jeudi 27 octobre 2016

Les grands boulevards


Il faisait nuit. Nous venions de passer quelques jours ensemble, des journées à discuter, à s'embrasser, à faire l'amour… 
Il dit souvent que je suis trop bavarde et  cela m'amuse puisqu'il l'est encore plus que moi! Quand nous sommes ensemble, aucun silence ne vient jamais voiler ces instants de gêne où l'on ne sait que se dire. Nous parlons, tout le temps. Sauf quand nous nous embrassons. Sauf quand nous faisons l'amour. Sauf quand il me serre dans ses bras, que je repose ma tête contre sa poitrine et me laisse bercer par les battements de son cœur. 

Cette nuit-là, donc, nous étions dans la voiture et nous discutions. Après des jours d'ébats et de jeux cuisants, nos corps et nos esprits étaient parfaitement détendus, heureux. Je conduisais, tranquillement, nous étions très en avance, lorsque la sonnerie du téléphone retentit dans l'habitacle. Le numéro qui s'affichait sur l'écran du GPS m'était inconnu, aussi je pris en main mon téléphone pour voir le nom du correspondant. 

« Ce que tu viens de faire est inacceptable ! Je veux que tu t'arrêtes sur la prochaine aire d'autoroute, tu as bien compris ? Je n'en reviens pas que tu fasses cela, toi qui est toujours si à cheval sur la sécurité ! »

Il avait parlé d'un ton sec et autoritaire qui tranchait brutalement avec la douceur qui régnait dans l'habitacle quelques instants auparavant. Je ne savais pas s'il était sérieux. Pensait-il réellement que je méritais une bonne fessée (je n’avais aucun doute sur le genre d’activité qu’il prévoyait d’engager sur l’aire d’autoroute en question) ou voulait-il simplement jouer pour occuper l'avance considérable que nous avions, fruit de ma crainte viscérale d'être en retard? 
Quand il lançait le jeu, il était impossible de deviner s'il était sérieux ou pas, tant son intransigeance était toujours sans faille. Ses gestes, parfois, contredisaient ses mots lorsqu'il s'amusait à caresser le terrain qu'il s'apprêtait à embraser. Mais son discours, lui, ne déviait jamais! C'était vraiment une chose qui m'épatait en lui, une chose qui m'émerveillait et m'excitait tout à la fois. Quel que soit les arguments que je pouvais avancer pour essayer d'infléchir sa volonté, rien n’y faisait, il trouvait toujours le contre-argument pour rendre vains tous mes efforts. Et même si j'adorais perdre à ce jeu-là, je n'abandonnais jamais la partie! Nos fessées étaient de véritables pièces de théâtre. Indignation, protestation, négociation, apitoiement, nous parcourions toujours toute la gamme… jusqu'à ma reddition!

Mais ce soir-là, je ne savais s'il jouait où s'il était réellement en colère. Le silence régnait dans l'habitacle, chacun perdu dans ses pensées. Je le regardais en coin mais son état d'esprit m'était indéchiffrable. J'hésitais, entre envie et crainte, mais nous approchions de Rouen et il n'y avait plus d'aire d'autoroute sur notre chemin. Je le lui expliquais mais je ne savais s'il me croyait ou s'il pensait que j'essayais de me défiler.

Arrivés dans l'agglomération, j'hésitais à m'arrêter sur le parking d'un centre commercial, désert à cette heure mais je n'en avais aucune envie. C'était glauque et je ne voulais pas être fessée dans un tel endroit.

Quelques minutes plus tard, nous avions atteint le centre-ville où je me garais sur un grand boulevard. Lorsque je retirai la clé de contact, il m'attrapa par le bras et fit mine de vouloir me donner quelques claques sur la jupe.

« Non, on sera mieux derrière ! »

Je n'avais encore jamais été fessée dans une voiture et je n'avais aucune idée si cela était réalisable ou pas, mais je faisais preuve d'une telle détermination apparente qu'il se laissa entraîner à l'arrière du véhicule sans protester. Il prit place et je m'allongeai sur ses genoux, en me disant que ma voiture était décidément parfaite... exactement à ma taille !

Il commença à me réprimander sur mon comportement dangereux, tout en soulevant ma jupe et en me déculottant. Je frissonnais. Etait-ce l'effet de son courroux, de l'air frais qui circulait à présent sur mes fesses, ou de la possibilité que n'importe-qui puisse nous voir ? 
Les claques commencèrent à tomber, ni trop fortes, ni trop douces, parfaites pour un instant qui l'était tout autant! Je me sentais en sécurité, mon corps collé tout contre le sien, et me laissais griser par cette possibilité insensée que l'on puisse nous observer en secret. Parfois, je fermais les yeux et laissait cette vision s'évanouir dans l'obscurité bienveillante qui m'enveloppait.

Quand un passant s'approchait trop prêt de la voiture, il arrêtait de me fesser. Parfois même, il rabattait ma jupe et la peur que la fessée s'arrête venait me pincer l'estomac. Mais une fois l'importun éloigné, la fessée reprenait tous ses droits...

Cette situation était aussi excitante qu'incongrue. Elle marquait notre complicité, notre confiance l'un dans l'autre, notre capacité à vivre nos rêves les plus troublants en toute sécurité.

Plus tard, alors que nous marchions sur le boulevard, il me murmura à l'oreille :

« Tu dis souvent que je t'épate par mon intransigeance, mais ce soir c'est toi qui m'a épaté. Jamais je n'aurai imaginé que tu acceptes de recevoir une fessée en plein boulevard ! »

Aurais-je pensé qu'il le ferait ?

mercredi 19 octobre 2016

Le rouge et le noir

Voici un texte non pas écrit par moi mais par celui qui fait battre mon cœur plus fort qu'aucun autre avant lui, et qui retrace l'un de ces instants d'amour et de complicité que nous aimons tellement partager ensemble...


La fessée appelle la lumière. Sans lumière, comment apprécier le rougeoiement progressif du popotin, les ondulements du cul, les soubresauts de la croupe, la cambrure de l'arrière-train ? Sans lumière, comment percevoir le désir et la crainte dans l'œil de la chipie avant la punition ? Comment voir son corps se courber sur vos genoux avec toute la confiance que donne une complicité partagée ? Comment goûter au plaisir de lentement retrousser l'insolente en admirant le déroulé du tissu sur ses cuisses ? Comment apprécier d'un œil critique et concupiscent sa petite culotte en dentelle que l'on s'empresse de baisser ? Comment jouir du déshabillage qu'on impose ensuite, martinet en main, à sa victime avant de l'envoyer au coin, entièrement nue ?

Bref, pour moi, la cause était entendue : une fessée se donne en plein jour, à l'extrême rigueur dans une légère pénombre. Mais Amandine, qui semble s'être fixé comme mission de chambouler mes certitudes (et toute ma vie, soit dit en passant), m'a fait connaitre l'impensable, l'inimaginable, l'incroyable, l'irréalisable : donner une fessée dans le noir complet.

Pour la première fois, nous passions la nuit ensemble, et qui plus est, chez elle. Pour deux êtres à l'orée d'une relation amoureuse, c'est impressionnant. Une chose est de s'étreindre (et de se fesser) en plein milieu de l'après-midi dans l'anonymat d'une chambre d'hôtel, une autre est de plonger dans l'intimité de l'autre, et pas seulement dans son sexe, toute une soirée, une nuit, un matin. On ne partage pas seulement le désir et le plaisir, mais des prosaïques détails du quotidien. On ne joue plus au Don Juan dominateur et à la femme fatale faussement soumise, on se présente tel que l'on est, tout simplement.

"J'adore être réveillée par une fessée en pleine nuit", m'avait dit Amandine depuis longtemps. Et je crois bien qu'elle l'avait aussi écrit dans ce blog maintenant vénérable (car ne nous cachons pas la fesse, pardon la face, les Errances sont une institution dans le petit monde de la fessée). Je me l'étais tenu pour dit, et avais la ferme intention de la contenter sur ce point, et de la plus cuisante façon.
Aussi, quand vers 4h00, j'ouvris par hasard un œil, au lieu de le refermer aussitôt, la coquine et impérieuse idée de gratifier Amandine de sa fessée nocturne revint dans mon cerveau encore ensommeillé. J'ouvris donc avec ardeur, et déjà une pointe de sadique jubilation, ma seconde paupière. Mais là je découvris ce que je n'avais pas vraiment perçu lorsque nous nous étions endormis blottis l'un contre l'autre : il faisait noir dans cette chambre au delà de l'entendement !

Les chambres que j'avais pu connaitre dans ma longue vie étaient le plus souvent dotées de volets avec des persiennes laissant filtrer la lueur de la lune ou des réverbères. En tout cas, les chambres où je m'étais livré à de lubriques activités... Mais volet et porte amandiniens ont la caractéristique d'être hermétiquement clos et de ne donner aucune chance d'effraction au plus petit rai de lumière. Je tentais un truc venant de mon enfance pour tenter de percer l'obscurité : fermer et ouvrir les yeux plusieurs fois de suite. Peine perdue. Je me résignais donc à opérer à l'aveugle.

Il me fallait d'abord récupérer l'objet de ma convoitise, en l'occurrence Amandine, qui au fil de la nuit avait quitté mes bras pour se réfugier à l'autre bout de son grand lit. Je réussis à effleurer son corps tout chaud (au sens propre, car, de son propre aveu, elle est une véritable bouillotte la nuit, conséquence, je suppose, du sang chaud qui coule dans ses veines). Ce travail de reconnaissance accompli, un scrupule me saisit : aurais-je le cœur de réveiller sans crier gare cette nymphe, plongée dans un sommeil aussi profond qu'attendrissant, par de vigoureuses claques sur la partie charnue, et si désirable, de sa délicieuse anatomie ? Aussi impitoyable que je puisse être en plein jour, ce m'était impossible dans la profondeur de la nuit.

Résolu à agir avec une douceur inhabituelle, je retirai avec précaution la couette, et soulevai la petite nuisette dans laquelle, m'étais-je dit la veille, Amandine était si sexy qu'elle aurait défroqué un couvent entier de moines intégristes ou fait renoncer au jihad une armée de fanatiques barbus. Puis je déposai sur son séant quelques petites tapes du bout des doigts, qui provoquèrent chez l'intéressée un petit soupir d'aise. Ne sachant si elle faisait en fait semblant de dormir, ou si l'extrême sensibilité de son joli fessier expliquait un si prompt réveil, je me hasardais à lui envoyer des tapes plus hardies, ce qui eut pour effet d'amplifier le soupir de la belle.
Retrouvant alors les gestes que la dure obligation de remettre Amandine dans le droit chemin m'oblige si souvent à accomplir, je l'installais en travers de mes cuisses, et transformais les tapes un peu pusillanimes en claques dignes de ce nom. Les soupirs prirent de l'ampleur, ce qui me rassura, car rappelez-vous, je devais m'acquitter de ma noble tâche dans le noir complet, en ne pouvant me guider qu'à l'ouie.

Je passerai plus vite par pudeur sur la suite des événements que vous pouvez aisément deviner.... Je dirai simplement qu'Amandine me fit alors le magnifique cadeau d'exprimer son plaisir avec une intensité que je ne lui avais jamais connu, l'état de demi-sommeil lui offrant un abandon incomparablement plus grand que dans la journée. Car, lecteurs attentifs du blog, ne prenez pas au pied de la lettre les enthousiasmes d'Amandine sur mes capacités viriles : il ne vous a pas échappé qu'elle a une tendance certaine, lorsqu'elle s'installe à son clavier, à tout repeindre en rose... Mais cette nuit là, j'eus vraiment la merveilleuse sensation de réussir à faire vibrer profondément son corps, et je l'espère, son cœur. En tout cas, elle me fit pour sa part vibrer encore plus que d'habitude, et ce n'est pas peu dire !

Un peu plus tard, lorsque encore étourdis, nous reprenions nos esprits, Amandine alluma la lumière au moment même où, sans rien dire, je souhaitais qu'elle le fit. La vue de son adorable cul me confirma alors que le rouge et le noir, finalement, allaient très bien ensemble...

samedi 8 octobre 2016

Les indiscrétions d'un sablier


Lorsqu'il m'a choisit au magasin, j'étais plutôt content. J'en avais marre de me faire tripoter le ventre par des mains plus ou moins propres qui n'arrivaient même pas à me faire tourner la tête!
Quand le type s'est pointé, je pensais qu'il s'était égaré. Dans ce magasin, les hommes ne s'intéressent généralement qu'à l'astronomie ou à la randonnée, mais le thé, ça non! Alors de là à ce qu'il me choisisse, j'en revenais pas. C'était mon jour de chance! Mais à la caisse, ils m'ont mis dans une pochette cadeau et j'ai réalisé que c'était peut-être pas le gros lot que j'avais tiré. C'est vrai, je ne savais pas à qui on allait m'offrir...

Je ne revis le jour que quelques jours plus tard, au terme d'un long voyage. Une petite brune aux cheveux bouclés me regardait, étonnée. Dès ma première coulée de sable, je tombais sous le charme de ce mélange de fragilité et de sa détermination qui semblait se dégager d'elle. Le type, celui du magasin, écrivait des chiffres sur des bouts de papier : 1, 3, 5 et infini (ça vous en bouche un coin qu'un sablier connaisse le signe infini, n'est-ce pas ?). Amandine, parce qu'elle s'appelle Amandine, lui a demandé si ce n'était pas un peu présomptueux mais le type a lu à haute voix : 1, 3, 5 et indéfini. J'ai bien vu qu'Amandine se mordait les lèvres pour ne pas lui dire que le signe qu'il avait inscrit voulait dire "infini" et non "indéfini", mais elle n'osait pas lui dire. Moi, je le lui aurais bien crié à la figure, mais je ne pouvais pas parler, seulement regarder le visage déçu de cette Amandine quand le type lui a dit que cela allait déterminer le temps qu'elle allait rester au coin. J'ai eu l'impression qu'elle attendait autre chose, mais quoi? Elle est allée au coin et il m'a posé à côté d'elle.
Je ne vous l'ai pas encore dit mais je ne suis pas un simple sablier, je suis la Rolls des sabliers! Je suis triple, je mesure 1 minute, 3 minutes et 5 minutes.
Le type m'a retourné et Amandine a attendu. Elle avait beau exprimer son ennui (très gentiment parce qu'elle ne savait pas trop à qui elle avait affaire), rien n'y faisait et ce n'est que lorsque le dernier grain de sable de mon ventre "5 minutes"est tombé qu'il est venu la chercher et l'a tiré par le bras vers le salon. Je ne pouvais pas voir ce qu'il se passait là-bas, mais je peux vous dire que le bruit des claques sur sa peau nue ne me laissait aucun doute. Elle a reçu une sacrée fessée, Amandine! Je me désolais de ne rien pouvoir voir. J'aurais tellement aimé les voir, les fesses d'Amandine. Toutes rouges surtout!

Les jours ont passé, les semaines aussi, les mois peut-être... J'amusais souvent ses invités, les enfants comme les adultes, mais Amandine, elle, me regardait toujours avec un petit air triste et cela me déchirait le sable. Et puis un nouveau type arriva et son visage s'illumina. J'aimais la voir ainsi Amandine, si heureuse! Ils allaient souvent dans la chambre, et là je ne pouvais rien voir ni rien entendre de ce qu'il s'y passait, mais elle revenait souvent toute nue pour chercher un verre d'eau. Quel spectacle, je ne l'avais jamais vu toue nue Amandine! Et ses fesses étaient tout le temps toutes rouges! Décidément, je l'aimais beaucoup, ce type...

Un jour, alors qu'ils étaient en train de déjeuner, le type est venu me chercher. Je savais pas trop ce qu'il me voulait mais quand il m'a posé par terre à ses pieds et qu'il a pris Amandine par le bras et l'a allongé sur ses genoux, je me suis dit que c'était peut-être la chance de ma vie! Bingo, il l'a déculottée sur le champ en lui disant qu'il voulait mesurer la durée idéale d'une fessée. Elle n'a pas pipée, elle était trop heureuse... Moi aussi, vous pensez bien! Au début, il la fessait tout doucement et elle, elle riait et le taquinait. Du coup, il a augmenté la force des claques. Les fesses d'Amandine commençaient à rougir et j'étais aux anges! Elle aussi, mais c'est qu'elle est fière Amandine, alors elle n'arrêtait pas de lui donner des arguments pour qu'il arrête de la fesser. Heureusement, le type ne s'en laissait pas compter! Je lui attribuerais même l'oscar du meilleur acteur, parce que c'était quand même assez incroyable, tous le contre-argument qu'il trouvait à lui opposer! De là où j'étais, je voyais bien qu'Amandine était excitée, émue, qu'elle perdait pied, peu à peu... Alors j'essayais de retenir au maximum mes grains de sables. Je prenais une grande inspiration et serrais mon ventre aussi fort que je le pouvais, mais je ne parvenais pas à tout retenir et quand mon dernier grain de sable est tombé, la fessée s'est arrêtée. Amandine n'a pas tout de suite réalisé que c'était fini, elle est restée un petit moment allongée sur les genoux de son amoureux et j'ai pu me rincer le sable toute à ma guise devant ce beau spectacle.

Quand ils se sont relevés, les deux amants se sont embrassés à pleine bouche et c'est là qu'Amandine s'est rendue compte que les fenêtres qui donnaient sur la cour étaient grandes ouvertes. Elle est devenue toute blanche parce que les artisans qui travaillaient chez sa voisine étaient montés sur la verrière pour mieux regarder ce qu'il se passaient chez elle. Elle a vite refermé les fenêtre mais c'était trop tard! Depuis, chaque jour, lorsqu'elle croise les artisans dans la cour, elle rougit, Amandine. J'aime bien là voir ainsi, les joues roses, mais j'espère que je pourrai à nouveau voir ses autres joues rougir, elles aussi... Vivement que son amoureux revienne !

jeudi 6 octobre 2016

Douceur d'automne


Une douce chaleur avait envahi la Normandie, comme il était rare, même en été. Cette douceur appelait à l'amour, incontestablement, mais j'étais malade, ou plutôt je l'avais été. Il s'était inquiété, peut-être même l'était-il encore un peu, et il voulait juger par lui-même de mon bon rétablissement. Il me taquinait souvent en me parlant de ses méthodes thérapeutiques, un peu particulières mais très efficaces. Je me doutais bien qu'il n'avait en tête aucune de ces obscures potions dont raffolent les adeptes de médecines douces, mais quelque chose de bien plus cuisant...

Nous nous étions retrouvés à la gare. C'était ma toute première sortie depuis des semaines, elle me faisait du bien. Il me trouva plus en forme qu'il ne s'y attendait et en fût agréablement surpris. Nous étions tellement heureux de nous revoir ! 

Comme il faisait très beau, nous décidâmes de regagner la maison par le port puis par la plage. Il aime bien regarder les chalutiers, les bateaux marchands. Je leur préfère les bateaux de loisirs. Travail ou vacances ? Dans notre bulle, la question ne se posait pas. 

Cette promenade, main dans la main, était très agréable mais avait eu raison de mes dernières forces. Arrivés chez moi, j'étais épuisée. Il me prit dans ses bras et me guida jusqu'à la chambre et m'allongea précautionneusement sur le lit. Il m'embrassa et laissa courir ses doigts sur mon dos, sur mes fesses, le long de mes jambes, avant de m'embrasser à nouveau avant de reprendre ses caresses, en instant plus longuement sur mes fesses. Mon corps se cambrait, appelant à plus, mais il ne voulait rien brusquer. Il se contentait de réchauffer mon corps, tout en douceur, distillant de petites claques avec beaucoup de prudence. Nous étions bien loin de nos jeux habituels où il commençait toujours ma fessée par une salve bien sentie à travers laquelle il reprenait possession autant de mon corps que de mon esprit ! 
Ce jour-là, la douceur de ses gestes me déstabilisait un peu. N'avait-il plus envie de moi? Ses baisers chassaient rapidement tous mes doutes. Petit à petit, une douce chaleur se propageait, de mes fesses à mon sexe, laissant jaillir cette douce moiteur qui ne lui laissait aucun doute sur l'efficacité de son traitement. Il était sur la bonne voie! Il accentua un peu la force des claques, leur fréquence, et lorsqu'il jugea qu'il était mûr à point, le fruit fût consommé, tout en douceur…

Nous passâmes la journée sous la couette, malgré le soleil, malgré la beauté du paysage qui nous tendait les bras. Pour la première fois, il me parla de lui, de sa vie, de ses goûts, de ses doutes et de ses aspirations, de ce qu'il ressentait pour moi...

Cette journée marqua un tournant dans notre relation et restera sans doute à jamais dans notre mémoire comme l'une des plus douces.