vendredi 31 mars 2017

Souvenirs de vacances


S'il y a bien une chose que je déteste, ce sont ces séances où mes amis me montrent leurs photos ou films de vacances. Il n'y a rien de plus assommant ! Comment voulez-vous être intéressé, touché, ému par quelque chose que vous n'avez pas vécu et qui n'a aucune signification pour vous ? Mais pour eux, cela en a une, forcément, et l'exercice dure toujours un temps qui me parait infini et que je ne sais comment interrompre sans risquer de vexer ces personnes qui me sont chères.

Mais ça, c'est parce que je ne connais pas ce jeune couple ! Si j'avais des amis comme eux, je me précipiterai dès leur retour pour voir leurs films de vacances... et croyez-moi, jamais je n'interromprai la séance !

Une croisière dans les caraïbes...


Une petite escapade sur la côte...


Une ballade en forêt...



Si comme moi, vous aimez les vidéos simples et naturelles de ce très joli couple, vous pourrez en trouver beaucoup d'autres ici.


mardi 28 mars 2017

La légende de Whipping Tom



Petite histoire dans l'Histoire, les Whipping Tom n'étaient pas des héros de légende mais bien de cruels serial fesseurs qui terrorisèrent Londres aux 17e et 18e siècles. 

On ne sait pas grand chose du premier Whipping Tom qui battit sa célébrité en martyrisant les derrières féminins, si ce n'est qu'il était mentionné comme "l'ennemi des culs de jeunes femmes blancs laiteux", qu'il se faisait un devoir de rougir en l'année 1672. 

Le second Whipping Tom est nettement plus documenté. Il commit ses méfaits en 1681, soit seulement neuf ans après le premier, mais d'après la croyance populaire, ces deux Whipping Tom n'étaient pas la même personne mais ils se connaissaient. Un passage de témoin, en quelque sorte...

Ce Whipping Tom là avait à cœur de se montrer digne de son prédécesseur et semblait prendre son devoir très au sérieux. Il suivait les femmes qui se trouvaient seules dans les ruelles sombres ou les cours mal éclairées du vieux Londres, se ruaient sur elles, les flanquaient sur ses genoux, soulevait leurs jupes et jupons et s'acharnaient violemment sur leur derrière dénudé.
Son arme de prédilection était sa main, mais il lui arrivait d'utiliser des verges avec lesquelles il blessait sérieusement les pauvres demoiselles.
Une fois son forfait terminé, il s'évanouissait dans la nature en criant "Spanko!", laissant sa victime apeurée et désorientée. Ses attaques se répétaient toutes les nuits, et il s'échappait de la scène si rapidement que les gens lui prêtèrent des pouvoirs surnaturels !
Comme les pouvoirs publics semblaient impuissants à mettre la main sur lui, les londoniens s'organisèrent. A la nuit tombée, les femmes ne sortaient plus qu'en groupes, armées de couteaux. Des hommes s'habillaient en femme pour tenter de leurrer cet effrayant serial fesseur, mais le monstre ne s'y est jamais laissé prendre! Nuit après nuit, il continuait ses forfaits et lorsque les citoyens de garde entendaient rugir le désormais célèbre "Spanko!" et se précipitaient, ils ne trouvaient jamais que la pauvre victime, gisant en pleurs au sol. Whipping Tom avait disparut, plus vite que la lumière...

A la fin de l'année 1681, deux hommes furent arrêtés et jugés pour ces attaques, un tailleur de Holborn et son ami. Leurs noms, comment ils ont été capturés et l'issue du procès ont été oubliés, nous ne sauront donc jamais si l'un deux étaient vraiment le célèbre Whipping Tom, mais force est de constater que les attaques ont cessé. Si ce n'était pas eux, leur capture a dû convaincre le vrai Whipping Tom  qu'il était tant de prendre sa retraite ! Peu importe, les femmes pouvaient à nouveau se promener en toute sécurité dans les rues de Londres à la nuit tombée, et c'est bien là le plus important !

Mais trente années plus tard, le cauchemar renaissait, non plus à Londres mais dans le petit village de Hackney situé à 5 miles de là. En 1712, Thomas Wallis, qui avait entendu parler des exploits de Whipping Tom et qui venait de se faire éconduire par une donzelle qui avait eu l'outrecuidance de se refuser à lui, décida de rendosser le costume du serial fesseur et de se venger par la même de toutes les femmes... et ainsi sauver l'humanité, car selon ses propres mots, "à moins de battre leur monstrueux orgueil et leur bassesse, l'humanité risquait de tomber sous l'esclavage des femmes". 

Le 10 octobre, donc, Wallis se saisit d'un branche de bouleau et partit à la recherche de sa première victime, une jeune paysanne qu'il trouva dans un champ. Comme son illustre modèle trente ans plus tôt, il l'attrapa, releva ses jupes et la fouetta sévèrement sur ses fesses nues.

Mais il ne s'arrêta pas là car il s'était fixé un objectif fort ambitieux : fouetter cent femmes avant Noël ! Il sortit donc, inlassablement, chaque soir, faisant parfois même plusieurs victimes. Fin novembre, il avait déjà fouetté plus de 70 femmes !

Mais il ne réussit jamais à atteindre son objectif. Arrêté début décembre, il avoua rapidement ses crimes et, la justice anglaise ne manquant ni d'humour, ni d'à-propos, passa un an en prison où il fut fouetté chaque semaine... par des femmes.

La légende de Whipping Tom s'arrête là. Depuis plus de trois siècles, plus personne n'a rendossé son costume. Mais la plus grande vigilance s'impose. L'esprit de Whipping Tom pourrait bien renaître, au détour d'un vieux manoir anglais... ou d'un donjon parisien... et si jamais vous entendez crier "Spanko!" derrière vous, une seule consigne ne vaut : planquez vous !!!

mercredi 15 mars 2017

Humeur badine



Il fallait que cette Saint-valentin soit marquante, au moins dans mon esprit...

"Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui?" me demanda-t-il dès notre réveil.

" Je veux aller chez Dèmonia acheter une canne ! "

Ce n'était pas la plus romantique des idées, j'en conviens, mais cela faisait des années que j'avais envie d'essayer cet instrument, et à ma grande déception, jamais personne ne m'avait fait la surprise d'en apporter une lors de nos rendez-vous cuisants.  Ce n'était pas faute d'y faire souvent allusion. Certains de mes partenaires ont même parfois déclaré que la prochaine fois, c'était sûr, j'y aurais droit... Mais que nenni, j'ai toujours été beaucoup trop sage, sans doute, pour la mériter !

Mais ce jour-là, j'étais bien décidée à prendre mon destin en main et à me procurer, coûte que coûte, ce précieux objet.

Après avoir traversé à pied et en talons la moitié de la capitale (pensait-il vraiment réussir ainsi à infléchir ma volonté ?), nous sommes arrivés au 6 de l'avenue Jean Aicard. Je vous l'avoue, j'ai eu un petit moment d'hésitation. L'endroit ne me semblait guère accueillant. Je m'attendais à une boutique, une vraie, avec une vitrine, des lumières, des choses rigolotes ou effrayantes à regarder avant d'entrer. Mais Dèmonia, ce n'est pas comme ça ! Nous nous trouvions devant une façade quasi- aveugle, une fenêtre à barreaux  et une porte cochère rouge marquée d'un grand "D" juste au-dessus. 


J'étais un peu mal-à-l'aise.

"Tu es sûr que c'est là ?" lui demandais-je, septique

" Oui, tu vois le "D"..."

Je me décidais donc à franchir le pas et me retrouvais dans un petit couloir, guère plus accueillant, barré d'un rideau rouge comme dans les sex-shops d'autrefois.


" Tu es déjà venu ici, tu est sûr ?"

" Mais oui ! Allez, rentre !" 

Si j'avais été seule, je ne serais sans doute jamais entrée dans cet endroit, ce qui aurait été fort regrettable puisque derrière ce rideau rouge si peu engageant se cache un magasin très grand et bien éclairé, très agréable, divisé en sections plus ou moins thématiques. 

Mon ami se précipita sur les tenues en latex, vinyl, ou cuir, dont le choix ici est très impressionnant, tandis que je cherchais avidement les instruments de fessée.  Il y a de très jolis modèles de martinet, de cravache, de paddle chez Dèmonia, mais les prix sont globalement assez élevés. Difficile de trouver un martinet ou une cravache à moins de 50 euros, voire beaucoup plus ! Les cannes, elles, sont beaucoup moins chères. Je choisis une badine en rotin de 60 cm de long, légère et très maniable et, parce que forcément on ne peut être raisonnable dans un tel endroit, mon cœur s'est ensuite laissé tenter par un paddle en cuir de Betty Page, magnifique et très agréable à prendre en main ! J'avais hâte de l'essayer pour savoir quelle sensation il pouvait procurer mais un petit écriteau rappelait au client qu'il était interdit de "tester" les instruments dans l'enceinte de la boutique. Il me faudrait donc attendre un peu...
Mon ami, grand amateur de ligotage en tout genre, rajouta une paire de menotte à notre trésor et nous reprîmes notre chemin à travers les rues de la capitale. La badine était trop grande pour tenir dans le sac, aussi je m'amusais avec, à jouer, selon l'imagination de chacun, les chefs d'orchestre ou les dominas. C'est un objet assez grisant à prendre en main, il faut l'essayer pour le comprendre. Mais comme mon ami est d'un naturel plus discret, du moins pour ces choses-là, il ne tarda pas à me confisquer mon nouveau jouet et à le cacher à l'intérieur de son manteau. Je traînais des pieds, du coup, mais quand il a proposé que nous arrêtions chez Concorde pour acheter un petit complément, je retrouvais instantanément forme et vitalité...

J'exagère un peu. Nous avions parcourus à pied plus de 10 km et j'avais vraiment les pieds en compote. Je lui demandais la grâce de prendre un petit café en terrasse et en profitais pour récupérer ma baguette magique. C'est muni de ce cruel instrument que nous fîmes une entrée remarquée chez Concorde. Il y avait un peu de monde ce jour-là, c'était la saint-Valentin. Une dizaine d'hommes cherchaient dans le rayon des sextoys de quoi amuser leur compagne (C'est bizarre, je n'y ai vu aucune femme, comme quoi le sexe reste encore un domaine principalement géré par les hommes... ).
Mais revenons-en à ma baguette, ou plutôt au rosebud que mon ami recherchait. Il n'y en a pas grand choix chez Concorde mais nous en avons quand même trouvé quelques uns dans une vitrine. Comme j'avais la badine en main, je m'amusais à imposer mes choix du bout de ma baguette et, à ma grande surprise, mon ami s'est plié au jeu ! Je choisis donc, pour lui, un rosebud très girly paré d'un cœur rose que j'étais sûre qu'il détesterait et qu'à ma grande stupéfaction, il accepta sans discuter ! Mais une fois l'objet sorti de sa vitrine, je le trouvais finalement vraiment trop laid, et optais pour une pierre pourpre plus classique. Lui ne disait rien, me laissant décider de tout sans n'émettre aucune protestation, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Je me laissais griser au jeu, forcément, et quand j'ai dégainé ma carte de fidélité à la caisse, nulle doute que tous les clients m'ont pris pour une dominatrice professionnelle, ce qui ne manqua de nous amuser tout le long du trajet qu'il nous restait à parcourir pour rejoindre la maison.

Le soir venu, nous nous sommes empressés de fêter la Saint-Valentin dans sa plus pure et ancienne tradition.


Qu'en dire ?

La canne/badine est très agréable à recevoir, tant qu'elle n'est pas donnée de manière trop cinglante. Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus douloureux mais en réalité on peut très facilement en moduler l'effet, par un mouvement du poignet ou de l'ensemble du bras. Des coups cinglants peuvent faire mal, surtout s'ils sont donnés dans le plis des fesses ou le haut des cuisses. Mais pour des coups de force mesurée, la sensation procurée est très agréable, un peu "piquante" à l'impact, mais elle laisse ensuite place à cette douce chaleur que je recherche tout particulièrement dans la fessée.
Ma plus grande surprise tient toutefois au plaisir que l'on ressent à manier l'instrument. La badine chante, vibre, rebondit, fait peur et excite... Elle dessine surtout de très belles lignes rouges, intrigantes, persistantes et fières. La badine est enivrante, à condition, bien sûr, que votre partenaire en ressente tout autant de plaisir que vous !

Pour ce qui est du paddle de betty Page, je ne peux guère vous en parler si ce n'est redire qu'il est vraiment très beau et très agréable à prendre en main. Il ne fait pas mal, surtout si on utilise sa face arrière capitonnée, et il me semble qu'il faut vraiment y aller de toute ses forces si l'on veut "punir" avec cet instrument. Mais je n'ai guère pu le tester car, à l'inverse de la badine, il est extrêmement bruyant. Il faut être seuls à la maison pour pouvoir s'en servir (ce qui n'était pas notre cas ce jour-là) et inutile de l'emporter dans vos bagages pour une escapade à l'hôtel, vous vous feriez, à coup sûr, immédiatement repérer ! J'espère un jour pouvoir le tester en toute quiétude car c'est un très bel objet et je suis à peu près certaine d'en aimer les sensations. Je vous en dirai plus le jour venu, si tant est qu'il vienne...

... à la prochaine Saint-Valentin ?