samedi 19 avril 2014

Fessée et rêves d'enfant


Le fantasme de la fessée a pris naissance, pour la plupart d'entre nous, pendant l'enfance. Quand j'étais petite fille, je rêvais déjà de recevoir la fessée. J'étais alors âgée de moins de dix ans et tout cela n'avait, bien sûr, aucun lien direct avec ma sexualité. 

Quand je dis que je rêvais, entendez-le au sens premier du terme, pendant mon sommeil. Avant la puberté, je ne me suis jamais imaginée, éveillée, dans une telle situation. Mais lorsque je dormais, je faisais très fréquemment des rêves où quelqu'un me fessait. Ce n'était jamais ni mon père, ni ma mère, mais le plus souvent des personnes proches de mon entourage. Parfois, il s'agissait de parfaits inconnus. La veille d'un jour de foire, je me souviens avoir rêvé qu'un marchand ambulant m'attrapait et m'en donnait une. Ce rêve m'avait énormément surprise lorsque je m'étais réveillée. D'une manière générale, c'était plutôt le sentiment que j'avais au petit matin : de la surprise. Je ne peux pas dire que je tirais d'eux un véritable plaisir. Ces rêves étaient agréables, ce n'étaient certainement pas des cauchemars, mais ils ne m'apportaient pas grand chose de plus qu'un certain étonnement lorsque je m'éveillais.  

Il en fût évidemment bien autrement à la puberté. Les rêves commencèrent alors à devenir éveillés. D'ailleurs, plus je pensais à la fessée durant mes périodes de rêveries conscientes, moins ces rêves devenaient présents dans mon sommeil. Mais quel plaisir quand cela arrivait! Oui... sauf qu'à mon plus grand désespoir, je me réveillais systématiquement au moment où la fessée devait commencer. Quelle frustration! Je m'accrochais alors désespérément au souvenir de mon rêve et essayais de me rendormir en espérant que le rêve reprenne précisément à l'endroit où il s'était arrêté, mais bien sûr cela n'arrivait jamais! 

C'est en vérité assez étrange. Quand j'étais petite, la fessée se déroulait complètement dans mon rêve mais je n'en tirait rien de plus qu'un souvenir agréable. A la puberté, le plaisir aurait été sans commune mesure... mais le rêve s'arrêtait toujours au moment où les choses vraiment intéressantes devaient commencer! Heureusement que durant la journée, je pouvais au moins imaginer la scène jusqu'au bout...

A la puberté, les personnages ont également changés. Pendant la petite enfance, n'importe qui (sauf mes parents) pouvait me donner une fessée, je ne focalisais pas du tout sur le donneur. A la puberté, au contraire, le personnage était toujours un homme pour lequel je ressentais une certaine attirance. Cette attirance n'avait strictement rien à voir avec leur physique, bien sûr, pas plus qu'avec un supposé caractère dominant ou bien une position réellement dominante vis-à-vis de moi. En général, c'était plutôt l'aura que leur donnaient les connaissances dont ils étaient porteurs et qui me fascinaient. J'ai donc mis allègrement en scène absolument tous mes professeurs de sciences physiques. Les grands, les petits, les maigres, les gros, les jeunes, les vieux, et même les très explicitement gays! La philosophie aussi m'avait passionnée, mais là je n'ai eu qu'un seul professeur... Le fesseur de mes rêves exerçait sur moi une attirance certaine, mais pas forcément sexuelle, en tout cas pas si clairement définie que cela. 

Et puis, petit à petit, le rêve s'est focalisé sur l'homme que j'aimais et ce rêve n'avait plus rien à voir avec mon sommeil. Dans ma vie d'adulte, et donc de spankee, je ne crois pas avoir jamais fait de rêve où je recevais une fessée. Quel dommage!

PS : Je profite de ce post pour poser une question à ceux/celles qui aiment donner la fessée. Quels types de rêves faisiez vous lorsque vous étiez enfant? Vous imaginiez-vous déjà dans le rôle du donneur? Ou bien plutôt dans le rôle du spectateur de la fessée de l'un(e) de vos camarades? Cette question m’intéresse et j'avoue n'avoir aucune idée de quelle peut bien être la réponse. Alors un grand merci par avance à tous ceux/celles qui voudraient bien partager leur expérience! Les expériences de ceux/celles qui reçoivent et de ceux/celles qui aiment tout sont aussi les bienvenues, évidemment !!! 

33 commentaires:

  1. Pecan nutjob19/4/14

    Dans mon cas, ce genre d'envies est venu avec l'adolescence et la sexualité. J'avais des fantasmes de "gouvernante" qui me mettrait la fessée avec amour, et autres activités un peu infantilisantes pour moi. Puis, avec les études supérieures, à ces fantasmes se sont parfois ajoutés ceux de flanquer une fessée à une amie impertinente.

    Il ne me semble pas avoir eu ce genre d'envies dans l'enfance! Il est vrai que je recevais alors parfois la fessée (surtout maternelle) "pour de vrai" et que cela n'avait rien d'agréable, sans cependant être trop pénible.

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    1. Merci infiniment de votre témoignage, Pecan Nutjob !
      Je pense que si j'avais été fessée durant mon enfance, je n'aurais pas, moi-non plus, rêvé de l'être. La fessée donnée à un enfant dans la "vraie" vie n'a réellement rien "d'aimant et de constructif " comme nous nous plaisons à nous le représenter dans notre fantasme. C'est toujours, au contraire, un constat d'échec, ou un raccourci qui n'est jamais une solution.
      Cela me fascine toujours de voir que l'on puisse avoir en soi les deux fantasmes de donner et de recevoir, qui cohabitent ensemble. Vous les pratiquez d'ailleurs avec la même personne, votre épouse. Comme quoi, notre cerveau (en tant que générateur du fantasme) peut être très élastique.
      Mais j'avoue que le mien est beaucoup moins souple.J'ai déjà "switché" mais cela était loin d'être évident quand les deux fessées étaient données au cours du même jeu. Cela aurait peut-être été plus facile si nous avions joué chacun des rôles a des moments complètement différents, ou bien si j'avais endossé le rôle de dominant avec un autre homme que celui qui était mon dominant lui-même. C'est une question qui m'interroge encore beaucoup. :-)

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    2. Pecan nutjob23/4/14

      Sans aller jusqu'à prétendre que la fessée donnée par ma maman (rarement par mon papa) était "constructive", je pense cependant qu'elle la donnait de façon "aimante" - elle pensait que c'était ce qui était dans notre intérêt, par exemple si nous avions fait de grosses bêtises qui auraient pu mal se terminer ou si nous lui rendions la vie impossible. C'était une façon pour elle de dire "assez, vous avez vraiment passé les bornes".

      Passons maintenant à nos actes adultes. Il nous arrive de "switcher" en pleine scène, si par exemple tous disons tous les deux avoir été "vilains" (par exemple, en cas de fessée suite à un énervement... on s'énerve rarement seul). Il nous arrive aussi de mettre des petites claques sur les fesses pendant l'acte sexuel. Mais c'est vrai que le plus souvent, la vraie fessée se donne dans une scène où l'un endosse un personnage dominant et l'autre un personnage docile (j'ai l'impression que c'est pareil chez Constance et Simon), ce qui dépend de notre humeur et de ce qui s'est passé avant. (J'allais dire, c'est aussi pareil pour le sexe vanille, il y a des moments où l'on a envie d'être au dessus ou au dessous, non?)

      En fait, quand j'ai connu mon épouse, elle et moi étions plutôt des "soumis" mais ni l'un ni l'autre n'avions eu le courage d'exaucer nos fantasmes dans ce domaine. Imaginez quand on est un jeune homme, d'expliquer à sa petite amie qu'on aimerait être fessé et autres envies postérieures... et pour une femme venant d'un milieu un peu coincé... la peur de paraître bizarre, la peur de tenter avec des gens que l'on connaît (s'ils bavardaient?) ou des inconnus rencontrés sur un BBS. Autant dire que ça a commencé par des discussions (nous avions d'autres centres d'intérêt communs).... nous sommes tombés amoureux en même temps que nous envisagions d'essayer le panpan cucul réciproque.

      C'est difficile de reconstituer la chronologie, mais il y a certainement eu des moments dans la conversation où je l'ai trouvé impertinente et qu'elle en mériterait bien une... Quant à elle, elle m'a dit qu'elle avait pris de l'intérêt à mon postérieur et a fini, dans un moment de hardiesse, par me mettre une main aux fesses!

      Donc voilà, nous avons un peu tout lancé en même temps, amour, vanille et fessée, et difficile de démêler les liens.

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    3. Vous avez une bien belle histoire, en tous cas tous les deux. Vous me semblez correspondre parfaitement à la légende des âmes sœurs! :-)

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    4. Pecan nutjob23/4/14

      Ce qui est amusant c'est que, si nous avons des centres d'intérêts communs et une sexualité faisant la part belle au "derrière", nous sommes d'humeurs assez différentes, et pas à une contradiction près.

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  2. Enfant, j'étais, on peut le dire, une sale gosse. Et la pire des punitions pour moi, c'était la fessée, je détestais ça, j'en avais une peur bleue... (Quand on voit le gabarit de mon père on peut comprendre :p)
    Donc, pendant mon enfance l'envie n'y était absolument pas, au contraire. Mon tout premier déclic s'est fait à l'adolescence, vers 16 ans, quand j'ai lu Sade pour la première fois. Mais je n'ai pas trop donné d'importance à la chose. D'ailleurs, ce n'est qu'après avoir reçu ma première fessée dans un contexte bdsm que j'ai commencé à en rêver souvent...

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    1. Merci beaucoup de ce beau témoignage, sansperdrehaleine! Une sale gosse? Franchement, j'ai du mal à le croire! :-D
      En tout cas, cela semble bien confirmer que quand on reçoit réellement la fessée lorsqu'on est enfant, jamais on ne rêve de la recevoir ! La fessée réelle, donnée aux enfants, est aux antipodes de ce que l'on peut s'en créer comme représentation dans le fantasme. :-)

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    2. Pecan nutjob23/4/14

      @Amandine: Moi je n'avais pas une "peur bleue" de la fessée, parce que ma maman (mon père était très pris par son travail et se chargeait rarement des arbitrages domestiques entre enfants) n'abusait pas de la force. C'était certes un peu douloureux, mais surtout plus embarrassant que douloureux... et curieusement pas tant à cause de la culotte baissée que parce que si on se prenait une fessée, c'est qu'on avait vraiment fait une grosse bêtise bien stupide.

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    3. C'est toujours la honte, la chose la plus difficile à supporter, lors d'une fessée... :-)

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    4. Pecan nutjob23/4/14

      Sauf qu'à l'âge adulte, il y a une certaine honte délicieuse à se faire fesser en vilain garçon, alors qu'à l'époque rien d'agréable.

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  3. Dans mon enfance, je ne rêvais pas, au sens propre, mais étais attiré, amusé, fasciné par celles auxquelles j'ai pu en assister. Il m'arrivait de souhaiter en recevoir mais si cela arrivait ( rarement) je n'aimais pas du tout ! Puis avec la puberté, cette fascination pour les fessées à excité mon désir sexuel. Je me suis d'abord imaginé des fessées reçues par un enfant, moi ou un autre, puis un jour j'ai découvert que c'était beaucoup plus excitant si j'imaginais qu'un homme fesse une femme. Et enfin, je me suis imaginé être cet homme. Mais encore maintenant, je me rends compte que dans la fessée idéale, qui est donnée par un homme à une femme, je voudrais jouer les trois rôles à la fois et ressentir les sensations et sentiments des trois : l'homme qui corrige, la femme qui est fessée et la petite souris qui assiste cachée à cette scène intime.

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    1. Merci de votre témoignage, Vincent ! Si je comprends bien, vous êtes passé par tous les stades, de celui du receveur, au spectateur, puis au donneur, avant de finalement de voir ces 3 rôles bien ancrés dans votre fantasme d'adulte. Cela me fascine, moi qui suis plutôt monolithique. Bon, je ne vous cache pas que je me suis bien souvent demandée ce que mon partenaire pouvait ressentir quand il me fessait, et notamment quel plaisir il pouvait bien y prendre tant toutes les sensations me semblent être offertes à la personne qui reçoit. Et lorsque j'ai essayé d'endosser le rôle inverse, je n'y ai trouvé trouvé aucune réponse tant ce rôle ne me correspondait pas. Du coup, cela restera toujours, pour moi, un merveilleux mystère... :-D

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  4. Dans la réalité, il m'est assez facile d'être le fesseur (quoique...), je peux m'imaginer être la petite souris en regardant des vidéos ( même si ce n'est pas aussi bien qu'une fessée " pour de vrai"), mais étre la femme fessée m'est impossible. Ce n'est qu'en switchant que je peux alors m'approcher de ce fantasme

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    1. Vous n'arrivez pas à être la femme fessée??? Mince, même en enfilant un kilt? :-D

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    2. C'est le genre d'insolence qui ne me donne pas du tout envie de switcher, mais de vous flanquer une belle fessée !

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    3. Oups! Mais il ne fallait pas me tendre ainsi la canne, Monsieur...
      Bon, si je vous envoie un gros bisous comme celui-ci :10: vous me pardonnerez? Et puis vous savez, il n'y a rien de plus sexy, pour un homme, que de porter le kilt. Si, si, allez faire un petit tour à Edimbourg et vous verrez. Tous ces beaux tartans plissés, cela fait vraiment tourner la tête des filles! :-)

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    4. L'Ecosse à trois spécialités : le kilt, certes, le whisky et... la tawse. Tenez le vous pour dit. Et de toute façon, toute fessée promise est due, et aucune bise n'y changera rien. Même si j'adore les gentils baisers !

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    5. Vous n'aimez pas le kilt, je n'aime pas le whisky... :107: Ne pourrions nous pas partager un petit haggis, la tawse cela fait si mal ! :-D

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    6. Bon, je prends mon whisky (moi, j'aime ça), vous me faites découvrir le haggis, je vous file votre fessée (sans tawse, mais c'est vous qui mettez le kilt) et vous me donnez mon bisou.

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    7. Quel merveilleux programme! :91: Je nous réserve de suite deux billets pour Edimbourg! J'y connais justement un petit pub dont le haggis est, disons, mangeable. Mais si vous ne le trouvez guère à votre goût, ne vous précipitez pas sur la première canne venue en ce pays-là, je n'en suis en rien responsable de la recette...
      (Sans rire, ce n'est vraiment pas trop bon, le haggis. Mais si vous buvez un peu de whisky avec, je pense que cela devrait passer !) :-)

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    8. Bien sûr que si, je me précipiterai sur la canne... Comme je suis vieux, j'ai souvenir d'un sketch de chansonnier, quand j'étais enfant, sur "la panse de brebis farcie" qui ne donnait pas vraiment envie d'en manger...

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    9. Comme vous aurez le gosier brûlé par le whisky, vous ne sentirez guère le goût du haggis, ne vous inquiétez pas! Comme vous aurez le gosier brûlé par le whisky, vous ne sentirez guère le goût du haggis, ne vous inquiétez pas!
      Bon, pour la canne je vous la confisque, tant pis pour vous! Vous devrez faire face à la situation d'une main de fer... :-D

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  5. Mais switcher ne me satisfera qu'à moitié puisque ce ne sera plus un homme fessant une femme. Et de toute façon, je ne pourrai jamais ressentir à la fois tout ce que ressente les deux protagonistes ! La vie est faite de frustrations....

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    1. En vérité, je crois que ce que l'on ressent dépend des circonstances et surtout du partenaire avec qui nous jouons. Cela peut être merveilleux, ou carrément nul, que cette fessée soit donnée ou reçue par un homme ou par une femme.
      Mais si vous jouez avec une femme qui adore jouer le rôle de la fesseuse (et donc qui a ce juste mélange d'autorité et de tendresse qui permet d'assurer ce rôle le plus justement possible), alors vous devriez ressentir des sentiments à peu près identiques à ceux que peut ressentir une femme lorsqu'elle est fessée par un homme qui joue très bien le rôle du spanker.

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  6. Quand j'étais petite, j'ai fait assez peu de rêve où je devais donner ou recevoir la fessée. Je m'en souviens d'un - je devais avoir six sept ans, par là - où je devais assister à une fessée, on préparait le petit garçon qui devait la recevoir, il était là, les fesses tendues, tout était prêt, mais ça ne commençait pas. J'ai un souvenir d'attente assez longue, et quand ça allait commencer vraiment, je me suis réveillée. Grosse frustration, que j'ai palliée en imaginant la suite. A cet âge là, je connaissais déjà la masturbation (oui, je sais...).
    Les années passant, j'avais l'habitude d'imaginer des scènes de fessée ou de punition avant de dormir. Peut être que j'y pensais suffisamment quand j'étais éveillée pour ne pas avoir à en rêver ensuite. Mais une nuit, j'ai rêvé qu'on m'en donnait une. Le rêve de Lisa que j'ai raconté sur notre blog, c'est le mien, mis sous forme de fiction, mais le rêve, lui, est vrai. J'étais dans une ambiance douce et chaleureuse, j'allais recevoir une fessée, et j'avais une sorte de sentiment de plénitude. Pendant très longtemps, j'ai essayé d'oublier ce rêve. Surtout quand j'ai commencé à pratiquer, et que je ne voulais plus voir que le fait que j'aimais donner la fessée. Inconsciemment, je me suis interdit d'admettre que j'aimais aussi la recevoir. Il n'y a qu'avec Simon que c'est revenu.

    Constance

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    1. Merci de ton témoignage, Constance ! Alors pour toi aussi, les rêves s'arrêtaient juste au moment où la fessée devait commencer... Je ne sais pas trop à quel phénomène cela est dû, mais au combien cela peut-être frustrant !!! :-D
      Je pense comme toi que plus on imagine les choses dans nos périodes conscientes, moins ces choses ne viennent hanter nos rêves inconscients. Et quand on commence à les pratiquer, ils ne reviennent plus du tout! Quel dommage, car le sentiment de plénitude dont tu parles dans ton rêve de Lisa est exactement le sentiment que je ressentais moi aussi quand je faisais ce type de rêve... et c'était délicieux!

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    2. Pecan nutjob23/4/14

      Chère Constance, je voudrais éviter de paraître vous psychanalyser, mais ce refus que vous aviez de votre désir de recevoir la fessée ne serait-il pas lié au rapport difficile que vous entretenez avec votre corps?

      Pour recevoir la fessée, il faut montrer ses fesses... et si j'ai bien compris même avec Simon, en confiance, il vous a fallu du temps pour oser vous montrer nue.

      Si c'est cela, alors je suis heureux pour vous que Simon vous ait réconciliée avec votre corps.

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  7. C'était mon premier rêve sur le charme de douleur qui ressemble à celle de la fessée. J'avais 6 ans. Je vis en rêve une vaste chambre où un petit garçon et une petite fille de mon âge et moi-même, tous les trois se roulaient en tricycles. Je n'étais qu'un spectateur. Le garçon donna un coup du pistolet-jouet sur le dos de fille. Elle se retourna et regardait à lui longtemps. Ses yeux exprimaient la douleur et le reproche. Je ne savais pas pourquoi, néanmoins tout ça me paraît très joliment, je me souvenais cette scène avec plaisir pendant plusieurs journées après cela.

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    1. Merci infiniment d'avoir partagé ce rêve avec nous, Chat Vert !
      Ce que vous nous dites sur cette merveilleuse petite fille est vraiment très touchant. Nos rêves d'enfants sont si étranges... :-)

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  8. Professeur_Tourment22/4/14

    Je suis maintenant un fesseur épanoui dans une relation H/F. Pourtant
    rien ne le prédisait au vue de mes fantasmes infantiles. A bien y repenser dans les premières scènes que j'avais l'habitude de créer dans ma tête (dès l'âge de quatre ans ! Et peut-être même avant bien que je ne m'en souvienne plus, je n'ai pas de
    "souvenir déclic"), je ne participais pas moi-même aux ébats et, lorsqu'il m'arrivait d'incarner un personnage, c'était bien plutôt dans le rôle de "spankee". Ce dernier pouvait vraiment être n'importe quoi ! (un malfaiteur, une petite fille pas sage, un
    chevalier prisonnier de guerre, un jouet, une peluche...), sans distinction d'âge ni de sexe. Je pense que je fantasmais sur la fessée en tant que telle de toute façon, sans rapport direct avec sa mise en oeuvre réelle et
    donc sans rapport avec la question de dominant(e)/dominé(e) ni celle d'hétéro/homosexualité. Tout était bon à prendre. J'avais pris conscience que la fessée (et tout ce qu'on a coutume d'y mettre autour) existait et c'était terriblement excitant. En tout cas on ne peut pas nier le caractère immédiatement sexuel de cette fascination puisque je me masturbais à chaque fois que j'imaginais ces scènes. Je me souviens aussi avoir tenté d'instaurer des jeux déguisés de fessées/punitions avec des ami(e)s durant mon enfance (ils/elles n'ont pas partagé mon enthousiasme d'après mes souvenirs ^^).Ensuite je ne sais pas trop comment ça s'est goupillé mais à l'adolescence de fil en aiguille cet engouement premier s'est mêlé à mon désir pour les femmes et une sorte de transfert a opéré. Puberté ? Conditionnement social ? Tendance à vouloir contrôler ? C'est très compliqué de répondre, sûrement plusieurs facteurs ont joué mais en même temps ça me paraît parfois s'être joué de peu. Mon désir de fesser une femme a fini par devenir une évidence (sûrement aussi très lié à une certaine vision esthétique du corps de la femme) Quelle joie alors ai-je ressenti quand j'ai compris que ma passion était communicable. Par contre au départ je ne pouvais pas envisager de rapport sexuel sans fessée et c'est finalement la fessée qui m'a permis d'accéder à une sexualité plus "classique". Je pense que je suis un peu déviant même à l'échelle des fessophiles (n'hésitez pas à me le confirmer). Au sujet des rêves il m'arrive encore d'en faire régulièrement même en tant que praticien. Je garde le rôle de fesseur dans ces cas là et il m'est même arrivé une fois de faire un rêve lucide sur ce thème (expérience magique que je garde précieusement parmi mes plus beaux souvenirs). Au passage merci Amandine pour ce blog c'est super !

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    1. Bienvenue sur ce blog, Professeur_Tourment et un gros bisou pour les vos si gentils mots qui me touchent infiniment !
      Merci d'avoir partagé avec nous vos souvenirs. Ils semblent être très proches des miens, c'est à dire au départ des rêves qui ne concernent que la fessée en elle-même, sans schéma pré-établi. Et puis, petit à petit avec le développement de la puberté (ou peut-être, comme vous le dites très bien, le conditionnement social, j'avoue ne jamais y avoir songé) le schéma fini par se construire.
      Je ne peux en rien vous confirmer que vous êtes "déviant" en accédant à la sexualité à travers la fessée, car j'avoue que moi-même, j'éprouve un plaisir nettement moindre si mon activité sexuelle n'est pas liée à la fessée. Nous sommes donc, soit "non déviant", soit "déviant dans le même sens"... :-)
      Comme je vous envie d'arriver encore à faire des rêves dans ce domaine ! J'aimerais tellement moi-même retrouver ce sentiment de bonheur, ou plutôt de plénitude comme le dit Constance, que procuraient ces rêves !

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  9. Lolie27/4/14

    Les rêves se suivent et ne se ressemblent pas ou plutôt prennent de nouvelles variations en suivant la construction de notre sexualité. Petite je rêvais que j'allais être fessée et je me réveillais terrifiée (réellement car cela m'arrivait en vrai aussi malheureusement). Pourtant, et cela ajoutait à ma honte et incompréhension, je m'eveillais culotte baissée et dans un certain émoi. Adulte je rêve encore que je vais être fessée et là encore c'est un cauchemar car cette fois dans ce scénario nocturne il y a toujours quelque chose ou quelqu'un qui fait obstacle à la réalisation de cette fessée maintenant désirée. Je me réveille non terrifiée mais oh combien frustrée (vous imaginez bien). Mais ouf là encore elle peut m'arriver en vrai :)

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    1. Mais pourquoi donc les rêves nous mettent-ils en émoi en nous promettant une merveilleuse fessée... et toujours nous en privent au tout dernier moment! Je vois que nous connaissons la même frustration, Lolie. :-D
      Un grand merci pour ce beau témoignage ! :10:

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