samedi 28 mai 2016

Des questions ?


Si vous voulez posez une question à Amandine, c'est ici !

Laissez-là en commentaire à ce post et Amandine essaiera d'y répondre, si elle le peut...

mardi 24 mai 2016

Promesse (5)


Paul la conduisit vers un canapé où il prit place. 

- Enlève ta robe, lui demanda-t-il, de ce ton qui n'appelait à aucune contradiction.

- Mais… protesta-t-elle, se sentant immédiatement parcourue d'un frisson. Son regard fit rapidement le tour de la pièce mais n'y trouva nulle trace de Maxime. Il doit être dans son bureau, pensa-t-elle, rassurée.

Elle fit donc ce que Paul lui avait demandé. Elle se tenait à présent devant lui, en culotte et soutien-gorge. Même si elle savait que sa culotte n'allait pas rester longtemps en place, ces deux petits bouts de dentelle lui fournissaient pour le moment un rempart suffisant à protéger sa pudeur. 

- Tu sais pourquoi nous sommes venus ici, n'est-ce pas ? lui demanda Paul

- Pour jouer… répondit-elle en hésitant un peu.

- Tu en es sûre ? Réfléchis-bien. 

Paul avait ce regard qui la transperçait et la faisait immédiatement se sentir toute petite. 

- Pour être punie, murmura-t-elle, soudain très intimidée.

- Et pourquoi cela ? 

- Parce que je n'ai pas tenu mes promesses de m'occuper de la maison, d'aller chercher tes affaires, de faire les courses…

- Et d'après toi, que mérite-t-on quand on ne tient pas ses promesses ?

- Une bonne fessée, conclut-elle, sans oser croiser son regard.

- On est d'accord… alors baisse ta culotte.

Elle détestait quand il la forçait à le faire elle-même, d'autant plus dans un endroit comme celui-ci où elle n'avait aucun repère et ne se sentait pas vraiment en sécurité. Mais elle savait aussi qu'elle n'avait pas le choix et que, plus elle tarderait à lui obéir, plus elle en paierait le prix. Elle glissa donc ses doigts dans l'élastique de sa culotte et fit glisser l'étoffe qui, à son grand regret, tomba immédiatement au sol. 

Paul la regardait. Elle savait qu'il était amusé par la situation mais qu'il cherchait à le lui cacher. Elle aurait voulu le détester pour cela mais n'y parvenait pas. Elle aurait juste voulu qu'il commence, qu'il l'allonge tout contre lui, qu'elle se sente enfin protégée, fessée et pardonnée...  Mais Paul ne semblait guère pressé.

- Va me chercher un martinet.

- Quoi ? Mais non !

- Dépêche-toi ! 

Une claque retentissante s'abattît sur ses fesses, provoquant la rupture du barrage. Les larmes s'écoulaient à présent librement sur ses joues. 

- Je ne sais pas où il y en a...

- Tu le sais très bien. Dépêche-toi !

Une seconde claque tomba, exactement au même endroit. Etait-ce un effet de son imagination ou lui avait-elle fait vraiment mal? Elle se sentait complètement paralysée. Il lui était impossible d'obéir à cet ordre-là, quel que soit l'amour et la confiance qu'elle éprouvait pour Paul, et lui-même en avait parfaitement conscience. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle obtempère, mais voulait juste la fragiliser pour qu'elle lâche prise plus facilement. Elle ne pleurait jamais lors des fessées qu'il lui donnait, ou presque. Elle riait le plus clair du temps ! Mais il voulait que cette soirée soit spéciale. Même s'il avait été un peu énervé en rentrant à l'appartement de le trouver dans un tel état de désordre, il ne cherchait pas à lui donner une leçon. Après tout elle avait beaucoup travaillé et il ne pouvait décemment lui en vouloir d’avoir négligé quelques taches domestiques! Mais ce soir, il voulait lui faire vivre des émotions que jamais encore elle n'avait connues, et pour cela il fallait absolument qu'elle lâche prise... 

- Tu l'auras voulu, lui dit-il en l’agrippant par le bras et en la couchant brusquement sur ses genoux.

Les claques se mirent à pleuvoir. Paul frappait fort, plus fort que d'habitude lui semblait-il. Aucun échauffement ne semblait à l’ordre du jour et il ne fallut que quelques minutes avant que la douleur ne commence à lui paraître insupportable. Mais elle ne chercha, ni à protester, ni à se protéger en interposant ses mains, comme elle en était coutumière. Elle savait que Paul n'appréciait pas cela et tout ce qu'elle voulait était se racheter à ses yeux, aussi s'agrippait-t-elle aussi fort qu'elle le pouvait au coussin sur lequel reposait sa tête. Ses larmes coulaient librement, et paradoxalement, malgré la douleur qui montait crescendo, elle se sentait de plus en plus détendue... à tel point que lorsque les claques cessèrent, elle ne s'en rendit pas immédiatement compte. Paul caressait doucement ses fesses endolories. Il ne disait rien, il se contentait de contempler le résultat de son travail en faisant tout doucement le tour des quelques marques qu'il y avait laissé. Une douce torpeur l'avait envahie et elle se laissait porter sur ce nuage, les yeux fermés.

C'est alors que Maxime fit son apparition. Il en avait convenu avec Paul mais il se sentait à présent un peu gêné de pénétrer ainsi dans l'intimité de ce couple. En le voyant, Paul lui fit signe d'approcher. Elle n'avait rien vu. Faisait-elle semblant de dormir ou dormait-elle vraiment? Paul lui tapota les fesses et elle ouvrit les yeux. Ses joues s'empourprèrent aussitôt à la vue de Maxime et, comme si elle pouvait ainsi échapper à la réalité, enfouit sa tête dans le coussin posé devant elle. 

- Lève-toi , chérie.

- S’il-te-plait, non...

Il la prit dans ses bras et la fit basculer pour l'assoir sur ses genoux. 

- Ça va aller, tu as été très courageuse, lui glissa-t-il à l’oreille.

Cette remarque la fit sourire et leurs lèvres se frôlèrent. 

- Ce soir, tu vas expérimenter quelque chose de nouveau, tu es d'accord ?

Elle acquiesça de la tête. Elle se sentait en sécurité dans les bras de Paul et toute chose nouvelle lui paraissait aussi excitante que désirable. 

- Tu vois le banc à fessée à côté du canapé ? Tu vas aller t'y allonger.

Elle le regarda dans les yeux, prit une profonde inspiration, se leva et rejoignit rapidement le banc. Elle se positionna comme il lui semblait le plus logique, sans être certaine que c'était bien ainsi qu'il convenait de faire. Son derrière culminait et ses jambes étaient si écartées que rien de son intimité ne pouvait échapper aux regards, mais curieusement elle ne s'en sentait pas réellement gênée. Elle était en fusion avec Paul et absolument rien d'autre à ce moment ne parvenait à percer sa bulle. Maxime s'approcha et commença à lui attacher les poignets, puis les chevilles. Une dernière sangle vint immobiliser son dos. Paul lui caressait doucement la tête mais elle n'avait pas peur. Elle aurait voulu le lui montrer mais elle ne pouvait plus bouger à présent. 

- Tu vas recevoir le martinet et la cravache. C'est Maxime qui t'appliquera cette punition pour lui avoir manqué de respect à ton arrivée. Je veux que tu sois aussi courageuse qu'avec moi, c'est compris? 

Elle sourit, ce qui valait acquiescement. 

Le premier coup de martinet tomba. Elle entendit le bruit des lanières qui fendaient l'air et contracta ses muscles dans l'appréhension d'une forte douleur mais il n'en fût rien. Cela piquait, chauffait, mais n'était en rien douloureux ! Le second coup tomba et la piqûre devint un peu plus mordante. Mais la chaleur qui la suivit était toujours aussi agréable. Elle se détendit complètement et Maxime put procéder à la suite de sa fessée. Paul surveillait attentivement l'opération. Il avait indiqué à Maxime de ne fouetter que les fesses et s'assurait que cette condition était bien respectée. 
Des petits cris de douleur s'échappaient parfois de ses lèvres lorsque des lanières indisciplinées venaient terminer leur chute dans son intimité ou sur ses cuisses, mais dans l'ensemble elle trouva cette première rencontre avec le martinet et la dextérité de Maxime plutôt très agréable...

La deuxième partie de la punition ne se révéla pas aussi heureuse. Maxime s'était saisi d'une cravache à bout carré qu'il faisait virevolter dans l'air et ce seul son la terrifiait. Lorsqu'enfin le premier coup atterrit sur sa cible, la douleur lui sembla fulgurante et ses larmes se remirent aussitôt à couler. Paul s'approcha et posa sa main sur ses cheveux pour la rassurer, mais le second coup se révéla tout aussi douloureux que le premier. C'est alors que Maxime lui demanda de compter les dix prochains coups. Ce seraient les derniers si elle s'acquittait correctement de sa tâche… Ce qu'elle fit, du mieux qu'elle pouvait. Les deniers comptes se perdirent dans ses sanglots mais Maxime, magnanime, mit tout de même fin à son supplice. Les deux hommes la détachèrent et l'aidèrent à se relever. Elle avait le visage brouillé de larmes mais cherchait désespérément le regard de Paul. Et Maxime, que pensait-il ? Elle devait faire pâle figure devant les soumises qu'il côtoyait habituellement, mais était-ce là le plus important? Les deux hommes lui souriaient, ils semblaient contents et fiers d'elle. Elle avait réussi son épreuve et toutes ses larmes s'évaporèrent aussitôt pour laisser place à la joie ambiante ! 

Paul l'aida à se rhabiller et ils décidèrent de poursuivre la soirée dans un petit restaurant de la rue. Les deux hommes parlaient avec beaucoup d'animation. Elle essayait de suivre la conversation mais une grande fatigue l'avait envahie et elle n'y parvenait pas. Elle prit la main de Paul dans la sienne, posa sa tête sur ses genoux et s'endormit aussitôt. Ces premiers pas dans un club privé avait été très riches en émotion. Peut-être trop, pour elle.



mardi 17 mai 2016

Promesse (4)


Ils se trouvaient devant une petite porte banale que rien ne semblait distinguer des autres, si ce n'est une plaque discrète indiquant le nom du club. Paul frappa et la porte s'ouvrit. Un homme élégant en costume sombre les accueillit. Paul fit les présentations d'usage. Maxime, dont il lui avait parlé quelques mois auparavant, se tenait devant eux. Il paraissait beaucoup plus jeune qu'elle ne s'y attendait, plus avenant aussi. 

Son regard fit le tour de la pièce qui semblait servir à la fois de vestiaire et de bar. Rien ne semblait indiquer que l'on se trouvait dans un club privé. Cet endroit ressemblait plutôt à l'entrée d'un petit théâtre de quartier, mais peut-être avait-elle ce sentiment parce qu'elle en était plus familière. Une fois débarrassés de leur manteau, Maxime leur proposa de leur préparer un cocktail, ce qu'ils acceptèrent avec plaisir. Ils étaient seuls dans cette pièce et tout paraissait étrangement silencieux. Paul lui  glissa à l'oreille que le club était fermé pour deux semaines, le temps d'y faire quelques travaux, mais que Maxime avait bien voulu le leur ouvrir ce soir-là, à eux et à eux seuls... Cette nouvelle la soulagea et la combla de joie. Un club de jeu rien que pour eux! Une douce excitation commençait à l'envahir et, l'alcool aidant, toutes ses appréhensions s'évanouirent rapidement.

- On peut faire un tour ? demanda-t-elle à Maxime.

- D'ordinaire les gens ne s'adressent pas à moi de la sorte, Mademoiselle. Auriez-vous oublié vos bonnes manières en entrant dans ce lieu? répondit ce dernier, soudain beaucoup moins avenant. 

Interloquée, elle regarda Paul mais ce dernier restait impassible. Il semblait même légèrement amusé de la situation.

- Pardon Maxime, chuchota-t-elle, embarrassée.

- Ici, vous devez m'appeler Monsieur, ou Maître, c'est selon…

Ce Maître commençait à profondément l'agacer, mais il n'était pas question qu'elle gâche leur soirée, aussi se reprit-elle.

- Pardon, Monsieur.

- Voilà qui est mieux, lui répondit  un Maxime qui semblait avoir retrouvé le sourire. Vous pouvez visiter les lieux et en profiter autant qu'il vous en plaira. Si vous avez besoin d'instrument, sachez qu'il s'en trouve dans mon bureau, juste derrière vous…
Je serais très heureux qu'ils servent ce soir, ajouta-t-il, espiègle.

Elle prit Paul par la main et se hâta de l’entraîner dans la pièce adjacente. La première pièce dans laquelle ils pénétrèrent ressemblait à un immense salon. A première vue du moins. Des îlots de fauteuils et canapés étaient disposés, ici et là. Tout était noir et pourpre, jusqu'aux lampes! Des coussins gisaient sur les fauteuils, d'autres par terre. L'ensemble semblait très cosy, mais à y regarder de plus près, quelques éléments dénotaient un peu. Des bancs à fessée en bois d’acajou et cuir noir étaient disposés çà et là autour des canapés, un pupitre d’écolier meublait l'un des coins de la pièce, une alcôve accueillait ce qui ressemblait fort à un lit à barreaux.

Dans la seconde pièce, l'ambiance était beaucoup plus froide. Les murs étaient recouverts de parement de pierre grise. Une croix de Saint-André trônait au centre de la pièce, ce qui contribuait à l'atmosphère de cachot qui l'avait saisit en rentrant. Dans un coin se trouvait une sorte de grande cage à fauves. Elle se demanda ce que pouvait bien ressentir les personnes qui s'y étaient trouvées emprisonnées. Certaines étaient-elles prises de panique en contemplant le châtiment qui bientôt deviendrait le leur?  Un mur de cordes était érigé du sol jusqu'au plafond. A quoi pouvait-il bien servir? Elle décida de rebrousser chemin, cette pièce-là ne lui plaisait décidément pas du tout.

C'est à cet instant que Paul décida de reprendre les choses en main. Il n'avait rien dit jusqu'à présent, préférant lui laisser le temps de s'acclimater doucement à l'ambiance du lieu, mais ils n'étaient pas venus ici par hasard. Elle devait être punie et avec l'aide de Maxime, il avait imaginé un scénario un peu différent de ceux dont elle avait l'habitude...

(à suivre)

vendredi 13 mai 2016

Jour de mai


C'était tout début mai, jour de bonheur.

Il faisait gris et j'en étais déçue. J'aurais aimé lui faire découvrir la mer couleur turquoise. Elle sera plus sombre ce jour-là. 

J'étais un peu intimidée, mais pas autant je ne m'y attendais. Un dangereux hasard avait mêlé fantasme et vie réelle, et tout aurait dû s'arrêter. Mais il s'en fichait, au fond cela l'amusait. Je faisais un peu semblant de m'en vouloir, mais c'était un excellent prétexte à me punir.

Nous devions nous retrouver sur la plage. Je l'y guidais, avant qu'il ne me serre dans ses bras. Décidément, je n'arrivais pas à avoir peur. J'en ressentais peut-être une petite pointe de déception. J'aurais aimé ressentir les frissons de l'appréhension. Mais ce n'est jamais vraiment le cas quand on ne se connaît pas, n'est-ce pas? 

Arrivés à la maison, la discussion sérieuse commença. Il voulait savoir pourquoi je lui avais caché pendant quelques jours que je connaissais l'un de ses collègues, mon meilleur ami, mon confident dans ce drôle d'univers.
Je ne savais pas qu'ils travaillaient ensemble, comment aurais-je pu le deviner ? Mais quand je m'en étais aperçue, j'avais paniqué, c'est vrai. Je ne voulais créer de tort, ni à l'un, ni à l'autre. 
Je comprenais qu'il était en colère que je ne lui en ai pas parlé immédiatement, alors que j'en avais informé mon ami. Je méritais d'être punie pour cela. Mais tout allait un peu trop vite... J’étais encore dans la joie de notre rencontre lorsqu'il m'ordonna d'aller au coin. Difficile de basculer aussi rapidement d'un univers à un autre! Malgré les quelques claques qui s'abattaient sur mes fesses, je ne parvenais pas à lui obéir. C'est alors qu'il me donna un drôle d'objet constitué de plusieurs sabliers, chacun mesurant une durée différente. Je ne savais pas laquelle m'avait été attribuée, mais regarder le sable s'écouler m'aida à me calmer. Petit à petit, j'entrais dans le jeu.

Lorsque le dernier grain de sable du dernier sablier fut enfin écoulé, il me prit par le bras et me fit basculer sur ses genoux. Il me déculotta sur le champ. Je protestais. J'avais revêtu ma robe à fessée, celle dont le tissu est si épais qu'aucune claque ne peut paraître autrement qu'une caresse, et voilà qu'il réduisait en un instant tous mes artifices à néant! Mais il n'en avait cure, comme il s'en fichait pas mal d'admirer la culotte que j'avais passé des heures à choisir. Les claques s'abattaient sans répit avec une force que je n'avais encore jamais expérimentée. Il était intransigeant. J’avais beau protester, rien ne semblait pouvoir mettre un terme à l'orage qui se déchaînait. Je m'agrippais à ses mains, j'essayais tant bien que mal de protéger mes fesses, je tentais de l'apitoyer sur mon sort, mais il continuait, encore et encore… Je savourais sa volonté sans faille, même si j'aurais apprécié quelques instants de répit dans ce déluge de claques.

La fessée terminée, je suis restée de longues minutes lovée dans ses bras, mes mains effleurant sa nuque, les siennes se perdant dans le secret de mon intimité. Nos lèvres s'effleuraient parfois, sans que nous n'allions plus loin. Ni l'un ni l'autre n'en ressentions le besoin. 

Il y eu beaucoup d'autres fessées ce jour-là. Il n'utilisa pas que ses mains. J'avais les fesses en feu, mais je n'avais pas vraiment mal. Que faut-il donc pour que j'ai mal? Je n'avais pourtant jamais reçu de fessée aussi forte que celles qu'il m'offrait.

Le soir venu, j'ai jeté un coup d'œil dans le miroir. Mes fesses étaient écarlates. J'admirais le travail. .. La couleur recouvrait chaque parcelle de mes globes, sans jamais déborder sur les cuisses ou ailleurs. Un véritable travail d'artiste !

Je me suis couchée et ai fermé les yeux. Seule dans ma bulle, je caressais mes fesses encore brûlantes. J'aime passionnément cette sensation que quiconque n'a jamais été fessé ne peut comprendre.

Le lendemain, je me réveillais avec toujours la même impression, comme si la fessée venait juste de se terminer. Je jetais un nouveau coup d'œil dans le miroir. Mes deux globes étaient entièrement violets, pas un seul centimètre carré n'y échappait. Je touchais la surface avec précaution, mais ce n'était pas douloureux. Il suffisait de ne pas appuyer trop fort. 

Il en sera ainsi pendant quelques jours, qui se révélèrent délicieux puisqu'il me suffisait de fermer les yeux pour avoir l'impression fugace de revivre la fessée. 

Ensuite ne subsistera que quelques traces noires, qui finiront par s'évanouir elles aussi, emportant avec elles le souvenir de cette rencontre.

C'était tout début mai, jour de bonheur.

jeudi 12 mai 2016

Promesse (3)


Il était presque 19h lorsqu'elle regagna l'appartement, les bras chargés de victuailles. Elle jeta un petit coup d’œil rapide dans toute les pièces et réalisa que ses craintes étaient infondées. Il n'était pas encore rentré. Il ne lui restait plus qu'à ranger le désordre et faire la vaisselle, et tout serait parfait pour l'accueillir dignement ! 

Une heure plus tard, l'appartement avait repris son aspect habituel. Tout était propre et bien rangé. Le magnifique bouquet de fleurs rouges ornait le centre de la table à manger. Il ne lui restait plus qu'à ranger son manteau, qu'en arrivant elle avait négligemment jeté sur le dossier du canapé. Fière d'elle, elle regagna l'entrée, ouvrit le placard, lorsque son sang se glaça. La valise de Paul, rangée là, semblait la narguer. Le cœur battant, elle se précipita dans la salle de bain pour faire le même constat. Ses affaires de toilette avaient rejoint les siennes sur la tablette ! 

Triste et dépitée, elle regagna la chambre et s'assis sur le rebord du lit. Elle savait qu'elle avait mérité une bonne correction, mais ce qui la rendait profondément triste n'était pas là. Elle l'avait déçu, encore une fois elle ne s'était pas montrée à la hauteur de ce qu'il attendait d'elle. Sa punition à venir n'avait guère d'importance. Elle la souhaitait à présent, sans doute encore plus ardemment que lui. 

Paul arriva à l'appartement quelques instants plus tard. Elle l'entendit entrer mais ne bougea pas. Elle ne se sentait pas encore prête à affronter son regard et lorsqu'il pénétra dans la chambre, c'est tête baissée qu'il la trouva. Sans dire un mot, il s'assit à côté d'elle et souleva légèrement son menton pour déposer un baiser sur ses lèvres. Elle lui sourit, enfin.

- Je suis vraiment désolée, tu sais.

- On verra cela plus tard, si tu le veux bien, ce soir j’ai d’autres projets.

- Mais… 

- Dépêche-toi de te préparer, nous sommes attendus. Mets ta petite robe noire.

- Ma robe à fessée ???

- Oui !

Elle n'y comprenait décidément rien. Pourquoi voulait-il qu'elle revête sa robe à fessée s'il ne souhaitait pas la fesser sur le champ ? 

Ne voulant pas le contrarier davantage, elle se dépêcha d’enfiler cette petite robe noire qui mettait si bien en relief la cambrure de son dos et s’empressa de le rejoindre dans le salon. 

- Où doit-on aller ?

- C'est une surprise !

- S’il-te-plait… 

- Tu te souviens de Maxime ?

- Ton copain qui possède un donjon ?

- Un club privé, oui. Tu m'avais fait promettre de t'y emmener un jour…

Elle blêmit. Elle avait dit ça, c'est vrai, mais c'était un jour où elle se sentait l'âme bravache et avait envie de l'impressionner. En vérité, elle n'était pas du tout à l'aise avec cette idée, et même complètement terrifiée. Elle méritait une bonne correction, mais être exhibée publiquement, fouettée ou elle ne savait quoi encore. Non, tout cela était bien au-dessus de ses forces ! 

- Allez viens, lui dit-il en la prenant par la main. 

(à suivre)