dimanche 7 janvier 2018

Jeux Pourpres (2)

Je reprends ce récit après de longs mois d’absence. La première partie est ici.  Pour ce qui est de cette deuxième partie, le temps a sans doute effacé bien des détails. Voilà ce qui est resté gravé dans ma mémoire de ce drôle de jour de mai...



Nous avancions vers l’appartement et chaque pas était de plus en plus mal assuré. Plus personne ne parlait. Chacun semblait un peu gêné. Ou peut-être n'était-ce que moi ? 

Catherine et Pollux nous attendaient dans le hall. Catherine nous accueillit chaleureusement. Il se dégageait d'elle énormément de bienveillance et de douceur, ce qui était très réconfortant.

Pollux resta plus en réserve. Je crois qu’il était déjà en "mode jeu". Il paraissait sévère et m’impressionna un peu. John m’avait dit qu’il était un Maître (au sens BSDSM, bien sûr) et ce n'était peut-être tout simplement que cela qui me faisait un peu peur. Prednait-il le jeu au sérieux ? Il semblait le vouloir, en tout cas, et demanda aux hommes de le suivre à l’appartement pour préparer le conseil de discipline qui nous attendait. Mes compagnes de jeu m’informèrent alors que nous étions des collégiennes convoquées en conseil de discipline pour un obscur vol de chocolat. Elles s’étaient préparées au jeu en revêtissant des jupes écossaises. Cela me laissa un peu perplexe. Les jeux scolaires ne font absolument pas partie de mes fantasmes et je me demandais bien comment j’allais réagir dans un tel contexte. Allais-je réussir à entrer dans ce jeu-là ? Plus les minutes passaient, plus j’en doutais.

C’est alors que Pollux nous appela et nous fit entrer dans l’appartement qui, surprise, avait été réaménagé pour la scène que nous devions y jouer. Tous les meubles avaient été repoussés. Seuls subsistaient une grande table et un canapé qui se faisaient face.

Pollux se présenta comme le directeur de l’établissement, John en était le directeur des études et Walter un professeur. Ils nous ordonnèrent de nous asseoir les unes à côté des autres sur le canapé, tandis que les trois membres de ce drôle de corps enseignant nous regardaient sévèrement, assis à l’autre bout de la pièce, autour de la table. Le grief fut exposé, la disparition d’une boite de chocolat en salle des professeurs, auxquel je répondis qu’en cette période, il était de coutume de manger des chocolats et que l’on ne pouvait le reprocher à quiconque. Comme attendu après pareille tirade, je me retrouvais aussitôt convoquée devant la table des professeurs et, quelques questions et mauvaises réponses plus tard, allongée sur les genoux de John qui commença à me fesser sur ma robe. C’était une chose entendue entre nous. Je devais être fessée la première, je le lui avais demandé pour ne pas me sentir mal-à-l’aise et intimidée devant mes camarades de jeu qui, à l’inverse de moi, se connaissaient déjà. Une fois la première fessée reçue, la glace serait forcément rompue… 

D'un naturel prudent, j’avais revêtu ce jour-là ma "robe à fessée", une robe en tissu un peu élastique et très épais qui possède la propriété épatante d’absorber à peu près tous les coups, quelle que soit leur force. Autant vous dire que je ne sentais absolument rien de la fessée qu'était en train de m'administrer John, ce qui ne m’empêchait pas de protester véhément, comme toute personne convaincue de son innocence se doit de le faire. Lorsque John voulu passer aux choses sérieuses et releva ma jupe, mes protestations redoublèrent, ce qui eu l’effet surprenant de stopper net la manœuvre. Je me retrouvais au coin, mi amusée, mi frustrée, tandis que mes camarades de jeu rejoignaient les genoux de leurs compagnons respectifs pour une première petite séance d’échauffement.

Nez au mur, je ne percevais pas grand-chose de ce qu’il se passait dans mon dos. J’avais été surprise et émue de la réaction de John. Nous n’avions jamais discuté de la manière dont nous vivions la fessée, il ne pouvait donc pas savoir que j’adorais protester... et que j’adorais encore plus que l’on ne tienne aucun compte de mes protestations. Il ne voulait pas me brusquer et c'était tout à son honneur dans un milieu où beaucoup trop d'hommes vivent leur fantasme sans se préoccuper de leur partenaire.

Lorsque les filles me rejoignirent au coin, l’atmosphère commença à se détendre un peu. Sylvie, coquine, m’accusait ouvertement du délit. Je contestais la chose de toutes mes forces, bien entendu. Si d’aucuns pensent que le coin est un lieu de méditation, notre spectacle prouvait qu’il n’en était rien ! 

J’étais la seule à ne pas être encore déculottée. Walter s'en amusa et me demanda de relever ma robe, ce que je refusais de faire Je m’attendais à ce que quelqu’un vienne et me la relève de force en m’assénant quelques claques bien méritées, mais il n'en fut rien. Jusqu’où fallait-il que je pousse la provocation pour que quelqu'un se décide enfin à prendre le dessus sur moi ? Allais-je pouvoir ressentir ce frisson-là ?

Les hommes décidèrent que la fessée devait reprendre et c’est sur les genoux de Pollux que je me retrouvais allongée. J’ai beaucoup aimé ce moment-là. J’étais plus détendue que lors de ma première fessée, et, ma robe faisant toujours puissamment écran, je ne sentais qu’à peine la fessée. Pollux me demandait parfois, en chuchotant à mon oreille, si tout allait bien... et oui, j'étais vraiment bien. Plus le temps passait, plus je me détendais… Quand soudain Pollux tenta lui aussi de relever ma robe. Je protestais à nouveau. C'était absurde, je mourrais d'envie de la sentir, cette fessée, mais protester semblait plus fort que moi. Dépitée,  je fis mine de relever moi-même le pan de ma robe et Pollux en profita pour baisser ma culotte d'un même mouvement. Au moins, ce serait fait ! La fessée reprit... et je la sentie passer ! 

Nous sommes retournées au coin, les fesses rougies. Chacun commentait sur qui avait les fesses les plus rouges. Tout le monde riait. L’atmosphère était enfin complètement détendue et chacun s’amusait. 

Catherine nous avait préparé des rafraîchissements qui furent les bienvenus. La fessée donne chaud et soif. Nous nous taquinions tout en les savourant. 

La fessée pouvait alors reprendre pour un troisième round... 

Je fus invitée à m’allonger sur les genoux de Walter, qui était incontestablement le plus coquin de tous. Il s’empara d’une canette de soda qui sortait du frigo et doucement me caressa les fesses avec. Cette fraîcheur étalées sur mes chaires brûlantes était divine. Parfois l’objet s’égarait dans une moiteur plus intime... C'est dans ce nuage de douceur qu’il attaqua la fessée. Un choc ! Walter était censé être le candide de l’histoire, le "vanille" que sa compagne initiait au jeu ce jour-là, mais ses fessées étaient incroyablement fortes et nourries. A tel point que je m’écriais sans y réfléchir "Mais ce n’est pas du jeu ! Vous n’avez pas le droit de me fesser à plusieurs !". Tout le monde a pouffé, mais, et il fallait bien s’y attendre, mon vœux fut aussitôt exaucé ! Le déluge qui s'abattit sur mes fesses à ce moment-là était si intense que je sombrais très rapidement dans cet état quasi post-orgasmique que l’on ressent lorsqu'on lâche prise. 

Le temps de retrouver mes esprits, John me reprit en main. John est d'un très grand calme, probablement inébranlable. Comme j’avais repris un peu de force, j’essayais de le taquiner, de le provoquer. De la position où je me trouvais, je lui enlevais ses chaussures pour les jeter au loin. Mais rien ne semblait vouloir le faire dévier du chemin qu’il s’était fixé : me donner la bonne déculottée que je lui avais refusée au départ... et c’est avec délice que je la reçue. 

Catherine et Pollux avaient apporté de nombreux instruments que, pour la plupart, je n’avais encore jamais vu. Il y avait notamment un tawse, un chat à neuf queues, terrible, et une sorte de padle en cuir mais très souple qui, dans les mains de Pollux, était particulièrement redoutable. Je leur demandais si nous pouvions les essayer. J’étais intrépide et me sentais invincible. Je faisais rire Pollux quand les coups qu’il me donnait me projetaient sur la pointe des pieds. J’inquiétais Sylvie qui pensait que le jeu allait peut-être, à ce moment-là, un peu trop loin.

John est alors revenu vers moi. Je lui ai demandé de me fesser avec sa ceinture, ce qu’il fit avec une délicieuse maîtrise. Il m’a doucement calmé. Il était temps, mes fesses avaient reçu amplement leur compte ! 

Nous avons fini l’après-midi à discuter, de nous, de notre travail, de choses et d’autres comme n’importe quels amis feraient. Nous continuions à rire et à nous taquiner mais il n’était plus question de relancer le jeu, nous étions beaucoup trop fatigués pur cela. Nous étions heureux d’être ensemble, un peu étonnés aussi de tout ce que nous venions de vivre.

John et moi sommes partis les premiers. J’avais un train à prendre et lui des obligations familiales. Nous nous sommes quittés en nous promettant de nous revoir. Mais cela est une autre histoire...



22 commentaires:

  1. Concerné7/1/18

    J’aime autant le récit que la photo... Cela valait le coup d’attendre si longtemps cette deuxième partie... Malgré les mois passés, tu n’as apparemment pas tout oublié, ce qui prouve que si on te fesse de façon suffisamment énergique, cela t’aide à garder la mémoire ! Ce qu’ont compris tes compagnons d’un jour... Mais quand je pense qu’ils ont cru un moment qu’il fallait tenir compte de tes protestations..., les malheureux ! Quelle idée ! Le safe word suffit amplement à protéger une Amandine. Nul besoin de prendre plus de précaution... ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comment ça, nul besoin de prendre plus de précaution ? :12: Il faut au contraire beaucoup, beaucoup, beaucoup de douceur et de tendresse avant, pendant et après voir énergiquement boosté ma mémoire ! :-D
      Les malheureux (le terme me semble un peu excessif, ils n'en avaient vraiment pas l'air...) ne me connaissaient pas. Ils n'étaient pas lecteurs du blog et peut-être m'ont-ils pris pour une débutante qu'il ne fallait surtout pas brusquer. Toi, ce n'est pas pareil, tu me connaissais par cœur avant même que nous commencions à jouer ensemble. Et tu as parfaitement raison, je me souviens avec beaucoup plus de détails des fessées particulièrement énergiques que je reçois. Te souviens-tu de la fois où tu avais cassé la brosse sur mes fesses? Je me demandais pourquoi tu ne me frappais pas plus fort et toi, tu te demandais sans doute ce que je pouvais bien avoir pour toujours en demander plus. Je me sentais coupable, mais comme tu peux le constater, je n'ai jamais recommencé. Comme quoi, la fessée, ça marche très bien parfois ! Serais-ce une question de mémoire ? :-)

      Supprimer
    2. Concerné7/1/18

      Je plaisantais, bien sûr. C’est tout à l’honneur de tes fesseurs d’un jour d’avoir été attentifs à tes désirs, et d’avoir préféré, au début de votre rencontre, en faire pas du tout à fait assez que trop.
      Oui, je me souviens de la brosse cassée sur ton popotin, et je sais bien combien tu as eu à coeur de ne jamais recommencer ce qui t’avait valu cette punition. Merci 😘
      Je me souviens bien aussi de ta petite robe noire, si seyante et facile à trousser... Mais quel intérêt y a-t-il à ce qu’elle absorbe les coups, je te le demande ? 😉

      Supprimer
    3. Ma grand-mère disait toujours que des prudents, il s'en sauve toujours quelques uns. Alors déformation familiale ou professionnelle, je ne saurais trop dire... :-D
      La première fois que j'ai mis cette robe, c'était pour une rencontre particulièrement émouvante. Ensuite je l'ai remise, un peu comme un porte-bonheur.
      Sa propriété d'absorber les chocs est généralement peu gênante car elle se retrouve normalement assez rapidement troussée... Ce jour-là était une exception ! :-D

      Supprimer
    4. Concerné7/1/18

      Rencontre particulierement émouvante, oui.

      Supprimer
    5. Peter Pan13/2/18

      Bonsoir Amandine, bonsoir Mr Concerné, et à tous nos amis ,

      N'oubliez pas : demain c'est la fête des Amoureux!
      "galantin ! dit le dicton populaire.
      Valentin était un prêtre d'Italie qui bénissait les unions des jeunes gens au 4è.siècle de notre ère en échange de leur conversion parfois. Malheureusement, en ces temps de persécutions romaines, il fut dénoncé et exécuté. Depuis cette époque tragique, il passa à la postérité en devenant le saint protecteur des amoureux.
      Nos voisins anglo-saxons célèbrent cette romantique fête sous le nom de "Valentine's Day".
      Alors... bonne fête !!
      Peter Pan.

      Supprimer
  2. Paul A7/1/18

    Délicieusement amical et érotique, ét si drôlement raconté.
    Les effets de cette lecture sont ... Eux Peu racontables 😋
    Merci!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis ravie que ce récit vous ait plu, Paul. (Dites, vous me raconterez, à l'oreille...?)

      Supprimer
  3. Ce genre de séquence me semble toujours un peu irréel et les émotions qui me sont nécessaires se dilueraient sans doute très vite dans un jeu de rôle convenu où il faut trouver sa place... même si c’est tentant, je doute d’en être capable sans sourire des faux prétextes et des fausses écolières quadragénaires...

    Et bien entendu, ce n’est pas un jugement sur ce qu’ont apprécié à raison les protagonistes, mais un regard sur moi et quelles pourraient bien être mes réactions dans ce genre de jeu à plusieurs.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Peter Pan7/1/18

      Bonjour,

      L'année de notre divine Amandine démarre sur les chapeaux de roues !
      Un festival de fessées en tous genres.
      Le motif invoqué aurait fait un bon scénario pour notre Professeur Max. Ces messieurs sont magnanimes et prévenants par leur attitude.
      Une fois de plus , saluons la prouesse de ces dames.
      Les femmes restent toujours surprenantes.
      Excellent récit. Merci.
      Au fait : qui manipule l'autre le fesseur ou la personne fessée ? Vous avez une heure.. Rires.
      Peter'

      Supprimer
    2. @ Stan : je pense qu'aucun des protagonistes de cette histoire n'a été convaincu une seule minute de cette histoire d'écolières. C'était juste le prétexte pour lancer le jeu et lui donner quelques répliques alors que l'on ne se connaissait pas encore très bien. Mais très rapidement les personnalités réelles ont pris le dessus sur la mise en scène et ce sont bien nous six, en tant qu'êtres humains et non en tant qu'acteurs, qui avons joué tous ensemble.
      Et je ne mes suis jamais autant amusée... :-)

      Supprimer
    3. @ Peter Pan : les dames ont été particulièrement courageuses ce jour-là, croyez-moi ! La plus grosse fessée que je n'ai jamais reçue. La plus drôle, aussi. Mais pas la plus émouvante, celles-là sont réservées aux hommes que j'aime. :-)

      Supprimer
  4. Lunapower7/1/18

    Voilà une histoire qui ne manque pas de piquant ;)
    Merci :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De piquant et de brûlant... Merci, Lunapower !!!

      Supprimer
  5. Tout vient à point à qui sait attendre...
    Belle Amandine, tu auras éprouvé jusqu'au bout notre impatience...
    Mais l'attente a été payante. Une fois de plus, c'est un régal de te lire ! On savoure les mots, les phrases, l'histoire entière...
    Et, si on n'avait pas peur d'apparaître un peu mal élevé, on en réclamerait encore une petite cuillerée ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vos mots me touchent beaucoup, Professeur... :10:

      Supprimer
  6. Panique11/1/18

    “Ceux qu’on fesse pendront le train”, finalement passé à l’écran xD
    Á mon avis , l’atmosphère du film n’est pas des plus aiguichantes; pour un scénario avec des écolières, mon choix irait plutot sur le Professeur Max, qui en est le maitre incontestable... Mais la valeur de ce film me vient de ce qu’on montre mais de ce qui est vécu par les joueurs. Cinéma-verité pur jus xD

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as tout à fait raison, Panique, Professeur Max est le Maître incontesté et adoré des fessées scolaires... et jamais personne ne pourra l'en détrôner ! :-D

      Supprimer
  7. Héléa12/1/18

    Très belle histoire, pleine d'émotions apparemment. Merci

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Héléa ! J’en garde un très beau souvenir. :-)

      Supprimer
  8. Magnifique récit, on a bien fait d'attendre retour des jeux pourpres d'Amandine, de Pollux le SM, John le viril rassurant et Walter le débutant qui en fait trop.

    RépondreSupprimer
  9. Magnifique texte qui ne me laisse pas indifférent .....

    RépondreSupprimer

Merci de bien vouloir utiliser un pseudo pour vos commentaires (Il suffit de cocher la case nom/URL et d'y inscrire le pseudo que vous voudrez en laissant vide la case URL).
Les commentaires anonymes seront effacés.