dimanche 28 septembre 2014

Contre-jour


                 
                   Immobile, silencieuse, elle l'attend dans le soleil.
                   Elle signe son abandon dans une audace qui l'émerveille.
                   Si belle.

                   La tête emplie de leurs rêves secrets,
                   un présent en mains qu'elle sait mutin,
                   elle attend qu'il vienne l'emporter,
                   au cœur des nuages envolés.
                   Apaisée.

                   Son corps se tend et chasse ses peurs.
                   Elle se sentira bientôt en apesanteur,
                   dès qu'elle perdra tout sens de la douleur,
                   inondée d'un tout nouveau bonheur.
                   Si douce.

                   Viens, viens, murmure-t-elle, je n'ai pas peur.

                   Il ne montre rien, il est ému.
                   Son regard la scrute, ambiguë.
                   Il est arrivé en retard, taquin.
                   Il se tait et il sourit, enfin.

                   Elle reste calme mais sa main tremble.
                   Elle a terriblement peur des réprimandes.
                   Son cœur bât la chamade, elle est troublée.
                   Elle le regarde, impressionnée.

                   Bientôt elle saisira cette main,
                   qui signera son allégeance,
                   de sa musique, de ses accords,
                   vertigineux ténor.

                   Plus fort, plus fort, murmurera-t-elle, je n'ai pas peur.

                   Mademoiselle, c'est l'heure de votre fessée.
                   Etes-vous prête ?

samedi 20 septembre 2014

Ah... Dada !

Vous connaissez tous le dadaïsme, ce mouvement intellectuel et artistique apparu durant la première guerre mondiale et qui faisait table rase de toutes les conventions. 

Mais saviez-vous que le mouvement dada avait instauré sa nouvelle vision du monde jusque dans la fessée ? Probablement pas, car il ne reste que bien peu d'adeptes de ce mouvement révolutionnaire de nos jours où le retour aux traditions rassure tant. 

Pour recevoir une fessée sur les genoux, la punie se place perpendiculairement à son fesseur et vient s'allonger sur ses cuisses, fesses bien en l'air et pointes des pieds touchant à peine le sol afin qu'elle ne puisse y prendre appui. C'est ainsi, c'est logique et personne n'aurait l'idée de remettre en cause le bien fondé de cette position. 


Mais les dadaïstes, eux, n'avaient pas hésité à s'attaquer à ce monstre de la culture fessophile qu'est l'OTK, en ne plaçant plus la punie perpendiculairement aux cuisses de son tourmenteur, mais au contraire en l'allongeant parallèlement !  
Comme je vous sens un peu perplexes, je ne vais pas vous en faire un dessin mais je vous le montre en photo... 



Et dans cette vidéo, vous pourrez voir concrètement en action l'opposition des deux styles d'OTK, conventionnel et dadaïste...


Je n'ai encore jamais reçu de fessée à dada, mais j'aimerai bien essayer... nul doute que ce doit être terriblement frotti-frottant excitant ! 


mercredi 17 septembre 2014

Terrain glissant


Attention danger !

Voilà ce qu'il me vient immédiatement en tête lorsque l'on aborde la difficile question de la soumission.

Les relations d'un couple pratiquant la fessée conjugale sont loin d'être simples. Elles ne sont pas aussi codifiées que celles que l'on peut trouver dans le BDSM (vu de l'extérieur, du moins). Elles s'amusent à flirter avec la soumission sans que cela n'en soit réellement. Forcément, il y a de quoi déraper et se retrouver les genoux écorchés, ahuris d'être tombés sans n'avoir rien vu du danger ! 

Une chose est évidente, j'adore m'abandonner entre les mains de l'homme que j'aime. J'adore lui faire à ce point confiance que je peux m'abandonner entièrement à lui. Mais ce sentiment est transitoire. Il est d'autant plus précieux qu'il s'échappe aussi rapidement qu'il m'est venu et n'a pas d'autre réalité que l'instant fugace où je lui abandonne toute résistance. 

Il me semble que dans les relations d'un Maître avec sa partenaire, la soumission est une chose beaucoup plus profonde et plus fondatrice du couple. Une femme soumise vient puiser son bonheur à travers les yeux et la volonté de l'homme qu'elle aime, parce qu'obéir à la volonté de cet homme la rend plus heureuse qu'agir selon ses propres choix à elle. Elle en tire une grande fierté et aucun discours "libérateur" ne pourra lui apporter un bonheur semblable. 

Rien de tel dans la fessée conjugale. Cet abandon existe et le bien qu'il procure est incommensurable. Mais il est extrêmement fugace et cela ne conviendrait ni au caractère du spanker, ni au caractère de la spankee, de baser leur relation là-dessus. 

Dans la vie courante, une spankee ne se soumet pas à la volonté de son compagnon, mais uniquement aux limites qu'il lui a fixées. Certaines de ces limites ont été fixées ensemble, d'un commun accord. D'autres ne l'ont pas été mais tombent sous le sens, comme les fameux "4D" de la Discipline Domestique (Disobedience, Disrespect, Dishonesty, Dangerous - désobéissance, malhonnêteté, irrespect et comportement dangereux). 

A l'intérieur de ces limites, la femme peut agir à sa guise, en toute liberté, sans rien n'avoir à demander et sans que l'homme n'ait à donner la moindre directive. Mais si elle franchit les limites, elle sait qu'elle sera corrigée et non seulement cette idée la sécurise mais elle la rend heureuse. N'est-ce pas flirter avec la soumission ? Rien n'est jamais ni tout blanc, ni tout noir... et la seule chose qui importe, au fond, est le bonheur que l'on en retire !

Mais cela peut conduire à des dérapages parfois incontrôlés. L'homme peut s'emmêler les pinceaux et donner une fessée punitive à sa compagne sans qu'elle n'ait franchi la moindre limite, juste parce qu'il en ressent l'envie. 
Cela m'est arrivé l'année dernière où il m'a été donné une très sévère fessée au martinet (depuis je déteste cet instrument, vous vous en êtes sans doute rendu compte en me lisant) sans le moindre plaisir, sans la moindre tendresse... et sans la moindre explication! 
Une fois ce déplorable incident terminé, j'ai demandé à mon compagnon pourquoi il m'avait puni ainsi, "pour de vrai", et la seule réponse qu'il m'a donné a été un « oh ça va, t'aimes ça ! » en tournant les talons. 

Je ne sais pas si ce genre de dérapage arrive souvent dans les couples pratiquant la fessée conjugale mais c'est très perturbant. Une de ces situations où l'on a vraiment envie de tout arrêter et de jeter le bébé avec l'eau du bain...

dimanche 14 septembre 2014

Double peine



La fessée, ça fait mal au cul.

Vous ne me croyez pas ?

Si, si, regardez cette très jolie vidéo de Kailee...

samedi 13 septembre 2014

Si la fessée était une pâtisserie ?


Une question que l'on m'a posé et qui m'a pris de court.

Je ne suis pas spécialement portée sur les desserts. Les seules qui me font fondre, ce sont les pâtes à choux remplies de crème. J'adore cela, un plaisir tout-à-fait régressif. Lorsque j'étais enfant, nous passions souvent à la pâtisserie le dimanche (mais pas à la sortie de la messe, je vous rassure) et l'on choisissait toujours pour moi un éclair (ou une religieuse) au chocolat. Miam !!!

Mais en grandissant, le chocolat a perdu ses charmes auprès de mes papilles gustatives. Après une courte idylle avec le café, mon cœur s'est tourné à jamais (je pense) vers des saveurs plus fruitées. 

Il y a une dizaine d'année, je vivais en région parisienne et, comme beaucoup de jeunes mamans, j'adorais jouer à la poupée. Mon magasin d'accessoires préféré était situé rue Tronchet, à deux pas de la Madeleine, et chaque fois que j'allais là-bas, je passais devant les vitrines d'un célèbre traiteur chez qui il y avait un rayon entier d'éclairs ! De toutes sortes, des salés, des sucrés, des aux saveurs vraiment inattendues. A l'époque, je raffolais de ceux à la cerise. Alors forcément, j'ai pensé à cela en premier...

une fessée, c'est un éclair à la cerise ! 

Vite, je me suis précipitée sur google et j'ai tapé le mot "éclair à la cerise" suivi du nom du célèbre traiteur... et je n'ai rien trouvé ! Ne le vendent-ils plus???
Mais finalement j'ai trouvé beaucoup mieux, quelque chose d'un peu plus acidulé et pétillant ! 




Il s'agit du "Bulles et Framboise", un éclair à la framboise et au champagne, recouvert d'un glaçage à la framboise et de pépites argentées pétillantes. Je ne l'ai jamais goûté, mais il me semble parfait pour représenter la fessée. :-)

Et pour vous, ce serait quoi ???


Petit complément...
Je viens de tomber sur cette photographie. J'ignore ce que c'est, mais c'est tout rond comme des fesses, tout rouge comme après une fessée et tout moelleux comme quand il vient en elle, après... vraiment parfait ! 



mercredi 10 septembre 2014

J'adore ou je déteste ?


Une petite liste des questions les plus couramment posées... 

Quelle est votre punition préférée ?  Une fessée, bien sûr ! Celle-là, elle était facile...

Quelle est la punition que vous détestez ?  L'indifférence.

Quel est votre instrument de fessée préféré ?  Si je n'ai pas le droit de dire la main (?), c'est le paddle en cuir (je l'adore vraiment celui-là) ou la ceinture... selon les circonstances... si j'ai le sentiment de la mériter au moins un petit peu ou pas du tout ! :-)

Quel instrument détestez-vous le plus ?  Le martinet à lanières épaisses donné à toute volée. Je déteste la sensation. 

Quelle est votre humiliation préférée ? Etre menacée/informée d'une fessée dans un lieu public où l'on peut nous entendre (mais comme j'adore cela, je ne suis pas sûre que ce soit vraiment une humiliation...)

Quelle humiliation détestez-vous le plus ? Les insultes verbales. Cela me fait immédiatement sortir du jeu et perdre toute confiance en celui capable de me traiter ainsi (même si je sais pertinemment que ce ne sont que des mots sans signification réelle, que pour la plupart des gens c'est affectueux, et tout et tout... pour moi il s'agit d'une limite absolument infranchissable).
 
Quelle est la manière dont vous préférez être frappée ? En alternance de rythme et de force. J'aime être surprise. Le dialogue qui accompagne les coups est aussi très important. Il me donne un peu de maîtrise sur le déroulement de la fessée. Je réponds de manière légèrement insolente lorsque je veux être frappée un peu plus fort/vite, ou de manière plus contrite quand le rythme me convient (mais chut, ne le dites jamais à mon fesseur !!!). Globalement, j'aime que la fessée aille crescendo et se termine en "bouquet final" sinon je me dis "Mince, c'est déjà fini?" et ne peux me départir de ce petit sentiment de frustration très très agaçant ! 

Quelle est la manière dont vous détestez être frappée ? Très fort et à toute volée d'entrée de jeu. Dans ce cas, je ne ressens strictement aucun plaisir, juste de la douleur. Une fessée punitive que je mérite vraiment peut m'être donnée ainsi, bien sûr (je n'ai jamais remis en question la moindre de mes "vraies" punitions, à condition bien sûr que les raisons de cette punition m'aient été expliquées).

Quelle est le trait de caractère d'un spanker que vous préférez ? La bienveillance. 

Quelle est le trait de caractère d'un spanker que vous détestez? L'égocentrisme. 

Quelle est votre excuse préférée ? "Je ne l'ai pas fait exprès". Sans rire, des fois c'est quand même vrai... Mais cette excuse là ne sert strictement à rien auprès d'un véritable spanker. Heureusement ! 

Quelle est l'excuse que vous détestez ? "J'ai mes règles", of course. Bon, ça non plus, ça ne marche pas auprès d'un véritable spanker ! 

Quel est l'endroit que vous préférez pour recevoir une fessée ? Une jolie chambre, douillette et insonorisée. J'aime que l'on puisse prendre tout son temps, sans être gêné/interrompu par tout ce qui peut se passer autour de nous, que l'on soit dans notre bulle en somme.

Quel est l'endroit que vous détestez pour recevoir une fessée ? Je ne sais vraiment pas ! Un endroit sale, peut-être, avec plein d'araignées... une cave ou un grenier !

Quel est votre moyen de contrainte préféré ? L'esprit suffit, je suis plutôt docile... Mais si l'on doit m'attacher (les poignets), je préfère les choses très douces comme les foulards.

Quel est le moyen de contrainte que vous détestez ? Les choses qui peuvent blesser les chaires, une corde trop serrée par exemple.


Voilà pour moi ! Si le cœur vous en dit, vous pouvez répondre à l'une ou toutes ces questions vous aussi (en en changeant un peu la formulation si vous êtes de l'autre côté du manche...). :-)

 

vendredi 5 septembre 2014

Parlotte de p'tite culotte

Ma petite culotte blanche, 
en toute innocence, 
va prendre sa revanche, 
dimanche. 


A peine une esquisse, 
prémisse séductrice, 
tu signeras l'armistice, 
caprice.


Mais la petite ingénue, 
bien trop ambiguë,
changera vite d'attribut,
inattendu.


Jouer les femmes fatales,
sans aucune morale, 
lui en vaudra une magistrale,
normal.


C'est ainsi que toute mouillée,
roulée en boule sous l'oreiller,
la petite culotte sera oubliée,
abandonnée.


Ce soir j'ai mis ma petite culotte,
celle que tu aimes tant que je porte,
pour que quand tu la vois ravi,
tu pousses enfin ce petit cri

C'est la fessée, ma chérie !