et n'approuve absolument pas les pressions qui me sont faites à ce sujet.

      Dans mon post, je n'ai jamais cité Zuip moi-même, avant que lui-même vienne revendiquer ici sa propre pseudo-identité. Jamais je ne l'aurais fait de moi-même, alors qu'on ne vienne pas me reprocher que je le diffame publiquement (réponse ici à un mail privé de Daisy/Farore).

      Par contre, je n'approuve pas son discours et estime être parfaitement libre de le dire sur ce blog. Si vous n'approuvez pas les idées que je défends, libre à vous de ne pas venir me lire. Personne ne vous y force et rassurez-vous, je ne citerai jamais de moi-même aucun pseudo.

      Donc si les louves pouvaient me lâcher la jugulaire... :-)

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  13. "Si vous déplorez mon intolérance à l'égard des Maîtres qui se vantent de provoquer des crises de nerfs chez leur soumises, de les torturer jusqu'à ce qu'elles soient obligées de s'enfermer dans la salle de bain, libre à vous."
    Allons, allons, c'est un jeu librement consenti entre eux deux. Comme vous devriez le comprendre à la première lecture si vous y mettiez un tant soit peu de bonne volonté. Elle en est toute aussi ravie que lui, et en redemande. Il n'y a ni vraie torture, comme les uns et les autres usent leur claviers à le dire à longueur de posts, ni mise en danger.

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    1. JT, je comprends tout à fait vos propos. Mais au fond qu'en savez-vous? Etiez-vous là quand les filles étaient en état de crise de nerfs? Etes-vous réellement sûr qu'elle a adoré cela et qu'elle en a redemandé. Etes-vous sûr que ce ne soit que pour augmenter la force du jeu qu'elle se soit enfermée dans la salle de bain?
      Je suis tout-à-fait d'accord avec vous que ma vision est sans doute plus noire que la réalité ne l'est, mais au moins elle a le mérite d'être prudente. Vous me semblez, vous au contraire, pêcher par excès d'optimisme.
      La vérité est sans aucun doute et comme toujours, entre les deux, je pense.

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  14. Face au chaos tenu hier sur le post de ce blog, je pense qu'une petite explication s'impose.

    Nous sommes ici sur un blog de la plateforme blogger. Le blogueur a l'entière responsabilité de ce qui est écrit sur son blog. Contrairement à certains autres hébergeurs, les commentateurs postent ici en statut d'anonyme, c'est à dire sans avoir à dévoiler ni leur identité, ni leur adresse mail et sans que leur IP ne soit relevé. Et contrairement à un forum, aucune charte de bonne conduite n'a à être signée.

    Dès lors, bloggeur offre toute possibilité au blogueur de ne pas publier ou de supprimer tout commentaire qui ne correspond pas à l'éthique, la morale, ou simplement l'intérêt du blog. Encore une fois, pour ceux que cela choque, le blogueur est seul responsable de TOUT ce qui est écrit sur son blog, de toute idée qui y est véhiculée, qu'elle le soit dans les posts ou dans les commentaires.

    Sur ce blog et avant ce post, je n'ai eu à censurer que les commentaires à caractères commerciaux (pubs pour un site payant, un bouquin, etc...).
    Sur ce post précis, la censure a été plus large car je n'ai pas publié également tous les commentaires affligés/affligeants qui ne visaient qu'à un combat de boue. Les commentateurs concernés (au nombre de 2) se sont défoulés en les écrivant, c'est déjà ça. Je suis désolée s'ils ont enragés à ne pouvoir poursuivre le crêpage de chignons sur le blog, mais ils l'ont fait en mail privés, donc tout va bien.

    Pour ce qui concerne les commentaires qui vont à l'encontre de la philosophie ou de la morale que je soutiens et dont je suis forcément responsable sur ce blog, j'ai pour principe de plutôt les publier dans la mesure où les idées développées peuvent malgré tout être intéressantes et servir à éclaircir ou nuancer une position. Mais ces commentaires seront contredits, forcément, puisqu'ils vont à l'encontre de la philosophie que ce blog défend. Donc ne soyez pas ni surpris, ni outragés de ce que j'y réponde en défendant ma position. par contre, si vraiment les positions que le blog défend vous sont intolérables, ne venez tout simplement pas le lire. Personne ne vous y force et m'invectiver ne les changeront pas.

    Enfin, pour ce qui concerne le cas précis des commentaires de Daisy Nepsy, je regrette la manière dont j'ai géré les choses, à savoir supprimé sont deuxième commentaire. Le premier était tout à fait intéressant et à permis d'éclaircir ma position, je l'en remercie. Par contre, le deuxième, qui visait à connaître ma position exacte sur ce que je ressens au fond de moi-même quand mon partenaire me donne une fessée, j'ai d'abord été énervée, je l'avoue, qu'elle me pose cette question alors que cette question a été discutée un nombre incalculable de fois sur ce blog. Par ailleurs, le post le plus récent qui y répond le mieux est sans doute celui de mercredi, or ceux qui l'on lu comprendrons que je n'avais aucune envie qu'elle traîne ce post(là dans la boue. Devant son insistance répétée, j'ai eu un raz-le-bol qui m'a conduit à lui demander d'arrêter son harcèlement. Il ne s'agissait bien évidemment pas de harcèlement mais d'une insistance exagérée... que j'ai ressenti de manière d'autant plus agressive qu'elle n'était jamais venu sur ce blog et n'avais pas prit la peine de lire visiblement aucun de mes écrits (et en tout cas pas le dernier) pour venir m'interpeller de la manière dont, ma foi, chacun peut juger.

    Voilà, je pense que cette petite mise au point était nécessaire et j'espère qu'elle calmera un peu celles qui crient au scandale. Ah, j'oubliais.. je n'ai censuré absolument aucun des commentaires de Zuip. Que celles qui disent que je l'accuse sans qu'il ne puisse se défendre en soient rassurés.

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  15. Bn, tout ça a le mérite d'être clair et précis, mais c'est beaucoup de bruit pour pas grand chose. Tu es lue par des centaines de personnes et ici cette petite querelle ne concerna au plus que 5 personnes à tout casser. Faut savoir dire stop. Suffit pour CE post de couper les commentaires comme Fraise le fait sur son forum quand un sujet la déran...euh l'horripile. Le blogueur a encore comme le webmaster libre cours à faire ce qu'il lui semble le plus adéquat. (ah, des couettes...)

    Et puis ça doit demeure un plaisir, pas un pensum, que de passer du temps à écrire des choses sur un sujet for gai. Et pas forcé.

    Sur ce je retourne chez moi, surveiller du haut de mon mirador si une soumise se fait la malle vers la frontière.

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    1. Stan, comme toujours tu es la voix de la sagesse et de la raison ! Je clos donc les commentaires de ce post.

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  16. Brigit19/4/14

    J'ai l'esprit de contradiction, moi ! et puis je n'aime pas la sagesse, surtout quand ... enfin bref

    et comme je ne fréquente plus le forum, je peux rajouter une couche...

    j'ai été surprise de lire votre post, désagréablement.
    je crois qu'il faut prendre un peu de recul et surtout, surtout, arrêter de victimiser les femmes.
    d'une part, parce que le SM, ce n'est pas seulement des hommes dominants, il y a aussi des femmes, et il y a aussi des hommes qui switchent, et des partenaire dominant/dominé de même sexe, hommes ou femmes. il est clair qu'un pseudo "maitre" qui abuse de son statut sera abuseur que ça soit une femme ou un homme qui se soumette à lui (ou elle)
    ensuite parce qu'il faut distinguer la violence du SM, mais je vous concède que la différence est ténue...
    enfin parce que les femmes soumises ou dominantes, peu importe, ce qui dérange vraiment est qu'elles assument leur sexualité, le sexe pour le sexe

    c'est un peu trop facile de taxer les femmes d'envies mortifères quand elles souhaitent une sexualité violente, hors norme, SM. beaucoup de personnes dans d'autres domaines ont des activités au-delà de la limite, risquées, dans le sport par exemple, ou dans leur activité professionnelle.
    ces tentatives de surprotection sont contre-productives.
    par contre, n'est pas dominant qui veut... rendre quelqu'un hystérique c'est somme toute assez facile, mais donner le vrai vertige de la mise en abîme, ça c'est rare.
    mais on n'est pas obligé d'aller jusque là. ça peut rester ludique.

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    1. Normalement j'avais arrêté les commentaires sur ce post. Mais comme vous êtes, à ma connaissance, ma lectrice la plus à même de parler de BDSM, je pense très sincèrement que votre avis sur ce post vaut de l'or.

      Je dirais juste que vous avez parfaitement raison sur l'inversion homme/femme. C'est un travers patent de ce blog. Etant moi-même dans un schéma H/f, j'écris toujours dans ce schéma là alors que le schéma inverse est parfaitement le même, tout comme le F/f ou le H/h.

      Concernant les pulsions mortifères, je ne voulais pas dire que toutes les personnes qui ont des envies de douleur extrême sont dans cet état psychologiques, mais que le Maître ou la Maîtresse doit toujours s'interroger sur la motivation d'une telle demande et de ne jamais y répondre si cette demande est liée à un symptôme d'autodestruction, mais au contraire aider le/la soumise à trouver une voie pour s'en départir. Car il me semble bien que dans le BDSM, le premier devoir d'un Maître/ Maîtresse est de prendre soin de la personne qui lui a fait le don, au combien immense, de sa soumission.

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  17. Bonjours Amandine, j'ai l'impression que dans ton post du opposes le principe du plaisir (à tout pris, peu importe sa forme, sur demande de... etc), au principe de la réalité (=être capable de maîtriser les pulsions dangereuses envers soi-même ou autrui). C'est du bon sens que je partage, que mon cœur partage aussi , car il ne s'agit pas d'une réflexion construite pour moi. Mais cette opposition montre tout simplement à quel point le discours du plaisir peut être dangereux (pour soi-même et/ou pour autrui), notamment quand on le mêle au consentement. J'ai quelques jugements en tête pour résultat de pratiques extrêmes, fatales pour l'un des protagonistes sur sa propre demande. Je passe sur les détails, mais par sur le fait que l'argument du consentement était retenu, aboutissant à une peine quasi symbolique pour l'autre partenaire. Alors sans tomber dans un jugement moral, le BDSM peut aller très loin. C'est une appellation inventée par des gens qui pratiquent et sans le moindre fondement scientifique. Un fourre tout qui s'oppose à la vanille. Et moi je considère la fessée plutôt comme une sorte de vanille épicée, un acte d'amour comme remarque déjà Freud, il y a un siècle. Je pense qu'il n'est pas un hasard que bien de personnes adeptes de la fessée, punitive, érotique ou autre ne se souhaitent pas être confondues avec le monde du BDSM tout court. Il me semble pas non plus un hasard que le monde du BDSM souhaite « incorporer » par des argumentations laborieuses les gentils adeptes du simple pan-pan cucul dans son registre. Il me semble futile de jouer sur les mots, mais important de savoir évaluer le potentiel fantasmatique d'un partenaire...

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    1. Merci infiniment de ton intervention, Isabelle, que je partage au combien ! J'avais écris un post, un jour, pour expliquer que mon univers n'appartenait pas au BDSM et cela m'avait immédiatement valu les foudres de certains de ses adeptes. Comme si dire que l'on est pas brune revenait à jeter l'anathème sur les brunes. Enfin! Mais j'ai tenu bon, car je pense que c'est un point important de ce que je veux expliquer en tenant ce blog. :-)

      Pour en revenir au BDSM, je pense que justement le problème fondamental est que l'on essaie d'y fourrer tout et n'importe quoi. Le BDSM à l'origine, a justement été crée en réaction aux trop nombreux accidents qui avaient cours dans les activités SM, en y instaurant des règles pour y assurer la sécurité de tous. Ces règles reposaient sur le principe du CSS, Consensuel, Sûr et Sain. Pour le Consensuel, il faut impérativement que les deux partenaires soient consentants. C'est évident, mais il ne faut pas se réfugier derrière son petit doigt non plus et il est toujours bon de s'interroger sur la réalité du consentement (s'il n'y a pas de pression ou de fragilité psychologique derrière cela).
      Pour le Sûr, le BDSM imposait l'utilisation d'un safe-word, car celui ou celle qui subit doit toujours, en toutes circonstances, pouvoir mettre librement fin au jeu.
      Enfin, ce jeu doit être Sain, tant au niveau de l'hygiène, que pour tout ce qui implique d'éventuelles séquelles psychologique.
      Toutes les activités qui ne respectent pas ces 3 principes du CSS ne relèvent pas du BDSM, mais relèvent d'activités sado-masochistes, au potentiel de danger non contrôlé donc, et contre lequel s'élevait justement le BDSM. Ceci dit, les adeptes de ce genre d'activités essaient toujours de s’immiscer dans le BDSM, comme si celui-ci était un espèce de fourre-tout de toutes les perversions, et cela nuit gravement à l'image du BDSM. Je trouve cela réellement dommage (même si mon univers est différent).

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  18. Pecan nutjob23/4/14

    Amandine, permettez-moi une comparaison.

    On entend parfois parler dans les médias français ou américains de professeur(e)s ayant entretenu des relations sexuelles avec des adolescent(e)s. Souvent, il s'agissait de relation "consenties" (je mets des guillemets), au sens qu'il n'y avait ni pression physique ni chantage. Parfois les professeurs disent que c'est l'adolescent qui les a séduits.

    Je crois volontiers qu'un(e) adolescent(e) puisse tenter de séduire un(e) adulte. C'est valorisant, c'est un fantasme assez naturel (pour vous dire, si à 16 ans une professeure avait proposé de s'occuper de mes fesses... j'aurais sans doute accepté).

    Mais c'est cependant à l'adulte de se dire que même si c'est ce que l'adolescent(e) semble vouloir, il y a des relations qui sont malsaines et qui doivent être évitées.

    C'est difficile de juger: une adolescente de 16 ans peut vouloir en toute connaissance de cause s'envoyer en l'air avec un homme de 35, comme cela peut aussi bien être un abus de celui-ci (qui dispose d'autorité, d'argent, etc.).

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  19. Alors là question commentaire, c'est un record pulvérisé. Le sujet était très intéressant.

    Ce qui est certain, c'est qu'une affirmation ne peut être une vérité. Je ne doutais pas un seul instant que des réponses très nuancées et contradictoires allaient fleurir, mais c'est justement le but d'un échange d'idées.

    D'accord, c'est long à lire mais ça en vaut la peine.
    Je ne reviens pas sur mon propre commentaire. Ce que je remarque c'est que le bon sens fait surface dans toutes ses phrases de différents auteur(es).
    L'important est bien le consentement et le plaisir qui en explose. Les pratiques peuvent parfois être d’apparence barbares, je dis bien d'apparence, mais il faut être prudent quand on en parle. Juger que c'est bien ou c'est mal n'est pas le bon principe selon moi. Il faut essayer de comprendre ce que les protagonistes désirent, ce qui les excite et leur donne du plaisir. Si telles sont leur pulsions et qu'ils aiment, il n'y a rien a définir de blanc ou noir. Juste qu'ils soient responsables et expérimentés afin qu'un accident ne se produise pas ou du moins soit évité au maximum puisque le risque zéro n'existe pas.
    On ne peut retirer aux gens, s'il sont consentants, l'agrément de jouer comme ils l'entendent. On nous retire assez de liberté comme ça sans qu'entre nous, qu'on pratique la fessée, le BDSM ou le SM plus appuyé, s'interdire ou interdire une ou une autre méthode de jouer. Je ne pense pas que dans les intervenants il y ait de détraqués même si certains commentaires sont volontairement provocants. Quelqu'un qui fait vraiment du mal sans consentement et par pur sadisme n'écrirait pas sur les forums et blogs et serait très vite connu comme un prédateur. D’ailleurs les vrais prédateurs sont du genre discrets.

    Bon débat, bravo pour la performance !

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