mercredi 30 novembre 2016

Franchir le pas


Rencontrer pour la première fois un partenaire de jeu n'est pas chose facile. Il faut vaincre sa peur et sa pudeur...

Vais-je aimer cela ou avoir trop mal ? L'homme avec qui je discute sur le net est-il réellement celui qu'il paraît être ? N'abusera-t-il pas de ma vulnérabilité ?

Dans cette vidéo, la belle Samatha Woodley joue le rôle d'une jeune femme qui se décide enfin à rencontrer l'homme avec lequel elle discutait sur le net depuis deux longues années...

Je trouve cette vidéo globalement assez réaliste. Peut-être aidera-t-elle celles qui hésitent encore à franchir le pas ? 


Pour ceux qui ne voient pas la vidéo (notamment les utilisateurs d'appareils mobiles), vous pouvez voir la vidéo en cliquant ici.

lundi 28 novembre 2016

Cuisantes retrouvailles


Nous avions convenu de nous retrouver gare Saint-Lazare. 

- Je t'attendrai au bout du quai.

J'avais hâte de le retrouver mais voulais aussi savourer ce moment, le "juste avant", celui où tout est encore possible, imaginable, souhaitable...  L'amour se rêve, s'imagine, se savoure, jamais il ne se presse. 

Arrivée au bout du quai, je ne le reconnus pas immédiatement. Il était allé chez le coiffeur et sa nouvelle coupe lui donnait un air plus juvénile auquel il fallait que je m'habitue. Le problème des relations épisodiques est qu'il faut à chaque fois se réhabituer l'un à l'autre, même si cela se fait somme toute assez rapidement.

Un baiser sur mes lèvres, une main autour de ma taille…

- Viens, il faut que je te montre quelque chose ! 

Un festival photographique s'exposait en plein hall, et l'une des photographies semblait un clin d'œil à nos retrouvailles.


Un sourire complice, un baiser langoureux, et nous reprîment notre marche vers notre destin du jour. 

Il avait réservé une chambre dans l'un des plus prestigieux hôtel de la capitale, le genre que seuls les couples illégitimes peuvent se payer grâce à Dayuse.

La chambre qui nous avait été attribuée était finalement assez petite et il en parut très déçu. Moi, je ne l'étais pas du tout ! Elle était petite mais très confortable. Surtout le lit ! Royal ! Et j'étais crevée…

- Tu veux sortir ? 

Quand j'étais malheureuse, que je me sentais seule et délaissée (ne fréquentez jamais un homme marié si vous êtes vous-même célibataire !), je lui reprochais de n'être pour lui "qu'une simple paire de fesses". C'était en partie vrai, je ne me leurre pas... Mais en partie seulement ! La psychologie des hommes infidèles est très complexe... Toujours est-il que ce jour-là, il avait à cœur de me prouver que j'avais tort et nous avions décidé, avant tout acte de luxure, de profiter du beau temps et des merveilles de la capitale pour nous balader ou visiter une exposition.

Mais voilà, j'étais fatiguée et le lit vraiment confortable…

- Non, je voudrais me reposer d'abord.

Je voyais bien qu'il était ennuyé, qu'il ne savait pas trop quoi faire. Il passait sa main sur mes cheveux, sur mon dos, effleurait très légèrement mes fesses mais n'osait pas aller plus loin. Quand il se releva, je m'exclamais :

- Ah non, tu ne peux t'arrêter là ! 

Il sourit et revint près de moi. Il devait me trouver déboussolante, pénible, ce genre de fille qui ne sait jamais ce qu'elle veut ! Je lui avais fait des reproches que je ne pensais pas, parce que j'avais besoin de justifier ma tristesse, parce que je ne pouvais pas lui reprocher d'être marié et d'en aimer une autre, parce que nous ne pouvions nous voir que quand sa femme en décidait et qu'en dehors de ces instants magiques je me sentais désespérément seule… Et puis, il fallait bien aussi que je mérite mes fessées ! 

Quelques claques tombèrent, des réprimandes furent prononcées. Je ne me souviens plus de ce qu'il me reprochait, mais cela n'avait aucun lien avec la réalité et je l'interrompis assez rapidement :

- Non, tu devrais me punir pour tout ce que je t'ai reproché mercredi !
- Tu veux une vraie punition ?
- Oui

Il ne se fit pas prier. Je l'avais vraiment énervé avec mes reproches aussi injustes qu'inutiles, et puisque je le demandais, j'allais en payer le juste prix.

Il me donna une véritable correction ce jour-là. Il avait l'habitude de frapper fort, mais il se surpassa, de sa main, de sa ceinture, jusqu'à ce que mes larmes coulent. C'était la première fois que je pleurais durant une fessée et il m'avoua plus tard qu'il en avait été profondément ému. A un moment, il s'est interrompu et m'a demandé si je voulais qu'il continue ou qu'il arrête.

- Continue, s'il te plait…
- Aussi fort ?
- Oui

Paradoxalement, cette douleur et les larmes qu'elle générait me faisaient beaucoup de bien.

Après cette étrange séance, nous ne nous sommes pas livrés à d'endiablés ébats comme nous en avions coutume mais il me garda longtemps dans ses bras… et puis il s'est déshabillé et s'est allongé sur mes jambes, sans rien dire. 

Je l'ai alors fessé moi aussi, pas aussi fort qu'il ne l'avait fait lui-même, j'en aurais été incapable, mais plus les claques tombaient et plus j'y prenais goût et y mettais de vigueur. J'avais envie de lui faire plaisir mais aussi de le punir et cela me troublait étrangement. J'avais vaguement l'impression de me venger et cela me mettait mal-à-l’aise.. mais m'excitait aussi, incontestablement. 

Sa fessée terminée, il m'a pris à nouveau dans ses bras, m'a retourné et m'en a recollé une ! Mais celle-ci fut joyeuse. Je riais aux éclats tout en lui disant qu'il voulait se venger de la fessée que je venais de lui donner et il riait lui aussi. Toute la tension qui régnait entre nous depuis que nous avions pénétré dans cette chambre s'était enfin dissipée. Nous avions retrouvé notre joie de vivre, de rire, de jouer, de faire l'amour encore et encore…

En fin d'après-midi, nous avons enfin quitté l’hôtel pour cette longue promenade que nous avions envisagé de faire en premier lieu. Arrivés au jardin des Tuileries, alors que je jouais avec mon téléphone, une claque sonore retentit sur mon postérieur. 

- Arrête de jouer avec ça, sinon…
- Chiche ? 

La réponse était sortie de ma bouche du tac au tac, sans que je n'y réfléchisse car il est précisément le type d'homme qui ne recule jamais devant un « Chiche ? » et je le savais parfaitement.
Il m'agrippa par le bras et me tira tant bien que mal (je me débattais du mieux que je pouvais, en lui écrasant les phalanges) vers un banc où il prit place et m'allongea sur ses genoux. Je riais aux éclats tout en protestant fougueusement, mais rien n'entama sa détermination. Il souleva ma jupe et asséna une quinzaine de claques sonores sur ma culotte (qu'heureusement il n'eu pas l'audace de baisser). J'en restais coite ! Comment avait-il pu faire cela au milieu de tout ce monde ? Cet homme était décidément fou et j'adorais sa folie !

En me relevant du banc, je regardais autour de moi mais personne ne semblait avoir prêté la moindre attention à notre étrange comportement. Il faut dire qu'il faisait déjà presque nuit et qu'en ce jour d'Halloween, les monstres et les sorcières ne surprenaient personne… les pères fouettards non plus !



dimanche 27 novembre 2016

Quatuor (3)


Les fessées sont comme les crêpes. Il y en a des simples, des doubles, des sucrées, des salées. Puis des complètes, des super-complète, des gargantuesques... Celles que reçurent Thomas et Patrick étaient sans conteste des gargantuesques super-complètes ! 

Tout y passa, la main, le martinet, la baguette, la brosse, le paddle en cuir, le paddle en bois, la canne et même les ceintures qu'Amandine et Lise retirèrent des pantalons qui traînaient à terre. Elles purent constater que les croupes masculines rougissent aussi bien et aussi vite que les féminines, et se contorsionnent sous les coups avec autant de frénésie. Elles constatèrent aussi, avec un grand plaisir, que les vocalises poussées par ces messieurs, quand ils sont soumis à un traitement énergique, n'ont rien à envier à celles de leurs compagnes, même si elles se situent, bien entendu, dans un registre sonore plus grave... Elles préférèrent ignorer, en revanche, les menaces, promesses et supplications dont leurs compagnons ne furent pas avares, dans ce moment si délicat pour leur amour-propre et pour leur carnation.

Mais les meilleures choses ont une fin, et les deux amies réalisèrent avec une certaine appréhension qu'elles ne pouvaient éternellement maintenir leurs captifs hors d'état de nuire, et que la probabilité de dures représailles de leur part était aussi forte que celle d'une défaite de la gauche aux prochaines élections. Elles tentèrent en vain un stratagème : détacher simultanément les deux prisonniers puis se précipiter à l'étage pour s'enfermer dans la chambre d'Amandine.

Face à cette retraite, les deux hommes prirent leur temps. Ils se rhabillèrent, en grimaçant quand il remirent leurs pantalons sur leur postérieurs endoloris, puis attendirent patiemment à la porte de la chambre la sortie des deux délinquantes.

Je ne crois pas qu'il ait besoin de raconter ce qui arriva à ces gourgandines quand elles pointèrent le bout de leur nez... Ce n'était pas d'ailleurs à leur nez que leurs compagnons en voulaient... Bref, il est des scènes tellement terribles qu'il vaut mieux les imaginer que les décrire.

Les jours qui suivirent cette scène mémorable furent plutôt moroses. Non pas parce que les derrières des quatre acteurs restèrent longtemps sensibles et douloureux, mais parce que les deux hommes étaient vraiment furieux du tour que leur avaient joué leurs femmes.

Patrick décida que puisqu'il en était ainsi, il allait se comporter en vrai macho, préférant les phrases blessantes aux fessées complices. Le reste du temps, il s'enfermait dans une bouderie permanente, ne répondant à Lise que par monosyllabes.

Thomas choisit aussi le silence, épistolaire et téléphonique, en se disant in petto qu'il faisait ainsi d'une pierre deux coups, en se vengeant de la trahison d'Amandine, mais aussi des comparables périodes de black-out qu'elle lui avait, elle aussi, infligées dans le passé.

Mais le temps et la tendresse firent leur oeuvre. Amandine et Lise firent tant et tant pour se faire pardonner, que finalement, au prix de quelques magistrales fessées supplémentaires, elles obtinrent miséricorde de la part de leurs amoureux. A tel point qu'une nouvelle rencontre fut envisagée, pour définitivement effacer l'effet désastreux de la précédente.

La scène se déroula à Dieppe et non à Calais, mais ce fut quasiment comme les bourgeois de cette cité, immortalisés par Rodin, en chemise longue et la corde au cou, que les deux retorses femelles durent se présenter devant leurs maîtres et seigneurs pour une nouvelle punition, deux fessées super-monumentales qui restèrent à jamais inscrites dans les annales des plus belles raclées infligées à un cul féminin... Mais ensuite, joie et bonne humeur revinrent au sein de ce singulier quatuor.

Au moment de se séparer, à l'issue de cette grande réconciliation, Thomas lâcha incidemment : "la prochaine fois, j'arriverai par le train de 15h58". "Oh, et bien, Lise et moi arriverons quand même en début d'après-midi", répondit Patrick, l'air faussement indifférent. Un grand silence accueillit ces déclarations anodines en apparence, mais qui sonnaient comme autant d'aveux et d'espoirs. Un long échange de regards, qui en disait long sur la suite des événements, s'ensuivit.

FIN

samedi 26 novembre 2016

Haut perchée


La plupart des hommes préfèrent les femmes juchées sur de hauts talons. Toutes les femmes le savent et en jouent, et je ne fais pas exception. De toute manière, je déteste les chaussures plates !

Mais parmi tout l'arsenal de séduction dont nous disposons, quelle est réellement la puissance de ce petit accessoire ? Les chercheurs de l'université de Vannes nous aident à le comprendre, à travers quelques petites expériences toutes simples.

Dans la première expérience, une jeune femme de 19 ans demande à un homme seul (âgé de 25 à 50 ans), croisé au hasard dans la rue, s'il serait d'accord pour répondre à quelques questions sur l'égalité hommes-femmes. Lorsqu'elle porte des talons plats, moins de 50 % (14 sur 30 précisément) des hommes acceptent. Mais lorsque qu'elle se hisse sur des talons de 5 cm, le le taux de participation à l'étude monte à 63 % (19 sur 30). Et si elle pousse jusqu'à enfiler une paire de 9 cm, 83% (25 sur 30) sont prêts à lui offrir quelques précieuses minutes ! 

Pour confirmer ces résultats pour le moins étonnants, une deuxième expérience a été lancée avec quatre jeunes femmes de même morphologie, habillées de manière rigoureusement identiques mais portant des talons de hauteur différente. Elles devaient demander à 90 passants (45 hommes et 45 femmes) de répondre à quelques questions sur le thème des habitudes alimentaires. Sans surprise, les hommes ont été plus disposés à collaborer avec les plus hauts talons (81 %) qu'avec les chaussures plates (41 %). En revanche, aucun effet "talons" à attendre sur la gente féminine, leur collaboration restant identique (autour de 30 %) quelle que soit la hauteur des talons portés par l'enquêtrice.

Dans une troisième expérience, une jeune femme faisait tomber un gant de son sac à main au moment où elle croisait un passant. 93 % des hommes réagissaient dans les 10 secondes pour signaler la perte à une femme à hauts talons, contre 61 % avec des talons plats.  La gentillesse tient à si peu de choses...

La démarche des femmes en fonction de la hauteur de leurs talons a également été étudiée grâce à des capteurs lumineux répartis sur leur corps. Des hommes âgés de 24 à 28 ans devaient regarder ces séquences et évaluer les degrés d'attraction qu'ils en ressentaient et estimer l'âge de la personne. Le port de hauts talons a conduit à juger la déambulation de points lumineux comme plus féminine, plus attrayante et plus jeune.

Même assise, une femme qui porte de hauts talons attire d'avantage. Dans une autre expérience, 36 femmes, âgées de 20 à 28 ans, étaient vêtues de la même façon à l'exception de leurs chaussures. Elles avaient pour seule instruction de croiser leurs jambes de façon à ce que celles-ci soient visibles. En portant des hauts talons, les femmes étaient abordées en moyenne moins de 8 minutes après leur entrée, alors qu'elles devaient attendre près du double sans talons. 

Bien sûr, le pouvoir de séduction d'une femme ne se réduira jamais à cela, mais il est indéniable que de belles chaussures à hauts talons ont une influence notable sur la libido des hommes. Ne  vous a-t-on jamais demandé de vous mettre nue mais de garder vos talons pour recevoir la fessée ? Moi, si, et plus d'une fois !

Quatuor (2)


La conversation, avec beaucoup de naturel, comme s'ils se connaissaient depuis longtemps, roula bien sûr sur cette bizarrerie que constitue la fessée dans le couple, sur la façon dont chacun avait affronté puis assumé ce fantasme, puis sur la part qu'y avait pris internet. "Vous connaissez sans doute ce site qui porte votre nom, Les errances d'Amandine", dit Lise. Thomas et Amandine se regardèrent en souriant. Amandine alors dévoila en être l'auteur, suscitant les regards admiratifs de ses deux invités. Elle ne put s'empêcher d'être prise d'un frisson de fierté, tandis que Thomas pensait avec émotion : " Amandine fait rêver, mais c'est moi qui la prend dans mes bras !".

La discussion bifurqua sur les instruments. "Tu devrais aller chercher ton sac à jouets", dit Thomas à son amante, qui ne demandait que ça. Le martinet et le paddle suscitèrent peu d'intérêt de la part de Patrick et Lise, qui possédaient les mêmes. Le gratte dos cassé et la volumineuse brosse les intéressèrent nettement plus, et Thomas leur proposa de les essayer. "Si vous voulez, je peux aussi vous faire une petite démonstration", suggéra-t-il.

Lise et Amandine furent basculées côte à côte en travers du dossier du canapé, présentant leurs fesses rapidement remises à nues à la fenêtre, heureusement fermée et opaque. La démonstration qui s'ensuivit fut des plus réjouissantes, quoique douloureuse pour l'épiderme de ces dames. Chaque instrument passait de la main de Thomas à celle de Patrick, qui en comparait les effets avant de solliciter l'avis des intéressées.

"Vous n'avez pas de canne ?", s'étonna Patrick. "Non, hélas", répondirent en cœur les deux tourtereaux. "Venez chez nous un de ces jours, vous pourrez essayer la notre". "Avec plaisir, et j'amènerai le martinet car le défaut de cet instrument est de toujours toucher la même fesse. Si nous utilisons chacun le notre ensemble, vous et moi, chacun d'un côté, nous remédions à ce dysfonctionnement". "Excellente idée !". Rendez-vous fut pris pour le mois suivant, lors de la prochaine visite de Thomas.

La visite d'Amandine et Thomas à Lise et Patrick fut une réussite. La distribution simultanée de coups de martinet sur chacune des rondeurs féminines constitua un exemple d'équité, tant entre les deux femmes, qu'entre les deux fesses de chacune.  Les mérites comparées de la corde d'Amandine et des menottes de Lise donnèrent lieu à de passionnantes exégèses. Amandine fit connaissance avec la canne, ce qui la marqua profondément dans tous les sens du terme, et quelque temps plus tard, Lise lui apporta un exemplaire qu'elle et son mari s'étaient procuré lors d'un petit voyage en Angleterre.

Les deux femmes s'étaient en effet lié d'amitié. Si Amandine ne voyait pas le couple en l'absence de Thomas, elle rencontrait souvent Lise, pour prendre un verre en bord de mer ou une petite séance de shopping. Lise admirait Amandine pour son blog, son écriture, son talent, et Amandine enviait Lise qui pouvait jouir des jeux de l'amour et de la fessée en permanence, dans le cadre d'une relation conjugale, alors qu'elle devait se contenter de trop brèves retrouvailles avec son amant. Mais si chacune enviait l'autre, elle ne la jalousait pas, et la complicité entre elles devenait de plus en plus étroite.

Un samedi, les deux couples devaient se retrouver une nouvelle fois chez Amandine, et rendez vous avait été pris peu après 15H00, Thomas devant rejoindre Dieppe par le train de 14h58. Mais quand Lise et Patrick arrivèrent, seule Amandine les attendait.

Patrick venait de retirer sa veste, et se tenait dans le salon, quand Lise se serra amoureusement contre lui par derrière, tandis qu'Amandine avançait, souriante. Avant qu'il ait le temps de comprendre ce qui lui arrivait, et de se rappeler que sa compagne avait longtemps pratiqué le judo, il se retrouva maîtrisé par les deux femmes, entièrement déshabillé, solidement ligoté, et bâillonné avec un charmant fouloir en soie ! Le bâillon n'avait en soi aucun intérêt érotique, et devait par la suite être rapidement ôté, mais dans un premier temps, les deux complices ne voulaient à aucun prix que Patrick puisse donner l'alerte à Thomas quand il arriverait.

Celui-ci avait en fait pris le train de 15h58, ce que savait pertinemment Amandine... Il eut droit au même comité d'accueil que son compagnon d'infortune, et les mêmes causes produisant les mêmes effets, il se se retrouva à son tour nu, les mains attachés au dessus de la tête, au bon vouloir de ces dames. Celles-ci annoncèrent à ces messieurs qu'il était temps pour eux de payer pour les innombrables sévices qu'ils faisaient subir depuis si longtemps à une partie de leur anatomie (à elles) qu'ils proclamaient pourtant chérir, et que l'heure du châtiment avait sonné pour eux...

(à suivre)

vendredi 25 novembre 2016

Quatuor (1)

Il avait écrit ce texte pour me distraire, pour que je comprenne mieux ses fantasmes aussi, sans doute. Partager notre passion avec un couple d'amis, pourquoi pas? Je pense que ça me plairait beaucoup. Mais dans l'inversion des rôles, je suis assez soft. J'aime recevoir la fessée mais je dois avouer qu'il m'est plus difficile de la donner. Je donne volontiers des fessées érotiques, où seuls la chaleur des fesses et le plaisir de l'autre comptent. Mais prendre le pouvoir, le réprimander, flirter avec ses limites de douleur physique, tout cela ne m'est, ni naturel, ni agréable. Je n'ai pas cette souplesse d'esprit de me fantasmer à la fois soumise et dominatrice... et je prie les hommes que j'ai pu décevoir ainsi de me pardonner! Ce n'est pas de l'égoïsme comme beaucoup peuvent penser. Ce n'est juste pas ma nature, et Dieu sait qu'il est difficile de lutter contre sa nature en matière de fantasme ! 

Mais laissons place à ce charmant récit... 


Amandine et Thomas profitaient des derniers beaux jours chauds et ensoleillés de ce début d’automne et déjeunaient en terrasse sur le port de Dieppe. Thomas, face à la rue, ne pouvaient s'empêcher d'admirer les belles femmes qui se promenaient là et Amandine en éprouvait quelques agacements. Ni tenant plus, elle fini par lâcher, grinçante : "Oh toi, ça va, tout ce qui porte une jupe t'excite! Tu draguerais même une centenaire !". Comme pour éviter d'être prise en flagrant délit de jalousie, elle ajouta en pouffant : "c'est drôle, hein ?". Il la regarda par dessus ses lunettes. "Très drôle, en effet. Quand nous serons rentrés, tu me feras penser à te flanquer une bonne fessée, histoire que tu sentes combien j'apprécie ton humour ravageur...." 

Des rires surgirent alors de la table d'à côté. "Excusez moi, dit leur voisine, une jolie femme d'une quarantaine d'années, mais c'est exactement ce que pourrait dire mon mari!". "Effectivement...", confirma l'intéressé, un assez bel homme dans les mêmes âges. "Oui, mais lui, il ne se contente pas de le dire, il le fait", glissa Amandine en désignant son amant. "Mais, lui aussi !", renchérit la femme en tendant le doigt vers son époux, qui approuva de la tête.

Ces confidences impromptues rompirent  la glace, et les présentations furent vite faites. Devançant les désirs de Thomas, Amandine proposa à Lise et Patrick de prendre le café chez elle.
Confortablement installé dans l'un des canapés bleus aux côtés de sa dulcinée, Thomas demanda, l'air de rien : "cela ne vous gêne pas que je donne  sa fessée tout de suite à Amandine?". "Je vous en prie, allez-y, vous connaissez le proverbe : fessée différée, fessée ratée", répondit Patrick, tandis que Lise ajouta : "franchement, nous aurions été déçus que vous ne le proposiez pas...."

D'un geste rapide, Thomas allongea Amandine en travers de ses genoux. Il troussa aussitôt sa jupe et baissa sa culotte. "D'emblée, cul nu ? Vous êtes sévère!", commenta, surpris, Patrick. "Oh, pas tant que ça, car, hélas, je ne suis pas comme vous, j'ai de petites mains...", répondit Thomas en regardant avec envie les très larges palmes de Patrick. Il commença d'emblée la correction avec vigueur, comme il le faisait toujours. "Pour compenser, je fais souvent exprès de taper plusieurs fois au même endroit. C'est un truc que m'a fait découvrir Amandine, et parfois elle regrette de me l'avoir dit...", expliqua-t-il, joignant le geste à la parole, et arrachant à son amoureuse quelques gémissements significatifs. 

"Pour une fois, ce n'est pas Thomas qui m'épate, car je sais bien que ce n'est pas la première fessée qu'il administre en public", pensait Amandine, pendant que les salves de claques s'abattaient sur son postérieur. "C'est moi qui m'étonne : j'accepte sans protester d'être corrigée devant des inconnus, chez moi. Mais que m'arrive-t-il? Il m'a ensorcelée!".

Elle prenait soin de bien serrer les jambes, afin de ne pas dévoiler à ces inconnus son intimité, déjà bien humide. Etait-ce l'effet de  l'incongruité de la situation ?

La punition fut longue et cuisante, suivie par un intérêt non dissimulé par Lise et Patrick qui s'étaient rapprochés l'un de l'autre et ne perdaient pas une miette du spectacle. Quand enfin, le cul de la fautive prit une magnifique et uniforme couleur rouge, Thomas le recouvrit pudiquement de ses tissus et réinstalla Amandine à côté de lui.

"Et bien ! Pour une belle fessée, c'était une belle fessée !", commenta Lise, ravie. "Je trouve que tu ne fais pas preuve de beaucoup de solidarité féminine", lui rétorqua Patrick. "C'est le moins que l'on puisse dire", renchérit Amandine. "C'est même assez choquant, une telle insensibilité devant le malheur d'une de vos congénères", ajouta Thomas.

Devant ces trois visages réprobateurs, Lise comprit qu'elle ne pouvait s'opposer à l'inévitable, et se laissa à son tour renverser sur les genoux de son homme. Patrick commença à la fesser sur sa jupe, mais avec une force qui augurait d'un cuisant moment pour sa moitié. Il continua sur la culotte, et quand enfin, il la baissa, le popotin était déjà bien rouge! Amandine et Thomas avaient l'impression d'assister à une scène de Shadowlane... Quand la correction continua sur les fesses nues, ce fut très impressionnant, car la main de Patrick couvrait à chaque claque la totalité de la croupe. Si Amandine s'était contentée de gémir sous les coups, Lise, elle, criait franchement, et on la comprenait ! 
Enfin, à son tour, elle fut rhabillée et réinstallée sur le canapé. Les quatre nouveaux amis se regardèrent en souriant, les joues des femmes rougissant légèrement. Soudain, tous éclatèrent de rire. 

(A suivre)

mardi 15 novembre 2016

La discipline du jeu


Je me promenais le long de la plage lorsqu'une pensée me traversa. Le temps de prendre une photo et d'envoyer un court message, les dés étaient lancés...

« Nous y jouerons ce week-end, à toi d'en inventer les règles… ». 

Allait-il mordre à l'hameçon? Allait-il prendre plaisir, ressentir de l'excitation, à cette perspective? Saurait-il transformer ce loisir familial plutôt plan-plan en un jeu érotique? 
Je souriais, persuadée qu'il allait s'en sortir haut la main, après les bougonnements d'usage qui ne manquèrent pas d'arriver... 

- J'ai plein de boulot et tu m'en rajoutes !

- Tu as 2 heures de train pour arriver. Profites-en…

Le dimanche venu, il me fallut faire face à une grosse déception. Il pleuvait ! Impossible de jouer à l'extérieur dans ces conditions. Il me proposa d'aller au casino en échange, mais les jeux d'argent ne me sont d'aucun intérêt et je trouve ces lieux particulièrement sinistres. Tous ces petits vieux, tels des morts vivants, dilapidant leur retraite dans les machines à sous, très peu pour moi ! Mais lui, il aime ça, alors...

- Tu ne joues pas plus de 20 euros et on s'en va, d'accord ? 

Il a acquiescé, mais bien sûr il a joué beaucoup plus. Quel plaisir pouvait-il prendre à perdre cet argent en à peine quelques minutes, juste en appuyant sur un bouton? Je n'arrivais pas à le comprendre, tout comme je n'arrivais pas à le convaincre de ne pas jouer plus que ce que l'on avait fixé.

Si les rôles avaient été inversés, j'aurais reçu pour cela une monumentale fessée… et ça ne m'aurait certainement pas déplu. Mais dans ce cas précis, c'était à moi d'œuvrer. Garce de pluie ! 

Le lendemain, le soleil avait repris possession des côtes normandes et c'est avec grand plaisir que je le lui annonçais. Nous allions enfin pouvoir jouer au mini-golf ! Je le reconnais, ce jeu n'est pas très excitant en soi, mais il devait en réinventer les règles…

Il m'expliqua alors que le perdant aux points recevrait autant de coups de tapette en bois que de points marqués, que le perdant en nombre de parcours remportés recevrait cinq coups de ceinture par parcours perdus, et que, comme le véritable perdant était normalement celui qui perdait aux points, ce dernier recevrait une fessée à la main de la part du gagnant, aussi sévère qu'il le jugerait bon. 

Je frissonnais car, aussi curieux que cela puisse paraître, je n'avais jamais joué au mini-golf alors que lui avait l'habitude d'y emmener ses enfants. Dans mon esprit, il n'y avait pas vraiment de suspens sur le nom du gagnant, mais qui sait, la chance des débutants… 

Le mini-golf où nous allions est un endroit très agréable, situé en bord de mer. On peut y admirer l'océan, le château, les hôtels particuliers du front de mer… Le week-end, il y a habituellement beaucoup de monde, mais nous étions lundi et l'endroit était plutôt calme. Quelques personnes étaient attablées au bar, sans doute des amis du patron, mais personne ne jouait ce qui nous laissait toute liberté pour nous taquiner sur le parcours. 

Comme prévu, je fus très rapidement distancée. Il savait jouer et ne me laissait aucun espoir de combler mon retard. C'était assez frustrant et finalement pas si amusant que je l'espérais, aussi décidais-je d'y mettre un peu de piquant en falsifiant le tableau des scores. Ma ruse était grossière : un petit 1 placé devant un 2 me permettait de rattraper dix points d'écart, mais cet artifice était facilement décelable puisqu'en aucun cas un parcours ne pouvait dépasser 8 points! Je ne m'attendais pas à ce que cette rouerie reste inaperçue, je voulais juste tester sa réaction. Je lui tendis le papier des scores et attendis, amusée, puis un peu déçue puisqu'il regarda plusieurs fois le document sans rien ne voir! Arrivés à mi-parcours, alors qu'il s'apprêtait fièrement à y inscrire un score aussi petit que désespérant, je le vis réfléchir, froncer les sourcils et se précipiter sur moi. De belles claques, mêlées à mes éclats de rire, firent vibrer les embruns... Le jeu devenait enfin amusant ! 

- Si tu recommences, je soulève ta jupe ! 

Une fessée sur ma culotte, voilà qui était tentant ! Mais j'hésitais… Je jouais à domicile et je craignais que quelqu'un qui me connaisse dans ma vie professionnelle ne puisse nous voir. Je marchais sur une ligne invisible, allais-je franchir le pas et le provoquer, ou rester sage? Finalement, et j'ai grande honte de l'avouer, je me suis dégonflée et me suis tenue sage jusqu'à la fin du parcours. Mais l’idée que je pouvais le provoquer suffit à m'amuser et me rendre le jeu plus palpitant ! 

Rentrés à la maison, il me fallut payer le prix de ma défaite : 82 coups de tapette en bois, 60 coups de ceinture et une monumentale fessée à la main. J’avais déjà reçu un grand nombre de fessées durant tout le week-end et je me demandais, perplexe, comment j'allais pouvoir encore encaisser tout cela… mais je le fis... avec énormément de plaisir !!!

Depuis ce jour, mes fesses frissonnent toujours lorsque je me promène en bord de mer. Le bonheur tient à si peu !