jeudi 21 mai 2015

Six raisons d'aimer la fessée


Il fût un temps où je ne voulais plus entendre parler de fessée... et dépérissais... Mais heureusement, un ami me prescrivit le remède, ou plutôt l'incantation, pour que renaisse enfin mon insouciance. Je vous la livre ici. :-)

Six raisons d'aimer la fessée et de se réconcilier avec elle...

- Première et deuxième raisons : les fesses. Aimer ses fesses et celles des autres constitue la première motivation de la fessée. Cela va sans dire mais ça va encore mieux en le disant. D'autant plus qu'il y a tant de mots pour célébrer un cul, un postérieur, un derrière, une croupe, un popotin...

Je ne crois pas que les fesses constituent ma toute première motivation dans ce drôle de jeu. C'est vrai, je ne les vois pas trop... sauf quand je me contorsionne dans le miroir pour admirer la jolie couleur que l'on vient de leur donner. :-)
Je ne pense pas que je les aime tout particulièrement, mais j'adore qu'elles se rappellent à ma conscience, parce que leur éveil éveille bien d'autres sensations encore plus agréables...
Quant aux fesses des hommes, je les trouve très jolies (les hommes ont généralement un bien plus joli cul que les femmes) mais ce n'est pas cette partie qui me fait le plus fantasmer en eux. Et puis, un vrai fesseur reste habillé, lui, alors...

- Troisième raison : jouer. La tête est presqu'aussi importante que les fesses, car il en faut de l'imagination pour une fessée ! Fantasmes de tenues, de punitions, de positions, d'instruments, de prétextes, de provocations.... Mais le plus important c'est que celle qui reçoit la fessée est la vraie meneuse du jeu : un mot d'elle, et tout s'arrête, ou rien ne commence.

Je suis entièrement d'accord. Je pense même que la tête est bien plus importante que les fesses! Quel est le moment que je préfère dans une fessée? L'avant, certainement, lorsque l'on s'amuse à se mettre en faute et que la tension monte peu à peu, que l'on se laisse gagner tout autant par la peur que par l'excitation... J'aime cet avant, passionnément !
Et oui, la fessée doit rester un jeu, même si elle est parfois donnée pour des motifs "réels". Il faudrait être complètement cinglé pour penser que quelqu'un mérite réellement une correction! Pour une raison réelle ou inventée, on ne fait que s'amuser à jouer un rôle qui permet de conduire la dame sur les genoux de l'homme (ou réciproquement...). 
Mais attention à ne pas se laisser submerger par le jeu. A mon sens, il est impératif de se ménager des périodes de pause, des instants de partage où chacun est sur le même pied d'égalité, même si on ne se rencontre que pour jouer. Dans ma dernière relation, cette absence de "hors jeu" m'a été très difficile à vivre. Nous nous étions lancés directement dans un jeu de domination/soumission sans prendre le temps (suffisant) de se connaître, et une fois le jeu lancé, à aucun instant les règles ne furent levées. Un jour, mon partenaire m'a corrigé parce que j'avais laissé échapper un "tu" interdit. Ce n'est pas cette correction qui m'avait meurtrie ce jour-là, après tout c'était la règle entre nous et j'aime bien trop la fessée pour que ce ne soit jamais que complète hypocrisie de ma part de m'en plaindre, mais c'est le "Tu veux te hisser à mon niveau!" qui avait accompagné ses réprimandes. Comme jamais nous ne partagions de rapports humains "normaux", égalitaires, j'ai vraiment pensé ce jour-là qu'il me considérait comme réellement inférieure à lui. Je n'ai jamais su si c'était le cas ou pas, mais c'était une erreur de sa part de ne jamais lever les règles et c'était surtout une erreur de ma part de ne jamais oser lui dire à quel point j'avais besoin qu'il le fasse. 
Donc la fessée est un jeu, oui, sans le moindre doute... mais un jeu qui doit être encadré et limité pour ne pas tomber dans la schizophrénie où réalité et jeu ne sont plus vraiment dissociables.  

- Quatrième raison : partager. "Rien de tel qu'une bonne fessée pour rapprocher deux solitudes givrées", a écrit un critique de cinéma au sujet du film cul...te La Secrétaire. On n'est pas forcément givré quand on aime la fessée, mais quelle richesse de communiquer avec celui ou celle qui partage son fantasme, et puis derrière le fantasme, de découvrir la personne, ses forces et ses faiblesses, ses atouts et ses failles !

C'est merveilleusement bien écrit et totalement juste ! Le jeu n'est possible que si les deux esprits se connectent l'un à l'autre. C'est très intime, très troublant. C'est ce qui rend ce jeu si addictif. Quand on joue à la fessée, il est impossible, pour l'un comme pour l'autre, de penser à autre chose, de s'évader ailleurs, loin de l'autre... Quelle autre activité pourrait se targuer d'une telle fusion des esprits ?

- Cinquième raison : rire. La fessée ne se prend pas au sérieux et on rit beaucoup avant une fessée, à menacer, à provoquer, à attraper, comme après une fessée, à raconter, regarder, comparer... Mais on rit plus rarement pendant et juste après, quand l'excitation et le plaisir font irruption.

Encore une fois, c'est parfaitement dit... et ne peux que partager entièrement ! 

- Sixième raison : ruisseler. Le sexe ne peut pas ignorer ce qui arrive à ses voisines les fesses, il en subit, en perçoit tous les coups et contrecoups. Et alors, il frémit, s'humidifie, s'entrouvre puis ruisselle et s'ouvre largement. Et il accueille les doigts, la langue, la bite du fesseur... Et c'est là que tout commence.

A présent vous comprenez pourquoi la lecture de ce texte ne pouvait que me redonner toute mon insouciance, ma joie de vivre et surtout l'envie de replonger dans la fessée. :-)


Un grand merci à cet ami pour ce très beau condensé de tous les émois que nous procure ce délicieux jeu. Qui saurait y résister ?

13 commentaires:

  1. Anonyme21/5/15

    l'important est en effet de garder un peu de légèreté
    nombreux sont ceux qui se perdent en prenant au sérieux ces jeux d'adultes.
    Il faut savoir garder le recul nécessaire pour savoir que ça doit rester un moment d'échange et de connivence... même si l'excitation est là

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    1. Je ne saurais mieux dire !!! :-)

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    2. WHY NOT22/5/15

      On pense au célébrissime vers de Racine !

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    3. Tirés de Britannicus? Est-ce bien ceux-là que vous avez en tête ? Peut-être serait-ce exagéré de parler de tyrannie, mais juste d'un jeu un peu trop sérieux pour moi: -)

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    4. WHY NOT22/5/15

      Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos fesses...

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    5. Ah non, ce n'était pas Andromaque que j'avais en tête.... :-D

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  2. WHY NOT21/5/15

    Rien n'a jamais mieux célébré le culte de la croupe féminine que la couleur rouge qui la révèle.

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    1. c'est pourquoi il y a beaucoup de rouge dans l'illustration de ce post... :-)

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  3. WHY NOT22/5/15

    Allitération améliorée... un S de plus et deux F !

    Pardonnez cet assassinat...

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  4. Bonjour Amandine vous avez manqué, merci d' etre devenu. Je vais vous traduire ce post a l'espagnol est fantastique.

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  5. Panique23/5/15

    Se délecter de la beauté des propres fesses n'est pas si compliqué: regarde la Vénus Callipyge, par exemple xD Bon, il faut s'entrainer aux contorsions pour y parvenir, mais ça vaut la peine, j'en suis sûr.

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    1. Tu as raison, je vais m'entraîner... Mais si je me fais un lumbago, ce sera de ta faute ! :-D

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