lundi 24 avril 2017

Un après-midi à Cris et Chuchotements


Cela faisait longtemps que j'avais envie de participer aux "50 nuances de Cris" du célèbre club BDSM parisien, Cris et Chuchotements, et c'est avec joie que je m'y suis rendue en ce jour de vendredi saint. Pas pour m'y faire crucifier sur une croix de Saint-André, rassurez-vous ! J'avais l'espoir de m'y amuser et découvrir de nouvelles sensations et émotions. Contrat rempli, amplement !

Pour ceux qui ne connaissent pas, une petite présentation s'impose. C'est un lieu un peu bizarre pour toute personne qui, comme moi, est étrangère au monde du BDSM, mais très sympa. Enfin c'est surtout Pascal, le maître des lieux, qui est très sympa ! Il vous accueille vraiment très gentiment, simplement, chaleureusement. Pour les novices, il prend le temps de tout expliquer et de présenter les lieux de manière à ce que l'acclimatation se fasse toute en douceur.

La première salle dans laquelle vous entrez est  très cosy, une sorte de salon tout de rouge et d'or, où se trouve le bar... et tout un tas d'instruments à disposition de la clientèle. Un véritable trésor !  


En dehors de cette salle, le lieu est constitué de tout un dédale de petites pièces à thématiques variées.





Je crois qu'il existe aussi une grande salle, mais elle doit sans doute être réservée aux soirées. 

Autant vous l'avouer, je n'étais pas particulièrement attirée par les thématiques proposées, mais j'ai tout de même trouvé mon bonheur dans un petit salon anglais qui convenait parfaitement à ma fantaisie. 


Nous y avons joué longuement et j'en suis ressortie les fesses en feu... et couvertes de bleus! Parce qu'il faut le comprendre, ce lieu est tellement extravagant et éloigné de toute réalité que l'on ne peut que se laisser glisser entièrement dans le jeu, en oubliant toute inhibition et forcément en dépassant (un peu) ses limites habituelles. C'est tout l'intérêt de ce genre de lieux, mais c'est aussi la raison pour laquelle il vaut mieux y aller avec un partenaire qui vous connait bien et saura vous imposer les limites qu'il convient.

Une autre bizarrerie du lieu, ce sont les "hommes seuls", ceux qui ne viennent pas accompagnés. Au début, ils nous ont mis un peu mal-à-l'aise parce qu'ils nous suivaient partout en affichant un visage parfaitement impassible et sans dire le moindre mot. Je crois, mais n'en suis pas sûre, que c'est la règle, que les hommes qui viennent seuls dans les donjons peuvent regarder mais ne doivent pas interférer avec les couples qui jouent. Du coup, cela crée une ambiance bizarre et assez froide, qui nous a personnellement un peu dérangés, du moins au début, parce qu'une fois dans le jeu, on oublie presque tout de l'environnement! Et je dois l'avouer, j'ai trouvé cela très excitant et amusant d'être regardée, d'autant plus que mon ami avait eu la prévenance de choisir des positions où lui seul profitait de mon intimité, les spectateurs ne pouvant guère voir que ses gestes et mes réactions. Cela n'avait donc rien d'impudique, du moins dans mon esprit, et j'ai éprouvé, à ce petit jeu d'exhibition soft, un grand plaisir !

Une fois que nous avons fini de jouer, nous sommes retournés dans la grande salle du bar où nous avons pris un verre et fait la connaissance des autres participants, avec qui nous avons eu grand plaisir à discuter. Et c'est là encore une des grandes qualités de ce lieu que de pouvoir y rencontrer d'autres personnes qui partagent la même passion et avec qui on peut, si on le souhaite, discuter librement et passer un moment très convivial.

Vous l'aurez compris, j'ai passé un après-midi vraiment très agréable chez Cris et Chuchotements et y retournerai volontiers, en après-midi ou en soirée. Pascal m'a d'ailleurs dit qu'il prévoyait une soirée "spéciale fessée" dans le courant du mois de mai. Ce sera un jeudi soir, la date exacte sera prochainement précisée sur le site. J'adorerais y participer, mais le jeudi soir n'est guère commode pour qui travaille en province, loin de la capitale. Mais si jamais j'ai la chance d'y aller, nul doute que vous en entendrez parler, ici même ! :-)