mercredi 7 mai 2014

Malentendu

Comme je ne dispose que de peu de temps pour tenir le blog en ce moment, je republie ici un récit que j'avais écrit en un autre lieu. Il s'agissait d'inventer un histoire se reportant à la magnifique photo ci-dessous. Voici le petit récit que j'avais imaginé alors et que j'ai légèrement modifié en le relisant. 



Elle attendait son retour, agenouillée au bord du lit, exactement comme il le lui avait ordonné. Elle devait rester immobile, mais ses jambes commençaient à s'engourdir alors elle essayait quand même de les frotter l'une contre l'autre pour que ce supplice cesse. Comment avait-elle pu penser une seule seconde s'en tirer à si bon compte? Jamais il ne se serait contenté de ces quelques volées de claques qu'il lui avait administrées quelques minutes auparavant. Elle le savait parfaitement! Ses fesses avaient à peine rosi sous sa main et cela ne devait même plus se voir à présent. Si elle n'avait pas si peur de la suite que pouvait prendre les événements, elle en rirait presque.

Il faut dire qu'il avait vraiment exagéré, cette fois-ci! Cela faisait une semaine qu'ils ne s'étaient pas vus. Ils passait son temps en voyage d'affaires tandis qu'elle se languissait, seule, en l'attendant. Alors quand il lui avait proposé qu'ils se rejoignent à Rome pour y passer quelques jours de vacances en amoureux, elle n'avait pas hésité une seconde. Elle avait bouclé sa valise en un temps record, en y mettant peut-être, mais comme toujours, un petit peu trop d'affaires. Etre prudente n'avait jamais été un défaut, après tout, et qui sait quel temps il pouvait bien faire en Italie!

Son vol avait atterri peu après neuf heures à l'aéroport de Rome. Elle avait quelques heures devant elle avant que le vol en provenance de Chicago n'arrive enfin. Et pourquoi pas en profiter pour essayer de réserver une visite de la ville? Rome, berceau de la civilisation occidentale! Elle avait toujours rêvé de la visiter. Aujourd'hui ce rêve était à portée de main, aussi se mit-elle de ce pas en quête d'une agence de tourisme.   11h30. Les portes de la zone douanières s'ouvraient par intervalles pour passer des gens au teint pâle et aux traits tirés. Elle l'aperçut enfin! De grandes cernes se dessinaient sous ses yeux. Il n'avait visiblement pas dû dormir beaucoup pendant le vol. Elle se jeta dans ses bras et ils s'embrassèrent.
« Ça va ? » lui demanda-t-elle, un peu inquiète.
« Oui, juste un peu fatigué. Je n'ai pas beaucoup dormi cette semaine, tu sais, avec le décalage horaire, les réunions qui s'enchaînent... et puis le vol a été épouvantable!». Mais il souriait, heureux de la retrouver et de prendre enfin quelques jours de vacances bien mérités.
« Tu as prévu de faire quelque chose, aujourd'hui ? » lui demanda-t-il. 
« Oui, j'ai réservé une visite guidée des monuments antiques de la ville. Ça va être merveilleux, si romantique! ».
Il aurait voulu lui sourire mais ne put s'empêcher de grimacer à l'idée de crapahuter, des heures durant, dans la chaleur étouffante de la ville. Il ne lui dit rien, cependant. Il ne voulait pas lui gâcher son plaisir, elle avait l'air tellement heureuse de cette visite... même s'il aurait largement préféré rester se reposer à l'hôtel.

Comme il l'avait pressenti et malgré les splendeurs qui se dévoilaient sous ses yeux, l'après-midi fût pour lui un véritable calvaire. Il était tellement fatigué qu'il n'arrivait pas à se concentrer sur le discours, pourtant parfaitement rodé, de leur charmante guide. Une fois enfin rentrés à l'hôtel, ils s'écroulèrent sur le lit. La chaleur de cet après-midi d'été avait été accablante et ils n'avaient ni l'un ni l'autre envie de ressortir dîner. Elle avait très envie qu'il lui fasse l'amour, aussi se colla-t-elle tout contre lui. Mais elle avait beau onduler du bassin du mieux qu'elle pouvait, il ne montrait aucune réaction...
« Mince, se pourrait-il qu'il se soit déjà endormi ? » pensa-t-elle, incrédule. 
« Eum, eum » fit-elle pour voir s'il réagissait encore. 
« Eum, eum » retenta-t-elle, une seconde fois. 
Non, aucune réaction. Il dormait, bel et bien ! Une grosse boule de frustration vint se caler au fond de sa gorge. Comment pouvait-il dormir alors qu'ils ne s'étaient pas vus depuis une semaine ? Cette frustration se muait peu à peu en une colère froide et elle eu beau se tourner et se retourner dans le lit, le sommeil ne vint l'engloutir qu'au bout de longues heures d'agonie. 

Au petit matin, une main se posa sur ses fesses et commença à éveiller ses sens par de douces caresses circulaires. Elle se réveilla brusquement et toute la frustration que le sommeil impuissant n'était parvenu à effacer lui revint en mémoire.
« Comment oses-tu me réveiller ? Enlève tes sales pattes de là ! »
« Quoi ? Mais qu'est-ce qu'il te prend ? Tu réalises un peu la manière dont tu me parles ? »
Sans plus attendre, il retira d'un coup sec le drap et une volée de claques s'abattirent sur les fesses ainsi offertes à sa vue. 
« Arrête ! »
« Non, je n'arrêterai pas. Comment peux tu me parler ainsi ? Si c'est une fessée que tu cherches, tu vas la recevoir, ne t'inquiète surtout pas ! » et une deuxième volée de claques retentit dans la pièce. 

« Lève-toi ! »
Elle fût surprise de s'en tirer à si bon compte, mais cela ne prouvait-il pas qu'il avait bien eu tort sur toute la ligne ?
« Met-toi à genoux, au bord du lit ! »
Ah, ce n'était peut-être pas fini...
Elle réfléchit une seconde mais jugea qu'il était sans doute préférable de lui obéir. Tout compte fait, il n'avait peut-être pas tous les torts dans cette histoire...
Lorsqu'elle sentit qu'il déposait la ceinture dans le creux de ses reins, elle se dit que visiblement non, il pensait ne pas du tout être en tort.

« Attend-moi là quelques minutes, je dois envoyer un mail urgent au bureau et le wifi n'a pas l'air de fonctionner dans les chambres. Mets à profit ce temps d'attente pour réfléchir à ce que ton attitude a d'inacceptable. Mais ne bouge pas, compris ! Et je ne veux plus entendre un mot sortir de ta bouche tant que tu ne seras pas revenue un tant soit peu aimable !»

C'est ainsi qu'elle se retrouvait-là, agenouillée sur le sol. Une nuée de papillons mettait à sac son estomac. Non pas qu'elle ait réellement peur de la punition, elle avait déjà reçu la ceinture de nombreuses fois et s'en était toujours bien tirée. Mais ce n'était pas raisonné. Elle avait toujours peur lorsqu'elle devait être punie, même si elle savait parfaitement qu'elle ne risquait rien et que jamais, jamais, il ne lui ferait le moindre mal. Avait-elle sur-réagit ce matin ? Oui, peut-être un peu... elle s'en rendait compte à présent. Et alors qu'elle commençait à se sentir réellement désolée de son attitude, elle sentait monter en elle une certaine forme d'excitation. Il ne fallait pas qu'il s'en aperçoive, aussi s'empressa-t-elle de serrer les jambes. 

« Eum, eum » entendit-elle derrière elle. 
Mince, elle ne l'avait pas entendu rentrer. Il avait été rapide pour envoyer son mail !
« Eum, eum » entendit-elle à nouveau.
Mais il se moquait d'elle, en fait ! Il ne dormait pas hier soir, il faisait juste semblant... Il l'avait très bien entendue faire ses « eum, eum », mais il avait préféré l'ignorer, le rustre ! Et maintenant, il avait le culot de se moquer d'elle !

Elle sentit une vague de colère déferler à nouveau et se leva précipitamment. Elle se releva et se retourna précipitamment quand elle se retrouva nez-à-nez avec un petit bonhomme en costume de livrée rouge. Sa colère se transforma soudain en effroi. Les joues du jeune homme étaient aussi rouges que son gilet et il venait à peine de réussir à articuler les mots « room service » et « colazione » lorsqu'un hurlement transperça ses tympans. Le pauvre homme prit ses jambes à son cou, tandis qu'elle se réfugiait en toute hâte sous les draps du lit. 

Lorsqu'il rentra dans la chambre, quelques minutes plus tard, il la trouva en pleurs, ravagée, à moitié ensevelie sous les draps tel un fantôme d'Halloween. 
« Mais que se passe-t-il ? » lui demanda-t-il, en se précipitant pour la prendre dans ses bras. 
« Ce n'est pas la première fois que je te punis. Tu sais que je t'aime et que jamais je ne te ferai du mal. Tu le sais, hein, dis-moi? »
Il ne comprenait rien à ce débordement émotionnel, mais se contenta de la tenir serrée tout contre lui et de lui caresser doucement les cheveux. Petit-à petit, les sanglots s'apaisèrent et elle finit par articuler trois petits mots. 
« Je te déteste !  ». 
Non, il ne comprenait rien à ce qu'il se passait dans sa tête, mais il nota d'ajouter un petit supplément à la punition... trois coups de canne peut-être ? 

Décidément, ces vacances ne s'annonçaient pas aussi reposantes qu'il ne l'avait espéré.



23 commentaires:

  1. elle était seule dans cette grande maison. un héritage fortuné de trop de pièces qui l'encombraient.
    Une demeure pleine de meubles, de tentures, de tableaux, de livres et de bibelots qui ne lui rappelait rien. Elle parcourait les couloirs, discutait avec des portraits muets. elle leur racontait son fantasme en souriant de l’absence d'étonnement des œuvres peintes.

    Elle était seule dans cette vaste chambre chaude de bois et de velours où parfois elle rêvait d'un inconnu s’introduisant furtivement dans la maison par la porte du jardin d'hiver quoi ne se verrouillait plus. Elle se déshabillait exposant sa nudité au vernis des meubles, frôlant de sa peau la soie des draps. Elle allait d'un pas dansant vers la commode ferrée de dorure, ouvrait le tiroir et en sortait une ceinture masculine ayant sans doute appartenu à un des amants de la défunte.
    Elle respirait le cuir et y serrait ses doigts pour s’imprégner de la matière. Elle en avait envie.... Très envie ! Alors elle se courbait sur le lit la croupe offerte et espérait que l'inconnu entrerait aussi félin qu'un prédateur en chasse. Il lui prendrait le ceinturon des mains et la frapperait, la frapperait et la frapperait encore jusqu'à qu'ils soient tout deux épuisé de plaisir.....

    Mais elle était seule dans cette grande maison.

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    1. Quel magnifique récit au combien émouvant ! L'atmosphère y est si bien décrite que l'on se sent pleinement Elle, si fragile... Je suis très touchée de ce beau cadeau, merci Mike! :10:

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    2. Peter Pan8/5/14

      Bonjour Amandine!
      Ecoutez ce petit récit :

      Elle poussa la lourde grille en fer forgé. La bise glacée lui fouettait les joues. Elle avançait en frissonnant, malgré la lourde pelisse qui couvrait ses épaules. Les feuilles sèches tourbillonnaient autour d'elle, comme une ronde. Comme pour lui dire "bienvenue chez toi".
      D'un pas rapide elle gravit les degrés usés du perron. Puis elle se retourna. Il se faisait tard. Le crépuscule s'annonçait à l'horizon. Elle tira de sa besace de cuir fauve une grosse clé en laiton et ouvrit la grosse porte de chêne ciselée. Un horrible grincement résonna . A la fois émue et inquiète. Vingt années. Voilà vingt années qu'elle n'avait plus remis les pieds dans la demeure familiale, où dormaient encore ses souvenirs. Une curieuse affaire d'héritage l'avait éloigné des siens. Et par un heureux coup du sort, elle devenait à présent la maitresse de ces lieux. Qui l'aurait cru ? Elle se revoyait adolescente, en compagnie de ses cousins qui passaient les vacances d'été à pêcher et à se faire des farces idiotes... Elle souriait. Soudain une silhouette surgit devant elle. Grande, svelte, le visage à demi plongé dans la lumière tamisée du vestibule. Elle sursauta.
      - Qui...qui êtes vous ? Et...et que faites vous ici ?
      - Désolé , mademoiselle Sophie, Désolé de vous avoir fait peur. Ce n'était nullement mon intention. Je suis Patrick, le majordome.
      - Comment connaissez-vous mon nom ?
      - J'ai reçu des consignes. Votre cousin m'avait prévenu de votre arrivée.
      Par télégramme.
      - Vraiment ? Philippe... ce cher Phillippe... Et pourquoi avoir vérrouillé la porte ?
      - A cause des rôdeurs, mademoiselle. La bâtisse est isolée et cela aiguise l'appétit des malfaisants. (...) Nous passerons à table dans un moment. Voulez-vous un verre de scotch ? Monsieur Philippe en fait venir chaque année de la lointaine Ecosse.
      -Je prendrais bien un... avec des glaçons... et beaucoup d'eau.
      Et quant verrais-je mon cousin, Patrick ?
      -Monsieur Philippe voyage en ce moment en Europe. C'est un homme d'affaire respecté et ... et redoutable. Tenez, regardez, sur la grande commode... près de la fenêtre. Ce magnifique Bouddha de jade ? Un cadeau après la conclusion d'un fructueux contrat. Voici votre Scotch, mademoiselle...
      - Comment a-t-il su que j'arrivais aujourd'hui ?
      - Les murs ont des oreilles. Tout ce sait.
      - Tout de même.
      Elle se laissa choir sur le sofa en tissu rouge cachemire. Tout en sirotant son Scotch, elle se débarassa de ses escarpins bleus vernis.
      Elle relâcha sa lourde chevelure attachée en chignon. Puis elle ferma les yeux...profiant de cette atmosphère de quiétude qu'elle avait connu jadis. Des images se bousculaient dans son esprit. Quant une main se posa sur son épaule...
      La suite au prochain épisode. Bonne après-midi. Peter Pan.

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    3. Comme vous écrivez merveilleusement bien, Peter Pan! Que de talents avez-vous et combien je vous envie ! Mais je dois aussi dire que vous êtes bien cruel de vous arrêtez ainsi en plein suspens !!! :-D
      Merci infiniment de ce beau cadeau qui me touche tout particulièrement. Je vous envoie un bisou :10: en en attendant la suite avec impatience.
      Je publierai votre texte, tout comme celui de Mike, en billet dédié afin que vos merveilleux écrits ne se perdent pas dans la profondeur obscure des commentaires... :-)

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    4. Peter Pan9/5/14

      Bonjour Amandine !


      "Quant une main se posa sur son épaule. Elle sursauta . Comme subitement tirée d'un mauvais rêve. Elle ouvrit ses yeux mi-clôs et leva la tête. Et là, elle aperçut le visage jovial de son cousin Philippe qui se dessinait dans le halo du lustre en cristal "Alors ? Surprise ? ". Il lui tendit un bouquet de roses. "Tu te souviens ?" lui dit-il. Elle serra le bouquet dans ses mains et s'imprégna de son doux parfum comme pour renouer avec le passé.
      - Viens, je t'invite à dîner. Nous évoquerons le bon vieux temps.
      - Monsieur le Comte rentrera... comme à l'accoutumée ?
      - Mon...Monsieur le Comte ??
      - Euh , oui. Mais nous en parlerons plus tard. Dépêches-toi. J'ai retenu une table chez l'Italien.
      - Mais... Mais je n'ai pas eu le temps de faire un brin de toilette. Et je dois être affreuse à voir... Mon Dieu.
      - Bah... ça ne fait rien... Allez, pressons-nous. Patrick : vous brancherez les alarmes et vous lâcherez les molosses.
      - A vos ordres, Monsieur le Comte.Comptez sur moi.
      Et ils sougouffrèrent dans la Jaguar rouge métallisée modèle coupé Sport. Il avait toujours eu un petit faible pour les bolides et les filles bien carossées. Un péché de jeunesse. Il mutipliait les conquêtes sans lendemain. Au grand dam de sa grand-tante Edwige dont il avait reçu le château et les biens environnants.Mais , joueur invétéré, il écumait les casinos de la région. Son confort financier lui permettait ses folies....

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    5. Décidément, quel délice de vous lire, cher Peter Pan !!!
      Vous savez nous tenir en haleine, mais il me tarde de connaitre la suite.. :-)

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  2. Peter Pan8/5/14

    Bonsoir Amandine !!

    Merci beaucoup pour cette charmante attention! Venant de votre part, ces petits compliments me font chaud au coeur. Ne manquerait plus que les illustrations. Mais bon... Cela pourra venir plus tard. Pour l'instant, entretenons le suspense. Bonne soirée. Peter Pan

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  3. Peter Pan10/5/14

    Bonjour Amandine !

    Ecoutez la suite du petit récit :

    Ils démarrèrent en trombe et filèrent dans l'obscurité glacée de cette soirée d'automne. Quelques minutes s'écoulèrent . Chacun attendait l'autre pour entamer la conversation. Une petite averse s'annonçait.
    - Pourquoi m'as tu demandé de revenir au domaine ? demanda Sophie.
    - J'avais besoin...de toi.
    - Tu te débrouiles bien sans moi . Alors ? Pourquoi ?
    Il se tut. Un lourd silence s'installa. Elle grelotta soudain.
    - J'avais oublié comme les soirées sont froides , ici.
    - J'enclenche le chauffage. Et retires cette ... couverture.
    - C'est à cause de l'héritage, n'est-ce pas ? C'est bien ça ?
    - Ces vieilles pierres ne représentent rien pour moi. Tu le sais bien...
    - Ne me racontes pas d'histoires. Je suis au courant... de l'affaire.
    -C'est faux. Et tu le sais bien. C'est Tante Edw...
    - J'en étais sûr. Tu mens très mal, Philippe.
    Soudain, un bip sonore le prévint d'un appel extérieur. Il décrocha.
    - Allo... Patrick ? Que se passe-t-il ? Tout de suite ? Nous arrivons. Préviens Maitre Richard, notre notaire. C'est trop urgent.... Il est tard... je sais ... mais insistez. oui, à plus tard.(clic).
    - Que se passe-t-il ? Une mauvaise nouvelle ?
    -Changement de programme. Nous rentrons. Tante Edwige a fait un malaise.

    Patientez, SVP. La suite , un peu plus tard. Bonne journée. Peter Pan.

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    1. Bonjour Peter Pan,
      Votre récit est toujours aussi captivant et tellement bien écrit ! Avez-vous un métier en rapport avec l'écriture?
      A bientôt pour la suite. Il me tarde! Bonne journée à vous.

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    2. Peter Pan10/5/14

      Bonjour Amandine !

      Je suis bien content que mon petit récit vous plaise. A la vérité, je n'est plus écrit une ligne d'une quelconque histoire depuis 1982.
      A l'époque, j'étais en classe de 3è. en collège, à St-Nazaire (44). Au printemps de cette année-là , l'Académie lança un projet régional appelé le PAE -projet d'action éducative. Ma prof de français nous propose alors un sujet libre qui constituerait la trame d'une pièce de théâtre qui serait jouée devant un public de collégiens eux aussi participants à ce projet. Avec un camarade, nous imaginons une histoire d'héritage avec plusieurs personnages. L'intrigue était bonne mais les changements de décor étaient difficiles à mettre en place. C'est finalement un autre sujet qui fut retenu : une entreprise de pub avec un PDG autoritaire aux prises avec un fils dépensier entouré de copains et copines accrochés à ses basques , le tout dans une ambiance de publicité...
      Anecdote: pendant la pièce, un panneau du décor bascula sur la scène provoquant l'hilarité générale... et une belle frayeur pour notre troupe. Sinon: excellent souvenir. NB : ce festival théâtral avait eu lieu sous châpiteau en plein mois de juin.
      Votre question est pertinente. Je suis documentaliste de formation . j'ai travaillé en médiathèque et en lycée professionnel. Malgré l'ambiance très littéraire de mon métier, je n'ai jamais essayé d'écrire un roman ou une nouvelle quelconque. Je préfère de loin les arts graphiques. Cela va sans dire. Sur ces quelques mots, bonne après-midi. Peter Pan.

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    3. Peter Pan12/5/14

      Bonjour Amandine !

      Avec votre permission, je reprend mon petit récit.

      "-Changement de programme. Nous rentrons. Tante Edwige a fait un malaise.
      Avec sa fougue habituelle, Philippe conduisait vite. Mais là, il était contrarié. Ce coup de théâtre venait contre-carrer ses projets. Quelques minutes plus tard, ils franchissaient l'entrée du parc et croisèrent Patrick, et Maurice, le garde-chasse, qui l'interpelèrent en lui faisant signe. Il ralentit.
      - Alors, Patrick ? Que se passe-t-il ?
      - Votre tante Edwige s'est sentie mal vers 22 h. Et c'est Fraulein Magdalena qui nous a appelé, complètement affollée. Le médecin est à son chevet. J'ignore si c'est grave.
      - Alors ? C'est... c'est grave. S'inquiéta Sophie.
      - Montons la voir. Le médecin est encore avec elle.
      Depuis quelques années, la doyenne de la famille, Tante Edwige, une femme au caractère ferme et décidé, vivait retirée, dans l'aile ouest du domaine, en compagnie de sa gouvernante et confidente, Fraulein Muller, une ancienne institutrice en retraite qui s'était reconvertie en "dame de compagnie pour vieilles aristocrates fortunées ". Elle veillait jalousement sur sa maitresse avec cette rigueur toute germanique. Sa personnalité faisait penser aux vieilles images d'Epinal. Grande, imposante,un visage poupon aux joues rouges, couronné par de longues tresses qui formaient une sorte de diadème autour de son front. "Une vrai fille d'Odin" comme s'amusait à le répéter le vieux Maurice, chasseur émérite à ses heures. A présent, la vielle dame vivait réfugiée dans ses souvenirs, vestiges d'un passé heureux. Elle caressait d'une main distraite Figaro, le siamois capricieux et de l'autre elle feuilletait pour la énième fois son carnet de bal, du temps où de jeunes gens se pressaient pour déposer leurs hommages et leur fortune à ses pieds... Charlemagne, le Labrador à la robe fauve, fixait sa maitresse d'un oeil inquiet. Deux coups brefs résonnèrent à la porte...

      Ha Ha Ha. La suite, un peu plus tard... Bonne journée . Peter Pan.

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    4. Bonjour Peter Pan! Merci infiniment pour cette si jolie suite qui donne tant envie d'en savoir plus... :-D

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    5. Peter Pan13/5/14

      Bonjour Amandine!

      Je me permets de reprendre le fil de mon petit récit :
      Deux coups brefs résonnèrent à la porte...D'un bond, Le fidèle Labrador courut à la porte tout en jappant de contentement. Fraulein Müller interpela poliment sa maitresse. "Frau Edwige...Frau Edwige... die Tur... Jemand klopft an die Tur... Bitte ? Bitte !
      Assoupie quelques instants, la vieille douairière fut réveillée en sursaut. Elle lui fit un signe de tête. "Oui, allez ouvrir, Magdalena.
      - Ja... ja, ich komme !! ich komme. Ach, ruhig der Hund .
      - Ah, Herr Philippe... Nein, kein Besuch. Ihre Tante ist sehr krank !!!
      Das ist verbotten. Der Arzt ist hier....
      - Laissez nous passer , Fraulein ! Je vous en prie. Je veux voir ma tante.
      - Und wer ist diese' junge' Frau ?
      - Ma cousine Sophie. Elle m'accompagne.
      - Was ? Ach, diese Französ' !! Kleine Chenapans !
      Ils s'approchèrent de leur vieille tante assise dans son lit et qui semblait émerger d'un sommeil de plomb. Figaro, le chat siamois s'était caché sous la commode.
      Monsieur Delaroche , le vieux médecin de famille, qui connaissait les petits tracas de chacun rangeait ses instruments après avoir ausculté sa patiente quant il se retourna, surpris de revoir son jeune patient, des années plus tard. Il se fendit d'un rire gras, qui fit trembler son léger embonpoînt. "Philippe ? Vous ici ! Si je m'y attendais... Après tant d'années. Vous courrez la fortune autour du monde. M'a-t-on dit. Et cette charmante jeune femme à vos côtés ? Votre cousine... Sophie. Je présume ? Vous permettez, mademoiselle ? (...) Mes hommages.
      Le vieux praticien déposa galament un chaste baiser sur le dos de la main de Sophie... qui rosit légèrement.
      - Philippe, puis-je vous dire deux mots en apparté. Au sujet de votre tante."
      Avant de prendre congé, monsieur Delaroche salua sa vieille patiente dont l'ouïe faiblissait. Puis il rejognit son neveu.
      - Je reste avec Tante Edwige. Fit Sophie. Fraulein... s'il vous plait... (...)
      - Alors, dites-moi tout, docteur. Que s'est-il passé ?
      - Rien de nouveau. C'était prévisible. Votre tante est très fatiguée... vu
      son grand âge. Je lui ai administré un sédatif léger. Elle doit se reposer. A son stade, c'est le seul remède. Je repasserais demain dans la matinée. D'ici là , repos complet.
      - Mais encore ?
      - Evitez-lui de fatiguer son coeur. Surtout plus d'émotion fortes. C'est vital pour elle. En un mot... ménagez-la. Je compte sur vous. Sinon, à la prochaine crise, je ne répond plus de rien. Je vous laisse, Je vous enverrais mes honoraires. (...) Je connais le chemin. Retournez auprès de votre tante et cette charmante personne. Content de vous avoir revu, Philippe. Et mes amitiés à votre père.
      A l'entrée, Patrick, le majordome raccompagna le vieux médecin à sa voiture. Soudain, un crissement de pneus retentit dans l'allée de platanes, couverte de graviers...

      Hé oui, la suite, demain, si vous le voulez bien. Peter Pan.

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    6. Décidément, vous savez entretenir le suspens! Vous nous faites languir...
      :-D

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    7. Peter Pan19/5/14

      Bonjour Amandine !

      Je reprend le fil du récit :

      "Soudain un crissement de pneus retentit dans l'allée de platanes centenaires, couverte de graviers...Un claquement de portière s'ensuivit. C'était Maitre Richard, le notaire. Un habitué des lieux.
      -Ah , vous êtes là, maitre. Enfin. (...) Venez à l'étage, ma vieille tante est souffrante.
      - Je suis au courant. J'ai croisé ce vieux Delaroche en arrivant. Rien de grave, j'espère.
      - Oh , vous savez... avec les médecins... Ma tante en a vu d'autres. Elle est solide... comme ses platanes.
      Philippe toqua à la porte. Fraulein Magdalena ouvrit en murmurant quelque chose dans sa langue natale. "Ach, Herr Philippe ! Kommen Sie ! Bi... bitte ! "
      - Comment va-t-elle ? s'inquiéta-t-il.
      - Elle s'est assoupie. répondit Sa cousine. Mais est-ce raisonnable d'avoir appelé son notaire.
      - Je me présente. Maitre André Richard. Notaire en la ville de Synthol-sur- Mer. Mes hommages, mademoiselle.
      - Enchanté. Mais croyez-vous le moment opportun pour discuter des affaires d'héritage. Vraiment ? Nous devrions attendre demain. Non ?
      Soudain , l'espace d'un instant, Sophie se revit, vingt plus tôt. En pareille situation. Où elle avait du affronter tout le clan de La Renardière hostile à son tempérament trop indépendant. Qui ne convenait pas à une jeune femme de bonne famille. Elle se sentit défaillir.
      - Mon Dieu... murmura t-elle.
      Ses jambes se dérobèrent. Elle sentit alors une virile étreinte qui la rassura. Phillippe , son cousin, la serrait dans ses bras et l'assis sur le petit canapé d'angle.
      - Eh bien, Sophie, qu'est ce qui t'arrive ? Ne bouges pas ! je t'apporte un Cognac. Tu es pâle comme un linge. (...)
      Le vieux juriste s'impatientait dans son coin. Cependant, il souriait de cette tendre complicité entre les deux jeunes gens dont l'idylle avait prit naissance à l'adolescence, période bénie où éclosent les premiers émois de coeur. Phillippe avait depuis l'enfance un tendre penchant pour sa belle cousine. Mais les différences de fortunes avait dressé une barrière entre eux...

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    8. La suite de votre récit me ravie !!! Il me tarde tant de connaître la suite, mais ne vous inquiétez pas, je saurais faire preuve de patience... :-D

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  4. Peter Pan24/5/14

    Bonjour Amandine !


    Avec votre permission, je reprend mon petit récit.

    "Mais les différences de fortune avait dressé une barrière entre eux.
    Cependant l'heure était trop grave pour ranimer de vieilles blessures à peine cicatrisées. En effet, Sophie était issu d'une branche éloignée dans la famille mais rattachée à elle par un vague cousinage. Ce qui ne fut pas du goût du père de tante Edwige, un homme aux principes rigides. Qui pensait à l'unité de l'héritage plus qu'au bonheur de ses enfants. Et tante Edwige l'avait appris à ses dépens.
    Son petit neveu Philippe avait réussi sa vie professionnelle. Son diplôme de droit international en poche, il fonda une start-up branchée logiciel et automatismes dont le succès l'ammenait à présent à voyager de par le monde et à négocier avec de grands capitaines d'industrie séduits par son charisme et son esprit avide de nouveaux projets. Londres, Zurich, Tokyo, Moscou, Sydney, Phildelphie devenaient ses résidences secondaires. Mais, malgré tout, il n'avait pas oublié le temps où..."il était le fils du jardinier. Celui qui mangeait à la cuisine avec les domestiques. " Cette rancoeur en sommeil avait nourri des années durant ses rêves de revanche. Il s'était juré de réussir pour "leur montrer qui serait alors le maître ! "
    Mais pour l'instant, seul deux êtres lui importaient : Sophie, sa belle cousine, et la vieille tante Edwige, qui veilla en secret sur son existence...
    Minuit trente venait de sonner à la petite horloge Louis XV posée sur le petit chevet...

    Quel suspense, n'est ce pas ? *on avance, on avance... Patience !
    Bonne après midi. Peter Pan.

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    1. Oh, mais quel suspens insoutenable! Vous nous torturez, Peter Pan. Mais votre récit est toujours aussi délicieux et je vous en remercie !!! :-)

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  5. Peter Pan26/5/14

    Bonjour Amandine !

    Je me permet de poursuivre mon récit.

    "Minuit venait de sonner à la petite horloge Louis XV posée sur le petit chevet...
    Philippe approcha la coupe des lèvres couleur cerise de Sophie. Il les humecta légèrement du précieux alcool qui lui redonna aussitôt une couleur écarlate au visage. Puis elle entrouvrit ses paupières et parut surprise. Un instant passa.
    - Mais que m'est-il arrivée ? Ooooooh ma tête !
    - Rien de grave ! rassures-toi ! Tu t'es seulement sentie mal...lui dit-il en souriant
    - Vraiment ? Le... le décalage horaire... sans doute !
    - Certainement. Maintenant, essaie de te reposer. Tu as l'air exténuée.
    Soucieux de son confort, le jeune homme déroula un plaid de laine sur les jambes de sa belle cousine . Ce geste ô combien paternaliste le troubla malgré lui.
    Le vieux notaire suggéra alors de remettre la discussion au lendemain. Philippe accepta.
    - Je vois qu'il serait plus sage de d'ajourner notre projet. Ces dames sont fatiguées
    - C'est plus raisonnable, en effet. Je vous raccompagne. (...)
    - Mais vous me devez toujours un magnum de ce merveilleux millésime que vous m'aviez promis, mon garçon J'y compte.
    - N'ayez crainte, Maître . Chose promise, chose due ! Et bon retour !
    Patrick, parapluie en main, aida maitre Richard à regagner sa voiture, une vieille
    Renault 16. Un de ses modèles encore en circulation qui faisait sa fierté.
    Entre-temps, Fraulein Magdalena interpela Philippe sur le perron de l'entrée.
    - Herr Philippe ! Bitte ! Kommen Sie ! Kommen Sie !
    Inquiet, il remonta les marches de l'escalier en courant
    - Qu'y a t-il, Magdalena ? Ma cousine ? Ma vieille tante ?
    - Ja ! Ihre Tante ! Elle... vous demande ! Bitte !
    Il se pressa au chevet de tante Edwige. Elle semblait quelque peu angoissée.


    Suspense !!! On continue... Peter Pan

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    1. Encore une bien belle suite... mais vous nous faites languir, Peter Pan! Quand allons nous enfin savoir le sort réservé à celle qui porte un prénom disons prédestiné ??? :-D

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    2. Peter Pan9/6/14

      Bonjour Amandine !


      Je reprend, si vous le voulez bien, le fil de ma petite histoire...


      "Il se pressa au chevet de tante Edwige. Elle semblait quelque peu angoisée.
      - Ma tante, qu'y a t-il ? Je rappelle le médecin ? demanda Philippe, essoufflé.
      - Inutile, mon garçon. Ces gens de médecine et leurs drogues...
      - Voulez-vous votre tisane calmante ? demanda Sophie.
      - Non, non, laissez mes enfants. (...) A présent , approchez vous de moi.
      Tous deux s'assirent sur le bord du vieux lit à baldaquins en bois précieux. La vieille dame leur sourit à chacun tendrement.Puis elle saisit leur main en les joignant l'une à l'autre. Un instant d'émotion passa dans leur regard.
      - Mes enfants...mes enfants... ah, si vous saviez....
      - Si... si vous saviez quoi... ma tante ? interrogea Sophie, curieuse.
      - Une vieille histoire de famille... Je l'ai toujours caché pour ne pas ternir
      l'image de la nôtre
      - Mais pour quelle raison ?? fit Philippe.
      - Cela remonte à mes jeunes années, mes enfants.
      - Racontez-nous çà, tante Edwige. S'impatienta Philippe.
      - A l'époque, il était de coutume d'organiser des fêtes chez la plupart des grandes dynasties de la région. Votre arrière-grand-père n'avait pas échappé à cette règle. Prestige de la fortune oblige ! Mais il était très sévère pour les choses de la morale et les bonnes manières. Certes il régentait la famille et les biens dans un souci de conservation. Mais les sentiments humains lui importaient peu.
      - Vraiment ? Maman ne m'en a jamais rien dit.
      - Je comprend pourquoi il me méprisait, moi, le... le fils du jardinier
      comme il disait. Reprit Philippe, amer.
      - Au cours d'un bal donné pour mes 21 ans , dans la grande salle à manger... Celle où ton père, ma petite Sophie, a fait installé un immense billard, au rez de chaussée. C'est pendant cette soirée inoubliable que j'ai fait la connaissance d'un beau jeune homme. Il était grand , brun, aux yeux verts. Un véritable Apollon en uniforme de hussards. Beau comme comme un dieu. Sans vouloir blasphémer.
      Evoquer ces souvenirs passées lui avait soudain redonné de l'énergie.
      - Il avait une certaine fierté dand le regard. Il était officier de cavalerie, me semble t-il.
      - Vous, amoureuse ?... tante Edwige.
      - C'était un garçon plein d'égard pour moi. Courtois, galant... Et qui plus est, issu d'une vieille famille locale qui avait été annoblie par le Roi-Soleil lui-même. Arnaud était son prénom.
      - Vous deviez être très heureuse, tante Edwige ?
      - Tu as tout à fait raison, ma petite Sophie. A son bras, j'avais vraiment l'impression de m'envoler tant il me faisait danser avec grâce et légèreté. Nous enchaînions valses, polkas,mazurkas. Presque jusqu'au vertig ! J'avais le sentiment que nous étions les champions de ce bal. Tous les regards convergeaient vers nous. C'était pour moi un moment de pur bonheur. J'étais follement éprise de ce prince charmant. Il me semblait tout droit sorti d'un conte de fée de mon enfance... Aaah, qu'en j'y repense à présent...
      - Mais cela n'a pas duré, n'est-ce pas ?
      - Non. Ce fut un beau rêve... éphémère. Votre arrière-grand-père entra dans une colère noire quant il s'aperçut de notre idylle naissant.
      Je me rappelle encore ses paroles blessantes. Sans égard pour moi.
      "Comment ? Un porteur de sabre dans la famille. Un jeune godelureau ambitieux. Une vie de garnison triste et sans le sou. Pas question ma fille. J'ai d'autres projets pour toi. Et je t'interdis de la revoir. Tu m'as bien compris ? Suis-je assez clair ? ". Et il quitta son bureau. Je me suis effondrée de chagrin .Le ciel me tombait sur la tête.
      - Comment as tu fait ? C'était sans espoir, alors pour toi ?
      - C'est cruel ! Inhumain. Inadmissible ! Quel sale type !

      - C'est du marchandage ! Rien d'autre !
      Ils allaient poursuivre quant le téléphone portable de Philippe sonna...

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    3. Merci pour cette jolie suite, Peter Pan! Mais dites, il y aura quand même une fessée, quelque part? On finit par en douter un peu... :-D

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  6. Peter Pan10/6/14

    Bonjour Amandine !

    Merci beaucoup pour cet encouragement. Je vous réserve une petite punition "de derrière les fagots" comme l'on dit... Allons, encore un peu de patience...
    Bon appétit . Peter Pan

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