samedi 31 mai 2014

Offense Orgasmique

L'Orfèvre de ce blog Offre ici un fabuleux Ornement. Encore un merveilleux texte et une véritable prouesse littéraire de Gabriel, dont le talent mérite toutes les Ovations ! 


Oisive et Optimiste, Ophéline Omettait Objectivement d'être Obéissante, Occultait ses Obligations pour d'Obsolètes Occupations et Outrepassait ce que son Officiel lui Octroyait. Ce jour d'Octobre, Owen Ordonna à l'Oiselle une punition Originale et Osée pour l'Occasion, mais l'Odieuse Objecta et Occasionna par son Outrecuidance que l'Omniscient s'Offusque. 

L'Ombrageuse Obéit finalement aux Ordres et Obtempéra à l'Obligatoire Obole d'une fessée. 

Omnipotent, Owen Ôta Orageusement la culotte Opaque de l'Obstinée, Obstacle à son Office, Oubliant les Objections Ordurières d'Ophéline Opiniâtrement Opposée à l'Opération. 
L'Œil de l'Oratrice s'Obscurcit alors plus que d'Ordinaire dans son Orbite.

L'Officier s'Offrit une Œillade Oblique sur les Opulentes Ogives Opalines Obligeamment Offertes de l'Ogresse, Outrageusement Ouvertes jusqu'à son Orifice Originel. Ce dernier était Ostensiblement Obstrué par un Obélisque Oblong et Ouvragé, surmonté d'un Oeuf d'Or Ovale Ondulant sur la petite Olive du mont Olympe de l’Orgueilleuse.

- "Oh! Alors, On Opte pour l'Orgasme Onaniste Occasionnel, petite Obsédée ?" Opina l'Opportun moqueur, Observant l'Objet et comprenant l'Opposition Obtuse au déculottage d'Ophéline. Les Organes Oppressés par l'Ombre de la Honte Orchestrée par l'Ours, L'Opprimée n'Osa plus l'Ouvrir. 

L'Offensé se mit alors à l'Ouvrage : tel un Orfèvre, il Orienta le cul de son Otage et Oublia sur l'Oasis aux Odeurs Océanes de l'Outragée l'Ornement Ostentatoire, trop Occupé à Œuvrer avec Organisation. Il Occit alors à Outrance et jusqu'à l'Ocre tantôt l'Orient tantôt l'Occident.

Fleur d'O., Ophéline Ondoyait Onctueusement, jusqu'à l'Obtention d'un point d'Orgue : l'Ouragan de l'Officiant mêlé aux Oscillations Orgiaques de l'Outil Obscène Occasionnèrent l'explosion d'un Onirique Orgasme Opiacé.

Ode à l'Odyssée

Peter Pan a tenu a célébrer ce divin O d'un petit poème hOmérique...  


                                Depuis son palais de l'Olympe
                                Zeus Observe les hommes
                                Qui de tout le Pays des Héllènes
                                Lui présentent des Oboles.

                                Le rusé Roi d'Ithaque tua l'Ogre à l'Oeil unique
                                Aussitôt, le roi des Dieux s'en trouva Offensé
                                - Infortuné Ulysse, tu paieras cet Outrage !

                                Au dieu Océan fortement courroucé
                                Il Ordonna de déchaîner les Orages.
                                De sa main la foudre fut alors lancée
                                et zébra les cieux jusque là restés sages.

                                Le dieu de la mer souffla aussi sur les flots
                                et libéra de gigantesques Ouragans
                                qui renversent les bateaux.

                                L'Ombre de sa colère plongea les hommes dans la nuit
                                - Ces arrogants mortels me doivent Obéissance !
                                Comment Osent-ils me lancer un défi ?

                                Héphaïstos, l'Orfèvre des Divinités
                                Sur les Ordres de son maitre avait façonné
                                le phénix, un Oiseau fabuleux.

                                Et les hommes, de leurs bienfaits,
                                sont souvent Oublieux.
                                Mais surnommèrent, les siècles passés,
                                cette voyage merveilleux :
                                l'incroyable Odyssée !!!


vendredi 30 mai 2014

De L'Or et de L'O

Voici un magnifique poème que nous offre Inna pour ouvrir la voie à cette lettre ô combien emblématique...  Merci infiniment, douce Inna, de ce si joli cadeau !  


Outragée de ses Oses, elle s’Offre Ombrée
De l’Opium de ses mots, De ses Ondes dans L'O
Dans l’Over-dose Obscure
Orfèvre d’un Opéra, Il Orchestre L’Oméga
Il Osmose , elle Ondule
A l'Ourlet de ses Orifices
Il Officie , elle Oscille 
Elle Obtempère offerte, Ornée de l’Oriflamme
Ouverte en Offrande, l’Orgasme en Obédience
A l’Ondée d’une Orgie
A l’Orée de ses Oui
Il Ocre ses Ovales
D'un O-rage en Onguents
De l Or dans l 'O-séant

jeudi 29 mai 2014

Les naufragés de nulle-part



C'était un joli jour de novembre sur Nicobar. Il faisait, comme toujours dans ce petit coin d’Océanie, un temps magnifique, sans un nuage en vue. Pourtant Noé se sentait triste et nostalgique. Sa Normandie natale lui manquait terriblement, ses pâturages, sa côte de Nacre, les petits nougats qu'il dévorait avec délice à tout moment de la journée... Mais rapidement Naëlle, sa belle naïade pour qui il avait tout quitté, revenait à son esprit. Ils s'étaient rencontrés au bord de l'étang aux Nymphéas, à Giverny. Malgré la nuée de touristes qui s'entassaient-là pour tenter de photographier les quelques nénuphars qui résistaient tant bien que mal à un climat peu propice, il n'avait vu qu'elle, sa nymphe, l'amour de sa vie. Quand il avait appris qu'elle habitait dans l'hémisphère austral, il n'avait pas hésité un seul instant à l'y rejoindre. 

Cela faisait maintenant six mois qu'ils vivaient ensemble sur cette petite île paradisiaque. Mais malgré le soleil incessant, la beauté du lagon, Noé s'ennuyait. Il avait l'impression de devenir neurasthénique tant il se sentait enfermé dans cette petite cage dorée. Il aimait Naëlle, profondément. Mais cette petite nymphette avait grandi dans une famille nantie et il était notoire qu'elle n'y avait jamais reçu aucune règle. Vivre avec elle n'était pas toujours le nec-plus-ultra. Elle était souvent capricieuse, parfois même narquoise. Mais elle avait énormément de cœur et chamboulait le sien dès qu'elle lui souriait.

Naëlle avait décidé ce jour-là de prendre la mer à bord du petit navire qu'un neveu de son grand-père lui avait légué.  Elle adorait les sports nautiques, la voile notamment, mais ne connaissait pas grand chose à cette petite navette à moteur. Quand elle fit part de son projet à Noé, celui-ci la mit immédiatement en garde. 
- As tu pensé à vérifier les niveaux ? Il ne s'agirait pas que nous tombions en panne en pleine mer ! 
Mais la petite naïade n'allait nullement renoncer à son projet pour d'infimes détails techniques et répondit avec nonchalance que tout était nickel. A eux l'ivresse de la nature

Ils prirent la mer en début d'après-midi sous un soleil radieux. Après avoir franchit la barrière de corail, l'immensité de l'océan indien s'offrait à eux. 
- Où veux-tu aller ? s'enquit Noé.
- A l'île aux Flamboyants ! On y sera tranquille, il n'y a jamais personne là-bas. 
L'île aux Flamboyants était en réalité un petit îlot au centre duquel régnait une forêt luxuriante parsemée de ces arbres aux fleurs écarlates. Ils mirent donc le cap sur ce petit paradis où ils ancrèrent le bateau moins d'une heure plus tard. La navigation était un art que Noé maîtrisait parfaitement.


Tandis que Naëlle paressait nonchalamment à l'avant du bateau, laissant le soleil teinter sa peau d'une jolie couleur ambrée, Noé l'observait, songeur. Elle avait emporté l'objet de son dernier caprice, « Les nymphéas noirs ». Elle voulait ce livre absolument depuis qu'elle en avait lu l'éloge dans je-ne-sais quel magazine, mais arriver à se le procurer dans leur petit coin de paradis s'était avéré un véritable exploit. Depuis, elle l'avait complètement négligé et n'en avait jamais lu une seule page... Il laissa échapper un soupir et lui demanda :
- Tu viens nager avec moi ? 
- Non, j'ai un peu la nausée, je préfère rester ici ! 

A cette remarque, Noé leva les yeux aux ciels et s'aperçut que l'horizon commençait à s'obscurcir. Des nuages noirs s'amoncelaient, signe d'un gros grain à venir. 
- On ferait mieux de se dépêcher de rentrer !
- Oh non, pas déjà, répondit Naëlle qui ne souciait décidément jamais de rien.
Mais plus le temps passait, plus le ciel noircissait. Le vent s'était levé et il commençait à pleuvoir. 
- Tu as raison, rentrons-vite, dit-elle à son nabab.
Mais lorsque celui-ci voulu remettre le moteur en marche, il s'aperçut que le réservoir d'essence était presque vide et qu'il leur serait impossible de rejoindre Nancowry dans ces conditions. 

- Tu n'as pas fait le plein d'essence, demanda-t-il interloqué à sa jolie nymphe qui semblait de plus en plus nerveuse
- Non ! Mais tu ne m'a jamais dit qu'il fallait le faire ! 
- Tu te fiches de moi, nigaude ?
Mais il avait plus urgent à faire que laisser libre cours à sa colère. 
- Viens, on va s'abriter dans la forêt le temps que l'orage passe.

Il la prit par la main et ils rejoignirent en toute hâte l'abris du sous-bois. 
- Maintenant, arrête de me narguer et explique moi pourquoi tu n'as pas vérifier le niveau du réservoir d'essence! 
Elle ne répondit pas.
- Te rends tu compte de la situation dans laquelle nous place ta négligence?, rajouta-t-il en tirant sa natte en arrière pour qu'elle le regarde dans les yeux. 
- Jamais nous ne pourrons rentrer à la maison! 
- Mais j'ai faim, nous devons rentrer!, répondit-elle affolée.
- Tu ne trouveras rien à manger ici, ni noix, ni noisette, ni nèfle, rien!

La nuque de Naëlle commençait à trembler et des larmes mouillaient ses yeux, mais Noé n'en avait que faire. Il était furieux. Il était temps qu'il mette un terme à ce comportement narcissique et si néfaste qui la caractérisait. Naguère, il s'en accommodait, mais en souffrait néanmoins. A présent, il ne voulait plus vivre dans cet environnement nébuleux ou aucune nécessité ne comptait si ce n'est celle de son nombril. Il ne se comporterait plus niaisement avec elle, n'accepterait plus de négocier ses moindres caprices et ne supporterait plus ses crises de nerfs.  Il l'aimait, mais il était nécessaire de nettoyer tout ce qui était nocif pour que leur amour retrouve sa noblesse et que cesse ces non-sens qui le rendaient quantité négligeable. Même s'il était normalement un fervent défenseur de la non-violence, il était navré de reconnaître qu'il s'était fourvoyé. Cette demoiselle avait notablement besoin d'autorité et il le lui notifia sans nuance.  

-  Il n'est plus question que je laisse passer la moindre de tes négligences et tu vas être sévèrement punie pour celle-là !

Il tourna les talons et alla cueillir une branche qui, même si elle n'était pas de noisetier, lui semblait avoir la souplesse nécessaire au dessein qu'il avait en tête. Quand elle le vit revenir, l'instrument en main, l'estomac de Naëlle se noua

- Déshabille toi! Je te veux complètement nue!  

Elle obéit sans chercher, ni à nier sa faute, ni à s'opposer à ses conséquences. Elle ne réalisait pas vraiment ce qui allait se passer et ce n'est qu'au moment où la badine se mit à dessiner des nervures écarlates sur la peau de ses fesses qu'elle réalisa que plus jamais elle ne pourrait jouer les Narcisses. Noé ne négligea aucune parcelle et ce n'est que lorsque les fesses nacrées de sa belle ressemblèrent à un nèfle trop mûr qu'il mit fin au châtiment. 

Naëlle, en pleurs, vint se nicher dans les bras qu'il lui tendait et y resta blottie jusqu'à la nuit tombée. L'orage était passé mais la température de l'air avait chuté et elle grelottait. 

- Viens, je vais faire un feu sur la plage! Ça te réchauffera. Et puis, qui sait, peut-être qu'un bateau passant au large nous remarquera? 

Naëlle ne répondit pas. Mais quand elle vit le feu rougeoyer, elle réalisa la force de son amour pour celui qui savait, au fond, si bien enflammer les choses... 



Les Néréides de Neptune

Décidément, je suis bluffée par le talent de mes lecteurs! Je vous livre ici un très beau poème écrit par Peter Pan à la gloire de ces légendaires néréides des mers...


Par une après-midi bleu horizon
Nicolas et Noémie s'apprêtent pour le musée
Il ajuste enfin son Noeud papillon
Tandis qu'elle relisse ses blonds cheveux Nattés.

Plus tard, ils musardent, main dans la main,
Quand soudain, ils s'arrêtent, devant un drame ancien
"Les filles de Neptune"

Ces Néréides Merveilleuses
A la Nudité cachée
émergent de l'onde tumultueuse
où elles aiment se mirrer.

Mais Dame Nature est parfois capricieuse
Au loin un Navire en péril sur le point de sombrer
Et les Nymphes de la mer toujours audacieuses
A leur appel dans l'océan aussitôt vont plonger.

Juchées sur le dos des Narvals
Nobles coursiers des mers à la corne Nacrée
Elles tirant du resac les Nageurs infortunés
Puis les déposent sur la grève, sous un ciel sans Nuages...

Plus tard, Nostalgiques de ces rêves passés,
Les hommes Chanteront leur gloire
Ô séduisantes Divinités ....

Nymphe de ma Nuit

Le challenge a beau être de plus en plus difficile, Gabriel le relève haut la main. Je ne sais quel enchantement guide ses mots mais j'en suis profondément admirative. 



Toi, Naïve et Niaise, la Nuque ployée, Noyée sous le Niqab Nankin de ma Nuisance,
Moi, Négrier Nanti, le Nombril Narquois d'une Négligence Narcissique,
Narguant ta Noblesse et Négation de ta Nostalgie d'une Nuit Neutre et Normale ?

Les Non-sens, les Non-dits de mes Nombreuses Nuances de Noir Nicotinées, 
Nourriraient-ils ta Nervosité de Novice Néophyte Nue et Naufragée, 
Nassée dans cette Nova Nébuleuse au Noyau de Napalm, Néant de ta liberté ?

Non et Nenni !
Notre Nature D/s est Novatrice des Normes d'Amour, Nous Ne pouvons le Nier. Néanmoins..

Nomades, Nous Naviguons à deux, Nichés dans un Nuage Notoirement Nouveau, 
Pour te faire Naitre, Toi, Nymphe au Nectar Nacrée, Nouvelle aux Notions de Nymphomanie,
Pour me Nommer, Moi, Notable Napoléon et la Nation dont tu es Naturalisée.

Aucun de Nous Ne voudrait Négocier le Nivellement de cette Noirceur qui Nous a intimement Noué ...

mercredi 28 mai 2014

Na Na n'air ...


Nerf : petite cellule de crise permettant le commandement d'une magistrale fessée.






mardi 27 mai 2014

Ma Merveilleuse

Voici un texte personnel et très touchant (en plus d'être une sacrée prouesse littéraire) que Gabriel a une nouvelle fois l'immense gentillesse d'offrir à ce blog.

Petite histoire à une seule lettre, pour un seul être, Mushi (Mon Mirage, Ma Moitié, élégante et Merveilleuse, Mimant les Mauvaises Manières pour Monopoliser toute Ma "Martialité"), et lui dire 180 fois je t'M.


Dans un Manoir de Mont-de-Marsan, Mushi se Mortifiait d’être Manifestement Malhabile et Malpolie, cette Maladresse créant Moult Malentendus. Cette Malédiction la rendait Malade et Muette.
Ne Masquant plus sa Mélancolie, un Matin de Mars, la Maline Mandata par Message son Mari Michel d'être son Maître, lui Mandant de la Malmener pour Magnifier ses Manières et sa Maturité. 

Ni Méchant ni Machiavélique, le Mâle n'aimait pas Maltraiter sa Mie Mais il comprit la Mesure de sa Mission. Il Modifiera, au Moins à la Marge, les Modestes Mœurs de sa Moitié Meurtrie et Maussade, pour la Métamorphoser en Modèle de Maintien. 

Un Mardi Malchanceux, Malgré Maint Manœuvres Manquées de Michel : 
- "Merde! " dit Machinalement Mushi, par Mégarde Momentanée.
- "Misère ! Je vais Mater ce Maléfice!" Menaça le Mentor, la Sachant Maniable et Manipulable. 

La Moqueuse Mimiqua le Minois Médusé d'un Mastiff Malheureux : 
- "Oh, Minou, soit Magnanime!" Minauda-t-elle pour Minimiser le Motif de Mécontentement du Mari.
- "Monte, Mauvaise fille!" Maugréa le Missionné, Martial, Montrant la Mezzanine.

A ces Mots Magiques, elle Monta les Marches, pensant Mériter une Monumentale Morale. Mais la Malheureuse eu un Mirifique Malaise quand, Minée, elle fut Mise nue au Mur par son Malicieux Mari, à Méditer devant un Miroir Moqueur. 

- "Ce Mardi, tu Mérites la Méthode Manuelle Ma Mignonne !" Marmonna-t-il, Montrant sa Main.
Méticuleux et sans Mollesse, il Molesta sans Ménagement la Mégère, Maitrisée et Maintenue à Même la Moquette d'une Mainmise Magnétique et Militaire. 

- " Celle-là sera Magistrale, et Même Mieux : Mémorable !" Mugit le Meneur.
Maniant le Martinet avec Maestria, il Marbra Majestueusement les Monts Mouvementés et Mouvant de sa Mutine, le Moindre Millimètre Minutieusement Marqués d'une Multitude de Morsures Mauves et Magenta.

Cette Musique Mélodieusement Martelée, Mêlée aux Mélopées Mezzo-forte de sa Muse Mendiant Miséricorde, Mis le Mélomane en éMoi.

- "Merci Monsieur!" Miaula la Martyrisée, Mortifiée Mais enfin Maniérée, à son Maître qui Maintenant la Massait avec Mansuétude sur le Matelas Marital. Puis, se sentant Moite, Mushi Mis la Main sur sa Minette Mystérieusement Mouillée par cette Mésaventure. Matant Mielleusement son Mari, elle Murmura :

- "Et Maintenant ?"

La maîtrise du Matador


Il était convenu qu'il vienne la chercher ce mardi matin. Elle n'avait aucune idée d'où il comptait la conduire, ni pour combien de temps. Elle avait jeté à la hâte quelques affaires dans une valise et guettait son arrivée, mi-pressée, mi-anxieuse. Lorsqu'il fût enfin là, elle se précipita hors de la maison et s'engouffra dans la Mercedes. Il lui sourit mais aucun mot ne franchit ses lèvres. Ils se mirent en route, mais plus les kilomètres défilaient plus son malaise grandissait. Pourquoi un tel mutisme? Sans y prêter attention, elle commença à mordiller le bout de ses doigts. 

Le voyage les conduisit jusqu'à un vieux manoir abandonné au milieu de nulle part. Toujours muet, il la prit par main et la mena dans une pièce qui avait dû être une chambre d'enfant autrefois. Un petit lit sans matelas gisait au milieu de la pièce. 

Il s'approcha d'elle et prit son menton entre ses mains

- Mademoiselle, prononça-t-il en la fixant droit dans les yeux, inutile de jouer les madones. Je suis très mécontent de ton comportement. 

Elle fit un mouvement pour se dégager mais il la maintenait fermement contre lui. Elle serra les mâchoires, prête à mordre ce macho s'il ne cessait pas dans la minute ce petit jeu monstrueux. Elle se maudit d'avoir accepté son invitation. Manifestement, il l'avait en ligne de mire et ne semblait pas prêt à lui accorder sa miséricorde. Cela faisait un mois qu'il menaçait de la corriger si elle ne modifiait pas d'elle-même ses mauvaises manières. Inutile de se mentir, il la tenait à sa merci et il serait sans doute malvenu de marmonner ce qu'elle pensait de ce mécréant malfamé si mal intentionné à son égard. Ce malotru comptait-il vraiment la maltraiter

Maladroitement, elle tenta de minimiser ses méfaits.

- Ne joue pas les mégalo avec moi, lui dit-t-elle, sans mâcher ses mots. Il s'agit d'un malentendu. Je n'ai jamais, ni manigancé, ni manipulé qui que ce soit! Si tu n'étais pas si misogyne et si mesquin, jamais tu ne te serais mépris sur mes intentions ! Maintenant, arrête cette mascarade !

- Tu n'es pas encore prête à faire de méa-culpa à ce que je vois , maugréa-t-il. Mais cela viendra ! Tu va recevoir une leçon magistrale et il sera inutile de faire appel à ma mansuétude ou de chercher à minauder ! Tu peux jouer la maligne mais ton manège ne marchera pas cette fois-ci. Ça va barder pour ton matricule, crois-moi. J'en ai maté de plus coriaces et je ne ménagerai pas mes efforts. Mais avant cela, tu vas méditer sur tes manquements et sur leurs conséquences en marinant ici quelques instants. Va t’asseoir sur le lit et n'en bouge plus, sinon je t'y menotte, compris ?

Il quitta la pièce, en espérant que sa manœuvre allait manu-militari porter ses fruits et qu'elle finirait par retrouver la maîtrise d'elle-même. Il avait un message à lui faire passer et il commençait à prendre la mesure de la tâche qui l'attendait. Il y avait trop longtemps que cette mijaurée se moquait de lui. La moutarde lui montait au nez quand il repensait à la manière dont elle lui avait manqué de respect. Il n'allait pas se laisser ainsi marcher sur les pieds et ne se laisserait plus avoir par son minois, si mignon soit-il. Il n'avait pas de baguette magique pour changer son mauvais comportement, mais il savait colorer au magenta une certaine partie de son anatomie et il n'allait pas s'en priver. Peut-être allait-il majorer sa punition de quelques marques qui seraient du plus magnifique effet sous son maillot de bain ? 

Cela faisait déjà trente longues minutes qu'elle se morfondait dans cette pièce obscure. Combien de temps encore ce mufle allait-il la laisser moisir là ? Elle commençait à réfléchir sur sa mésaventure. Allait-il vraiment la martyriser ? Ne mélodramatisons-pas, se morigéna-t-elle. Malgré ce qu'elle avait pu lui dire, il n'était pas si malveillant à son égard. Mais elle ne le mésestimait pas non plus. Il n'avait rien d'un matamore et elle ne connaissait que trop bien sa maestria quand il s'appliquait à la punir. A chaque fois, la leçon s'était avérée mémorable et elle était mortifiée de devoir en recevoir une à nouveau. Mais quand fera-t-elle enfin preuve d'un peu de maturité ? Elle se sentait misérable.

Elle ne l'entendit pas entrer dans la pièce et ne se retourna pas. Il eu tout le temps de l'observer minutieusement. Elle semblait désemparée, malheureuse et fragile. Le masque de méchanceté qu'elle avait revêtu quelques heures plus tôt avait fini par tomber. Il n'y avait plus de malice, juste une jeune femme meurtrie de s'être mal conduite. Mais il ne lui fallait pas mollir pour autant. Elle devait recevoir ce qu'elle méritait

- Va chercher le martinet, lui dit-il en désignant du regard le marbre de la commode sur lequel gisait l'objet maudit.

Médusée, elle le regarda quelques instants avant de s'exécuter. Elle espérait qu'il la corrigerait de ses mains, mais ses maladresses à répétition méritaient plus, c'était certain. Mutine, elle aurait pu faire mine de pleurer et de chercher un mouchoir, mais elle ne voulait plus lui mentir. Elle lui tendit le manche et attendit modestement son sort. Elle voulait mettre fin à leur mésentente et aucun autre motif n'aurait pu davantage la motiver. Les lanières mordirent ses chairs sans ménagement, mais elle se sentit étrangement mieux et murmura à mi-voix un « je t'aime » que jamais il n'entendit.


dimanche 25 mai 2014

Les lacunes de Lilou

Un joli cadeau de Gabriel, offert en ce jour à toutes les mamans qui aiment, comme moi, la fessée... 

Ce Lundi, Lilou, Légère, Lézardait Lamentablement dans son Luxueux Living. 

Pourtant, Laurent Lui avait Listé Les Limites à sa Léthargie et son Laisser-aller. Loi Lapidaire et Louable Leitmotiv, elle avait son Lot de Labeur dans Leur Logis : Laver Le Lino, Lessiver Le Linge.

Le Lendemain, Laurent était Là, Lunatique devant les Lacunes de Lilou.

-"Lapin !" Louvoya-t-elle pour Leurrer Le Logique Litige.

Lui, Laconique et Lucide, ne Lanterna pas. Il Leva La Linotte de Là, La Lança sur Le Lit et La Ligota Lestement. 

Il Libéra Lentement sa Longue Lame de cuir. Tel un Loup Lubrique, il Lorgna à Loisir La Lascive Lune Liliacée de Lilou, Lumineuse et Lactée, dans La Lumière d'un Lampadaire Lointain. Puis, sans Latence, il La Lacera Lourdement.

"The Killer inside me" de  Michael Winterbottom (2010)

La Lutineuse Livide, La Leçon Légendaire mais Légitime Livrée, Laissa rouler une Larme Liminale. Laurent Libéra Les Liens, baisa Les Lèvres de sa Lolita pour chaque Ligne Laissée par La Langue de cuir et offrit à sa Libertine La Lénifiante Luxure dont elle se Languissait.

samedi 24 mai 2014

Légendes et libertés

Comme le L donne des ailes, un post un peu plus dénudé que d'habitude... 

Légende : il paraît qu'en 1953, sur une petite plage de l'île d'Orno, une jeune femme qui avait commis une grosse bêtise et à qui on avait ordonné de se déshabiller en vue de recevoir la fessée qu'elle avait amplement méritée, aurait réussie à s'échapper, au tout dernier moment, des genoux de son amant...  Inutile de vous dire que je n'y crois pas un seul instant!
(Summer with Monika de Ingmar Bergman -1953)

Lapin : petit être au pelage soyeux et à la toute petite queue, dont l'usage courant consiste à être posé pour indiquer à quelqu'un que l'on ne veut plus le voir... ou est-ce le contraire ? 



Lapalissade : Quand on claque la porte...


on finit au coin.
(Je suis curieuse de Vilgot Sjöman -1967)


Linotte : petit oiseau à poitrine rouge que les spankers invoquent très souvent pour justifier de devoir colorer le derrière de leur bien aimée. Soit ils sont miros, soit il n'y connaissent vraiment rien en anatomie ornithologique !



Latin : langue désuète que toute spankee s'emploie à faire perdre à son amant, même si celui-ci ne l'a jamais pratiqué. Si ce n'est pas un tour de force, ça !


Lamentation : art de l'apitoiement dont la maîtrise est absolument nécessaire pour survivre dans l'univers impitoyable des spankers. 
Pour un apprentissage efficace, il est conseillé de se munir d'un toutou avec baballe en gueule pour qu'il se tienne tranquille. 

Etudiez attentivement son expression et essayez de la reproduire. 


Si vous y arrivez, vous parviendrez à infléchir le plus intransigeant des spankers. Mais si vous rencontrez quelques difficultés avec cette technique qui, il faut bien le reconnaître, n'est pas à la portée de la première ingénue venue, vous pouvez toujours revenir à la technique ancestrale du frotté de z'yeux... 


mais pensez bien à éviter de sourire, sinon je ne donne pas cher de votre derrière ! 

Le lion et ses lascars

Voici un petit poème écrit par Peter Pan pour célébrer ce jour des L. Point de fessée mais beaucoup d'animaux et un beau voyage très lointain. Merci Peter !


                                    Au bord d'un Lac couleur azur
                                    Sommeille un Lion majestueux
                                    Le vol d'une Libellule semble à peine l’agacer

                                    Près de lui, une blanche Licorne
                                    Se penche sur l'onde pour s'abreuver
                                    Entourée des hôtes de ces Lieux

                                    Soudain le roi de la forêt
                                    Se redresse, radieux :
                                    Où sont mes Loyaux sujets ?
                                    Demande t-il au Lama grincheux

                                    Sire, les voici qui accourent,
                                    par devant vous se présenter !
                                    Et chacun tour à tour
                                    Lui montre ses qualités

                                    Le loup et sa férocité
                                    L'aigle et sa liberté
                                    Le Lièvre et sa rapidité
                                    à courir dans la Luzerne
                                    s'est amusé
                                    Le Léopard et sa souplesse
                                    La vélocité du svelte Lévrier
                                    Le Lynx et sa finesse
                                    Et le Loir ensommeillé

                                    Puis d'une révérence polie,
                                    ils saluent leur Léonin souverain
                                    Nous nous retrouverons sous peu
                                    Dit le Lion. J'y compte bien !

                                    Soit, majesté ! fit le Lynx, nous reviendrons demain !
                                    Et par différents chemins sous un soleil Lumineux
                                    Tous se mirent en route pour leurs pays Lointain.

vendredi 23 mai 2014

Karaté fait-ce !



Le Karafé est un jeu amoureux d'origine japonaise dans lequel les amants s'affrontent de manière fictive, tous les coups étant retenus. Le Karafé se joue généralement en quatre épreuves successives.

Le Karafé A, où l'un des deux amants exprime son agacement à l'autre sans que jamais le moindre mot articulé ne sorte de sa bouche.


L'autre partenaire doit lui-même exprimer son étonnement, tout en restant muet.



Le Karafé B, où la partenaire ayant exprimé son agacement dans l'épreuve du Karafé A est dévêtue sommairement...


puis mise au coin, mains sur la tête, tandis que son partenaire procède à des caresses visant à la déstabiliser. Dès lors que son nez, ou toute autre partie de son corps, vient à toucher le mur, elle est déclarée perdante de l'épreuve. 


Le Karafé C, où celle ayant perdue l'épreuve du Karafé B est allongée sur les genoux de son partenaire, qui commence à porter des coups à l'intention de son derrière. Mais tous les coups portés doivent impérativement être arrêtés avant de toucher les fesses, sinon il serait déclaré perdant de l'épreuve. Par ailleurs, à aucun moment la partenaire recevant l'hommage de son partenaire n'est autorisé à rire, sous peine de perdre elle-même cette difficile épreuve.

Vous l'aurez remarqué, ces deux-là sont de très mauvais joueurs de Karafé C ! 


Le Karafé D, où les partenaires doivent s'embrasser, sans jamais entremêler leurs langues.


Les plus aguerris à l'art du Karafé D arrivent même à s'embrasser sans que leurs lèvres ne se touchent. Mais cela demande quelques années d'entraînement !


Jules et Julie

La suite des aventures de Julie et de son mystérieux amant, contée par Gabriel qui n'hésita pas pour cela à relever le difficile challenge du J initié par Peter Pan. Bravo Messieurs!



Julie Jubilait, Jaugeant ce Jeudi Joyeux. 

Plus tôt ce Jour de Juin, elle Jasait et Jouait la Juvénile Jalouse sans Jugeote auprès de Jules. 

Judicieusement Jupitérien, il la Jeta tel un Judoka en travers de ses Jambes, releva Jupette Jaune Jonquille et Jupon Jasmin, pour lui infliger une Java de Jadis Justifiée. 

Ainsi Juchée, Jurons, Jérémiades puis Jappements Jaillissaient de la Jeunette. Le Jockey, trop Jouasse de se faire Justice, sentait Jazzer le corps de sa Jument Jonglant sous son Joug à travers son Jean : 

- "Jouissif", jugea-t-il, Jovial.

Fin du Jeu, les Jalons posés, la Jolie Jura, mains Jointes et Joues rouges, ne plus Jamais être Jalouse... de la Journée.

jeudi 22 mai 2014

Jamais hors Jeu



Jungle : lieu des régions chaudes et humides où de grands fauves, tendres et protecteurs, prodiguent leur loi avec beaucoup d'intransigeance.


Justification : plaidoirie des gazelles visant à infléchir le jugement des grands mâles. Généralement de peu d'effet. 


Joli : qualificatif que toute femme adore entendre, à l'exception notable des spankees qui s'en méfient toujours un petit peu... Et bien, c'est du joli !


Jeu : espace permettant d'éviter le frottement entre deux parties. C'est pas plutôt le contraire ??? 


Jérémiades : plaintes susurrée par une spankee qui tient la jambe de son spanker. Notez bien que cela lui fait une belle jambe, à lui, et qu'elle ferait bien mieux de prendre les siennes à son cou si elle veut éviter de finir sur les siennes, à lui, même si, au passage, elle en a de très belles, elle, de jambes... Quoi? Vous êtes embrouillés? Cessez ces jérémiades!


Judicieux : qui traduit une vision juste de la situation. Notion complètement inconnue des spankers de France et de Navarre, auxquels une rapide formation serait très judicieusement à conseiller.


Jolie Julie

Voici un très joli poème au combien romantique, écrit par Peter pan pour célébrer ce Joli Jeudi, Jour des J... Merci Peter !



                                     Par un belle journée ensoleillée

                                     c'était un Jeudi de Juin

                                     la belle Julie se prélassait

                                     sur la terrasse de son Jardin.

                                     D'une humeur joyeuse

                                     et les Joues empourprées,

                                     elle s'interroge, rêveuse :

                                     Viendra t-il me visiter ?

                                     Quant à la barrière du patio,

                                     la silhouette de son Jules se dessina

                                     tel un Jaguar vers lui elle bondit aussitôt

                                     pour l'étreindre de ses Jolis bras.

                                     Un parfum de Jacinthe raviva sa jalousie

                                     Il l'a retint par son Jupon

                                     Mais elle s'éloigna de lui

                                     Et qu'a-t-elle de plus que moi ?

                                     Est-elle la plus Jolie ?

                                     Tu doutes encore de moi ?

                                     Oserais-je cette folie ?

                                     Dois-je encore fidélité

                                     te jurer aujourd'hui ?

                                     Mon amour est un Joyau

                                     que Je t'offre pour la vie !

d'Ici et d'ailleurs...

Lolie a eu la charmante idée d'ouvrir le dictionnaire à la lettre I... 




Ici : Endroit magique et hors du temps, seul connu des spankos. On s'y rend les jambes frémissantes ou bien à la force du poignet d'un être grand, fort et valeureux. Haut lieu d'intensité et d'émotions, il peut se présenter sous différents aspects : genoux le plus souvent mais également chaise, fauteuil, lit ou autre mobilier plus insolite. Sans oublier le coin pour les plus insolent(e)s et enfin les pieds du Maître pour la soumise. Souvent accompagné de maintenant, Ici se décline également avec parfois, souvent ou bien avec toujours, pour les plus chanceux d'entre nous.


Du coup, je rajouterais à cette superbe définition, celle-ci... 

Incartade : Visa pour un Ici sans ailleurs.


Le commandant de bord Gabriel nous donne la définition d'un mot inconnu jusqu'alors chez les spankees : 

Insolence : billet de première classe audacieux pour un Ici certain, départ immédiat !


mercredi 21 mai 2014

Incartades Imaginaires


Il lui arrivait souvent de commettre des incartades, mais cette fois l'imbroglio qu'elle avait créé était inimaginable. Une fois encore, elle avait laissé libre cours à son impétueux caractère et elle ne se faisait guère d'illusions. Son immense faute ne resterait pas impunie... 

Cette blague, elle la trouvait pourtant impayable, au départ. Mais elle n'avait pas prévue que des impondérables surviendraient et que cet espèce d'ignoble imbécile, immoral imposteur tellement imbu de lui-même viendrait tout gâcher!
Elle avait dû faire face à cet imprévu aussi improbable qu'impensable, et n'avait pu rester incognito mais avait  été contrainte d'improviser au tout dernier moment. Elle s'était montrée imprudente et avait été impuissante à rattraper les choses correctement, c'était indéniable. Quel impair!

Par inadvertance, son bien-aimé avait fini par découvrir, incrédule, avec quelle impardonnable inconscience elle s'était conduite et toute son insouciance s'était envolée en un instant. Quelle idiote avait-elle bien pu être! Son forfait ne resterait pas impuni. Elle serait mise à l'index pour cette incartade inacceptable qui ne pouvait, il est vrai, que lui être imputée

Que faire? Implorer in-extremis sa clémence? Cela ne servirait à rien. Il resterait, comme à son habitude, imperturbable, impartial, impénétrable, indéchiffrable, impitoyable et implacable devant ses supplications. Elle n'aurait pas d'immunité et ce ne serait pas injustice.  Jamais elle n'avait voulu se montrer impolie envers lui, qu'elle idolâtrait tant. Son impertinence avait été inappropriée et ses propos incisifs complètement incongrus. Elle était trop impulsive et était parfois incapable de se contrôler, elle le reconnaissait. C'était inadmissible, incompréhensible et tout-à-fait indigne d'elle et de l'amour qu'elle éprouvait pour lui!

Mais si elle se pensait incorrigible, elle avait tort. Personne n'est indomptable, indubitablement. Il était indiscutable que ces incidents à répétition dans lesquels elle s'ingéniait étaient inacceptables! Il était indispensable d'y mettre fin et il serrait inopportun  de chercher à infléchir sa décision. Il saurait se montrer inflexible. Immanquablement, un impact aura lieu sur le derrière, d'une immaculée blancheur, de cette infernale ingénue. Aucune indécision possible! Il fallait qu'il mette fin à son indiscipline en tentant de lui inculquer quelques bonnes manières! Il n'était pas du genre à se laisser influencer, même si ses simagrées étaient souvent inimitables. Son attitude était inqualifiable et elle méritait son infortune, il n'avait aucune interrogation à ce sujet.

Elle avait l'intuition qu'elle allait recevoir ce qu'elle méritait, même si cela restait pour le moment inconnu. Cela ne l'inquiétait pas. Elle avait une indéfectible confiance en lui et savait qu'il ne serait pas injuste, même si son cas était proprement indéfendable. La fessée était inexorable, inéluctable et ne serait certainement pas indolore. L'instant venu, il l'inviterait à prendre place sur ses genoux. Il avait instauré des règles et il était inutile de chercher insidieusement à y échapper en prétendant que les dégâts dont elle était l'instigatrice étaient insignifiants.

Intimidée, elle vint se placer devant lui.  Son instinct lui dictait de se taire et de ne pas insister si elle ne voulait pas augmenter intentionnellement l'intensité de son châtiment. Elle avait plusieurs fois franchi les interdits et il se montrerait intraitable avec son insubordination, elle le savait très bien. Son insolence devait prendre fin et il serait intransigeant. Et puisqu'elle était intrépide, elle aurait droit aux instruments. Inutile de paraître interloquée. Elle regretta soudain la mauvaise insonorisation de cette chambre d'hôtel car sa fessée promettait d'être interminable... 

"Je ne veux pas voir de main s'interposer, tu as bien compris?" 

Elle avait une envie irrépressible de pleurer mais se retint. Son comportement serait désormais irréprochable et elle se promettait de ne plus jamais chercher à l'irriter. Jusqu'à la fin de la fessée, du moins...

mardi 20 mai 2014

Hep! Hein? Ha! Hooooo

Homme : être grand, fort et valeureux, facilement reconnaissable par ce léger trouble obsessionnel compulsif le conduisant à si souvent relever les manches et par ce petit cri tout-à-fait caractéristique "Tu sais ce que tu mérites ?"  (voir Femme)



Houspiller : stimuler sa partenaire en vue d'exciter ses zones cérébrales et permettre la sécrétion de cyprine. Forme de préliminaire dont l'efficacité supplanterait de loin celle de toutes les autres d'après le dernier rapport annuel du SSA.




Horrifiée : état de toute spankee réalisant soudainement qu'elle a oublié de rentrer la voiture au garage (véhicule au comportement hautement erratique qui, une fois encore, a échappé très malencontreusement à son contrôle) et qui, se précipitant à la fenêtre, se rend compte que son bien-aimé est rentré du travail plus tôt que prévu. 



Hurluberlu : spanker s'imaginant pouvoir donner une fessée OTK à sa bien-aimée alors que celle-ci dort profondément. Pffffff !




Hâne : quoi, y'a pas de H? Mais si j'en avais une, vous le verriez bien !



Et deux très belles définitions de Gabriel...

Horion : Contellation éphémère favorite des spankees, qui préfèrent tourner les fesses que le nez dans sa direction. L'alignement périodique de cet ensemble d'étoiles permettrait de prédire dans un avenir quasi-immédiat le changement de comportement des vilaines chipies en princesses sages et obéissantes. Son apparition serait la cause d'envolées de milliers de papillons et de la floraison des champs de coton (cf. définition de Coton).


Hypocrisie : maladie compulsive, incurable et contagieuse, mais heureusement bénigne, atteignant aussi bien le fesseur que la demoiselle sur le point d'être fessée. 
Exemples : 

LUI : 
- avant : je n'aime pas te punir, mais c'est pour ton bien !
- pendant : ça me fait plus de mal à moi qu'à toi !
- après : j'espère que tu ne recommenceras pas !

ELLE : 
- avant : Je ne l'ai pas fait exprès mon chéri !
- pendant : oh, non, pas la fessée ! (et plus tard) oh, non, pas déculottée !
- après : J'ai bien retenu la leçon, désormais je serai sage !


Et une charmante définition de Lolie : 

Honnêteté (avec un tout tout petit soupçon d'hypocrisie mais chut!)

Avant :
Elle - Oups, je crois que j'ai fait une bêtise...
Lui - HUM ! Je crois que je sais ce dont tu as besoin !

Pendant :
Lui - Je pense que tes fesses ne sont pas encore assez rouges !
Elle - Oui mais non ! Aïeeeuh !!

Après :
Lui - Allez, c'est fini... Ça va aller mieux maintenant.
Elle - Oui...Tu me comprends si bien. :))

vendredi 16 mai 2014

Gangsters et Gazelles

Gaffe :  parole ou acte qui tombe toujours très mal. La catiMini ne peut malheureusement y être d'aucun secours mais une Galipette, qui sait? Avec un joli derrière Grenat, sans aucun doute... 



Gaffeur : amant percutant, très apprécié des spankees, quoi qu'un peu déboussolant à la longue.

Gâchis : homme préférant tapoter les genoux de sa bien-aimée, plutôt que son joli petit derrière. Une réaction brûlante s'observe généralement très rapidement.



Gamine : spankee pensant pouvoir s'en tirer avec un bisou (et un tout petit peu d'escampette).


Gageure : action qui semblerait à priori impossible, sauf pour une spankee sur-entraînée. Apprendre à son bien-aimé que l'on a embouti sa voiture, sans se prendre une grosse fessée? Facile, il suffit de lui dire que l'on a eu tellement peur de mourir et de plus jamais avoir l'occasion de lui dire à quel point on l'aime !


Girouette : spanker auprès de qui l'on vient de réaliser une véritable gageure et qui réalise soudainement qu'il s'est peut-être fait un tout petit peu rouler dans la farine... File dans la chambre ! Allez !  (Grâce à Isabelle, vous pouvez entendre la version originale en cliquant ici!)



Et pour finir, un tableau d'Adrian Gottlieb, que j'aime tout particulièrement parce qu'on peut y laisser s'envoler notre imagination.

 

Gabriel a eu la superbe idée que nous définissions chacun de notre côté, spanker et spankee, le plus merveilleux des mots : genoux ! Voici donc le résultat de ce petit défi...

Genoux (vu du spanker) : établi de l'artisan ébéniste, sur lequel chaque jour il remet l'ouvrage, lui offrant un point de vue parfait sur la partie de son œuvre nécessitant d'être corrigée avec la plus grande application pour atteindre la perfection, perfection qu'il sait d'avance n'être qu'éphémère.

Genoux (vu de la spankee) : Lieu de délices et de perfection, hautement convoité par la spankee qui sera prête à toutes les audaces pour y pénétrer. Tel le jardin d'Eden, cet endroit représente la destination finale où elle recevra tout l'amour de son bien-aimé, même si, curieusement, cela n'est pas toujours en récompense de ses bons comportements. Ce paradis semble pourvu de pouvoirs magiques. Beaucoup rapportent qu'il adoucit les cœurs et rallume les flammes.