mardi 9 août 2016

Mon autre



                         Mon autre est un joueur de violoncelle,
                         qui joue sans nul autre pareil, 
                         pour que nos émotions s’éveillent.

                         Mon autre aime l'improvisation.
                         Nous jouons toujours sans concession,
                         sans même que nous nous concertions,
                         sans jamais que nous ne répétions,
                         nos corps à corps harmoniques.

                         Mon autre est mon meilleur ami, 
                         celui qui toujours me ravit.
                         Il connait mes défauts par cœur,
                         mes ailleurs, mes joies et mes peurs.

                         Il m'offre la plus belle des libertés,
                         celle d'être moi-même, sans ambiguïté, 
                         sans retenue, sans peur d'être mal perçue,
                         sans crainte aussi de prendre le dessus.

                         S'il m'arrive de commettre une erreur,
                         emportée dans la chaleur et l'ardeur,
                         je reçois aussitôt une fessée
                         de sa main aimante, donnée.

                         Cet homme est un virtuose,
                         de nos corps, de nos âmes en osmose,

et de l'aimer, j'ose...


mardi 2 août 2016

Jour d'anniversaire


C'était le jour de son anniversaire et je voulais lui offrir un beau cadeau.

Dans notre relation, c'est lui qui me donne la fessée. Je lui donne parfois quelques claques en retour, mais rien qui ne s'apparente à ce qu'il m'offre avec tant de bonheur. Mais je sais qu'il aime recevoir la fessée lui aussi et je voulais qu'il garde de ce jour d'anniversaire un souvenir très spécial...

J'avais commencé les préparatifs quelques jours auparavant, en m'appliquant à créer ce petit climat d'appréhension qu'il savait si bien construire lui-même. J'avais une manière bien à moi d'évaluer les fessées d'anniversaire. Il la connaissait, nous en avions discuté quelques semaines auparavant. J'avais le pressentiment que si je me contentais de lui donner le nombre de claques correspondant  à son âge, il en aurait été déçu. Mais si nous procédions à ma manière, cela faisait plus de mille claques ! Il me semblait impossible d'en recevoir autant, tout comme il me semblait impossible d'en donner autant ! Mais j'avais envie qu'il connaisse ce doux frisson qui nous amène à parlementer, à négocier à la baisse la sentence, comme j'adore le faire moi-même quand il me promet une fessée magistrale.

Le jour où le verdict tomba, il ne marqua aucune surprise, aucune appréhension... et bien sûr aucune supplication à la clémence ne sortit de sa bouche. J'en fût un peu déçue, non pas pour moi mais pour lui car moi, j'adore ce moment-là. Mais force est de reconnaître que nous sommes différents dans notre relation à la fessée. Il aime la recevoir mais reste toujours maître de la situation, alors que j'adore m'y sentir soumise, vaincue.

A l'inverse de lui, je commençais à m'inquiéter. C'était une chose que de fanfaronner en promettant plus de mille claques, c'en était une autre que de les donner. La première chose qui m'effraya était de devoir compter. Je n'aime pas compter, et jusque là ça promettait d'être un calvaire ! Je me décidais à lui en parler, en me disant que forcément il admettrait que cela était impossible... mais non, il se contenta de me rassurer en me disant que c'était lui qui compterait.
La deuxième chose qui m'angoissait, mais celle-là je la gardais secrète, était de savoir comment j'arriverais à donner autant de claques. Je ne suis pas une fesseuse et n'ai pas ce fantasme en moi qui permet d'aller au-delà de la douleur physique, or plus de mille claques, ça fait mal, aux mains tout autant qu'aux fesses! Je décidais d'emporter avec moi quelques instruments, en espérant de tout mon cœur que tout se passe bien…

J'étais donc là, assise sur le lit où j'avais disposé quelques présents, attendant sagement qu'il entre dans la chambre. Quand il vit les petits paquets, il m'en tendit un, lui aussi. Ce n'était pourtant pas mon anniversaire, mais il n'y avait pas plus gentil et plus attentionné que lui !

Une fois les cadeaux ouverts et les remerciements échangés en un long et tendre baiser, le moment tant attendu arriva. Je me levais et me dirigeais vers les instruments que j'avais posé sur la table (deux brosses, larges et solides, bien plus redoutables que celle qui s'était cassée sur mon derrière lors de notre précédente rencontre, et un martinet qu'il affectionnait tout particulièrement… ) lorsqu'il me retint par le bras et prit mon visage entre ses mains, comme il le faisait souvent, parfois pour m'embrasser, parfois pour me réprimander, parfois tout simplement pour me regarder…

- Aujourd'hui c'est mon anniversaire et tu devais me donner une fessée. Mais tu t'es montrée particulièrement indisciplinée la dernière fois que nous nous sommes parlé et tu comprendras que je ne peux laisser passer cela ! Aussi, c'est toi qui va recevoir la fessée…

Je souriais, amusée et profondément émue. Cet homme était le plus attentionné qu'il puisse exister. Il avait parfaitement perçu mes appréhensions, mes doutes, et il essayait de m'offrir ce que je voulais lui offrir sans que je m'en sente coupable... Je lui demandais ce que j'avais bien pu faire pour me montrer indisciplinée et il me présenta la liste de toutes mes fautes, qu’il avait réellement établie pendant que nous discutions. C'était farfelu et très drôle, et c'est en riant que je me retrouvais allongée prestement sur ses genoux.

- Je ne sais pas encore si je te donne une fessée érotique ou une fessée punitive... Tout va dépendre de ta culotte, si elle me plait ou pas… 

- Mais elles ne te plaisent jamais, mes culottes ! 

C'est vrai, il est particulièrement difficile en matière de sous-vêtement et je n'avais pas encore compris ce qui pouvait le satisfaire. C'est donc avec une petite pointe d'appréhension que je le sentis soulever ma jupe... et avec un profond étonnement que je l'entendis marquer sa satisfaction devant ma petite culotte noire à dentelle et rubans enlacés. J’avais gagné une fessée érotique, ma joie redoubla !

En parfait maître de l'exercice, il me prodigua quelques douces caresses entremêlées de claques avant d'entrer dans le vif du sujet. Les claques qu'il m'asséna alors n'avaient plus rien à voir avec celles d'une douce fessée et je ne fus pas longue à laisser échapper quelques gémissements... 

- Je préfère entendre cela, j'aime quand tu te plains !

Et il continua, sourd à mes jérémiades… 

Quand il décida qu'une pause était la bienvenue, un sursaut de rébellion me gagna. 

Non, pas question, je n'irai pas au coin ! 

Une avalanche de claques me convainc rapidement du contraire, mais je ne m'avouais pas vaincue pour autant. Une fois à genoux et au coin, pas question de lui obéir! Mais, une fois encore, la brûlure du martinet réussit à me persuader qu'une attitude plus conciliante était préférable... 

Après avoir repris place sur ses genoux, les choses sérieuses commencèrent. Il prit en main la première brosse, la plus lourde des deux. Après quelques petits coups pour en mesurer l'effet, il entreprit de me punir avec. Je ne riais plus et, quand ma main tenta de s'interposer, c'est d'un ton sec et sans appel qu'il m'ordonna de la retirer. Il frappait méthodiquement, plusieurs coups sur une fesse, puis plusieurs coups sur l'autre. Quand je lui disais que ça faisait mal quand plusieurs coups tombaient successivement au même endroit, il me répondait que c'était précisément l'effet qu'il souhaitait. Son intransigeance m'amusait beaucoup. Elle me donnait envie de lui, terriblement, mais le moment n'était pas encore venu… 

Il essaya ensuite l'autre brosse, un peu moins large mais dotée d'un manche beaucoup plus long qui lui permettait plus de vitesse. Cette brosse-là était incontestablement la plus douloureuse et j'en ressentis les effets au plus profond de moi-même... Quand je cessai enfin de me débattre et de me plaindre, il estima qu'il était temps de mettre fin à ma punition et de passer à une toute autre forme de câlins, beaucoup plus intimes...

Quelques heures plus tard, alors que nos corps rassasiés s'offraient quelques minutes de repos, je saisis le martinet et pus enfin lui offrir son cadeau d'anniversaire. Il aimait le martinet, c'était évident mais à la longue quelque peu frustrant puisque je n'arrivais pas à lui soutirer le moindre gémissement... Je me saisis alors de la brosse, la deuxième, celle qui faisait le plus mal, et lui assénais la série de coups convenue. Je m'apprêtais à utiliser l'autre brosse lorsqu'il me demanda d'arrêter. On était bien loin des plus de milles coups prévus ce jour-là...

Quand nous refîmes l'amour pour la dernière fois avant de nous séparer, je lui donnais quelques dernières claques sur les fesses qui le firent exploser en moi. 

Ce n'était pas mon anniversaire ce jour-là, mais je reçu pourtant les plus beaux cadeaux que l'on puisse rêver...