vendredi 25 novembre 2016

Quatuor (1)

Il avait écrit ce texte pour me distraire, pour que je comprenne mieux ses fantasmes aussi, sans doute. Partager notre passion avec un couple d'amis, pourquoi pas? Je pense que ça me plairait beaucoup. Mais dans l'inversion des rôles, je suis assez soft. J'aime recevoir la fessée mais je dois avouer qu'il m'est plus difficile de la donner. Je donne volontiers des fessées érotiques, où seuls la chaleur des fesses et le plaisir de l'autre comptent. Mais prendre le pouvoir, le réprimander, flirter avec ses limites de douleur physique, tout cela ne m'est, ni naturel, ni agréable. Je n'ai pas cette souplesse d'esprit de me fantasmer à la fois soumise et dominatrice... et je prie les hommes que j'ai pu décevoir ainsi de me pardonner! Ce n'est pas de l'égoïsme comme beaucoup peuvent penser. Ce n'est juste pas ma nature, et Dieu sait qu'il est difficile de lutter contre sa nature en matière de fantasme ! 

Mais laissons place à ce charmant récit... 


Amandine et Thomas profitaient des derniers beaux jours chauds et ensoleillés de ce début d’automne et déjeunaient en terrasse sur le port de Dieppe. Thomas, face à la rue, ne pouvaient s'empêcher d'admirer les belles femmes qui se promenaient là et Amandine en éprouvait quelques agacements. Ni tenant plus, elle fini par lâcher, grinçante : "Oh toi, ça va, tout ce qui porte une jupe t'excite! Tu draguerais même une centenaire !". Comme pour éviter d'être prise en flagrant délit de jalousie, elle ajouta en pouffant : "c'est drôle, hein ?". Il la regarda par dessus ses lunettes. "Très drôle, en effet. Quand nous serons rentrés, tu me feras penser à te flanquer une bonne fessée, histoire que tu sentes combien j'apprécie ton humour ravageur...." 

Des rires surgirent alors de la table d'à côté. "Excusez moi, dit leur voisine, une jolie femme d'une quarantaine d'années, mais c'est exactement ce que pourrait dire mon mari!". "Effectivement...", confirma l'intéressé, un assez bel homme dans les mêmes âges. "Oui, mais lui, il ne se contente pas de le dire, il le fait", glissa Amandine en désignant son amant. "Mais, lui aussi !", renchérit la femme en tendant le doigt vers son époux, qui approuva de la tête.

Ces confidences impromptues rompirent  la glace, et les présentations furent vite faites. Devançant les désirs de Thomas, Amandine proposa à Lise et Patrick de prendre le café chez elle.
Confortablement installé dans l'un des canapés bleus aux côtés de sa dulcinée, Thomas demanda, l'air de rien : "cela ne vous gêne pas que je donne  sa fessée tout de suite à Amandine?". "Je vous en prie, allez-y, vous connaissez le proverbe : fessée différée, fessée ratée", répondit Patrick, tandis que Lise ajouta : "franchement, nous aurions été déçus que vous ne le proposiez pas...."

D'un geste rapide, Thomas allongea Amandine en travers de ses genoux. Il troussa aussitôt sa jupe et baissa sa culotte. "D'emblée, cul nu ? Vous êtes sévère!", commenta, surpris, Patrick. "Oh, pas tant que ça, car, hélas, je ne suis pas comme vous, j'ai de petites mains...", répondit Thomas en regardant avec envie les très larges palmes de Patrick. Il commença d'emblée la correction avec vigueur, comme il le faisait toujours. "Pour compenser, je fais souvent exprès de taper plusieurs fois au même endroit. C'est un truc que m'a fait découvrir Amandine, et parfois elle regrette de me l'avoir dit...", expliqua-t-il, joignant le geste à la parole, et arrachant à son amoureuse quelques gémissements significatifs. 

"Pour une fois, ce n'est pas Thomas qui m'épate, car je sais bien que ce n'est pas la première fessée qu'il administre en public", pensait Amandine, pendant que les salves de claques s'abattaient sur son postérieur. "C'est moi qui m'étonne : j'accepte sans protester d'être corrigée devant des inconnus, chez moi. Mais que m'arrive-t-il? Il m'a ensorcelée!".

Elle prenait soin de bien serrer les jambes, afin de ne pas dévoiler à ces inconnus son intimité, déjà bien humide. Etait-ce l'effet de  l'incongruité de la situation ?

La punition fut longue et cuisante, suivie par un intérêt non dissimulé par Lise et Patrick qui s'étaient rapprochés l'un de l'autre et ne perdaient pas une miette du spectacle. Quand enfin, le cul de la fautive prit une magnifique et uniforme couleur rouge, Thomas le recouvrit pudiquement de ses tissus et réinstalla Amandine à côté de lui.

"Et bien ! Pour une belle fessée, c'était une belle fessée !", commenta Lise, ravie. "Je trouve que tu ne fais pas preuve de beaucoup de solidarité féminine", lui rétorqua Patrick. "C'est le moins que l'on puisse dire", renchérit Amandine. "C'est même assez choquant, une telle insensibilité devant le malheur d'une de vos congénères", ajouta Thomas.

Devant ces trois visages réprobateurs, Lise comprit qu'elle ne pouvait s'opposer à l'inévitable, et se laissa à son tour renverser sur les genoux de son homme. Patrick commença à la fesser sur sa jupe, mais avec une force qui augurait d'un cuisant moment pour sa moitié. Il continua sur la culotte, et quand enfin, il la baissa, le popotin était déjà bien rouge! Amandine et Thomas avaient l'impression d'assister à une scène de Shadowlane... Quand la correction continua sur les fesses nues, ce fut très impressionnant, car la main de Patrick couvrait à chaque claque la totalité de la croupe. Si Amandine s'était contentée de gémir sous les coups, Lise, elle, criait franchement, et on la comprenait ! 
Enfin, à son tour, elle fut rhabillée et réinstallée sur le canapé. Les quatre nouveaux amis se regardèrent en souriant, les joues des femmes rougissant légèrement. Soudain, tous éclatèrent de rire. 

(A suivre)

19 commentaires:

  1. Peter Pan25/11/16

    Bonjour Amandine,

    Vous avez eu la main heureuse avec votre compagnon. On fait parfois des rencontres inattendues à la terrasse d'une brasserie. Qu'elles soient éphémères ou durables. Vous partagez une passion commune et cela enlève parfois les barrières de la politesse et la convenance. Beau récit. Pour un peu, on demanderait une suite. Rires.
    "...Soudain, tous éclatèrent de rire." Un bel enchaînement pour continuer le récit. Toujours talentueuse votre/sa prose. Merci.
    Peter Pan

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    1. Bonjour Peter Pan,
      Justement il y a une suite (ou peut-être même deux)! ce sera pour demain... :-)
      Je fais souvent des allusions à la fessée quand je suis en terrasse, pour boire un verre ou déjeuner. Mais je dois vous avouer que jusqu'à présent je n'ai jamais obtenus que tout au plus quelques sourires amusés. Jamais personne n'a pour autant entamé la conversation avec nous. :1:

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  2. Peter Pan25/11/16

    Bonjour Amandine,

    Ils étaient tous deux peut-être "dans l'attente" aussi d'un couple passionné comme vous. Les allusions "lancées
    à la cantonade" font parfois mouche. C'est toujours difficiles d'exprimer tout haut ses passions. Elles récoltent la surprise, ou l'indifférence ou une gène polie. C'est selon... En tous cas, belle pêche, oserais-je. Rires.
    Peter Pan

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    1. Ce que j'ai pu remarquer, c'est que ce sont généralement les personnes les plus âgées qui sont le plus à l'aise avec ce genre d'allusion. Souvent ils sourient et paraissent sincèrement amusés. Sans doute parce qu'avec un peu d'expérience, on dédramatise la sexualité...
      Le seul couple avec lequel j'ai eu une petite discussion sur la fessée, je ne les ai pas rencontrés en terrasse mais dans une jardinerie où j'étais allée acheter un martinet. J'avais repéré une caisse où il n'y avait personne et où j'espérais passer en toute discrétion, mais un couple de retraités est venu derrière moi et ils m'ont demandé si "c'était pour Monsieur?" en éclatant de rire. Ces personnes devaient être comme nous, aimer la fessée et sans doute même la pratiquer. Ils étaient fort sympathiques en tout cas et je garde de cette brève rencontre un très bon souvenir ! :-D

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    2. Peter Pan25/11/16

      Bonsoir Amandine,

      Vous avez raison : l'expérience de la vie, nous permet de dédramatiser la sexualité et ses petits fantasmes. Dédramatiser est le mot juste. Ce qui aurait fâché ou rencontré l'animosité des personnes il y a quelques dizaines d'années (?) peut prêter à présent à sourire. Mais c'est aussi une question de caractère et d'ouverture d'esprit. Tant que cela ne nuit pas à soi et aux autres, on peut en profiter.
      Et trouver encore un martinet doit être une chose devenue rare. Comme je l'avais dit à notre chère Isabelle 183, je me souviens que dans notre village de vacances près de Beaumont de Lomagne (32), en 1979, la seule épicerie tenue par un couple de gens âgés proposait le dit-martinet entre la presse locale et la petite mercerie... De nos jours... Bref, Beau souvenir. Pas du martinet mais de l'endroit de notre séjour. Mais c'était avant. Selon une formule bien connue. Rires.
      Peter Pan

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    3. De nos jours, on trouve des martinets dans tous les rayons d'animalerie, que ce soit dans les magasin spécialisés, dans les jardineries ou même dans les supermarchés (du moins y en a-t-il chez Leclerc et Auchan). Mais ce sont souvent des objets de piètre qualité, aussi laids que, je suppose, peu claquants. Mais je ne suis peut-être pas objective, je n'éprouve pas d'attirance particulière pour cet instrument que je trouve trop connoté "fessée des enfants". Les partenaires de fessée que j'ai eu la chance de croiser, à l'exception d'un, fantasmaient tout particulièrement sur cet instrument, alors... :-)

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  3. Concerné25/11/16

    Ce texte n'est qu'une fiction... Mais j'avais été heureux de le partager avec toi, Amandine, sans penser que tu le publierais. Merci de l'avoir fait. 😘

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    1. Mince, tu as vu comment ton petit smiley qui m'envoyait de charmants bisous s'est transformé sur le blog ! Blogger, t'en mériterais bien une, tiens !!!
      Je corrige donc... le petit personnage qui ponctue le message de mon tendre concerné n'était pas choqué mais me faisait un petit bisou, petit bisou que je lui renvoie pour m'avoir offert ce joli cadeau :10:

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    2. Mais non, ce n'est pas blogger qui transforme les smileys mais Google Chrome !

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  4. Concerné25/11/16

    Ben oui, moi je le vois très bien, mon bisou...

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    1. Tu le regardes sur quoi ? Ipad?
      Mais du coup, tu ne vois pas le mien...
      Vivement que tous les navigateurs soient compatibles ! :-)

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  5. Concerné25/11/16

    Je suis tout puissant. Je vois tous les bisous, les miens et les tiens....

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    1. c'est vrai, tu vois vraiment tout ??? :68:
      :79:

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  6. Concerné25/11/16

    Oui un smiley dont l'envers du sourire appelle la fessée et un autre qui remue dans tous les sens. Tout puissant, te dis-je...

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    1. La force en toi, tu crois, est :51:
      mais vendu à Apple, ton esprit, probablement, est ! :46:

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  7. Concerné25/11/16

    Ouh là là, au secours, Amandine délire !

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  8. Joli récit ! Merci à vous deux... Et pour les smileys, bravo aussi, je prendrais bien un cours ! :)

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    1. Merci professeur ! Pour les smileys, pas besoin d'aller sur Dagobah, la force est ici ! :85:

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